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Forêts humides de l’Atsinanana

Madagascar
Facteurs affectant le bien en 2021*
  • Activités illégales
  • Chasse de subsistance
  • Exploitation minière
  • Gouvernance
  • Incendies (d’origine naturelle)
  • Modification du régime des sols
  • Modifications des valeurs associées à ce patrimoine
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Empiètement
  • Incendies
  • Chasse et braconnage d’espèces en danger, y compris des lémuriens
  • Exploitation minière artisanale
  • Abattage illégal d’espèces précieuses de bois (ébène et bois de rose)
  • Faible gouvernance et application de la loi contre l’exploitation forestière illégale et l’exportation d’espèces de bois précieux
  • Besoin de renforcement de l’engagement et du partage des bénéfices avec les communautés locales
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

L’abattage illégal de bois précieux (ébène et bois de rose) et ses impacts secondaires, le braconnage d’espèces menacées de lémuriens ont été reconnus comme des menaces pour l’intégrité du bien

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2021

Montant total accordé : 1 890 000 dollars EU par la Fondation des Nations Unies et la Fondation nordique du patrimoine mondial ; 1 039 000 dollars EU par le Gouvernement norvégien (2014-2016)

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2021
Demandes approuvées : 3 (de 2000-2021)
Montant total approuvé : 155 000 dollars E.U.
2021 APPUI A LA SORTIE DU BIEN FORETS HUMIDES DE ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2020 Projet de sensibilisation pour l’appropriation de la ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2020 Projet d’amélioration de la qualité des formations ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2016 Conservation et gestion des forêts humides de ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2010 Forêts Humides de l’Atsinanana (Approuvé)   100 000 dollars E.U.
2005 Elaboration of a a serial nomination for the humid ... (Approuvé)   25 000 dollars E.U.
2000 Technical Assistance for Building Capacity for World ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2021**

Mai 2011, septembre-octobre 2015 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

L’État partie a soumis un rapport sur l'état de conservation du bien le 12 mars 2020, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1257/documents/, qui fournit les informations suivantes :

  • Le renforcement de l’application de la loi sur les infractions forestières (notamment avec l’instruction de 16 cas par la Cour Spéciale de lutte contre le trafic du bois de rose et d’ébène depuis 2018) et la poursuite des actions liées à la saisie de bois de rose à Singapour en 2014, la sollicitation de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) ;
  • L’adoption des décisions 18.94 - 18.99 (https://cites.org/fra/dec/valid17/82156) lors de la 18èmeConférence des Parties en août 2019 et la publication d’une notification 2019/051, https://cites.org/sites/default/files/notif/F-Notif-2019-051.pdf) par la CITES ;
  • Pas de cas de coupe frauduleuse de bois rose mais des cas de palissandre (120 coupes recensées en 2019) ;
  • Une proposition faite à la CITES pour la liquidation n’a pas été acceptée ;
  • Intensification des missions de surveillance par les agents des parcs, en étroite collaboration avec des membres des comités locaux du parc, les forces de l’ordre et le service de l’Environnement (taux de couverture de 70% du bien en 2019) ;
  • Augmentation du taux de déforestation, avec 0,008% par rapport à 0,001% en 2018 (celui-ci reste sous l’indicateur 2 de 0,01%). Cependant, les chiffres rapportés pour les différentes composantes du bien semblent plus élevés. En 2019, on observe une légère augmentation du défrichement (39ha) et du nombre de pièges à lémuriens (186) ;
  • Délimitation de 232 km de limites externes et l’opérationnalisation de cinq postes de garde ainsi que quatre barrières de contrôle pour renforcer la surveillance du bien ;
  • Restauration écologique de 724 ha de terres dégradées en 2019, principalement sous la forme de mise en défense ;
  • Autonomisation des communautés par la promotion de microprojets de développement dans les zones et distribution de 90 000 plants pour la restauration écologique et des actions de sensibilisation ;
  • L’évaluation de l’efficacité de la gestion du bien montre une amélioration.

Aucun progrès n’est signalé par rapport aux inventaires des stocks de bois, ni quant à leur saisi ou leur élimination. En outre, aucune information n’est fournie sur la mise en œuvre du plan d’action sur cinq ans contre l’exploitation minière illégale.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2021

L’État partie a consenti des efforts pour répondre aux décisions du Comité du patrimoine mondial et mettre en œuvre les mesures correctives, notamment par la poursuite du suivi écologique, l’intensification des missions de surveillance, la poursuite des personnes impliquées dans le commerce illicite des bois précieux, la lutte contre les activités illégales associées à l’application des lois relatives aux infractions forestières et fauniques, l’autonomisation des communautés locales et leur implication dans la gestion du bien.

