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Ensemble monumental de Hampi

Inde
Facteurs affectant le bien en 2003*
  • Cadre juridique
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport de surface
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Forte augmentation du trafic de camions (problème résolu)
  • Démontage et reconstruction d'un important monument historique (problème résolu) 
  • Sérieux problèmes dans la mise en oeuvre de la politique et de la réglementation en matière de patrimoine culturel
  • Absence d’approche et de plan global pour la gestion
  • Absence d’autorité de coordination
  • Pression de développement rural et travaux publics ad-hoc, y compris la construction de deux ponts suspendus
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2003
Demandes approuvées : 2 (de 2001-2003)
Montant total approuvé : 92 370 dollars E.U.
2003 Emergency assistance to elaborate a management plan for ... (Approuvé)   75 000 dollars E.U.
2001 Study trip of Indian site management authorities of ... (Approuvé)   17 370 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2003**

février 2000: mission conjointe UNESCO/ICOMOS de suivi réactif; octobre 2001: mission d'un expert de la planification internationale de l’UNESCO ; avril-mai 2003: mission du Centre du patrimoine mondial 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

Centre du patrimoine mondial :

A la suite de la décision de la 26e session du Comité du patrimoine mondial, le gouvernement indien a présenté le 25 juillet 2002 une demande d’assistance internationale de coopération technique d’urgence. Objet : élaborer un plan de gestion pour le site du patrimoine mondial de Hampi, inscrit sur la Liste en péril. Cette demande est en cours de reformulation conformément à la recommandation des organisations consultatives, mais l'Etat partie a exprimé le désir que la participation de l'ICCROM et de l'ICOMOS soit financées par d'autres sources que celles de l'Assistance Internationale en raison du fait notamment que la recommendation des organisations consultatives necessitera la mobilisation d'une partie importante des fonds du projet pour leur mission.

Le Centre du patrimoine mondial, English Heritage et les autorités indiennes ont organisé un voyage d’étude au Royaume-Uni en octobre/novembre 2002 pour les gestionnaires régionaux et nationaux du site du patrimoine mondial de Hampi, pour un partage d’expérience avec English Heritage. En avril 2003, des spécialistes internationaux et des ONG de Hampi ont alerté le Centre du patrimoine mondial au sujet d’une nouvelle décision prise par le gouvernement de l’Etat du Karnataka : reprendre les travaux de construction du grand pont réservé aux véhicules reliant Hampi et Anegundi, deux aires historiques et archéologiques protégées au titre de la Convention du patrimoine mondial.

La mission UNESCO à Hampi a été menée du 30 avril au 11 mai par le Directeur adjoint du Centre du patrimoine mondial accompagné d’un spécialiste régional du développement et de la conservation (ABF), mis à disposition par le Ministère de la culture français, en vue d’étudier l’état de conservation du bien et de mesurer les progrès dans la mise en œuvre des mesures correctives.

La mission a noté que depuis l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril, les mesures suivantes ont été prises par l’Etat partie :

(1)  Démolition du pont pour les piétons ;

(2)  Suspension de l’achèvement du pont réservé aux véhicules en attendant la construction d’une route de contournement pour assurer la déviation de la circulation hors de la zone centrale, comme l’a recommandé la mission d’experts de l’UNESCO de 1999/2000 ;

(3)  Création officielle, par législation spéciale, du Service de gestion du patrimoine mondial de Hampi, constitué du gouvernement central (Archaeological Survey of India), du gouvernement de l’Etat du Karnataka, des autorités locales, de représentants des communautés et d’ONG ;

(4)  Adoption de réglementations de l’Etat interdisant l’extraction de pierre de l’aire protégée du patrimoine mondial (zone centrale et zone tampon), et désignation d’une nouvelle carrière de pierre ailleurs ;

(5)  Adoption d’une décision officielle de suppression du commerce officieux illégal et de départ des squatters des arcades historiques déformées par la construction illégale d’étages et d’extensions supplémentaires ;

(6)  Achat par le gouvernement de l’Etat de terrains pour construire un centre d’accueil pour les visiteurs – dont la conception architecturale est en cours – près du temple principal pour accueillir des cars de touristes, des boutiques et d’autres équipements ;

(7)  Instauration de mesures juridiques pour l’achat de terrains pour la route de contournement (d’une longueur totale de 4,6 km et dont un tronçon de 2,5 km appartient à 21 propriétaires) ;

(8)  Allocation de fonds du gouvernement central et du Gouvernement de l’Etat pour la conservation des monuments, des levés archéologiques, de la gestion prévisionnelle, etc.

