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Ville de Potosí

Bolivie (État plurinational de)
Facteurs affectant le bien en 2014*
  • Exploitation minière
  • Pollution des eaux de surface
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Instabilité et risque d’affaissement du Cerro Rico ; Carences au niveau de la conservation : attention particulière requise pour la restauration et la revalorisation des structures à usage résidentiel et pour le patrimoine archéologique industriel

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Dégradation potentielle du site historique par des activités minières incessantes et incontrôlées dans la montagne du Cerro Rico ;
  • Instabilité et risque d’affaissement du Cerro Rico ;
  • Carences au niveau de la conservation : attention particulière requise pour la restauration et la revalorisation des structures à usage résidentiel et pour le patrimoine archéologique industriel ;
  • Application inefficace de la législation en matière de protection ;
  • Impacts environnementaux sur la rivière qui affecte à son tour le tissu historique et la population locale.
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2014

Montant total accordé: 10 000 dollars EU pour une mission technique du Centre du Patrimoine Mondial/ICOMOS en 2005, financée par le Fonds-en-dépôt espagnol pour le patrimoine mondial.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2014
Demandes approuvées : 4 (de 1988-2010)
Montant total approuvé : 53 785 dollars E.U.
2010 Technical assistance for the preservation of the Cerro ... (Approuvé)   26 285 dollars E.U.
1994 Restoration of mural paintings in the Church of La ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1992 Conservation of the Kari-Kari Lagoons (Non approuvé)   0 dollars E.U.
1991 Mission to advise on the measures to be taken for the ... (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
1988 Advise the authorities on the elaboration of a ... (Approuvé)   7 500 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2014**

Novembre 2005 et février 2011: mission technique du Centre du patrimoine mondial/ICOMOS. Décembre 2013 et janvier 2014: misison conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de suivi réactif.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Une mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS a visité le bien en décembre 2013 et janvier 2014. Par la suite, l’État partie a soumis un rapport d’état de conservation en février 2014. Le rapport est disponible à la page https://whc.unesco.org/fr/list/420/documents. Les progrès sont présentés comme suit :

  • L’article 6 du Décret suprême 27787 d’octobre 2004 n’a pas été modifié et le moratoire sur toutes les prospections entre 4400 m et 4700 m d’altitude dans la montagne du Cerro Rico n’a pas été appliqué. Les exploitants miniers continuent de travailler avec des licences accordées par la COMIBOL, société minière de Bolivie ;
  • Les termes du contrat passé avec la société bolivienne Q&Q prévoyaient de stabiliser les effondrements au sommet du Cerro Rico par des injections de béton armé et de béton léger dans le cratère ; il était prévu que le projet s’achève en novembre 2013. Or, en raison de nouveaux effondrements survenus en février 2013 et des pluies saisonnières, les travaux de stabilisations ont été interrompus en décembre 2013. La COMIBOL rapporte que la poursuite de l’activité minière en-dessous de ces effondrements et dans toute la zone à risque élevé du sommet du Cerro Rico constitue un risque structurel et pourrait compromettre l’ensemble des investissements réalisés dans ce projet de stabilisation. D’autres techniques de stabilisation du sommet, notamment le remplissage progressif à l’aide de matériaux plus souples tels que des rejets miniers fournis par les sociétés d’extraction, sont à l’étude. Cela aurait le double mérite d’impliquer les coopératives et les sociétés minières et de promouvoir leur responsabilité dans le projet global de stabilisation. L’étude géotechnique s’est achevée en août 2012 et comporte des recommandations concernant la stabilisation du Cerro Rico.
  • La route d’accès au sommet est actuellement utilisée uniquement pour le contrôle des activités minières et pour le transport des matériaux. La possibilité de permettre l’accès des touristes au sommet par cette route, après achèvement du projet de stabilisation, est à l’étude.
  • La relocalisation des mineurs travaillant au-dessus de 4400 m d’altitude vers d’autres zones minières est prévue. L’inspection des mines en exploitation a été entreprise au début de 2014 et des mesures sont prévues concernant de nouvelles concessions.
  • Un projet de loi intitulé exploitation et préservation du Cerro Ricoaété préparé et doit être examiné en mai 2014,bien qu’aucun calendrier n’ait été adopté.
  • Une cellule du patrimoine architectural a été créée par la municipalité, dotée d’un budget et chargée de réaliser la restauration de bâtiments remarquables et de développer un plan directeur de la Ribera de los Ingenios Mineros. La mission a noté que la mise en œuvre du plan directeur pour la réhabilitation des zones historiques du Potosi n’a pas trouvé de financement depuis la fin du soutien accordé par l’Espagne en 2009.
  • Des informations sur la clarification des limites du bien ont été reçues mais des détails techniques supplémentaires ont été demandés à l’État partie.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2014

