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Ville de Potosí

Bolivie (État plurinational de)
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Exploitation minière
  • Pollution des eaux de surface
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Instabilité et risque d’affaissement du Cerro Rico ; Carences au niveau de la conservation : attention particulière requise pour la restauration et la revalorisation des structures à usage résidentiel et pour le patrimoine archéologique industriel

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Dégradation potentielle du site historique par des activités minières incessantes et incontrôlées dans la montagne du Cerro Rico
  • Instabilité et risque d’affaissement du sommet du Cerro Rico 
  • Carences au niveau de la conservation : attention particulière requise pour la restauration et l’amélioration des structures à usage résidentiel et pour le patrimoine archéologique industriel
  • Application inefficace de la législation en matière de protection
  • Impacts environnementaux sur le complexe hydraulique qui affecte à son tour le tissu historique et la population locale
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
  • Instabilité et risque imminent d’affaissement du sommet du Cerro Rico 
  • Absence d’une politique de conservation de caractère intégrale qui tient compte de tous les éléments du bien
  • Carences au niveau de la conservation : attention particulière requise pour la restauration et l’amélioration des structures à usage résidentiel et pour le patrimoine archéologique industriel
  • Dégradation potentielle du site historique par des activités minières incessantes et incontrôlées dans la montagne du Cerro Rico
  • Application inefficace de la législation en matière de protection
  • Menaces d’impact de facteurs climatiques, géologiques ou environnementaux
Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Rédigé ; proposé pour adoption dans le projet de décision ci-dessous

Mesures correctives pour le bien

Identifiées ; proposées pour adoption dans le projet de décision ci-dessous

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Établi ; proposé pour adoption dans le projet de décision ci-dessous

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2017

Montant total accordé: 10 000 dollars EU pour une mission technique du Centre du patrimoine mondial/ICOMOS en 2005, financée par le Fonds-en-dépôt espagnol pour le patrimoine mondial

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 5 (de 1988-2015)
Montant total approuvé : 83 777 dollars E.U.
2015 Elaboration of the integral and participative ... (Approuvé)   29 992 dollars E.U.
2010 Technical assistance for the preservation of the Cerro ... (Approuvé)   26 285 dollars E.U.
1994 Restoration of mural paintings in the Church of La ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1992 Conservation of the Kari-Kari Lagoons (Non approuvé)   0 dollars E.U.
1991 Mission to advise on the measures to be taken for the ... (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
1988 Advise the authorities on the elaboration of a ... (Approuvé)   7 500 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

Mai 1995 et novembre 2009 : missions techniques Centre du patrimoine mondial ; novembre 2005 et février 2011 : missions techniques Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; décembre 2013 et janvier 2014 : missions de suivi réactif conjointes Centre du patrimoine mondial / ICOMOS. ; mai 2017 : mission technique Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien en mars 2017, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/420/documents/, qui donne les informations suivantes :

  • La responsabilité technique de la surveillance de l’affaissement du sommet de la montagne Cerro de Potosí a été assumée par le comité interinstitutionnel pour la préservation du Cerro Rico de Potosí ;
  • Après les travaux de pompage de béton léger de 2012-2014 et la première phase de remblayage de 2015, le comité interinstitutionnel a mis en œuvre sa seconde phase en 2016. Ces derniers travaux de stabilisation financés par le gouvernement autonome départemental de Potosí et par la Corporation minière bolivienne (COMIBOL) ont consisté à combler à l’aide de remblais 95 % des 132 zones d’affaissement du sommet de la montagne qui avaient été préalablement identifiées par le SERGEOMIN (service géologique et minier de Bolivie) ;
  • En raison des difficultés socio-économiques de la région, la résolution ministérielle N 135/2014, qui réglemente toute exploitation minière sur le Cerro Rico de Potosí, n’a été que partiellement mise en œuvre ;
  • Le suivi et l’inspection des coopératives minières en activité sur le Cerro Rico sont menés et poursuivis par la COMIBOL. Un contrôle renforcé d’un certain type d’extractions minières a été appliqué aux compagnies minières en activité au-dessus de 4 400 m et la cessation des activités d’une compagnie minière (Manquiri S.A.) au-dessus de cette altitude est signalée ;
  • Conformément à la demande du ministère des Mines et de la Métallurgie et de la Fédération départementale des coopératives minières (Federación Departamental de Cooperativas Mineras - FEDECOMIN), la COMIBOL a défini de nouvelles zones pour la future relocalisation des mineurs travaillant au-dessus de 4 400 m, zones qui seront situées dans différentes provinces : José María Linares, Cornelio Saavedra, Tomas Frías et Antonio Quijarro. Cette nouvelle proposition a été faite avec l’accord des compagnies minières ;
  • Faisant suite au processus de formalisation de l’ancienne réglementation municipale pour la préservation des zones historiques de la ville de Potosí en une loi (loi municipale 055/2014) entrepris en 2015, la municipalité de Potosí a poursuivi les travaux de restauration dans de nombreuses églises et rues du centre historique ;
  • Un atelier de renforcement des capacités sur la gestion et la conservation du patrimoine a été organisé par le ministère des Cultures et du Tourisme pour le personnel technique des gouvernements autonomes municipal et départemental de Potosí ;
  • La première conférence internationale des historiens et numismates a eu lieu à Potosí en 2016 et s’est traduite par 12 grandes orientations en faveur de la mise en valeur de l’image touristique et historique de la ville, telle que la promotion de programmes de jumelage avec d’autres villes minières historiques.