Cependant, il est très inquiétant que 10 ans après l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, aucun progrès ne soit noté par rapport à l’inventaire, la sécurisation et l’élimination des stocks de bois de rose, qui doivent être considérés pour la grande partie comme illicites. Il convient de rappeler que les missions de suivi précédentes ont considéré que les stocks non documentés étaient le principal facteur à l’origine de l’abattage et des exportations illégales continues. Il est recommandé que le Comité réitère sa demande à l’État partie de trouver une solution durable visant à éliminer tous les stocks de bois précieux, en appliquant pleinement les décisions de la CITES concernant l’ébène (Diospyros spp.), le palissandre et le bois de rose (Dalbergia spp.).

Conformément à la demande du Comité, une analyse de la déforestation à partir d’images satellitaires a été menée. Les résultats obtenus entre 2010 et 2018 montrent un taux annuel de 0,11 à 0,21% des différentes composantes du bien en 2018, ce qui semble en contradiction avec le taux fourni pour le bien dans son entièreté (0,001% en 2018). Il convient de rappeler que l’objectif est de limiter le taux annuel de défrichement en dessous de 0,01% de la surface du bien en vue de son retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril (indicateur 2). En outre, l’augmentation du défrichement observée en 2019 (39ha) et le nombre de cas d’abattage illégal pour le palissandre (120) restent inquiétants. Il est recommandé que le Comité réitère sa demande à l’État partie de fournir des données détaillées sur la déforestation, en expliquant les contradictions observées dans le rapport, et sur les sites restant à réhabiliter. 

Le nombre total de pièges signalés, associé à la baisse de densité de cinq espèces de lémuriens, demeure très préoccupant.

Concernant l’exploitation minière illicite, il est regrettable que les informations relatives aux modalités de la mise en œuvre de plan d’action quinquennal et les activités de restauration écologique nécessaires et l’évaluation des dommages causés par l’activité minière au bien n’aient pas été fournies, malgré la demande du Comité depuis sa 42e session. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de resoumettre sa demande d’Assistance internationale concernant l’activité minière illégale dans le bien, prenant en compte les recommandations fournies par le Centre du patrimoine mondial.

En conclusion, les menaces sur le bien, notamment la déforestation liée au commerce illicite des bois précieux, le braconnage et l’exploitation minière artisanale, constituent toujours des menaces sérieuses à sa valeur universelle exceptionnelle. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de poursuivre et intensifier ses efforts pour la mise en œuvre des mesures correctives. Il est regrettable que le calendrier de mise en œuvre des mesures correctives n’ait pas été fourni malgré la requête du Comité (Décision 43 COM 7A.13), tout en considérant la demande de l’État partie pour un appui financier à cette démarche. Il est enfin recommandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2021
44 COM 13
Assistance internationale

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/13,
  2. Décide de ne pas approuver la demande d'assistance internationale de Madagascar intitulée “Appui à la sortie du bien Forêts humides de l’Atsinanana dans la Liste en péril selon les décisions du Comité du patrimoine mondial” ;
  3. Encourage l’État partie de Madagascar à évaluer les résultats de la mise en œuvre de la précédente demande d’assistance internationale approuvée en 2010 et à en soumettre une nouvelle axée sur la lutte contre la coupe et le commerce illégaux de bois de rose, qui constituent la raison principale du maintien du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  4. Décide d’approuver les demandes d'assistance internationale suivantes :
    1. « Soutien à une évaluation d’impact sur le patrimoine pour protéger le patrimoine mondial de la RDP lao » (RDP lao) pour un montant de 44 500 dollars E.U. au titre du budget de conservation & gestion-Culture. Une certaine souplesse est accordée au niveau des lignes budgétaires consacrées aux déplacements et aux réunions afin de tenir compte des éventuels ajustements qui devront être apportés à la mise en œuvre des activités en raison du contexte sanitaire lié à la pandémie de COVID-19 ;
    2. « Réparation et renforcement des escaliers menant aux fresques, de la plateforme pour les visiteurs, du pont métallique du Couloir du vent ainsi que des roches fragmentées de l'Escalier du lion sur le rocher de Sigiriya dans la cité ancienne de Sigiriya » (Sri Lanka) pour un montant de 91 212 dollars E.U. au titre du budget de conservation & gestion-Culture ;
    3. « Renforcer les capacités de gestion du patrimoine culturel de la région d’Ohrid : Formation au développement de la base de données d’un SIG pour l’Institut et musée d’Ohrid » (Macédoine du Nord) pour un montant de 55 000 dollars E.U. au titre du budget de conservation & gestion-Nature, tel qu’autorisé par le paragraphe 240 des Orientations. Une certaine souplesse est accordée au niveau des lignes budgétaires consacrées aux déplacements et aux réunions afin de tenir compte des éventuels ajustements qui devront être apportés à la mise en œuvre des activités en raison du contexte sanitaire lié à la pandémie de COVID-19. Le profil des experts nationaux amenés à participer au projet sera précisé à la faveur d’un dialogue entre le Centre du patrimoine mondial et l’État partie au moment de la mise en œuvre, de même que le travail des experts internationaux, qui pourrait être découpé sur toute la durée du projet ;
  5. Décide que le budget de l'assistance d'urgence pour 2020-2021 peut être augmenté d'un montant maximum de 124 000 dollars E.U. provenant de la réserve d’exploitation afin d'atteindre un maximum de 524 000 dollars E.U., si le budget initial de 400 000 dollars E.U. n'est pas suffisant ;
  6. Rappelant la Décision 43 COM 13, paragraphe 4, encourage vivement tous les États parties à verser des contributions volontaires pour l'assistance internationale, en choisissant parmi les options décrites dans la Résolution 19 GA 8;
  7. Encourage les États parties qui envisagent de préparer des demandes d’assistance internationale à prendre contact avec le Centre du patrimoine mondial pour obtenir des conseils sur le sujet et/ou les aspects techniques de leurs demandes d'assistance internationale bien avant la date butoir annuelle du 31 octobre.
44 COM 7A.48
Forêts humides de l'Atsinanana (Madagascar) (N 1257).