Il convient de noter le travail effectué par l’État partie pour stabiliser les effondrements qui se produisent au sommet du Cerro Rico. Toutefois, la complexité des problèmes causés par la poursuite de l’exploitation minière au-delà de 4400 m d’altitude et l’absence d’analyse des effets potentiels des interventions mises en œuvre outrepassent les objectifs initiaux du projet. Aucun calendrier n’est prévu pour une date de reprise ou d’achèvement du projet de stabilisation du Cerro Rico et aucun processus formel n’est en place pour relocaliser les mineurs afin d’appliquer effectivement le moratoire. Le Comité interinstitutionnel et le Comité d’urgence ont joué un rôle important dans le traitement de l’urgence actuelle posée par le Cerro Rico, mais leur cadre d’action ne couvre pas tous les éléments constitutifs du bien inscrit et ne peuvent donc pas assurer l’entière protection de sa valeur universelle exceptionnelle.

Aucune information n’a été fournie concernant le système de gestion intégrée du bien, confirmant les conclusions de la mission, à savoir que la gestion et le suivi de chaque élément constitutif du bien se fait à des niveaux de gestion différents, entraînant un manque de cohérence et d’articulation dans les prises de décision. L’arrêt des travaux de stabilisation illustre ces conditions, car les solutions techniques n’avaient pas été analysées de façon approfondies ni mises en balance par rapport à d’autres mesures nécessaires, telles que l’application du moratoire et la relocalisation des mineurs. Il est bien noté que les résultats obtenus peuvent être compromis par le manque de continuité des interventions dans la mesure où les problèmes fondamentaux restent en suspens. Le manque de prise de décision intégrée se reflète également dans l’éventuelle relocalisation des opérations minières qui impliquerait l’exploitation de nouvelles mines dans la zone de Kari Kari gérée par des autorités environnementales et non pas par la COMIBOL. Or c’est une des rares zones qui conserve ses caractéristiques d’origine et un environnement écologique sain ; faute d’une analyse globale, la relocalisation éventuelle des mineurs affecterait l’intégrité de cet élément constitutif et par conséquent la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Le risque actuel d’effondrement du sommet du Cerro Rico est critique et cause de sérieuses inquiétudes concernant la sécurité pour les opérations minières en cours. Le travail des mineurs du Potosi est profondément imprégné d’une cosmogonie ancestrale associée au Cerro Rico et ces valeurs associées doivent être prises en considération lorsque l’on examine les possibilités de relocalisation. La relocalisation dans la zone Kari Kari ne devrait pas être envisagée comme une alternative possible étant donné son importance, et des stratégies de développement doivent être élaborées afin d’éviter de nouvelles installations et constructions urbaines entre son accès et la zone des mines historiques. Il est également recommandé qu’un plan de gestion participative et globale, qui envisage toutes les caractéristiques du bien, soit formulé en tenant compte des recommandations de la mission du suivi réactif.

