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Forêts humides de l’Atsinanana

Madagascar
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Activités illégales
  • Chasse de subsistance
  • Exploitation minière
  • Gouvernance
  • Incendies (d’origine naturelle)
  • Modification du régime des sols
  • Modifications des valeurs associées à ce patrimoine
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Empiètement
  • Incendies
  • Chasse et braconnage d’espèces en danger, y compris des lémuriens
  • Exploitation minière artisanale
  • Abattage illégal d’espèces précieuses de bois (ébène et bois de rose)
  • Faible gouvernance et application de la loi contre l’exploitation forestière illégale et l’exportation d’espèces de bois précieux
  • Besoin de renforcement de l’engagement et du partage des bénéfices avec les communautés locales
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

L’abattage illégal de bois précieux (ébène et bois de rose) et ses impacts secondaires, le braconnage d’espèces menacées de lémuriens ont été reconnus comme des menaces pour l’intégrité du bien

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril
Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2019

Montant total accordé : 1 890 000 dollars EU par la Fondation des Nations Unies et la Fondation nordique du patrimoine mondial ; 1 039 000 dollars EU par le Gouvernement norvégien (2014-2016)

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 3 (de 2000-2016)
Montant total approuvé : 155 000 dollars E.U.
2016 Conservation et gestion des forêts humides de ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2010 Forêts Humides de l’Atsinanana (Approuvé)   100 000 dollars E.U.
2005 Elaboration of a a serial nomination for the humid ... (Approuvé)   25 000 dollars E.U.
2000 Technical Assistance for Building Capacity for World ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2019**

Mai 2011, septembre-octobre 2015 : missions conjointes de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 4 février 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, dont un résumé est disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/1257/documents/, et qui signale les points suivants :

  • La mise en œuvre du plan d’action de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et du plan de gestion de la biodiversité est en cours. Huit cas d’infractions ont été renvoyés devant le tribunal spécial pour le bois de rose et l’ébène, désormais opérationnel, et 79 affaires sont en cours devant les tribunaux de droit commun (2017-2018). Un sixième des stocks existants a jusqu’à présent été inventorié. Madagascar a soumis des rapports à la 71esession du Comité permanent de la CITES (https://cites.org/sites/default/files/fra/com/sc/71/F-SC71-14.pdf, en français seulement) et à la 18e session de la Conférence des Parties (COP18) de la CITES (https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/18/doc/F-CoP18-030-01c.pdf) ;
  • Un protocole signé en août 2018 entre le ministère de l’Environnement et du Développement durable et les parcs nationaux de Madagascar a permis de nommer 16 officiers de police judiciaire dans des sites sujets à l’exploitation illicite de bois précieux et au braconnage ;
  • Des patrouilles de surveillance renforcées couvrent la quasi-totalité du bien, avec 51 patrouilles effectuées par des brigades mixtes et 1 732 par des gardes de parc en 2018. La surveillance aérienne constitue un défi en raison de ses coûts élevés ;
  • L’abattage illégal de bois précieux, principalement de palissandre, a augmenté en 2018 (116 arbres) par rapport à 2017 (83). Le glissement du bois de rose au palissandre s’explique par la raréfaction du bois de rose ayant une valeur commerciale et au renforcement des mesures coercitives visant à empêcher son abattage illégal ;
  • En 2018, 22 espèces de lémuriens ont fait l’objet d’un suivi écologique réalisé à l’aide de SMART (Spatial Monitoring and Reporting Tools) et 179 pièges à lémuriens ont été recensés. Selon l’État partie, ce nombre beaucoup plus important que les années précédentes peut s’expliquer en partie par la surveillance accrue ;
  • 48 ha de zones dégradées ont été réhabilités au sein du bien. Le financement pour la mise en œuvre d’un projet de réhabilitation a été obtenu en juin 2018 ;
  • Le pourcentage de déforestation est resté inférieur à l’indicateur de 0,01 % défini dans l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) ;
  • Certaines mesures ont été prises pour lutter contre l’exploitation minière illégale dans le parc national de Ranomafana, comme l’information, par la police locale, sur les interdictions et les sanctions concernant l’exploitation des ressources naturelles du parc. Trois délinquants ont été arrêtés et traduits en justice ;
  • Des plans de gestion sont en cours d’élaboration pour chaque parc national. Ils seront suivis par l’élaboration d’un plan de gestion intégrée du bien.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

Les efforts continus de l’État partie pour traiter les facteurs affectant le bien et mettre en œuvre les mesures correctives sont appréciés. La surveillance, le suivi écologique et la réhabilitation des zones dégradées se sont poursuivis et les projets et mesures mis en place pour renforcer la gestion du bien, accroître l’implication des communautés et promouvoir le développement durable, avec l’appui des donateurs internationaux, sont accueillis favorablement.