Plus récemment, une mission technique Centre du patrimoine mondial/ICOMOS financée par l’Assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial a visité le bien du 8 au 11 mai 2017. L’un des principaux aboutissements de cette mission a été l’accord avec l’État partie quant à une proposition finale d’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et un échéancier de mesures correctives soumises pour approbation au Comité (voir ci-dessous). La mission a également donné des orientations pour la définition de la zone tampon et pour l’établissement d’un Plan de gestion participatif et intégré (PGPI).

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017
Le rapport sur l’état de conservation du bien ne donne pas d’informations détaillées sur la mise en œuvre des recommandations faites par le Comité pour évaluer pleinement la situation actuelle du bien. Toutefois, la mission technique de mai 2017 a observé que l’État partie avait accompli des efforts et des avancées importants pour mettre sur pied des actions coordonnées en faveur de la conservation du bien.
L’État partie avait précédemment fait rapport sur diverses actions lancées dans la perspective de l’élaboration d’une nouvelle législation visant à résoudre les difficultés relatives à la relocalisation des mineurs et au moratoire s’appliquant à toute exploration entre 4 400 et 4 700 m, ainsi que sur l’inventaire et l’analyse des coopératives minières situées au-dessus de 4 400 m et les actions légales contraires au décret suprême 27787. Certaines de ces actions, qui étaient en cours de négociation en 2015, ont été partiellement mises en œuvre.
Un projet conjoint d’étude et d’exploration de nouvelles zones revêtant un potentiel minier a été mis sur pied par le gouvernement autonome départemental de Potosí et la COMIBOL afin de poursuivre le processus de relocalisation des mineurs qui travaillent au-dessus de 4 400 m. La première phase a eu lieu en 2015 et la seconde en 2016, mais les résultats finaux sont toujours attendus.
Toutefois, bien que l’État partie ait précédemment considéré qu’il était impossible de s’attaquer pleinement à l’affaissement de sommet du Cerro tant que les activités minières au-dessus de 4 400 m ne seraient pas stoppées, les travaux de stabilisation du sommet ont connu des avancées. La finalisation de la phase 2 de remblayage du cratère de la montagne est notée. Néanmoins, le rapport ne fait pas spécifiquement état des résultats et de l’impact de ces travaux de stabilisation, et la situation actuelle du sommet du Cerro Rico semble non résolue en l’absence d’évaluation finale. L’instabilité et la vulnérabilité anciennes du Cerro Rico devraient être notées avec regret par le Comité.
Les efforts précédemment signalés en matière de mise en place d’actions coordonnées pour la conservation du Cerro Rico, en particulier par la création d’un comité de gestion du Cerro Rico et d’une réglementation de l’exploitation, semblent avoir abouti à l’établissement du comité interinstitutionnel pour la préservation du Cerro Rico de Potosí, lequel est maintenant responsable de la reprise des travaux de stabilisation.
Il est recommandé que le Comité, tout en accueillant favorablement la création du comité interinstitutionnel, la reprise des travaux de stabilisation, et la poursuite des travaux de restauration conformément à la réglementation municipale pour la préservation des zones historiques, demande à l’État partie d’harmoniser et d’intégrer ces actions par la création d’un service de gestion unifié et un PGPI qui couvre tous les éléments du bien inscrit et garantisse la protection intégrale de sa valeur universelle exceptionnelle (VUE).
Ces initiatives devront être étroitement suivies par le Comité au regard de l’accord de DSOCR et de l’ensemble des mesures correctives (voir ci-dessous).
La mission technique de mai 2017 a noté à cet égard avec satisfaction l’engagement de l’État partie de faire appel à l’Assistance internationale pour parvenir à un résultat positif qui permettra d’atteindre les mesures correctives et indicateurs exposés dans le DSOCR.
De plus, prenant en compte l’assistance technique fournie pendant la mission, il est recommandé que le Comité prie instamment l’État partie de terminer la définition de la zone tampon et de transmettre une proposition finale de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations, ainsi que d’élaborer le PGPI du bien, et de soumettre cela au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives.

