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Parc national de Serengeti

République-Unie de Tanzanie
Facteurs affectant le bien en 2016*
  • Activités illégales
  • Exploitation hydraulique
  • Grandes installations linéaires
  • Infrastructures de transport aérien
  • Infrastructures de transport de surface
  • Infrastructures hydrauliques
  • Sécheresses
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Impacts potentiels d'un projet hydroélectrique au Kenya 
  • Ressources en eau réduites et polluées 
  • Infrastructures hydrauliques
  • Impact potentiel de l'installation de câbles optiques
  • Infrastructures de transport aérien
  • Infrastructures de transport de surface
  • Activités illégales y compris le braconnage 
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2016
Demandes approuvées : 4 (de 1989-1999)
Montant total approuvé : 59 500 dollars E.U.
1999 Project Planning Workshop for Strengthening ... (Approuvé)   7 500 dollars E.U.
1999 UNESCO'S Toyota LandCruisers originally destined for ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1990 Additional contribution towards the purchase of a ... (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
1989 Purchase of a film-van and accessories for Serengeti ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2016**

Novembre 2010: Mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 15 décembre 2015, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/156/documents/. Les progrès suivants sur un certain nombre de problèmes soulevés par le Comité à ses sessions précédentes y sont annoncés :

  • les efforts de la lutte contre le braconnage ont été intensifiés avec la poursuite du recrutement et de la formation de gardes forestiers et la fourniture d’équipements supplémentaires, qui se sont avérés largement efficaces, bien que 32 éléphants aient été tués par des braconniers au cours de la période de deux ans considérée dans le rapport ;
  • achèvement du recensement aérien de grands mammifères en mai 2014, signalant une augmentation importante du nombre d’éléphants dans l’écosystème de Serengeti depuis le dernier recensement de 2009, avec la plupart des populations d’autres mammifères restant stables ou en augmentation ;
  • achèvement du premier projet d’évaluation stratégique environnementale (ESE) pour « le plan directeur d’aménagement du système global de transport et de commerce », dans l’intention de partager le second projet avec le Centre du patrimoine mondial pour examen, avant approbation ;
  • soutien du gouvernement allemand pour une étude préliminaire de faisabilité portant sur deux routes au sud de l’écosystème de Serengeti, qui serviraient de solution de rechange à la « route nord » traversant le parc, précédemment proposée ;
  • progrès limités dans l’examen des options pour améliorer le revêtement de la route principale Naabi Hill-Seronera, qui traverse le parc ;
  • adoption d’un protocole d’accord bilatéral entre les États parties de Tanzanie et du Kenya pour la gestion conjointe du bassin de la rivière Mara ;
  • assistance fournie par le gouvernement allemand avec un « projet de développement et de conservation de l’écosystème de Serengeti », d’une durée de cinq ans (2013-17, 20,5 millions d’euros), concernant des moyens de subsistance de remplacement, les bénéfices pour la communauté et amélioration de la gestion de l’eau ;
  • achèvement de la version finale du plan de gestion révisé en février 2014, qui sera partagé avec le Centre du patrimoine mondial pour examen après son approbation ;
  • d’importants progrès dans les négociations sur l’extension du parc au Golfe de Speke Gulf, et soumission d’un projet de document du cabinet en septembre 2015 ;
  • l’évaluation de l’impact sur l’environnement (EIE) concernant l’extension de l’aéroport de Mugumu pour l’accueil de vols internationaux est en cours de révision, suite à son examen par le Conseil national de gestion de l’environnement (CNGE), et sera soumis au Centre du patrimoine mondial par la suite.

L’État partie ne signale aucun progrès en ce qui concerne les autres recommandations de la mission de 2010.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2016

Les opérations anti-braconnage ont réussi sur le bien, comme en témoignent l’augmentation du nombre d’éléphants et la prévention de toute perte récente de rhinocéros. Néanmoins, la mort de 32 éléphants (en moyenne 16 par an), bien que ce nombre soit nettement inférieur à celui de la période 2011‑13 (28 par an), reste élevé par rapport aux années précédentes, démontrant la nécessité de déployer des efforts durables pour lutter contre le braconnage dans l’ensemble de l’écosystème de Serengeti.