Les résultats du suivi écologique de 22 espèces de lémuriens et les informations selon lesquelles les taux de déforestation restent inférieurs à l’indicateur de 0,01 % du DSOCR sont bien notés. Toutefois, l’État partie ne fournit pas de données claires sur le taux de déforestation de chaque élément du bien depuis 2009, comme l’a demandé le Comité, et les données et la carte de l’évolution de la déforestation annuelle ne portent que sur la période 2010-2017. Le rapport de 2018 montrait également des taux de déforestation plus élevés pour la période 2016-2017 que le rapport de 2019. Bien que la réhabilitation de 48 ha supplémentaires de zones dégradées soit appréciée, l’État partie n’a pas fait rapport sur les sites restants à réhabiliter, comme demandé par le Comité (42 COM 7A.53).

Malgré les efforts de l’État partie, le nombre croissant de cas signalés d’abattage illégal de bois précieux et de pièges à lémuriens est très préoccupant. Le nombre total de pièges signalés (179) est bien plus élevé que tous les autres chiffres signalés depuis 2009, et le nombre de cas d’abattage illégal (116) est le plus élevé depuis 2014. L’État partie devrait continuer à renforcer les mesures de contrôle et d’application de la loi contre ces activités illégales.

Certaines avancées semblent avoir été effectuées dans la mise en œuvre de la décision 17.204 de la Conférence des Parties à la CITES et des recommandations du Comité permanent de la CITES malgré des ressources disponibles limitées. Il est particulièrement intéressant de noter que le tribunal spécial pour le bois de rose et l’ébène est désormais opérationnel, ce qui, espérons-le, renforcera l’état de droit. Toutefois, l’inventaire vérifié d’au moins un tiers des stocks de grumes de bois précieux n’a pas encore été achevé, ce qui entrave les avancées pour la mise en œuvre de la décision CITES et du DSOCR.

Il convient de rappeler que les missions de suivi précédentes ont considéré que les stocks non documentés étaient le principal facteur à l’origine de l’abattage et des exportations illégales continues. Il sera important pour l’État partie d’appliquer pleinement les décisions de la CITES concernant l’ébène (Diospyros spp.), le palissandre et le bois de rose (Dalbergia spp.). Le rapport du Comité permanent de la CITES à la COP18 de la CITES est disponible en ligne (https://cites.org/sites/default/files/fra/cop/18/doc/F-CoP18-030-02c.pdf).   

Le rapport de l’État partie fournit peu d’informations sur les menaces liées à l’exploitation minière illégale et ne fait pas le point sur la mise en œuvre du plan d’action quinquennal contre l’exploitation minière illégale, comme demandé dans la décision 42 COM 7A.53. Il est recommandé que le Comité demande à nouveau que ces informations lui soient fournies. Par ailleurs, il est important d’évaluer les dommages causés par les activités minières passées et en cours, notamment dans le parc national de Ranomafana, et d’entreprendre les activités de restauration nécessaires.

Le travail en cours sur l’élaboration des plans de gestion pour chaque élément et du plan de gestion intégrée du bien est accueilli favorablement. Il devrait donner l’occasion de réviser le calendrier dépassé de mise en œuvre des mesures correctives en élaborant un plan d’action chiffré et assorti d’un calendrier dans le cadre du plan de gestion intégrée. Tous les projets de plans de gestion doivent être soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen avant approbation.