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 43 COM 7A.13, adoptée à sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Note les efforts consentis par l’État partie pour la mise en œuvre des mesures correctives, en particulier la lutte contre les activités et trafic illégaux, l’application des lois relatives aux infractions forestières et fauniques, le suivi écologique, la restauration écologique,et l’autonomisation des communautés riveraines et leur implication dans la gestion du bien ;
  4. Note avec préoccupation le taux de déforestation enrégistré au niveau du bien suite à l’analyse des données satelitaires pour la période allant de 2010 à 2018 ainsi que l’augmentation du défrichement en 2019, rappelle l’objectif de limiter le taux annuel de défrichement en dessous de 0,01% de la surface du bien en vue de son retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril (indicateur 2) et réitère sa demande à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN, des données détaillées sur la déforestation, en expliquant les contradictions observées dans le rapport, et des informations détaillées sur les sites à réhabiliter ;
  5. Note avec inquiétude que 10 ans après l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, il n’existe aucun progrès notoire par rapport à l’inventaire, la sécurisation et l’élimination des stocks de bois de rose et reitère également sa demande à l’État partie de trouver une solution durable visant à éliminer tous les stocks de bois précieux en appliquant pleinement les décisions de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) concernant l’ébène (Diospyros spp.), le palissandre et le bois de rose (Dalbergia spp.) ;
  6. Réitère en outre sa demande à l’État partie de fournir une actualisation de l’état d’avancement de la mise en œuvre du plan d’action, ainsi qu’une évaluation des impacts de l’activité minière sur le bien, et d’entreprendre les activités de restauration écologique nécéssaires ;
  7. Prie instamment l’État partie de poursuivre la mise en œuvre du plan d’action de la CITES et du plan de gestion de la biodiversité, et l’encourage fortement à mettre en œuvre toutes les décisions de la CITES relatives à l’ébène, au palissandre et au bois de rose ;  
  8. Note également avec préoccupation que la déforestation liée au commerce illicite des bois précieux, le braconnage et l’exploitation minière artisanale constituent toujours des menaces sérieuses à la valeur universelle exceptionnelle du bien et demande à l’État partie de poursuivre et d’intensifier ses efforts pour la mise en œuvre des mesures correctives ;
  9. Reitère par ailleurs sa demande à l’État partie de mettre à jour le calendrier de mise en œuvre des mesures correctives en élaborant un plan d’action budgétisé et assorti de délais dans le cadre du nouveau plan de gestion intégrée, et de soumettre les projets de plans de gestion pour chaque élément du bien, ainsi que le plan de gestion intégrée, au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’UICN avant approbation ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session ;
  11. Décide de maintenir les Forêts humides de l’Atsinanana (Madagascar) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
44 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/21/44.COM/7A, WHC/21/44.COM/7A.Add, WHC/21/44.COM/7A.Add.2, WHC/21/44.COM/7A.Add.2.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 44 COM 7A.28)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 44 COM 7A.29)
  • Autriche, Centre historique de Vienne, (décision 44 COM 7A.32)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 44 COM 7A.35)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 44 COM 7A.40)
  • Égypte, Abou Mena (décision 44 COM 7A.5)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 44 COM 7A.54)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 44 COM 7A.55)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 44 COM 7A.53)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 44 COM 7A.52)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 44 COM 7A.6)
  • Iraq, Hatra (décision 44 COM 7A.7)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 44 COM 7A.8)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 44 COM 7A.10)
  • Kenya, Parcs nationaux du Lac Turkana (décision 44 COM 7A.47)
  • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 44 COM 7A.14)
  • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 44 COM 7A.11)
  • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 44 COM 7A.12)
  • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 44 COM 7A.13)
  • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 44 COM 7A.15)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 44 COM 7A.48)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 44 COM 7A.3)
  • Mali, Tombouctou (décision 44 COM 7A.2)
  • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 44 COM 7A.1)
  • Mexique, Îles et aires protégées du Golfe de Californie (décision 44 COM 7B.56)
  • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 44 COM 7A.30)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 44 COM 7A.49)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 44 COM 7A.4)
  • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 44 COM 7A.31)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 44 COM 7A.17)
  • Palestine, Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (décision 44 COM 7A.16)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 44 COM 7A.36)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 44 COM 7A.37)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 44 COM 7A.18)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 44 COM 7A.19)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 44 COM 7A.20)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 44 COM 7A.21)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 44 COM 7A.22)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 44 COM 7A.23)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 44 COM 7A.39)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 44 COM 7A.41)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 44 COM 7A.42)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 44 COM 7A.43)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 44 COM 7A.45)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 44 COM 7A.51)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 44 COM 7A.50)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 44 COM 7A.33)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 44 COM 7A.38)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 44 COM 7A.25)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 44 COM 7A.26)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 44 COM 7A.27)
Projet de décision : 44 COM 7A.48