 

La mission de l’UNESCO a été reçue par le Ministre de la culture et du tourisme du gouvernement central, les Ministres de la Culture et du Tourisme de l’Etat, et des hauts fonctionnaires du gouvernement central et de l’Etat du Karnataka. Elle a reçu l’assurance que : le pont réservé aux véhicules ne sera pas achevé avant la fin de la construction de la route de contournement ; les squatters délogés des arcades historiques vont recevoir d’autres boutiques et d’autres logements ; que le plan de gestion de Hampi, en préparation, prendra en compte la faisabilité d’une nouvelle route à grande circulation pour dévier le flux du transit hors de l’aire de patrimoine mondial.

Les autorités ont accepté de réduire la largeur et l’élévation des routes de contournement et de suivre le contour naturel, comme l’avait recommandé la mission de l’UNESCO. Elles ont accueilli avec satisfaction sa participation à la conception du nouveau centre d’accueil des visiteurs. La mission s’est déclarée préoccupée du développement anarchique des villages de Kamalapuran et d’Anegundi, recommandant que l’on planifie l’extension de ces deux localités par une conception architecturale et une réglementation d’urbanisme. La mobilisation de l’important budget pour l’habitat social a été discutée et considérée comme un moyen de réaliser l’extension des villages et de reloger les squatters transférés des zones centrales de monuments. Le financement de l’assistance internationale du Fonds du patrimoine mondial pour cofinancer le plan de gestion de Hampi prendra en considération les besoins intégrés de la région.

Décisions adoptées par le Comité en 2003
27 COM 12.3
Coopération technique en Inde

Inde : Ensemble monumental de Hampi. Élaboration d'un plan de gestion

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Décide d'approuver 75 000 dollars EU soit 28 250 dollars EU sur les fonds de 2003 et 46 750 dollars EU sur les fonds de 2004.

27 COM 7A.23
Ensemble monumental de Hampi (Inde)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant noté les informations fournies par le Centre à la suite de sa mission sur le bien ;

2. Félicite l'Etat partie, en particulier le gouvernement de l'Etat du Karnataka, de l'action concrète réalisée pour mettre en œuvre les mesures correctives de protection du bien du patrimoine mondial ;

3. Approuve la décision de l'État partie de reporter l'achèvement du pont réservé aux véhicules jusqu'à ce que la route de contournement soit construite, et de considérer le pont réservé aux véhicules comme temporaire en attendant la définition d'une solution à long terme dans le cadre du plan de gestion de Hampi ;

4. Souligne l'importance que le gouvernement du Karnataka adopte une réglementation provisoire pour les nouvelles constructions et la rénovation dans l'aire de patrimoine mondial protégée, pour stopper l'urbanisation incontrôlée ;

5. Recommande à l'État partie de créer une unité technique pour seconder le Service de gestion du patrimoine mondial de Hampi et les autorités nationales concernées, pour permettre d'assurer un contrôle de la construction et des services de conseils en conservation à la population ;

6. Encourage l'État partie à tirer parti des subventions pour l'habitat social, le soutien à l'agriculture et l'industrie artisanale, ainsi que des compétences techniques spécialisées pour l'élaboration et le financement du plan de gestion de Hampi, afin de s'assurer qu'il traite les exigences de la conservation et les besoins de développement de la population locale, spécialement des pauvres ;

7. Invite l'État partie à poursuivre son association avec l'UNESCO et les organisations consultatives pour l'élaboration du plan de gestion et l'étude de la conception architecturale du centre d'accueil des visiteurs ;

8. Demande au Centre de redoubler d'efforts de mobilisation du soutien international pour la conservation de Hampi, en particulier pour une infrastructure régionale à grande échelle en vue de soutenir les objectifs de la conservation et du développement durable ;

9. Demande à l'État partie de présenter un rapport d'avancement avant le 1er février 2004 sur les mesures correctives prises, pour examen par le Comité lors de sa 28e session en 2004 ;

