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Parc national historique – Citadelle, Sans Souci, Ramiers

Haïti
Facteurs affectant le bien en 2016*
  • Effets liés à l’utilisation des Infrastructures de transport
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport de surface
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Tremblement de terre
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Systèmes de gestion (absence de plans de conservation, de gestion, et de prévention aux risques)
  • Dégâts causés par l’eau (question résolue)
  • Vandalisme (question résolue)
  • Activités sismiques
  • Impact des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport de surface
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2016

Montant total accordé: 14.780 dollars EU pour la mission technique de juillet 2010, en partie financée par les Fonds-en-dépôt espagnol pour le patrimoine mondial

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2016
Demandes approuvées : 7 (de 1982-2010)
Montant total approuvé : 246 110 dollars E.U.
2010 Post Earthquake Technical Assistance for the Assessment ... (Approuvé)   49 300 dollars E.U.
1994 New exhibition panels and purchase of climate control ... (Approuvé)   17 510 dollars E.U.
1994 One-month on-site training activity for 5 architectural ... (Approuvé)   4 100 dollars E.U.
1994 Emergency measures and structural consolidation of the ... (Approuvé)   73 000 dollars E.U.
1987 Training courses at the National History Park-Citadel, ... (Approuvé)   25 000 dollars E.U.
1983 Masonry work and purchase of equipment for the ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1982 Equipment and construction material for the restoration ... (Approuvé)   57 200 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2016**

Septembre 2006 : visite technique du Bureau de l’UNESCO de la Havane ; juillet 2010 : mission technique d'experts ; mars 2011 : mission de préparation-Conférence des donateurs; janvier 2012 : mission technique Centre du patrimoine mondial ; mars 2012 : mission technique multidisciplinaire ; mai 2013 : mission ICOMOS ; mai 2013 : mission technique multidisciplinaire ; juillet 2013 : mission d’assistance technique Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; février 2015 : mission d’assistance technique Centre du patrimoine mondial / ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

Le 16 janvier 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/180/documents/, qui aborde les points suivants :

  • Un important projet est actuellement mis en œuvre, il est financé par la Banque mondiale et vise à promouvoir le développement du tourisme durable dans le nord d’Haïti, il est intitulé Préservation du patrimoine et appui au secteur touristique (PAST). Une de ses composantes, à laquelle un budget de 27 millions de dollars des États-Unis a été alloué, porte sur la préservation du patrimoine culturel. Parmi les mesures prévues, on citera le soutien à la planification et la gestion du Parc et des interventions concrètes en matière de conservation, de présentation et d’infrastructures destinées à l’accueil des visiteurs ;
  • Afin de renforcer la gestion du bien, un Directeur et du personnel spécialiste du Parc seront recrutés et basés au Parc ;
  • La première phase de stabilisation de la Batterie Coidavid est achevée, la deuxième phase est prévue pour janvier-mars 2016. Un plan de conservation sera élaboré dans le cadre du projet PAST ;
  • Le nombre maximum de visiteurs a été défini à deux circuits pour la Citadelle (600 visiteurs/circuit/jour) et deux circuits pour Sans Souci (750 visiteurs/circuit/jour) ;
  • Le Plan des circuits touristiques et des infrastructures d’accueil pour la Citadelle est achevé et celui pour Sans Souci doit être élaboré. Une étude intitulée « Proposition de développement du tourisme au Parc national historique » est achevée ;
  • L’étude sur les limites de la zone tampon débutera en février 2016 ;
  • Une méthodologie pour le plan de gestion et un plan de travail ont été définis pour la soumission de la première proposition en août 2016 ;
  • S’agissant de la route nationale N°3 et de sa déviation autour du Parc, l’État partie signale qu’en raison des circonstances politiques, aucun progrès n’a été réalisé depuis 2014. Toutefois, l’agence responsable, le Bureau de l’Ordonnateur national (BON), a relancé le dossier en juin en collaboration avec l’Union européenne. Dans ce contexte, il a été décidé d’adresser un courrier au représentant de l’UNESCO à Port-au-Prince dans lequel l’État partie déclare que le tronçon de six kilomètres qui traverse le Parc sera provisoirement amélioré mais qu’un consensus sur la réhabilitation définitive de la route reste à trouver. Une déclaration de non objection de la part de l’UNESCO est demandée pour cette amélioration provisoire. En mars 2016, l’État partie a soumis un document qui présente les termes de référence de l’étude de faisabilité pour la déviation de la route autour du Parc, qui reliera les parties de la route, situées à l’extérieur du Parc, déjà achevées et/ou dont les travaux sont engagés. À ce document est annexée une Recommandation technique de l’Institut pour la préservation du patrimoine national (ISPAN) sur la structure et les matériaux de la route au cas où celle-ci poursuivrait son trajet à travers le parc.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2016