Le recensement aérien de mai 2014 fournit une base pour évaluer l’efficacité de la gestion. Toutefois, la prudence s’impose pour évaluer l’augmentation annoncée du nombre d’éléphants, étant donné que le recensement de 2009 (qui couvrait l’écosystème de Serengeti) portait sur une zone plus petite que le recensement de 2014 (qui a englobé l’ensemble de la partie méridionale de l’écosystème Mara-Serengeti), appliquant une méthodologie et une technologie différentes. Une étude sur la migration éventuelle d’animaux depuis Mara vers Serengeti, comme suggéré dans le rapport sur le recensement de 2014, devrait être entreprise afin d’éclairer de futures stratégies de gestion.

L’achèvement du premier projet d’évaluation stratégique environnementale (ESE) pour le plan directeur d’aménagement du système global de transport et de commerce et l’intention de le soumettre au Centre du patrimoine mondial sont accueillis favorablement. Le soutien du gouvernement allemand apporté à une étude préliminaire de faisabilité sur d’autres routes que le couloir routier au sud de Serengeti est reconnu et il est recommandé au Comité de faire appel à la communauté internationale des donateurs pour soutenir des phases ultérieures d’élaboration de cette étude.

Une EIE concernant des options de revêtement routier pour la route Naabi Hill–Seronera à trafic important traversant le bien n’a pas été menée, mais quelques travaux ont été lancés sur le tronçon situé dans la zone de conservation de Ngorongoro, incluant une étude de faisabilité, une évaluation de l’impact environnemental et social (EIES) et une conception technique détaillée, et doivent éclairer l’EIE pour la route Serengeti. Conformément aux décisions 38 COM 7B.94 et 39 COM 7B.34, et compte tenu du fait que le projet concerne la même route, une procédure d’EIE complète portant sur les deux biens doit être achevée avant qu’une décision ne soit prise sur l’amélioration de tout tronçon de la route.

L’EIE pour le projet d’extension de l’aéroport de Mugumu en vue de l’accueil de vols internationaux est en cours de révision, suite à un premier examen du CNGE, et doit être soumis au Centre du patrimoine mondial par la suite.

Alors que les progrès accomplis dans l’extension proposée du parc au Golfe de Speke sont accueillis favorablement et qu’il est noté que le projet de document du cabinet est en cours d’approbation, il est recommandé de soumettre une copie du projet de l’extension proposée au Centre du patrimoine mondial pour examen, avant que ce projet ne soit finalisé. Des efforts continus sont également nécessaires pour s’assurer du consentement de toute communauté concernée et lui garantir des compensations.

La signature d’un protocole d’accord entre les États parties du Kenya et de la Tanzanie, sous les auspices de la Commission du lac Victoria de la Communauté de l'Afrique de l'Est pour la gestion du bassin de la Mara, est une performance qui permet l’élaboration d’un cadre de gestion conjoint.

Le rapport de l’État partie se limitant aux problèmes soulevés dans la décision 38 COM 7B.94, il est recommandé au Comité de demander de plus amples informations sur les progrès accomplis pour mettre en œuvre les recommandations exceptionnelles de la mission de 2010.

Décisions adoptées par le Comité en 2016
40 COM 7B.83
Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie) (N 156

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 35 COM 7B.7 et 38 COM 7B.94, adoptées à ses 35e (UNESCO, 2011) et 38e (Doha, 2014) sessions respectivement,
  3. Accueille favorablement les efforts continus de l’État partie pour renforcer les opérations anti-braconnage, qui ont réduit le nombre d’éléphants et de rhinocéros dont la perte est due à des braconniers, et demande à l’État partie de continuer à intensifier ces efforts dans l’ensemble de l’écosystème plus large de Serengeti ;
  4. Note l’achèvement de l’étude aérienne de la faune du bien, et encourage l’État partie à évaluer, en coopération avec l’État partie du Kenya, la cause potentielle de la migration d’éléphants depuis Mara vers Serengeti, comme suggéré dans le rapport de recensement de 2014 en vue d’éclairer de futures stratégies de gestion ;
  5. Accueille aussi favorablement l’achèvement du premier projet d’évaluation stratégique environnementale pour le plan directeur d’aménagement du système global de transport et de commerce, et l’intention de l‘État partie de partager le second projet avec le Centre du patrimoine mondial pour examen, avant son approbation ;
  6. Accueille en outre favorablement les progrès annoncés en vue de l’extension du parc national afin d’inclure les points critiques de l’accès à l’eau et des habitats en bordure du Golfe de Speke du lac de Victoria, et demande également à l’État partie de s’assurer du consentement de toute communauté concernée et lui garantir des compensations et de soumettre le projet d’extension proposée au Centre du patrimoine mondial, pour examen avant qu’il ne soit finalisé ;
  7. Appréciant le soutien apporté par le gouvernement allemand à un important projet axé sur des moyens de subsistance et à une étude préliminaire de faisabilité de routes de transport routier au sud du bien, fait appel à la communauté internationale des donateurs pour la fourniture de l’assistance technique et financiaire nécessaire à la réalisation des prochaines phases ;
  8. Notant les progrès limités accomplis dans l’évaluation des options de revêtement routier pour la route Naabi Hill - Seronera traversant le bien, réïtère sa demande à l’État partie d’effectuer une étude d’impact environnemental (EIE) complète sur toute la longueur de la route de Lodwar à Seronera pour apprécier les impacts des différentes options sur la valeur universelle exceptionelle (VUE) du parc national de Serengeti et celle de la zone de conservation de Ngorongoro, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN, préalablement à une décision sur le revêtement de tout tronçon de cette route ;
  9. Reconnaît le protocole d’accord entre les États parties de la Tanzanie et du Kenya sur le bassin de la rivière Mara, et réitère également sa demande aux deux États parties d’élaborer et de mettre en oeuvre un plan de gestion conjoint pour ce bassin ;
  10. Note en outre que l’EIE pour l’extension de l’aéroport de Mugumu est en cours de révision suite à son examen par le Conseil national de gestion de l’environnement, préalablement à sa soumission au Centre de patrimoine mondial pour examen, avant qu’une décision finale ne soit prise ;
  11. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, et des recommandations de la mission de 2010, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.
Projet de décision : 40 COM 7B.83