Tout en reconnaissant les avancées effectuées par l’État partie, des efforts supplémentaires sont encore nécessaires pour satisfaire aux indicateurs du DSOCR, et il est donc recommandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7A.13
Forêts humides de l'Atsinanana (Madagascar) (N 1257)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7A.53, adoptée à sa 42esession (Manama, 2018),
  3. Accueille favorablement les avancées effectuées par l’État partie pour la mise en œuvre des mesures correctives, en particulier la surveillance renforcée, le suivi écologique et la réhabilitation des zones dégradées ;
  4. Note la diminution signalée du taux de déforestation de 2018 pour l’ensemble du bien, mais réitère sa demande à l’État partie de fournir des informations complémentaires sur le taux de déboisement pour chaque élément du bien depuis 2009, y compris une analyse des images satellite, et de rendre compte des résultats du suivi écologique et des sites restant à réhabiliter ;
  5. Regrette que l’État partie n’ait pas fourni d’informations sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du plan d’action quinquennal contre l’exploitation minière illégale, qui était auparavant considérée comme une menace de plus en plus grave pour le bien, en particulier pour le parc national de Ranomafana, et réitère à nouveau sa demande à l’État partie de fournir une mise à jour sur l’avancement de la mise en œuvre du plan d’action ainsi qu’une évaluation des dommages que l’activité minière cause au bien et d’entreprendre les activités de restauration nécessaires ;
  6. Prie instamment l’État partie de poursuivre la mise en œuvre du plan d’action de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et du plan de gestion de la biodiversité, et l’encourage fortement à mettre en œuvre toutes les décisions de la CITES relatives à l’ébène, au palissandre et au bois de rose ;
  7. Note avec préoccupation l’augmentation significative des signalements de pièges à lémuriens et de cas d’abattage illégal, ce qui démontre que le braconnage et l’abattage illégal demeurent des menaces persistantes pour le bien, et demande à l’État partie de renforcer les mesures de contrôle et de répression contre ces activités illégales ;
  8. Demande également à l’État partie de mettre à jour le calendrier de mise en œuvre des mesures correctives en élaborant un plan d’action chiffré et assorti de délais dans le cadre du nouveau plan de gestion intégrée, et de soumettre les projets de plans de gestion pour chaque élément du bien et le plan de gestion intégrée au Centre du patrimoine mondial, pour examen avant approbation ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  10. Décide de maintenir Forêts humides de l’Atsinanana (Madagascar) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
43 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/19/43.COM/7A, WHC/19/43.COM/7A.Add, WHC/19/43.COM/7A.Add.2, WHC/19/43.COM/7A.Add.3 et WHC/19/43.COM/7A.Add.3.Corr),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 43 COM 7A.41)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 43 COM 7A.42)
  • Autriche, Centre historique de Vienne, (décision 43 COM 7A.45)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 43 COM 7A.48)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 43 COM 7A.6)
  • Égypte, Abou Mena (décision 43 COM 7A.17)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 43 COM 7A.3)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 43 COM 7A.4)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 43 COM 7A.2)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 43 COM 7A.1)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 43 COM 7A.18)
  • Iraq, Hatra (décision 43 COM 7A.19)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 43 COM 7A.20)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 43 COM 7A.22)
  • Kenya, Parcs nationaux du Lac Turkana (décision 43 COM 7A.12)
  • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 43 COM 7A.26)
  • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 43 COM 7A.23)
  • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 43 COM 7A.24)
  • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 43 COM 7A.25)
  • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 43 COM 7A.27)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 43 COM 7A.13)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 43 COM 7A.55)
  • Mali, Tombouctou (décision 43 COM 7A.54)
  • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 43 COM 7A.53)
  • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 43 COM 7A.43)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 43 COM 7A.14)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 43 COM 7A.56)
  • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 43 COM 7A.44)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 43 COM 7A.30)
  • Palestine, Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (décision 43 COM 7A.29)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 43 COM 7A.50)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 43 COM 7A.51)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 43 COM 7A.31)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 43 COM 7A.32)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 43 COM 7A.33)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 43 COM 7A.34)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 43 COM 7A.35)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 43 COM 7A.36)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 43 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 43 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 43 COM 7A.8)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 43 COM 7A.9)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 43 COM 7A.10)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 43 COM 7A.11)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 43 COM 7A.16)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 43 COM 7A.15)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 43 COM 7A.46)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 43 COM 7A.47)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 43 COM 7A.52)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 43 COM 7A.38)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 43 COM 7A.39)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 43 COM 7A.40)
Projet de décision : 43 COM 7A.13

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7A.53, adoptée à sa 42esession (Manama, 2018),
  3. Accueille favorablement les avancées effectuées par l’État partie pour la mise en œuvre des mesures correctives, en particulier la surveillance renforcée, le suivi écologique et la réhabilitation des zones dégradées ;
  4. Note la diminution signalée du taux de déforestation de 2018 pour l’ensemble du bien, mais réitère sa demande à l’État partie de fournir des informations complémentaires sur le taux de déboisement pour chaque élément du bien depuis 2009, y compris une analyse des images satellite, et de rendre compte des résultats du suivi écologique et des sites restant à réhabiliter ;
  5. Regrette que l’État partie n’ait pas fourni d’informations sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du plan d’action quinquennal contre l’exploitation minière illégale, qui était auparavant considérée comme une menace de plus en plus grave pour le bien, en particulier pour le parc national de Ranomafana, et réitère à nouveau sa demande à l’État partie de fournir une mise à jour sur l’avancement de la mise en œuvre du plan d’action ainsi qu’une évaluation des dommages que l’activité minière cause au bien et d’entreprendre les activités de restauration nécessaires ;
  6. Prie instamment l’État partie de poursuivre la mise en œuvre du plan d’action de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) et du plan de gestion de la biodiversité, et l’encourage fortement à mettre en œuvre toutes les décisions de la CITES relatives à l’ébène, au palissandre et au bois de rose ;
  7. Note avec préoccupation l’augmentation significative des signalements de pièges à lémuriens et de cas d’abattage illégal, ce qui démontre que le braconnage et l’abattage illégal demeurent des menaces persistantes pour le bien, et demande à l’État partie de renforcer les mesures de contrôle et de répression contre ces activités illégales ;
  8. Demande également à l’État partie de mettre à jour le calendrier de mise en œuvre des mesures correctives en élaborant un plan d’action chiffré et assorti de délais dans le cadre du nouveau plan de gestion intégrée, et de soumettre les projets de plans de gestion pour chaque élément du bien et le plan de gestion intégrée au Centre du patrimoine mondial, pour examen avant approbation ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  10. Décide de maintenir Forêts humides de l’Atsinanana (Madagascar) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2019
Madagascar
Date d'inscription : 2007
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Liste en péril (dates) : 2010-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2019) .pdf
arrow_circle_right 43COM (2019)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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