Le rapport soumis par l’État partie est accueilli avec satisfaction. Il présente également le rapport de la mission technique qui a été entreprise par le Centre du patrimoine mondial/ICOMOS en février 2015, ainsi que des informations concises sur les efforts réalisés par l’État partie pour renforcer la gestion et la conservation du bien, encourager le tourisme durable et améliorer les conditions de vie de la population sur le territoire et aux alentours du Parc. Le rapport de la mission de 2015 comprend une série de 12 recommandations en matière de gestion ainsi que des observations et six recommandations sur la conservation du bien. L’État partie devrait être félicité pour le suivi qu’il accorde à ces recommandations, ainsi que pour le projet « Préservation du patrimoine et appui au secteur touristique » (PAST) financé par la Banque mondiale et la réhabilitation de la route nationale N°3 financée par l’Union européenne. Le recrutement d’un Directeur et de deux spécialistes basés au Parc est estimé comme étant de la plus grande importance.

Il est noté que des travaux de stabilisation sont entrepris à la Batterie Coidavid et que la préparation d’un plan de conservation est prévue dans le cadre du projet PAST. Il devrait être recommandé à l’État partie de poursuivre les travaux de stabilisation et d’élaborer le plan de conservation sur la base des recommandations de la mission de 2015.

Il est également noté qu’une série d’importantes études relatives à la gestion touristique a été achevée et que des capacités d’accueil ont été définies pour la Citadelle et Sans Souci.

L’intégration d’activités au sein du projet PAST à concevoir et mettre en œuvre en concertation avec l’UNESCO et destinées à développer les capacités de l’ISPAN et à soutenir la gestion, la conservation et la présentation du Parc est également saluée.

Cependant, même si les études et projets relatifs au tourisme progressent bien, de nombreux retards sont à déplorer dans des domaines essentiels pour la bonne gestion du bien, tels que la définition de la zone tampon et la préparation du plan de gestion, deux points abordés par les précédentes décisions du Comité. Il est recommandé au Comité de prier instamment l’État partie d’achever ces deux projets d’ici la fin de l’année 2016 et de soumettre ces documents d’ici le 1er février 2017 au Centre du patrimoine mondial pour examen technique par les Organisations consultatives.

Il est noté qu’aucun progrès n’a été accompli dans la prise de décision relative à la déviation de la route nationale N°3 et la réhabilitation de la « Route du Parc ». Il s’agit là d’un sujet extrêmement préoccupant, comme on peut le constater à la lecture du courrier adressé par l’État partie au représentant de l’UNESCO à Port-au-Prince à propos de l’amélioration provisoire du tronçon de la route nationale N°3 qui traverse le Parc. Dans ce contexte, il conviendrait de rappeler la décision 34 COM 7B.110 (Brasilia, 2010) qui demandait à l’État partie de « stopper la construction de la route RN003 dans le périmètre du bien en attendant la mise au point d’autres alternatives qu’il conviendra d’examiner, conformément au Paragraphe 172 des Orientations ». Cette demande a été réitérée lors des sessions suivantes du Comité du patrimoine mondial. Il conviendrait également de rappeler que la mission d’assistance technique Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de juillet 2013 avait recommandé que des spécialistes du patrimoine culturel et du paysage fassent partie de l’équipe en charge de réaliser les études de faisabilité et les évaluations d’impact de la route nationale N°3 et qu’elle avait attiré l’attention sur les risques liés aux retards dans sa construction et à la pression que cela exercerait sur la « Route du Parc ». Une amélioration provisoire de cette route accroitrait certainement la pression sur le Parc et constituerait une menace potentielle pour celui-ci. Il est recommandé au Comité de prier instamment l’État partie de ne pas entreprendre de travaux jusqu’à ce que des alternatives pertinentes aient été étudiées et que les évaluations d’impact environnemental (EIE) et les évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) correspondantes aient été achevées, avec une évaluation spécifique des impacts potentiels sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Décisions adoptées par le Comité en 2016
40 COM 7B.6
Parc national historique - Citadelle, Sans Souci, Ramiers (Haïti) (C 180)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 34 COM 7B.110, 35 COM 7B.125, 36 COM 99, 37 COM 98, 38 COM 7B.44, adoptées respectivement à ses 34e (Brasilia, 2010), 35e (UNESCO, 2011), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013) et 38e (Doha, 2014) sessions,
  3. Rappelant également les nombreux rapports des missions consultatives et de suivi réactif qui incluent tous des séries complètes de recommandations à l’État partie sur la conservation, la gestion et le développement durable du bien,
  4. Apprécie les efforts entrepris par l’État partie pour assurer le suivi des recommandations des missions de 2013 et 2015, et salue, en particulier, le recrutement d’un Directeur et de personnel technique pour le Parc et les progrès accomplis dans les actions de conservation, la gestion du bien et la réalisation d’études techniques ;
  5. Exprime cependant sa préoccupation quant aux graves retards observés dans le traitement de sujets qui sont essentiels pour la gestion et la conservation du bien, tels que la définition de la zone tampon et la préparation des plans de gestion et de conservation, et prie instamment l’État partie d’achever de toute urgence ces projets et de soumettre ces documents ainsi que l’étude « Proposition de développement du tourisme au Parc national historique » d’ici le 1er février 2017 au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Rappelant tout particulièrement la décision 34 COM 7B.110 qui demandait à l’État partie de « stopper la construction de la route RN003 dans le périmètre du bien en attendant la mise au point d’autres alternatives qu’il conviendra d’examiner, conformément au paragraphe 172 des Orientations», exprime sa plus vive préoccupation quant à l’absence de progrès réalisés dans la prise de décision relative à la déviation de la route nationale N°3 et à la définition et la capacité de la « Route du Parc », et ce, malgré les recommandations faites à l’État partie au cours des cinq dernières années ;
  7. Prie aussi instamment l’État partie de n’entreprendre aucuns travaux de réhabilitation du tronçon de la route nationale N°3 dans le périmètre du bien et lui demande de soumettre au Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations, le projet technique d’amélioration de la route existante qui traverse le Parc, avec notamment son tracé, les travaux d’ingénierie pour la canalisation du fleuve, le type d’asphalte et la largeur de la route, pour examen par les Organisations consultatives avant que tous travaux ne soient entrepris ;
  8. Rappelle qu’une expertise du patrimoine culturel et du paysage devrait faire partie intégrante des études de faisabilité et que des évaluations d’impact environnemental et sur le patrimoine (EIE/EIP) sont indispensables pour évaluer l’impact des interventions majeures sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, et demande également à l’État partie d’achever de telles évaluations pour la route nationale N°3 et la « Route du Parc », conformément au Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial, ainsi que pour toute autre intervention majeure envisagée, et de soumettre ces évaluations avec le projet technique susmentionné avant que les travaux ne soient entrepris ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.
Projet de décision : 40 COM 7B.6