Comme indiqué ci-dessus, le DSOCR suivant a été élaboré par l’État partie en coopération avec le Centre du patrimoine mondial, l’ICOMOS et toutes les parties prenantes, et est proposé pour adoption par le Comité :
 
I. État de conservation souhaité en vue du retrait de la Ville de Potosí de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR)

L’état de conservation souhaité peut être défini comme suit :
  • L’affaissement du sommet du Cerro Rico stabilisé
  • Les mineurs travaillant au-dessus de 4 400 m relocalisés
  • La portée et l’ampleur des travaux au sommet et dans le sous-sol du Cerro Rico définies et accordées
  • La stratégie d’ensemble de stabilisation et de surveillance mise en place
  • Les lacs de Kari Kari conservés et la pollution des eaux surveillée
  • Le Plan de gestion participatif et intégré et des dispositifs de gouvernance approuvés et mis en place
  • La gestion des risques et des désastres incluse dans le Plan de gestion participatif et intégré du bien
II. Mesures correctives
La Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle (DRVUE) du bien, la décision 38 COM 7B.38, le rapport sur l’état de conservation soumis par l’État partie en 2016 et les conclusions de la mission technique Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de mai 2017 ont permis d’identifier plusieurs mesures pour s’assurer que les menaces qui affectent le bien sont systématiquement et intégralement prises en compte et traitées. Les quatre mesures correctives suivantes devront être appliquées pour atteindre le DSOCR :
a) Patrimoine industriel minier : élaboration de mesures de stabilisation de l’affaissement du sommet du Cerro Rico. Évaluation des premiers résultats pour définir une stratégie révisée et un échéancier pour l’achèvement du projet de stabilisation. Le risque actuel élevé d’affaissement du sommet affecte et met en danger les mineurs qui travaillent au-dessus de 4 400 m. Les propositions de relocalisation des mineurs qui travaillent dans ces conditions sont par conséquent nécessaires et urgentes.
b) Patrimoine environnemental : mise sur pied d’un système de conservation des lacs de Kari Kari, et surveillance de la pollution des eaux.
c) Patrimoine archéologique, architectural et urbain : développement d’une base de données améliorée des attributs de la VUE de la ville historique et de la ribera de los Ingenios et documentation de leur détérioration et altérations afin d’élaborer une stratégie de conservation.
d) Systèmes de gestion et de gouvernance : élaboration d’un Plan de gestion participatif et intégré (PGPI) pour le bien et conformité avec les mesures réglementaires, spécialement au regard du renforcement du comité interinstitutionnel et du comité de gestion du Cerro Rico pour élargir son cadre politique au-delà des thèmes relatifs au Cerro Rico et inclure tous les éléments du bien ; inclure un plan de gestion des risques et une clarification des limites pour parvenir à une proposition finale de zone tampon.

III. Échéancier
Après que les gestionnaires de site et les autorités nationales, régionales et municipales aient débattu, et au vu des ressources et capacités existantes, il est proposé que les mesures correctives identifiées puissent être mises en œuvre au cours d’une période de cinq ans (2017-2022).

