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Centre ville historique de Paramaribo

Suriname
Facteurs affectant le bien en 2021*
  • Cadre juridique
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Cadre juridique
  • Système de gestion / plan de gestion
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2021
Montant total accordé : 23.000 dollars EU pour le projet “Plan de gestion pour Paramaribo” en 2010 ; et 125.362 dollars EU accordés pour le projet “Cntre ville de Paramaribo. Phase I & II” de 2005 à 2008 (UNESCO/Fonds-en-dépôt néerlandais)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2021
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2021**

Août 2013 : mission de conseil de l’ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 14 janvier 2020, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/940/documents/, qui expose ce qui suit :

  • Le programme de réhabilitation urbaine de Paramaribo (PURP), financé par la Banque interaméricaine de développement, est pleinement opérationnel. Un certain nombre d’actions a été réalisées ou est en cours de réalisation. Parmi les questions traitées par le programme, on peut citer : une stratégie de logement pour le centre historique de la ville, un inventaire et un manuel sur la réhabilitation des bâtiments historiques, la mobilité urbaine, un plan de communication et d'engagement social, la restauration de trois bâtiments historiques appartenant au gouvernement et la reconstruction de l'ancien bâtiment de l'Assemblée nationale. Le plan de gestion actualisé 2020-2024 a été achevé en juin 2019, son approbation officielle par le gouvernement est attendue ;
  • Dans le cadre du PURP, un plan directeur stratégique pour l'ensemble des zones situées au bord de l’eau a été élaboré au terme d’un processus participatif. Il consiste en des stratégies de conception globales pour des zones situées au bord de l’eau durables et vivantes. Un consultant est en cours de sélection afin de préparer, pour la réhabilitation d'une partie des zones situées au bord de l’eau, un projet exécutif final qui ne suivra pas nécessairement la conception définie dans le plan directeur. Une fois achevé, une évaluation d’impact environnemental et social (EIES) sera réalisée. La réhabilitation des zones situées au bord de l’eau étant susceptible d’avoir un impact sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, sa conception préliminaire sera soumise au Centre du patrimoine mondial pour examen ;
  • Le permis de construire accordé pour les zones situées au bord de l’eau a été annulé en février 2018 ;
  • La proposition d’extension des limites du bien a fait l’objet de discussions avec les autorités compétentes mais, à ce jour, aucune mesure n’a été prise pour officialiser cette proposition ;
  • En réponse à la demande du Comité concernant la destruction de quatre bâtiments, il est declaré que trois d'entre eux se trouvaient dans le périmètre du bien. Parmi ceux-ci, deux n'étaient pas classés comme monument (Watermolenstraat 16 et 18), et ont été partiellement endommagés par le feu mais reste encore occupés. Le troisième bâtiment (Watermolenstraat 20), un monument classé C, a été démoli illégalement. Le quatrième bâtiment, situé dans la zone tampon (Wagenwegstraat 62), un monument également classé C, a été remplacé par un nouveau bâtiment en bois de style historique ayant approximativement les mêmes dimensions ;
  • Une grande attention est accordée à la prévention des incendies et à la gestion des catastrophes, tant dans le Manuel de rénovation pour la réhabilitation des bâtiments historiques que dans le Plan de gestion 2020-2024 actualisé ;
  • La dégradation de plusieurs édifices monumentaux situés dans le périmètre du bien demeure préoccupante et on ne saurait dire quand seront-ils restaurés.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2021

Des actions importantes sont actuellement mises en œuvre dans le cadre du PURP dans un large éventail de domaines tels que le logement, la mobilité, la gestion de l'eau, la communication et l'actualisation du plan de gestion pour 2020-2024.