Compte tenu des considérations mentionnées ci-dessus, il existe des menaces importantes sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, et Il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial envisage d’inscrire la Ville de Potosi sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2014
38 COM 7B.38
Ville de Potosi (C 420) (Bolivie, Etat plurinational de)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le Document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.91, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Reconnaît les efforts faits par l’État partie pour stabiliser le sommet du Cerro Rico et regrette que l’Article 6 du Décret suprême 27787 d’octobre 2004 n’ait pas été modifié et que le moratoire sur toutes les prospections entre les altitudes de 4400 m et 4700 m dans la montagne du Cerro Rico n’ait pas été appliqué ;
  4. Note avec inquiétude que les interventions de stabilisation ont été interrompues et prie instamment l’État partie d’évaluer les résultats préliminaires obtenus afin de définir une stratégie révisée et un calendrier pour la réalisation du projet et de soumettre au Centre du patrimoine mondial un calendrier tenant compte de toutes les mesures prises pour une relocalisation effectives des mineurs travaillant au-dessus de 4400 m d’altitude sur la montagne du Cerro Rico ;
  5. Note le résultat de la mission de suivi réactif, soutient ses recommandations et encourage l’État partie à les mettre en œuvre ;
  6. Encourage également l’État partie à renforcer le Comité interinstitutionnel et le Comité d’urgence afin d’étendre le cadre de leur politique au-delà des problèmes relatifs au Cerro Rico et traiter tous les éléments constitutifs du bien ; demande à l’État partie de finaliser la clarification des limites dans le cadre de l’inventaire rétrospectif afin de parvenir à une proposition finale de zones tampon et l’invite à soumettre, conformément aux paragraphes 163-165 des Orientations, une proposition de modification mineure des limites afin de clarifier les besoins de protection des zones visuellement sensibles autour du bien.
  7. Note avec inquiétude que les interventions de conservation n’ont pas été maintenues et qu’aucun système de gestion efficace n’est actuellement en place et prie également instamment l’État partie de développer un plan de gestion participatif intégré qui comprenne tous les attributs du bien afin de garantir sa valeur universelle exceptionnelle ; considère que l’État partie ne s’est pas conformé à toutes les demandes exprimées par le Comité dans sa Décision 37 COM 7B.91, et que par conséquent le bien est en péril, conformément au Chapitre IV.B des Orientations et décide d’inscrire la Ville de Potosi (État plurinational de Bolivie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  8. Demande également à l’État partie, en accord avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, de préparer une proposition pour l’état de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ainsi qu’un ensemble de mesures correctives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015.
38 COM 8C.1
Mise a jour de la Liste du patrimoine mondial en peril (sites inscrits)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial (WHC-14/38.COM/7B, WHC-14/38.COM/7B.Add et WHC-14/38.COM/7B.Add.Corr) et les propositions d'inscription sur la Liste du patrimoine mondial (WHC-14/38.COM/8B et WHC-14/38.COM/8B.Add),
  2. Décide d’inscrire les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Etat plurinational de Bolivie, Ville de Potosi (décision 38 COM 7B.38)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 38 COM 8B.4)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 38 COM 7B.95)
38 COM 8E
Adoption des Déclarations Rétrospectives de Valeur Universelle Exceptionnelle

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/8E,
  2. Félicite les États Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;
  3. Adopte les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle, telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-14/38.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

AMERIQUE LATINE ET CARAIBES :

  • Argentine : Parc national de Los Glaciares; Parcs naturels d’Ischigualasto / Talampaya ; Presqu'île de Valdés ;
  • Belize : Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize ;
  • Bolivie : Ville de Potosí ;
  • Brésil : Brasilia ; Centre historique de la ville de Diamantina ; Centre historique de la ville de Goiás ; Centre historique de la ville d'Olinda ; Centre historique de Salvador de Bahia ; Centre historique de São Luís ; Sanctuaire du Bon Jésus à Congonhas ; Ville historique d'Ouro Preto ;
  • Colombie : Parc national de Los Katíos ;
  • Costa Rica / Panama : Réserves de la cordillère de Talamanca-La Amistad / Parc national La Amistad ;
  • Cuba : Centre historique urbain de Cienfuegos ; Château de San Pedro de la Roca, Santiago de Cuba ; Paysage archéologique des premières plantations de café du sud-est de Cuba ; Vallée de Viñales ;
  • Guatemala : Parc national de Tikal ;
  • Panama : Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo ; Parc national de Coiba et sa zone spéciale de protection marine ;
  • République dominicaine : Ville coloniale de Saint-Domingue ;
  • Suriname : Centre ville historique de Paramaribo ; Réserve naturelle du Suriname central ;

ASIE ET PACIFIQUE :

  • Chine : Région d'intérêt panoramique et historique de Wulingyuan ;
  • Japon : Mémorial de la paix d'Hiroshima (Dôme de Genbaku) ; Monuments historiques de l'ancienne Nara ; Sites Gusuku et biens associés du royaume des Ryukyu ; Villages historiques de Shirakawa-go et Gokayama ;
  • Sri Lanka : Réserve forestière de Sinharaja ;
  • Viet Nam : Ensemble de monuments de Huê ; Vieille ville de Hoi An ;

EUROPE ET AMERIQUE DU NORD :