IV. Indicateurs

L’échelle territoriale de la ville de Potosí est constituée d’un large groupe d’éléments divers et variés interconnectés et interdépendants : le Cerro Rico et ses mines, le système de lacs artificiels de Kari Kari, la zone urbaine de l’établissement minier, la Ribera de los Ingenios, les quartiers indigènes et les biens immobiliers ayant une valeur architecturale. Le bien présente divers niveaux de conservation selon les dynamiques socio-économiques de chacun de ses éléments. Chaque élément connaît des problèmes de conservation distincts en matière d’authenticité et d’intégrité qui ont été abordés de manière isolée plutôt qu’intégrée.
Afin de prendre en compte la grande diversité du bien, il est souhaitable que l’État partie établisse un PGPI pour le bien, lequel s’appuierait sur les volets thématiques qui engloberaient les problèmes de conservation et de développement. Les six volets thématiques suivants sont ainsi proposés : patrimoine industriel minier, patrimoine environnemental, patrimoine architectural, patrimoine urbain, patrimoine archéologique et systèmes de gestion et de gouvernance. Un diagnostic spécifique, des actions de gestion et un suivi pour chacun de ces volets devraient être prévus. Pour être valable, le PGPI devrait également comporter parmi ses objectifs précis la mobilisation de la communauté, prenant en compte le fait que l’action et la participation concertées sont essentielles à la préservation de l’authenticité et de l’intégrité.
Les volets thématiques devraient être considérés comme liés et interdépendants. Par ailleurs, le PGPI devrait faire siennes les méthodologies et expériences de plans de gestion les plus récentes relatives aux biens du patrimoine mondial d’échelle territoriale ainsi qu’aux paysages culturels. Le PGPI devrait également établir des politiques générales de préservation assorties de stratégies d’ensemble et de grandes orientations pour chacun des six volets thématiques.

Le tableau suivant expose les indicateurs définis qui correspondent à chacune des quatre mesures correctives visant à atteindre le DSOCR :
a) Patrimoine industriel minier : stabilisation de l’affaissement du sommet du Cerro Rico
  No INDICATEUR Échéancier (réalisation) JUSTIFICATION MÉTHODE de VÉRIFICATION INSTITUTIONS RESPONSABLES
ATTRIBUTS 1 Étude architecturale, photographique et topographique du Cerro Rico Juillet 2017 Le Cerro Rico est l’élément central de tous les attributs du bien. Par conséquent, il est nécessaire de redéfinir ses caractéristiques morphologiques en identifiant, à l’aide de nouvelles technologies, les incidences ou modifications provoquées par l’affaissement récent. Actualisation des informations photographiques montrant les détériorations majeures et les incidences récentes. Élaboration d’une cartographie précise des éléments du bien et de sa zone tampon. COMIBOL Par la direction du Patrimoine, ministère des Cultures
INTÉGRITÉ ET AUTHENTICITÉ 2 Amélioration de l’information sur les 5 zones à risque d’affaissement élevé du sommet du Cerro Rico identifiées par les études techniques et qui pourraient toucher les mineurs.Diagnostic de l’état de conservation des structures géologiques du Cerro Rico et exécution des projets de stabilisation Juillet 2019 (élaboration)Juillet 2022 (exécution) Il est nécessaire d’établir un diagnostic de l’état actuel du Cerro Rico et de mettre sur pied des projets de stabilisation pour préserver l’authenticité et l’intégrité de cet élément du bien. Concernant la stabilisation du sommet, il est nécessaire de définir des voies alternatives et complémentaires au projet jusqu’alors partiellement mis en œuvre. Actualisation des informations, diagnostic et projet de stabilisation mené COMIBOL Ministère des Mines et de la Métallurgie
3 Mise en œuvre du programme de relocalisation des mineurs travaillant à plus de 4 400 m. Élaboration et mise en œuvre de projets de développement durable pour les exploitations minières situées au sein du bien, y compris des programmes de sécurité des travailleurs. Juillet 2019 (actualisation)Juillet 2022 (exécution) Il est urgent, sur le plan humanitaire, en raison des risques d’affaissement du sommet de Cerro Rico, et pour améliorer les conditions de sécurité des mineurs, de mener les projets de développement durable à moyen et long termes.  Mise en œuvre du programme de relocalisation des mineurs. Mise en œuvre du programme pour le développement durable et pour la sécurité des travailleurs. Rapport d’achèvement du programme de relocalisation des mineurs. COMIBOLMinistère des Mines et de la Métallurgie Gouvernement de Potosí, avec l’aide du Bureau du maire, de l’université Tomas Frías et de la FEDECOMIN  Organes législatifs et inspecteurs nationaux, départementaux et municipaux
4 Après la relocalisation des mineurs, établissement d’un système de suivi pour surveiller les déformations et modifications du Cerro Rico.  Juillet 2022 Surveillance et prévention des déformations potentielles Création et mise en œuvre du système de surveillance    Ministère des Mines et de la Métallurgie  Comité interinstitutionnel du Cerro Rico de la COMIBOL
 

