1.         Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie) (N 156)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/156/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1989-1999)
Montant total approuvé : 59 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/156/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Novembre 2010: Mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/156/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 15 décembre 2015, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/156/documents/. Les progrès suivants sur un certain nombre de problèmes soulevés par le Comité à ses sessions précédentes y sont annoncés :

L’État partie ne signale aucun progrès en ce qui concerne les autres recommandations de la mission de 2010.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Les opérations anti-braconnage ont réussi sur le bien, comme en témoignent l’augmentation du nombre d’éléphants et la prévention de toute perte récente de rhinocéros. Néanmoins, la mort de 32 éléphants (en moyenne 16 par an), bien que ce nombre soit nettement inférieur à celui de la période 2011‑13 (28 par an), reste élevé par rapport aux années précédentes, démontrant la nécessité de déployer des efforts durables pour lutter contre le braconnage dans l’ensemble de l’écosystème de Serengeti.

Le recensement aérien de mai 2014 fournit une base pour évaluer l’efficacité de la gestion. Toutefois, la prudence s’impose pour évaluer l’augmentation annoncée du nombre d’éléphants, étant donné que le recensement de 2009 (qui couvrait l’écosystème de Serengeti) portait sur une zone plus petite que le recensement de 2014 (qui a englobé l’ensemble de la partie méridionale de l’écosystème Mara-Serengeti), appliquant une méthodologie et une technologie différentes. Une étude sur la migration éventuelle d’animaux depuis Mara vers Serengeti, comme suggéré dans le rapport sur le recensement de 2014, devrait être entreprise afin d’éclairer de futures stratégies de gestion.

L’achèvement du premier projet d’évaluation stratégique environnementale (ESE) pour le plan directeur d’aménagement du système global de transport et de commerce et l’intention de le soumettre au Centre du patrimoine mondial sont accueillis favorablement. Le soutien du gouvernement allemand apporté à une étude préliminaire de faisabilité sur d’autres routes que le couloir routier au sud de Serengeti est reconnu et il est recommandé au Comité de faire appel à la communauté internationale des donateurs pour soutenir des phases ultérieures d’élaboration de cette étude.

Une EIE concernant des options de revêtement routier pour la route Naabi Hill–Seronera à trafic important traversant le bien n’a pas été menée, mais quelques travaux ont été lancés sur le tronçon situé dans la zone de conservation de Ngorongoro, incluant une étude de faisabilité, une évaluation de l’impact environnemental et social (EIES) et une conception technique détaillée, et doivent éclairer l’EIE pour la route Serengeti. Conformément aux décisions 38 COM 7B.94 et 39 COM 7B.34, et compte tenu du fait que le projet concerne la même route, une procédure d’EIE complète portant sur les deux biens doit être achevée avant qu’une décision ne soit prise sur l’amélioration de tout tronçon de la route.

L’EIE pour le projet d’extension de l’aéroport de Mugumu en vue de l’accueil de vols internationaux est en cours de révision, suite à un premier examen du CNGE, et doit être soumis au Centre du patrimoine mondial par la suite.

Alors que les progrès accomplis dans l’extension proposée du parc au Golfe de Speke sont accueillis favorablement et qu’il est noté que le projet de document du cabinet est en cours d’approbation, il est recommandé de soumettre une copie du projet de l’extension proposée au Centre du patrimoine mondial pour examen, avant que ce projet ne soit finalisé. Des efforts continus sont également nécessaires pour s’assurer du consentement de toute communauté concernée et lui garantir des compensations.

La signature d’un protocole d’accord entre les États parties du Kenya et de la Tanzanie, sous les auspices de la Commission du lac Victoria de la Communauté de l'Afrique de l'Est pour la gestion du bassin de la Mara, est une performance qui permet l’élaboration d’un cadre de gestion conjoint.

Le rapport de l’État partie se limitant aux problèmes soulevés dans la décision 38 COM 7B.94, il est recommandé au Comité de demander de plus amples informations sur les progrès accomplis pour mettre en œuvre les recommandations exceptionnelles de la mission de 2010.

Décision adoptée: 40 COM 7B.83

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 35 COM 7B.7 et 38 COM 7B.94, adoptées à ses 35e (UNESCO, 2011) et 38e (Doha, 2014) sessions respectivement,
  3. Accueille favorablement les efforts continus de l’État partie pour renforcer les opérations anti-braconnage, qui ont réduit le nombre d’éléphants et de rhinocéros dont la perte est due à des braconniers, et demande à l’État partie de continuer à intensifier ces efforts dans l’ensemble de l’écosystème plus large de Serengeti ;
  4. Note l’achèvement de l’étude aérienne de la faune du bien, et encourage l’État partie à évaluer, en coopération avec l’État partie du Kenya, la cause potentielle de la migration d’éléphants depuis Mara vers Serengeti, comme suggéré dans le rapport de recensement de 2014 en vue d’éclairer de futures stratégies de gestion ;
  5. Accueille aussi favorablement l’achèvement du premier projet d’évaluation stratégique environnementale pour le plan directeur d’aménagement du système global de transport et de commerce, et l’intention de l‘État partie de partager le second projet avec le Centre du patrimoine mondial pour examen, avant son approbation ;
  6. Accueille en outre favorablement les progrès annoncés en vue de l’extension du parc national afin d’inclure les points critiques de l’accès à l’eau et des habitats en bordure du Golfe de Speke du lac de Victoria, et demande également à l’État partie de s’assurer du consentement de toute communauté concernée et lui garantir des compensations et de soumettre le projet d’extension proposée au Centre du patrimoine mondial, pour examen avant qu’il ne soit finalisé ;
  7. Appréciant le soutien apporté par le gouvernement allemand à un important projet axé sur des moyens de subsistance et à une étude préliminaire de faisabilité de routes de transport routier au sud du bien, fait appel à la communauté internationale des donateurs pour la fourniture de l’assistance technique et financiaire nécessaire à la réalisation des prochaines phases ;
  8. Notant les progrès limités accomplis dans l’évaluation des options de revêtement routier pour la route Naabi Hill - Seronera traversant le bien, réïtère sa demande à l’État partie d’effectuer une étude d’impact environnemental (EIE) complète sur toute la longueur de la route de Lodwar à Seronera pour apprécier les impacts des différentes options sur la valeur universelle exceptionelle (VUE) du parc national de Serengeti et celle de la zone de conservation de Ngorongoro, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN, préalablement à une décision sur le revêtement de tout tronçon de cette route ;
  9. Reconnaît le protocole d’accord entre les États parties de la Tanzanie et du Kenya sur le bassin de la rivière Mara, et réitère également sa demande aux deux États parties d’élaborer et de mettre en oeuvre un plan de gestion conjoint pour ce bassin ;
  10. Note en outre que l’EIE pour l’extension de l’aéroport de Mugumu est en cours de révision suite à son examen par le Conseil national de gestion de l’environnement, préalablement à sa soumission au Centre de patrimoine mondial pour examen, avant qu’une décision finale ne soit prise ;
  11. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, et des recommandations de la mission de 2010, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.