  • Albanie : Butrint ;
  • Allemagne : Abbaye et Altenmünster de Lorsch ; Cathédrale Sainte-Marie et église Saint-Michel d'Hildesheim ; Châteaux d'Augustusburg et de Falkenlust à Brühl ; Châteaux et parcs de Potsdam et Berlin ; Collégiale, château et vielle ville de Quedlinburg ; Complexe industriel de la mine de charbon de Zollverein à Essen ; Église de pèlerinage de Wies ; Île monastique de Reichenau ; La Wartburg ; Le Bauhaus et ses sites à Weimar et Dessau ; Le royaume des jardins de Dessau-Wörlitz ; Monuments commémoratifs de Luther à Eisleben et Wittenberg ; Résidence de Wurtzbourg avec les jardins de la Cour et la place de la Résidence ; Usine sidérurgique de Völklingen ;
  • Allemagne / Pologne : Parc de Muskau / Parc Mużakowski ;
  • Arménie : Monastère de Gherart et la Haute vallée de l’Azat ;
  • Autriche : Ligne de chemin de fer de Semmering ; Paysage culturel de la Wachau ;
  • Azerbaïdjan : Cité fortifiée de Bakou avec le palais des Chahs de Chirvan et la tour de la Vierge ;
  • Belgique : Cathédrale Notre-Dame de Tournai ; Complexe Maison-Ateliers-Musée Plantin-Moretus ; Habitations majeures de l'architecte Victor Horta (Bruxelles) ; Minières néolithiques de silex de Spiennes (Mons) ;
  • Biélorussie / Estonie / Finlande / Lettonie / Lituanie / Moldavie / Norvège / Fédération de Russie / Suède / Ukraine : Arc géodésique de Struve ;
  • Bosnie-Herzégovine : Quartier du Vieux pont de la vieille ville de Mostar ;
  • Chypre : Paphos ;
  • Danemark : Fjord glacé d’Ilulissat ;
  • Espagne : Architecture mudéjare d’Aragon ; Cathédrale de Burgos ; Centre historique de Cordoue ; Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle ; Ensemble archéologique de Mérida ; Monastère de Poblet ; Monastère et site de l'Escurial (Madrid) ; Monastère royal de Santa María de Guadalupe ; Monuments d’Oviedo et du royaume des Asturies ; Œuvres d’Antoni Gaudí ; San Cristóbal de la Laguna ; Vieille ville d'Ávila avec ses églises extra-muros ; Vieille ville de Caceres ; Vieille ville de Saint-Jacques-de-Compostelle ; Vieille ville de Salamanque ; Vieille ville de Ségovie et son aqueduc ;
  • États-Unis d’Amérique : Independence Hall ; La culture chaco ; Monticello et Université de Virginie à Charlottesville ; Parc national de Mesa Verde ; Site historique d'Etat des Cahokia Mounds ; Statue de la Liberté ;
  • Fédération de Russie / Mongolie : Bassin d’Ubs Nuur ;
  • Fédération de Russie : Centre historique de la ville de Yaroslavl ; Église de l'Ascension à Kolomenskoye ; Kizhi Pogost ;
  • Finlande : Ancienne Rauma ; Forteresse de Suomenlinna ; Site funéraire de l'âge du bronze de Sammallahdenmäki ; Usine de traitement du bois et de carton de Verla ; Vieille église de Petäjävesi ;
  • Géorgie : Haut Svaneti ; Monuments historiques de Mtskheta ;
  • Islande : Parc national de Þingvellir ;
  • Italie / Saint-Siège : Centre historique de Rome, les biens du Saint-Siège situés dans cette ville bénéficiant des droits d'extra-territorialité et Saint-Paul-hors-les-Murs ;
  • Italie : Centre historique de Florence ; Centre historique de Naples ; Ferrare, ville de la Renaissance, et son delta du Pô ; Jardin botanique (Orto botanico), Padoue ;
  • Lituanie / Fédération de Russie : Isthme de Courlande ;
  • Lituanie : Site archéologique de Kernavė (Réserve culturelle de Kernavė) ;
  • Malte : Hypogée de Hal Safliéni ; Temples mégalithiques de Malte ; Ville de La Valette ;
  • Monténégro : Contrée naturelle et culturo-historique de Kotor ;
  • Norvège : Fjords de l’Ouest de la Norvège – Geirangerfjord et Nærøyfjord ; Vegaøyan – Archipel de Vega ;
  • Pays-Bas : Zone historique de Willemstad, centre ville et port, Curaçao ;
  • Pologne : Centre historique de Varsovie ; Halle du Centenaire de Wroclaw ;
  • Portugal : Centre historique d'Évora ; Monastère d'Alcobaça ; Monastère des Hiéronymites et tour de Belém à Lisbonne ; Paysage viticole de l’île du Pico ;
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord : Île d'Henderson ; Îles de Gough et Inaccessible ; Ville historique de St George et les fortifications associées, aux Bermudes ;
  • Saint-Siège : Cité du Vatican ;
  • Slovaquie : Réserve de conservation de la ville de Bardejov ; Vlkolínec ;
  • Slovénie : Grottes de Škocjan ;
  • Turquie : Hattousa : la capitale hittite ; Site archéologique de Troie ; Ville de Safranbolu ; Xanthos-Letoon ;
  • Ukraine : Kiev : cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques et laure de Kievo-Petchersk ;
4.  Décide que les Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;
5.  Décide également que, compte tenu du grand nombre de Déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :
  • biens du patrimoine mondial dans les États arabes,
  • biens du patrimoine mondial en Afrique,
  • biens du patrimoine mondial en Asie et Pacifique,
  • biens du patrimoine mondial en Amérique latine et aux Caraïbes,
  • biens du patrimoine mondial en Europe et Amérique du Nord ;
6.  Prend note que le Centre du patrimoine mondial a lancé le processus d'harmonisation de l'ensemble des sous-titres dans les Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle et, le cas échéant, reflète les modifications de noms des biens du patrimoine mondial dans le texte des Déclarations comme requis par le Comité lors de sa 37e session, et demande au Centre du patrimoine mondial de mettre à jour également la taille de la propriété et/ou de sa zone tampon, le cas échéant, à la suite des décisions ultérieures du Comité du patrimoine mondial concernant des modifications mineures de limites 
7.  Demande aux États parties de fournir un soutien au Centre du patrimoine mondial pour la traduction des Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle vers l’anglais ou le français selon les cas, et demande finalement au Centre de publier les versions dans les deux langues sur son site Internet.
Projet de décision :  38 COM 7B.38