b) Patrimoine environnemental : conservation du système de lacs de Kari Kari.

  No INDICATEUR Échéancier (réalisation) JUSTIFICATION MÉTHODE de VÉRIFICATION  INSTITUTIONS RESPONSABLES
ATTRIBUTS 5 Inventaire et catalogue des éléments environnementaux du bien, y compris des relevés topographiques et des enquêtes photographiques (flore, faune, lacs, environnement, etc.) et diagnostic de l’état de conservation de chaque élément environnemental. Juillet 2019 Pour la bonne conservation de l’authenticité et de l’intégrité des éléments environnementaux du bien, il est nécessaire d’identifier ses principaux éléments par des travaux d’inventaire et de catalogage de l’ensemble des lacs de Kari Kari (22) et de son environnement naturel. Catalogue du patrimoine environnemental montrant les détériorations majeures et les incidences récentes. Document de diagnostic sur l’état de conservation du bien finalisé. AAPOS Gouvernorat et maire de Potosí Autres conseils municipaux Ministère de l’Environnement et des Eaux  Université Tomas Frías(assistance)
INTÉGRITÉ ET AUTHENTICITÉ  6 Élaboration et mise en œuvre de projets de conservation préventifs et, si nécessaire, restauration de l’ensemble des lacs de Kari Kari et de leurs abords. Juillet 2019 (élaboration)Juillet 2022 (exécution) Afin de stopper et de corriger les problèmes de préservation environnementale, il est nécessaire de concevoir et de conduire des projets de conservation préventifs et de restaurer la qualité des eaux, de la flore et de la faune de l’ensemble de Kari Kari. Mise en œuvre de projets et programmes pour le développement durable. AAPOSen coordination avec la COMIBOL Gouvernorat et maire de Potosí Ministère de l’Environnement et des Eaux
GESTION 7 Actualisation et amélioration du système de suivi pour surveiller la détérioration et les modifications de l’ensemble Kari Kari, y compris le suivi de la flore, de la faune, de la qualité des eaux des lacs, etc. Juillet 2020  Il est également nécessaire de mener des études pour identifier les modifications des éléments qui constituent l’ensemble de Kari Kari afin de garantir l’intégrité de cet élément. Actualisation et amélioration du système de suivi AAPOS Gouvernorat et maire de Potosí Ministère de l’Environnement et des Eaux  Autres municipalités
 