L’annulation du permis de construire pour les zones situées au bord de l’eau et l'élaboration d'un plan directeur stratégique (Strategic Master Plan - SMP) pour l'ensemble des zones situées au bord de l’eau sont accueillies très favorablement. La version soumise par l'État partie vise à préparer la ville à une élévation d'un mètre du niveau de la mer d'ici la fin de ce siècle. Ceci est très pertinent pour la conservation du bien et, en même temps, pose un défi majeur pour l'adaptation de l'un de ses attributs les plus importants. L'État partie doit être félicité pour son intention d'impliquer le Centre du patrimoine mondial dans l'examen des plans définitifs conformément au paragraphe 172 des Orientations.

Il est regrettable que l'État partie n'ait réalisé aucun progrès dans l'extension des limites du bien afin d’inclure une bande de 50 mètres le long de la rivière - ce qui s’avère encore plus pertinent et urgent compte tenu du développement des zones situées au bord de l’eau - ni dans l'extension des zones tampons. Par conséquent, l'État partie devrait être instamment prié d'achever ce processus en suivant les procédures établies pour une modification mineure des limites.

La démolition, la destruction par le feu ou la dégradation des bâtiments monumentaux est considérée comme un facteur clé affectant la propriété. Il conviendrait de recommander à l'État partie de poursuivre activement la restauration des bâtiments publics, de sensibiliser les propriétaires privés, de soutenir les initiatives privées et de faire respecter les obligations liées à la législation locale.

Il est noté avec intérêt que, dans le cadre du PURP, trois bâtiments appartenant au gouvernement sont en cours de restauration et que l'ancien bâtiment de l'Assemblée nationale sera reconstruit.

S'agissant de l'ancien bâtiment de l'Assemblée nationale, l'État partie et l'ICOMOS se sont engagés dans un processus de consultation très constructif, avec notamment des examens techniques de l'ICOMOS des trois étapes successives de conception. Un accord a été trouvé sur la conception finale qui implique la reconstruction des volumes, des toits et des trois façades (avant et latérales) des bâtiments d'origine, tandis que l'utilisation de matériaux et d'un langage architectural contemporains à l'intérieur et à l'arrière des bâtiments a été acceptée. L'ICOMOS souligne que cela doit être considéré comme un cas exceptionnel dans des circonstances exceptionnelles (telles que l'existence de dessins et de documentation fiables ; le caractère essentiel de ces bâtiments dans le paysage urbain de cette partie du centre ville et l'importance dans la mémoire collective de la population de ces bâtiments emblématiques de la période coloniale et de l’indépendance) et ne saurait constituer un précédent pour d'autres cas. En ce sens, il est recommandé que le Comité demande à l'État partie de soumettre dès que possible au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, les projets et les plans des trois bâtiments appartenant au gouvernement (Mirandastraat 10 et Waterkant 30-32) qui seront restaurés dans le cadre du PURP, ainsi que les directives qui figurent dans le Manuel de rénovation pour la réhabilitation des bâtiments historiques.

Décisions adoptées par le Comité en 2021
44 COM 7B.70
Centre ville historique de Paramaribo (Suriname) (C 940rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.42, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Prend note avec satisfaction des activités actuellement mises en œuvre dans le cadre du programme de réhabilitation urbaine de Paramaribo (PURP), financé par la Banque interaméricaine de développement, et de son plan directeur stratégique qui constitue l’expression d’une approche intégrale de la conservation du bien du patrimoine mondial, y compris le logement, la mobilité, la gestion de l’eau et la participation des communautés ;
  4. Accueille favorablement l’annulation du permis de construire pour les zones situées au bord de l’eau, et le fait que le plan directeur stratégique pour l’ensemble des zones situées au bord de l’eau soit en cours d’élaboration afin de relever les défis posés par l’élévation d’un mètre du niveau de la mer d’ici la fin de ce siècle ;
  5. Considérant que les zones situées au bord de l’eau constituent l’un des principaux attributs du bien du patrimoine mondial, invite l’État partie à soumettre les projets finaux pour ces zones dès qu’ils seront disponibles, au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Rappelle l'importance de l'extension des limites du bien afin d’inclure une bande de 50 mètres le long de la rivière, ainsi que l'extension des limites de la zone tampon, et prie de nouveau instamment l'État partie de procéder à ces extensions et de les soumettre en tant que modification mineure des limites conformément au paragraphe 164 des Orientations ;
  7. Prend également note de l'achèvement du plan de gestion actualisé 2020-2024 pour le bien et prie aussi instamment l'État partie de finaliser son approbation dès que possible ;
  8. Regrette la démolition répétée, la destruction par le feu et la dégradation du parc de bâtiments en bois, qu'ils soient publics ou privés, et recommande à l'État partie d'accroître ses efforts pour sensibiliser et promouvoir la participation de la population et des propriétaires à la récupération du centre historique et de ses structures individuelles ;
  9. Note avec satisfaction que l'État partie s'est engagé dans des consultations constructives avec l'ICOMOS concernant la reconstruction de l'ancien bâtiment de l'Assemblée nationale, et souligne que la reconstruction telle que convenue est un cas exceptionnel, motivé par des circonstances exceptionnelles et ne saurait être considérée comme un précédent pour d'autres cas ;
  10. Accueille aussi favorablement la restauration de trois bâtiments appartenant au gouvernement dans le cadre du PURP, et demande à l'État partie de soumettre dès que possible au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, leurs conceptions architecturales ainsi que les directives qui figurent dans le Manuel de rénovation pour la réhabilitation des bâtiments historiques ;
  11. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e
Projet de décision : 44 COM 7B.70