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 43 COM 7A.13, adoptée à sa 43e session (Bakou, 2019),
  3. Note les efforts consentis par l’Etat partie pour la mise en œuvre des mesures correctives, en particulier la lutte contre les activités et trafic illégaux, l’application des lois relatives aux infractions forestières et fauniques, le suivi écologique, la restauration écologique,et l’autonomisation des communautés riveraines et leur implication dans la gestion du bien ;
  4. Note avec préoccupation le taux de déforestation enrégistré au niveau du bien suite à l’analyse des données satelitaires pour la période allant de 2010 à 2018 ainsi que l’augmentation du défrichement en 2019, rappelle l’objectif de limiter le taux annuel de défrichement en dessous de 0,01% de la surface du bien en vue de son retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril (indicateur 2) et réitère sa demande à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN, des données détaillées sur la déforestation, en expliquant les contradictions observées dans le rapport, et des informations détaillées sur les sites à réhabiliter ;
  5. Note avec inquiétude que 10 ans après l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, il n’existe aucun progrès notoire par rapport à l’inventaire, la sécurisation et l’élimination des stocks de bois de rose et reitère également sa demande à l’État partie de trouver une solution durable visant à éliminer tous les stocks de bois précieux en appliquant pleinement les décisions de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) concernant l’ébène (Diospyros spp.), le palissandre et le bois de rose (Dalbergia spp.) ;
  6. Réitère en outre sa demande à l’Etat partie de fournir une actualisation de l’état d’avancement de la mise en œuvre du plan d’action, ainsi qu’une évaluation des impacts de l’activité minière sur le bien, et d’entreprendre les activités de restauration écologique nécéssaires ;
  7. Prie instamment l’Etat partie de poursuivre la mise en œuvre du plan d’action de la CITES et du plan de gestion de la biodiversité, et l’encourage fortement à mettre en œuvre toutes les décisions de la CITES relatives à l’ébène, au palissandre et au bois de rose ;  
  8. Note également avec préoccupation que la déforestation liée au commerce illicite des bois précieux, le braconnage et l’exploitation minière artisanale constituent toujours des menaces sérieuses à la valeur universelle exceptionnelle du bien et demande à l’Etat partie de poursuivre et d’intensifier ses efforts pour la mise en œuvre des mesures correctives ;
  9. Reitère par ailleurs sa demande à l’État partie de mettre à jour le calendrier de mise en œuvre des mesures correctives en élaborant un plan d’action budgétisé et assorti de délais dans le cadre du nouveau plan de gestion intégrée, et de soumettre les projets de plans de gestion pour chaque élément du bien, ainsi que le plan de gestion intégrée, au Centre du patrimoine mondial, pour examen par l’UICN avant approbation ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2022 ;
  11. Décide de maintenir les Forêts humides de l’Atsinanana (Madagascar) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2021
Madagascar
Date d'inscription : 2007
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Liste en péril (dates) : 2010-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2020) .pdf
Proposé initialement pour examen en 2020
arrow_circle_right 44COM (2021)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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