10. Décide de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

27 COM 8B.2
Biens maintenus sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-03/27.COM/7A),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Minaret et vestiges archéologiques de Djam, Afghanistan (27 COM 7A.21)
  • Butrint, Albanie (27 COM 7A.26 )
  • Tipasa, Algérie (27 COM 7A.17)
  • Palais royaux d'Abomey, Bénin (27 COM 7A.15)
  • Angkor, Cambodge (27 COM 7A.22)
  • Parc national du Manovo-Gounda St. Floris, République Centrafricaine (27 COM 7A.1)
  • Réserve naturelle intégrale du mont Nimba, Guinée et Côte d'Ivoire (27 COM 7A.4)
  • Parc national des Virunga, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national de la Garamba, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national de Kahuzi-Biega, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Réserve de faune à Okapis, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national de la Salonga, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national Sangay, Equateur (27 COM 7A.13)
  • Abou Mena, Egypte (27 COM 7A.18)
  • Parc national du Simien, Ethiopie (27 COM 7A.3)
  • Réserve de la biosphère Rio Platano, Honduras (27 COM 7A.14)
  • Sanctuaire de faune de Manas, Inde (27 COM 7A.9)
  • Ensemble monumental de Hampi, Inde (27 COM 7A.23) 
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (27 COM 7A.29)
  • Tombouctou, Mali (27 COM 7A.16)
  • Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré, Niger (27 COM 7A.5)
  • Fort de Bahla, Oman (27 COM 7A.19)
  • Fort et jardins de Shalimar à Lahore, Pakistan (27 COM 7A.22)
  • Zone archéologique de Chan Chan, Pérou (27 COM 7A.28)
  • Rizières en terrasses des cordillères des Philippines, Philippines (27 COM 7A.25)
  • Parc national des oiseaux du Djoudj, Sénégal (27 COM 7A.6)
  • Parc national de l'Ichkeul, Tunisie (27 COM 7A.8)
  • Monts Rwenzori, Ouganda (27 COM 7A.7)
  • Parc national des Everglades, États-Unis d'Amérique (27 COM 7A.11)
  • Ville de Zabid, Yémen (27 COM 7A.20)

Projet 27 COM 7 (a) 23

 

« Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant noté les informations fournies par le Centre à la suite de sa mission sur le bien ;

2.  Félicite l’Etat partie, en particulier le gouvernement de l’Etat du Karnataka, de l’action concrète réalisée pour mettre en œuvre les mesures correctives de protection du bien du patrimoine mondial ;

3.  Souligne l’importance de reporter l’achèvement du pont réservé aux véhicules jusqu’à ce que la route de contournement soit construite ; de considérer le pont réservé aux véhicules comme temporaire en attendant la définition d’une solution à long terme dans le cadre du plan de gestion de Hampi ; d’adopter une réglementation provisoire pour les nouvelles constructions et la rénovation dans l’aire de patrimoine mondial protégée pour stopper l’urbanisation incontrôlée ;

4.  Recommande à l’Etat partie de créer une unité technique qui rendrait compte au Service de gestion du patrimoine mondial de Hampi et serait dotée de personnel qualifié et de ressources financières pour permettre un contrôle de la construction et des services de conseils en conservation à la population ; d’assurer une continuité des décideurs de haut niveau du Service de gestion de Hampi malgré la fréquence de rotation des fonctionnaires ;

5.  Encourage l’Etat partie à tirer parti des subventions pour l’habitat social, le soutien à l’agriculture et l’industrie artisanale, ainsi que des compétences techniques spécialisées pour l’élaboration et le financement du plan de gestion de Hampi, afin de s’assurer qu’il traite les exigences de la conservation et les besoins de développement de la population locale, spécialement des pauvres ;

6  . Invite l’Etat partie à poursuivre son association avec l’UNESCO et les organes consultatifs pour l’élaboration du plan de gestion et l’étude de la conception architecturale du centre d’accueil des visiteurs ;

7.  Demande au Centre de redoubler d’efforts de mobilisation du soutien international pour la conservation de Hampi, en particulier pour une infrastructure régionale à grande échelle en vue de soutenir les objectifs de la conservation et du développement durable ;

8 .  Demande à l’Etat partie de présenter un rapport de situation avant le 1er avril 2004 sur les mesures correctives prises, pour examen par le Comité à sa 28e session ;

9.  Décide de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. »

Année du rapport : 2003
Inde
Date d'inscription : 1986
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iii)(iv)
Liste en péril (dates) : 1999-2006
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 27COM (2003)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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