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.42, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Prend note avec satisfaction des activités actuellement mises en œuvre dans le cadre du programme de réhabilitation urbaine de Paramaribo (PURP), financé par la Banque interaméricaine de développement, et de son plan directeur stratégique qui constitue l’expression d’une approche intégrale de la conservation du bien du patrimoine mondial, y compris le logement, la mobilité, la gestion de l’eau et la participation des communautés ;
  4. Accueille favorablement l’annulation du permis de construire pour les zones situées au bord de l’eau, et le fait que le plan directeur stratégique pour l’ensemble des zones situées au bord de l’eau soit en cours d’élaboration afin de relever les défis posés par l’élévation d’un mètre du niveau de la mer d’ici la fin de ce siècle ;
  5. Considérant que les zones situées au bord de l’eau constituent l’un des principaux attributs du bien du patrimoine mondial, invite l’État partie à soumettre les projets finaux pour ces zones dès qu’ils seront disponibles, au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Rappelle l'importance de l'extension des limites du bien afin d’inclure une bande de 50 mètres le long de la rivière, ainsi que l'extension des limites de la zone tampon, et prie de nouveau instamment l'État partie de procéder à ces extensions et de les soumettre en tant que modification mineure des limites conformément au paragraphe 164 des Orientations ;
  7. Prend également note de l'achèvement du plan de gestion actualisé 2020-2024 pour le bien et prie aussi instamment l'État partie de finaliser son approbation dès que possible ;
  8. Regrette la démolition répétée, la destruction par le feu et la dégradation du parc de bâtiments en bois, qu'ils soient publics ou privés, et recommande à l'État partie d'accroître ses efforts pour sensibiliser et promouvoir la participation de la population et des propriétaires à la récupération du centre historique et de ses structures individuelles ;
  9. Note avec satisfaction que l'État partie s'est engagé dans des consultations constructives avec l'ICOMOS concernant la reconstruction de l'ancien bâtiment de l'Assemblée nationale, et souligne que la reconstruction telle que convenue est un cas exceptionnel, motivé par des circonstances exceptionnelles et ne saurait être considérée comme un précédent pour d'autres cas ;
  10. Accueille aussi favorablement la restauration de trois bâtiments appartenant au gouvernement dans le cadre du PURP, et demande à l'État partie de soumettre dès que possible au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, leurs conceptions architecturales ainsi que les directives qui figurent dans le Manuel de rénovation pour la réhabilitation des bâtiments historiques ;
  11. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 46e session en 2023.
Année du rapport : 2021
Suriname
Date d'inscription : 2002
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2020) .pdf
Proposé initialement pour examen en 2020
arrow_circle_right 44COM (2021)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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