c) Patrimoine archéologique, architectural et urbain : renforcement du caractère de la ville historique et de la Ribera de los Ingenios.
  No INDICATEUR Échéancier (réalisation) JUSTIFICATION MÉTHODE de VÉRIFICATION  INSTITUTIONS RESPONSABLES
ATTRIBUTS 8 Identification des attributs de la VUE et élaboration d’un inventaire et catalogue des détériorations et modifications du patrimoine industriel, architectural et monumental, des espaces publics et des structures urbaines. Juillet 2019 Pour la bonne conservation de l’authenticité et de l’intégrité du bien, il est nécessaire d’identifier et d’étudier les caractéristiques et l’état de conservation des principaux éléments de la ville de Potosí, de la Ribera de los Ingenios, et du cadre constituant le bien. Cette identification permettra de définir clairement la zone de protection principale et les zones tampons. Actualisation et élaboration de plans d’études architecturaux et urbains, avec géoréférencement GPS, dans les plans d’information.Catalogue du patrimoine archéologique, industriel, architectural et urbain. Trois niveaux étatiques(ministère des Cultures et autres ministères concernés/municipalité et gouvernorat de Potosí) Université Tomas Frías(assistance)
9 Délimitation des zones protégées du patrimoine urbain historique dans la ville de Potosí et la Ribera de los Ingenios. Juillet 2018 Pour la bonne conservation de l’authenticité et de l’intégrité du bien, il est nécessaire d’actualiser et d’étudier les caractéristiques de ses éléments principaux par la révision et l’actualisation de ses limites pour la protection du patrimoine urbain historique. Actualisation des informations sur la délimitation des zones de protection du patrimoine urbain historique. Actualisation et élaboration de cartes avec localisation GPS et géoréférencement. Trois niveaux étatiques(ministère des Cultures et autres ministères concernés/municipalité et gouvernorat de Potosí) Université Tomas Frías(assistance)
INTÉGRITÉ ET AUTHENTICITÉ 10 Élaboration et mise en œuvre de projets de conservation préventifs et, si nécessaire, restauration des structures urbaines et espaces publics industriels, architecturaux, monumentaux, préalablement identifiés (banques, rues, etc.) Juillet 2019 (élaboration)Juillet 2022 (exécution) Afin de stopper et de corriger les problèmes de préservation, il est nécessaire d’élaborer une stratégie de conservation claire, de préparer et conduire des projets de conservation préventifs et la restauration du patrimoine archéologique, industriel et architectural dans les zones urbaines historiques. Élaboration d’une stratégie de conservation et mise en œuvre de projets et programmes pour le développement durable. Trois niveaux étatiques(ministère des Cultures et autres ministères concernés/municipalité et gouvernorat de Potosí)  Université Tomas Frías(assistance)
11 Élaboration et exécution de projets d’amélioration de la mobilité urbaine, des transports publics et de moyens alternatifs guidés par la durabilité. Juillet 2019 (élaboration)Juillet 2022 (exécution) Afin d’améliorer les conditions de préservation du bien, il est nécessaire de développer et de mettre en œuvre des projets pour améliorer la mobilité urbaine. Mise en œuvre de projets et programmes de restauration du patrimoine urbain. Maire de Potosí Police départementale Conseil municipal des transports