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 35 COM 7B.7 et 38 COM 7B.94, adoptées à ses 35e (UNESCO, 2011) et 38e (Doha, 2014) sessions respectivement,
  3. Accueille favorablement les efforts continus de l’État partie pour renforcer les opérations anti-braconnage, qui ont réduit le nombre d’éléphants et de rhinocéros dont la perte est due à des braconniers, et demande à l’État partie de continuer à intensifier ces efforts dans l’ensemble de l’écosystème plus large de Serengeti ;
  4. Note l’achèvement de l’étude aérienne de la faune du bien, et encourage l’État partie à évaluer, en coopération avec l’État partie du Kenya, la cause potentielle de la migration d’éléphants depuis Mara vers Serengeti, comme suggéré dans le rapport de recensement de 2014 en vue d’éclairer de futures stratégies de gestion ;
  5. Accueille aussi favorablement l’achèvement du premier projet d’évaluation stratégique environnementale pour le plan directeur d’aménagement du système global de transport et de commerce, et l’intention de l‘État partie de partager le second projet avec le Centre du patrimoine mondial pour examen, avant son approbation ;
  6. Accueille en outre favorablement les progrès annoncés en vue de l’extension du parc national afin d’inclure les points critiques de l’accès à l’eau et des habitats en bordure du Golfe de Speke du lac de Victoria, et demande également à l’État partie de s’assurer du consentement de toute communauté concernée et lui garantir des compensations et de soumettre le projet d’extension proposée au Centre du patrimoine mondial, pour examen avant qu’il ne soit finalisé ;.
  7. Appréciant le soutien apporté par le gouvernement allemand à un important projet axé sur des moyens de subsistance et à une étude préliminaire de faisabilité de routes de transport routier au sud du bien, fait appel à la communauté internationale des donateurs pour la fourniture de l’assistance technique et financiaire nécessaire à la réalisation des prochaines phases ;
  8. Notant les progrès limités accomplis dans l’évaluation des options de revêtement routier pour la route Naabi Hill - Seronera traversant le bien, réïtère sa demande à l’État partie d’effectuer une étude d’impact environnemental (EIE) complète sur toute la longueur de la route de Lodwar à Seronera pour apprécier les impacts des différentes options sur la valeur universelle exceptionelle (VUE) du parc national de Serengeti et celle de la zone de conservation de Ngorongoro, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN, préalablement à une décision sur le revêtement de tout tronçon de cette route ;
  9. Reconnaît le protocole d’accord entre les États parties de la Tanzanie et du Kenya sur le bassin de la rivière Mara, et réitère également sa demande aux deux États parties d’élaborer et de mettre en oeuvre un plan de gestion conjoint pour ce bassin ;
  10. Note en outre que l’EIE pour l’extension de l’aéroport de Mugumu est en cours de révision suite à son examen par le Conseil national de gestion de l’environnement, préalablement à sa soumission au Centre de patrimoine mondial pour examen, avant qu’une décision finale ne soit prise ;
  11. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, et des recommandations de la mission de 2010, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.
Année du rapport : 2016
République-Unie de Tanzanie
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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