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le Document WHC-14/38.COM/7B,

2.  Rappelant la decision 37 COM 7B.91, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),

3.  Reconnaît les efforts faits par l’État partie pour stabiliser le sommet du Cerro Rico et regrette que l’Article 6 du Décret suprême 27787 d’octobre 2004 n’ait pas été modifié et que le moratoire sur toutes les prospections entre les altitudes de 4400 m et 4700 m dans la montagne du Cerro Rico n’ait pas été appliqué ;

4.  Note avec inquiétude que les interventions de stabilisation ont été interrompues et prie instamment l’État partie d’évaluer les résultats préliminaires obtenus afin de définir une stratégie révisée et un calendrier pour la réalisation du projet et de soumettre au Centre du patrimoine mondial un calendrier tenant compte de toutes les mesures prises pour une relocalisation effectives des mineurs travaillant au-dessus de 4400 m d’altitude sur la montagne du Cerro Rico ;

5.  Note le résultat de la mission de suivi réactif, soutient ses recommandations et encourage l’État partie à les mettre en œuvre ;

6.  Encourage également l’État partie à renforcer le Comité interinstitutionnel et le Comité d’urgence afin d’étendre le cadre de leur politique au-delà des problèmes relatifs au Cerro Rico et traiter tous les éléments constitutifs du bien ; demande à l’État partie de finaliser la clarification des limites dans le cadre de l’inventaire rétrospectif afin de parvenir à une proposition finale de zones tampon et l’invite à soumettre, conformément aux paragraphes 163-165 des Orientations, une proposition de modification mineure des limites afin de clarifier les besoins de protection des zones visuellement sensibles autour du bien.

7.  Note avec inquiétude que les interventions de conservation n’ont pas été maintenues et qu’aucun système de gestion efficace n’est actuellement en place etprie instamment l’État partie de développer un plan de gestion participatif intégré qui comprenne tous les attributs du bien afin de garantir sa valeur universelle exceptionnelle ; considère que l’État partie ne s’est pas conformé à toutes les demandes exprimées par le Comité dans sa Décision37 COM 7B.91, et que par conséquent le bien est en péril, conformément au Chapitre IV.B des Orientations etDécide d’inscrire la Ville de Potosi (État plurinational de Bolivie) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

8.  Demande également à l’État partie, en accord avec le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives, de préparer une proposition pour l’état souhaité de conservation en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril ainsi qu’un ensemble de mesures correctives, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015 ;

9.  Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’1 page, sur l’état de conservation du bien pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015.

Année du rapport : 2014
Bolivie (État plurinational de)
Date d'inscription : 1987
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)(vi)
Liste en péril (dates) : 2014-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2014) .pdf
arrow_circle_right 38COM (2014)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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