d) Limites et réglementation

  No INDICATEUR Échéancier (réalisation) JUSTIFICATION MÉTHODE de VÉRIFICATION INSTITUTIONS RESPONSABLES
ATTRIBUTS 12 Clarification des limites actuelles du bien. Juillet 2018 Pour une identification, un recensement et une gestion corrects des attributs du bien, il est nécessaire d’en clarifier les limites au moment de son inscription sur la Liste du patrimoine mondial. Création d’une carte topographique faisant figurer la délimitation de la zone et de ses éléments.  Ministère des Cultures et du Tourisme Gouvernement de Potosí/maire de Potosí Ministère des Mines et de la MétallurgieCOMIBOL Organes législatifs et inspecteurs nationaux, départementaux et municipaux
13 Définition de la zone tampon et des zones de protection du bien. Juillet 2019 Afin de maintenir l’intégrité et l’authenticité du bien, il est essentiel de définir clairement les limites de la zone tampon. Définition totale de la proposition de zone tampon. Présentation au Centre du patrimoine mondial de la cartographie du bien et de sa zone tampon en tant que modification mineure des limites. Ministère des Cultures et du Tourisme Gouvernement de Potosí/Maire de Potosí Ministère des Mines et de la MétallurgieCOMIBOL Organes législatifs et inspecteurs nationaux, départementaux et municipaux
GESTION 14 Élaboration et mise en œuvre d’un plan de gestion participatif et intégré qui inclut un plan de gestion des risques pour tous ses éléments. Juillet 2018 (élaboration)Juillet 2022 (exécution) Afin de clairement établir les objectifs, stratégies, projets et programmes qui garantissent et renforcent la Valeur universelle exceptionnelle du bien, un plan de gestion participatif et intégré est nécessaire pour assurer un développement durable à moyen et long termes, y compris un plan de gestion des risques. Élaboration et mise en œuvre d’un plan de gestion participatif et intégré. Ministère des Cultures et du Tourisme Gouvernement de Potosí/maire de Potosí Ministère des Mines et de la MétallurgieCOMIBOL Société civile Université Tomas Frías(assistance) Société géographique d’histoire
15 Établissement d’un service de gestion centralisé pour l’intégralité du bien. Juillet 2019 Pour la gestion adéquate du bien, il est nécessaire d’avoir un service de gestion interinstitutionnel pour le suivi du plan de gestion et la coordination des programmes et projets établis. Établissement d’un organe de gestion intégré dont les attributions officielles et le mode opératoire seront fixés par un décret suprême. Ministère des Cultures et du Tourisme et autres institutions concernées 
16 Extension et renforcement du cadre légal pour la protection de tous les éléments du bien aux trois niveaux de gouvernement. Juillet 2018 (élaboration)Juillet 2022 (exécution) Pour une protection légale appropriée de tous les éléments du bien, il est nécessaire d’étendre et de renforcer le cadre légal pour la protection de ces derniers aux trois niveaux de gouvernement. Préparation et adoptions de lois, décrets, réglementations et autres instruments légaux pour la protection et la préservation de tous les éléments du bien. Trois niveaux étatiques(ministère des Cultures et autres concernés/Municipalité et gouvernorat de Potosí) 
Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7A.23
Ville de Potosí (Bolivie, État plurinational de) (C 420)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7A.1, adoptée à sa 40esession (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Accueille favorablement les efforts effectués par l’État partie en vue de l’établissement du comité interinstitutionnel appelé à superviser la mise en œuvre des travaux de stabilisation du sommet du Cerro Rico ;
  4. Note avec satisfaction la reprise des travaux de stabilisation au sommet du Cerro Rico tout en exprimant sa grande préoccupation au sujet de la persistante instabilité et vulnérabilité du Cerro Rico ;
  5. Note également avec satisfaction que l’État partie a commencé d’utiliser l’Assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial afin de parvenir à des résultats positifs pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et félicite l’État partie pour l’approche participative avec laquelle toutes les parties prenantes ont travaillé à la définition de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) à l’occasion de la mission Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien de mai 2017 ;
  6. Adopte le DSOCR élaboré en concertation avec le Centre du patrimoine mondial, l’ICOMOS et toutes les parties prenantes, tel que présenté dans le document WHC/17/41.COM/7A.Add et prie instamment l’État partie de lancer sans délai la mise en œuvre des mesures correctives ;
  7. Prie aussi instamment l’État partie, d’après l’assistance technique fournie par la mission technique de mai 2017, d’achever la définition de la zone tampon et de soumettre une proposition finale de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations;
  8. Demande à l’État partie d’établir une unité de gestion intégrée pour le bien avec une articulation appropriée entre les divers organes et comités et de procéder à l’élaboration d’un plan de gestion participatif et intégré (PGPI) qui comprend l’intégralité des attributs du bien et garantit sa Valeur universelle exceptionnelle ;
  9. Prie en outre instamment l’État partie de finaliser le processus d’adoption d’une nouvelle législation pour résoudre la difficile relocalisation des mineurs et appliquer le moratoire prohibant toute exploration au-dessus de 4 400 m ;
  10. Note avec appréciation le développement des travaux de restauration entrepris dans le centre historique et l’actualisation du plan directeur de la ville, et demande également à l’État partie d’intégrer sa stratégie de conservation dans le PGPI qui doit être élaboré et mis en œuvre ;
  11. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
  12. Décide de maintenir Ville de Potosí (Bolivie (État plurinational de)) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
41 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)
Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/17/41.COM/7A, WHC/17/41.COM/7A.Add et WHC/17/41.COM/7A.Add.2),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
    • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 41 COM 7A.54)
    • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 41 COM 7A.55)
    • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 41 COM 7A.2)
    • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 41 COM 7A.23)
    • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 41 COM 7A.24)
    • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 41 COM 7A.6)
    • Égypte, Abou Mena (décision 41 COM 7A.32)
    • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 41 COM 7A.1)
    • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 41 COM 7A.3)
    • Îles Salomon, Rennell Est (décision 41 COM 7A.19)
    • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 41 COM 7A.18)
    • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 41 COM 7A.33)
    • Iraq, Hatra (décision 41 COM 7A.34)
    • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 41 COM 7A.35)
    • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 41 COM 7A.36)
    • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 41 COM 7A.40)
    • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 41 COM 7A.37)
    • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 41 COM 7A.38)
    • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 41 COM 7A.39)
    • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 41 COM 7A.41)
    • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 41 COM 7A.14)
    • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 41 COM 7A.28)
    • Mali, Tombouctou (décision 41 COM 7A.29)
    • Mali, Tombeau des Askia (décision 41 COM 7A.30)
    • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 41 COM 7A.56)
    • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 41 COM 7A.15)
    • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 41 COM 7A.31)
    • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 41 COM 7A.57)
    • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 41 COM 7A.42)
    • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 41 COM 7A.43)
    • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 41 COM 7A.25)
    • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 41 COM 7A.26)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 41 COM 7A.44)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 41 COM 7A.45)
    • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 41 COM 7A.46)
    • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 41 COM 7A.47)
    • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 41 COM 7A.48)
    • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 41 COM 7A.49)
    • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 41 COM 7A.4)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 41 COM 7A.7)
    • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 41 COM 7A.8)
    • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 41 COM 7A.9)
    • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 41 COM 7A.10)
    • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 41 COM 7A.11)
    • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 41 COM 7A.17)
    • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 41 COM 7A.16)
    • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 41 COM 7A.21)
    • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 41 COM 7A.22)
    • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 41 COM 7A.27)
    • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 41 COM 7A.51)
    • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 41 COM 7A.52)
    • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 41 COM 7A.53)
        Projet de décision : 41 COM 7A.23

