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Centre ville historique de Paramaribo

Suriname
Facteurs affectant le bien en 2018*
  • Cadre juridique
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Cadre juridique
  • Système de gestion / plan de gestion
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2018
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2018**

Août 2013 : mission de conseil de l’ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 20 décembre 2017, l'État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation, disponible à l'adresse http://whc.unesco.org/fr/list/940/documents/, dans lequel il rapporte ce qui suit :

  • un prêt de 20 millions de dollars des États-Unis a été obtenu de la Banque interaméricaine de développement (BID) pour le Programme de réhabilitation urbaine de Paramaribo (PURP) mis en œuvre entre 2017 et 2022, et dont les objectifs sont de contribuer à la revitalisation socio-économique du centre-ville et à la conservation de son patrimoine bâti, et qui comprend aussi le renforcement de l'Autorité de gestion et l'élaboration d'un plan pour le tourisme. Le programme est mis en œuvre par la Fondation du patrimoine bâti du Suriname, qui est l'autorité de gestion désignée du bien du patrimoine mondial, sous la responsabilité générale du Ministère de l'éducation, de la science et de la culture ;
  • dans le cadre du programme BID-PURP, le plan de gestion 2011-2015 sera mis à jour pour la période 2018-2022. Les édifices monumentaux appartenant au gouvernement seront restaurés et l'autorité de gestion sera renforcée. Le projet de reconstruction des édifices monumentaux de l'Assemblée nationale, détruits par un incendie en 1996, est en phase de conception. L'ICOMOS a délivré un examen technique fin 2017 et l'État partie est en train d’en examiner les recommandations. À cette fin, l'État partie a soumis le 22 mars 2018 des informations complémentaires dans le cadre du suivi de cet examen technique ;
  • en ce qui concerne les zones situées au bord de l’eau, l'État partie envisage de résilier le bail foncier accordé à une société privée pour un grand projet de développement, comme cela a été noté lors de la précédente session du Comité. Un projet d’installation d’un glacier a été soumis à l'ICOMOS pour examen technique, et ses recommandations sont actuellement à l'étude par l'État partie. L'approche globale du bord de l’eau est également un élément important du programme BID-PURP dans le contexte de la prévention des inondations et de l'adaptation au changement climatique. La préparation d'un Plan directeur stratégique pour les zones situées au bord de l’eau a été engagée. Entre-temps, le rapport confirme que le Monument aux victimes a été construit et inauguré le 17 mars 2016 ;
  • aucune mesure n'a été prise concernant l'extension des limites du bien pour inclure une bande de 50 mètres de la rivière, ni en ce qui concerne l'extension des zones tampons ;
  • deux monuments historiques en bois (l'un dans la zone tampon et l'autre dans le bien du patrimoine mondial) ont été démolis illégalement par leurs propriétaires en 2017, et deux autres bâtiments historiques ont été partiellement détruits par le feu.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2018

L'approbation et la mise en œuvre du PURP sont accueillies très favorablement, et l'État partie doit être félicité pour cette réalisation et pour le fait que l'Autorité de gestion du patrimoine mondial est le principal acteur de sa mise en œuvre. D'après les informations fournies par l'État partie, il apparaît que le programme comprend tous les éléments pertinents, tels que la mise à jour du plan de gestion, le renforcement de l'autorité de gestion et la préparation d'un plan pour le tourisme, ainsi qu'un plan stratégique pour les zones situées au bord de l’eau. Il est toutefois recommandé au Comité de demander à l'État partie de soumettre une copie de la documentation du programme au Centre du patrimoine mondial, ainsi que des rapports périodiques sur sa mise en œuvre, notamment des informations sur la participation de la communauté.

En ce qui concerne les zones situées au bord de l’eau, il est urgent d’avoir un plan stratégique afin d’éviter les constructions susceptibles d’avoir un impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. Un exemple emblématique est le Monument aux victimes, construit sans avoir entrepris un examen technique des informations sur le projet demandées par le Comité, ainsi que le projet de glacier pour lequel l'ICOMOS a publié un examen technique fin 2017 avec une conclusion négative. En ce sens, il est recommandé au Comité de réitérer que les zones situées au bord de l’eau sont un attribut essentiel du bien du patrimoine mondial et que toute intervention importante pourrait constituer une menace potentielle pour sa VUE. Les développements futurs dans la zone située au bord de l’eau devraient être surveillés de près afin d'éviter tout impact négatif sur la VUE du bien.

À cet effet, il est recommandé au Comité de prier instamment l'État partie de retirer la licence accordée à une société privée pour une construction au bord de l’eau et de procéder d'urgence à l'extension des limites du bien du patrimoine mondial pour inclure une bande de 50 mètres de la rivière et l'extension des zones tampons, comme cela a été clairement exprimé dans les décisions précédentes du Comité.