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 34 COM 7B.110, 35 COM 7B.125, 36 COM 99, 37 COM 98, 38 COM 7B.44, adoptées respectivement à ses 34e (Brasilia, 2010), 35e (UNESCO, 2011), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013) et 38e (Doha, 2014) sessions,
  3. Rappelant également les nombreux rapports des missions consultatives et de suivi réactif qui incluent tous des séries complètes de recommandations à l’État partie sur la conservation, la gestion et le développement durable du bien,
  4. Apprécie les efforts entrepris par l’État partie pour assurer le suivi des recommandations des missions de 2013 et 2015, et salue, en particulier, le recrutement d’un Directeur et de personnel technique pour le Parc et les progrès accomplis dans les actions de conservation, la gestion du bien et la réalisation d’études techniques ;
  5. Exprime cependant sa préoccupation quant aux graves retards observés dans le traitement de sujets qui sont essentiels pour la gestion et la conservation du bien, tels que la définition de la zone tampon et la préparation des plans de gestion et de conservation, et prie instamment l’État partie d’achever de toute urgence ces projets et de soumettre ces documents ainsi que l’étude « Proposition de développement du tourisme au Parc national historique » d’ici le 1er février 2017 au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Rappelant tout particulièrement la décision 34 COM 7B.110 qui demandait à l’État partie de « stopper la construction de la route RN003 dans le périmètre du bien en attendant la mise au point d’autres alternatives qu’il conviendra d’examiner, conformément au Paragraphe 172 des Orientations », exprime sa plus vive préoccupation quant à l’absence de progrès réalisés dans la prise de décision relative à la déviation de la route nationale N°3 et à la définition et la capacité de la « Route du Parc », et ce, malgré les recommandations faites à l’État partie au cours des cinq dernières années ;
  7. Prie aussi instamment l’État partie de n’entreprendre aucuns travaux de réhabilitation du tronçon de la route nationale N°3 dans le périmètre du bien et lui demande de soumettre au Centre du patrimoine mondial, conformément au Paragraphe 172 des Orientations, le projet technique d’amélioration de la route existante qui traverse le Parc, avec notamment son tracé, les travaux d’ingénierie pour la canalisation du fleuve, le type d’asphalte et la largeur de la route, pour examen par les Organisations consultatives avant que tous travaux ne soient entrepris ;
  8. Rappelle qu’une expertise du patrimoine culturel et du paysage devrait faire partie intégrante des études de faisabilité et que des évaluations d’impact environnemental et sur le patrimoine (EIE/EIP) sont indispensables pour évaluer l’impact des interventions majeures sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, et demande également à l’État partie d’achever de telles évaluations pour la route nationale N°3 et la « Route du Parc », conformément au Guide de l'ICOMOS pour les évaluations d'impact sur le patrimoine appliquées aux biens culturels du patrimoine mondial, ainsi que pour toute autre intervention majeure envisagée, et de soumettre ces évaluations avec le projet technique susmentionné avant que les travaux ne soient entrepris ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 42e session en 2018.
Année du rapport : 2016
Haïti
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Culturel
Critères : (iv)(vi)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2016) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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