        Le Comité du patrimoine mondial,

        1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7A.Add,
        2. Rappelant la décision 40 COM 7A.1, adoptée à sa 40esession (Istanbul/UNESCO, 2016),
        3. Accueille favorablement les efforts effectués par l’État partie en vue de l’établissement du comité interinstitutionnel appelé à superviser la mise en œuvre des travaux de stabilisation du sommet du Cerro Rico ;
        4. Note avec satisfaction la reprise des travaux de stabilisation au sommet du Cerro Rico tout en exprimant sa grande préoccupation au sujet de la persistante instabilité et vulnérabilité du Cerro Rico ;
        5. Note également avec satisfaction que l’État partie a commencé d’utiliser l’Assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial afin de parvenir à des résultats positifs pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et félicite l’État partie pour l’approche participative avec laquelle toutes les parties prenantes ont travaillé à la définition de l’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) à l’occasion de la mission Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien de mai 2017 ;
        6. Adopte le DSOCR élaboré en concertation avec le Centre du patrimoine mondial, l’ICOMOS et toutes les parties prenantes, tel que présenté dans le document WHC/17/41.COM/7A.Add et prie instamment l’État partie de lancer sans délai la mise en œuvre des mesures correctives ;
        7. Prie aussi instamment l’État partie, d’après l’assistance technique fournie par la mission technique de mai 2017, d’achever la définition de la zone tampon et de soumettre une proposition finale de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations ;
        8. Demande à l’État partie d’établir un service de gestion intégré pour le bien avec une articulation appropriée entre les divers organes et comités et de procéder à l’élaboration d’un plan de gestion participatif et intégré (PGPI) qui comprend l’intégralité des attributs du bien et garantit sa Valeur universelle exceptionnelle ;
        9. Prie en outre instamment l’État partie de finaliser le processus d’adoption d’une nouvelle législation pour résoudre la difficile relocalisation des mineurs et appliquer le moratoire prohibant toute exploration au-dessus de 4 400 m ;
        10. Note avec appréciation le développement des travaux de restauration entrepris dans le centre historique et l’actualisation du plan directeur de la ville, et demande également à l’État partie d’intégrer sa stratégie de conservation dans le PGPI qui doit être élaboré et mis en œuvre ;
        11. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018 ;
        12. Décide de maintenir Ville de Potosí (Bolivie (État plurinational de)) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
        Année du rapport : 2017
        Bolivie (État plurinational de)
        Date d'inscription : 1987
        Catégorie : Culturel
        Critères : (ii)(iv)(vi)
        Liste en péril (dates) : 2014-présent
        Documents examinés par le Comité
        Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
        Rapport (2017) .pdf
        arrow_circle_right 41COM (2017)
        Exports

        * : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

        ** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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