La reconstruction des anciens bâtiments de l'Assemblée nationale a fait l'objet d'un examen technique par l'ICOMOS fin 2017, qui a conclu qu'il convient de saluer une telle entreprise, mais que certains aspects de la reconstruction des façades principales et latérales en bois devraient être étudiés plus avant, ainsi que l'impact visuel du complexe sur son environnement plus large. Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives sont en consultation avec l'État partie au sujet de la poursuite du développement de ce projet important.

Il est regrettable que deux édifices monumentaux aient été démolis illégalement par leurs propriétaires en 2017 et que deux autres aient été partiellement détruits par le feu. Il est recommandé au Comité de demander des informations complémentaires sur l'ampleur de ces incidents, leur importance par rapport à la VUE du bien et toute mesure corrective identifiée et mise en œuvre. La prévention des incendies et la participation des propriétaires privés, ainsi que les activités de sensibilisation, devraient être fortement soulignées dans le cadre du programme PURP.

Décisions adoptées par le Comité en 2018
42 COM 7B.42
Centre ville historique de Paramaribo (Suriname) (C 940rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.9, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Se félicite de l'approbation et de la mise en œuvre du Programme de réhabilitation urbaine de Paramaribo (PURP) financé par la Banque interaméricaine de développement (BID), qui traite de questions essentielles concernant la gestion et la conservation du bien, et demande à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, une copie de la documentation du programme et des rapports d'avancement périodiques sur sa mise en œuvre, notamment des informations sur la participation de la communauté ;
  4. Prie de nouveau instamment l'État partie de retirer la licence à la société privée pour le projet de développement au bord de l’eau et de procéder d'urgence à l'extension des limites du bien pour inclure une bande de 50 mètres de la rivière et à l'extension des zones tampons, comme recommandé dans les décisions précédentes du Comité, au moyen d'une modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations ;
  5. Recommande à l'État partie d'accorder une attention particulière à l'aménagement de l'ensemble de la zone située au bord de l’eau, qui est un attribut essentiel du bien, et de soumettre le plan stratégique de la zone du bord de l’eau, dès qu'il sera disponible, au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Regrettant que quatre bâtiments historiques aient été détruits par le feu ou démolis illégalement par leurs propriétaires en 2017, demande également à l'État partie de fournir des informations complémentaires sur les incidents les plus récents du point de vue de leur rapport avec la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  7. Demande en outre à l'État partie d'accorder une grande priorité à la prévention des incendies et à la sensibilisation des propriétaires privés de bâtiments historiques dans le bien et sa zone tampon ;
  8. Se félicite également de l'initiative de l'État partie de reconstruire les anciens bâtiments de l'Assemblée nationale et demande par ailleurs à l'État partie de tenir compte des recommandations qui figurent dans l'étude technique de l'ICOMOS et d'engager de nouvelles consultations avec l'ICOMOS sur l'élaboration de conceptions architecturales actualisées ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Projet de décision : 42 COM 7B.42

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.9, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016)
  3. Se félicite de l'approbation et de la mise en œuvre du Programme de réhabilitation urbaine de Paramaribo (PURP) financé par la Banque interaméricaine de développement (BID), qui traite de questions essentielles concernant la gestion et la conservation du bien, et demande à l'État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, une copie de la documentation du programme et des rapports d'avancement périodiques sur sa mise en œuvre, notamment des informations sur la participation de la communauté, ;
  4. Prie de nouveau instamment l'État partie de retirer la licence à la société privée pour le projet de développement au bord de l’eau et de procéder d'urgence à l'extension des limites du bien pour inclure une bande de 50 mètres de la rivière et à l'extension des zones tampons, comme recommandé dans les décisions précédentes du Comité, au moyen d'une modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations ;
  5. Recommande à l'État partie d'accorder une attention particulière à l'aménagement de l'ensemble de la zone située au bord de l’eau, qui est un attribut essentiel du bien, et de soumettre le plan stratégique de la zone du bord de l’eau, dès qu'il sera disponible, au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives
  6. Regrettant que quatre bâtiments historiques aient été détruits par le feu ou démolis illégalement par leurs propriétaires en 2017, demande également à l'État partie de fournir des informations complémentaires sur les incidents les plus récents du point de vue de leur rapport avec la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  7. Demande en outre à l'État partie d'accorder une grande priorité à la prévention des incendies et à la sensibilisation des propriétaires privés de bâtiments historiques dans le bien et sa zone tampon ;
  8. Se félicite également de l'initiative de l'État partie de reconstruire les anciens bâtiments de l'Assemblée nationale et demande par ailleurs à l'État partie de tenir compte des recommandations qui figurent dans l'étude technique de l'ICOMOS et d'engager de nouvelles consultations avec l'ICOMOS sur l'élaboration de conceptions architecturales actualisées ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Année du rapport : 2018
Suriname
Date d'inscription : 2002
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2017) .pdf
arrow_circle_right 42COM (2018)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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