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Réserve de gibier de Selous

République-Unie de Tanzanie
Facteurs affectant le bien en 2013*
  • Activités illégales
  • Exploitation minière
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures hydrauliques
  • Pétrole/gaz
  • Ressources financières
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Réduction des populations d'éléphants

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • braconnage ;
  • réduction des populations d’éléphants ;
  • financement insuffisant ;
  • prospection et exploitation de minerais et d'hydrocarbures ;
  • gestion et développement du tourisme ;
  • projet d'aménagement de barrages potentiel et proposé.
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2013
Demandes approuvées : 3 (de 1984-1999)
Montant total approuvé : 67 980 dollars E.U.
1999 Project Planning Workshop for Strengthening ... (Approuvé)   7 500 dollars E.U.
1987 Equipment for anti-poaching measures at Selous Game ... (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1984 Purchase of a vehicle for Selous Game Reserve (Approuvé)   10 480 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

En février 2013, l’État partie a soumis un bref rapport sur l’état de conservation du bien. Ce rapport offre un apperçu des progrès réalisés dans la mise en œuvre de la désicion 36 COM 7B.5 du Comité mais pas sur celle de la décision 36 COM 8B.43 par laquelle le Comité du patrimoine mondial approuvait la modification des limites de la Réserve de gibier de Selous.

a)   Braconnage

L’État partie rapporte qu’un nouveau programme de lutte contre le braconnage a été mis au point en juillet 2012 et mis en œuvre depuis lors. Il prévoit l’emploi de 40 gardes-chasse permanents supplémentaires et de 150 gardes-chasse temporaires, la réparation des véhicules et des équipements, la réhabilitation des infrastructures et le rétablissement de l’ancien système de patrouille. A cet effet, le gouvernement a rengagé l’ancien directeur du site qui avait fait ses preuves à ce poste. Dans le cadre de sa politique globale pour la protection de la faune, l’État partie met en œuvre un système de Zones de gestion de la faune et des gardes-chasse de villages dans les zones tampon autour de la réserve de Selous. Il rapporte que le nombre d’éléphants tués par des braconniers sur le territoire du bien a beaucoup diminué depuis l’introduction du nouveau programme et note qu’un rapport à ce sujet est en préparation, mais n’apporte pas d’autres informations.

Le centre du patrimoine mondial et l’UICN accueillent favorablement les efforts de l’État partie dans la mise en place de la lutte contre le braconnage et le traitement de la crise du braconnage des éléphants. Ils notent que les résultats récents du projet « Suivi de l’abattage illégal des éléphants » (MIKE), présenté à la COP16 (16e session de la Conférence des parties) de la Convention CITES, montrent clairement une augmentation importante de la proportion d’éléphants abattus illégalement entre 2002 et 2011, avec 64% de toutes les carcasses d’éléphant trouvée en 2011 dues au braconnage. Cela confirme les résultats de l’étude de 2009 sur les éléphants à Selous qui indiquait une diminution de 44% de la population. Ils notent qu’une étude a été entreprise en 2011, que les résultats ne sont pas encore disponibles et qu’il est important que ces données soient mises à la disposition de la communauté scientifiques. Ils considèrent que le rapport mentionné sur le braconnage devrait être soumis au Centre du patrimoine mondial aussitôt que possible et comprendre des données sur les corridors de déplacement de la faune et les zones de dispersion telles que le corridor Selous-Niassa, qui sont essentiels au maintien des valeurs et de l’intégrité du bien, afin de montrer l’impact des mesures de lutte contre le braconnage.

b)   Financement

Le rapport de l’État partie note que la Division faune et flore du gouvernement sera bientôt transformée en un organisme paraétatique, la Tanzania Wildlife Authority (TAWA), qui retiendra le revenu généré par la chasse et l’observation de la faune et remédiera aux difficultés de financement de la réserve de Selous. L’État partie rapporte aussi que le programme de retenue des recettes (Revenue Retention Scheme) est dors et déjà réinstauré.

Le centre du patrimoine mondial et l’UICN se félicitent de la réinstauration du programme de retenue des recettes et de la création prévue de la TAWA, qui devrait apporter une solution durable au problème de financement. Ils notent qu’aucune donnée chiffrée ou pourcentage de retenue des recettes n’est fourni. Ils soulignent que le calendrier de la création de la TAWA reste vague et que le projet de loi n’existe pas encore. Ils considèrent qu’il sera important de mettre en place des processus de gestion des revenus transparents afin de garantir l’efficacité du fonctionnement de la TAWA.

c)   Prospection de minerais et d'hydrocarbures

L’État partie rapporte qu’une exploration minière est en cours dans le secteur sud-ouest du bien, correspondant probablement à la mine d’uranium de la rivière Mkuju, et qu’il n’y a aucune campagne de prospection d’hydrocarbures sur le territoire du bien.

Le centre du patrimoine mondial et l’UICN rappellent que le Comité, à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012) a approuvé de manière très exceptionnelle la modification de limite du bien pour la mine d’uranium de la rivière Mkuju en raison des engagements très sérieux pris à l’époque par l’État partie concernant la conservation, et notent que le Comité demandait à l’État partie de lui soumettre des rapports sur la mise en œuvre d’activités spécifiques telles qu’elles sont précisées dans sa décision 36 COM 8B.43, en particulier :

§  Étendre la réserve en annexant des zones de forêt de valeur afin de garantir la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien,

§  Mettre en œuvre un plan de gestion et de suivi de l’environnement pour le site minier de la rivière Mkuju,

§  Respecter les besoins économiques et sociaux de la population et des ouvriers de la mine d’uranium,

§  Garantir la conformité de l’activité minière et du traitement de l’uranium aux règles de l’Agence internationale de l’énergie atomique,

§  S’assurer que des investisseurs apportent leur contribution financière au bien.

Ils notent qu’un tel rapport n’a pas été soumis par l’État partie.

Le centre du patrimoine mondial et l’UICN notent de plus qu’étant donné l’hydrologie complexe de Selous, la mine d’uranium de la rivière Mkuju, selon sa conception et son mode d’exploitation, pourrait avoir un impact très néfaste sur les bassins hydrologiques de Selous (rivières et eau souterraine) ainsi que sur le braconnage (la mine devrait attirer 1800 ouvriers). Ils notent qu’il est crucial que la société d’exploitation de la mine d’uranium et l’État partie s’assurent que l’évaluation d’impact sur l’environnement (EIE) de la mine soit mise à jour et que les impacts sur la VUE du bien soient évités et étroitement surveillés.

Le 26 octobre 2012, l’organisation allemande Rainforest Rescue a remis au Centre du patrimoine mondial une pétition contre la décision du Comité du patrimoine mondial de modifier les limites du bien. Le Centre du patrimoine mondial a transmis cette information à l’État partie pour commentaires le 8 novembre 2012.

d)   Barrages

Concernant le barrage de la Gorge de Stiegler, le rapport de l’État partie indique qu’aucun avis official n’a été remis au ministère des ressources naturelles et du tourisme concernant des projets d’hydroélectricité sur le territoire du bien et que le ministère tiendra le Comité informé de tout développement.

Le centre du patrimoine mondial et l’UICN notent dans les medias en janvier 2013 que la planification du projet de construction du barrage de la Gorge de Stiegle au centre du bien se poursuit ; qu’un protocole d’accord a été signé entre l’autorité de développement du bassin Rufiji et la société de construction brésilienne Odebrecht et que la proposition de développement du projet a été présentée au gouvernement. Une lettre a été envoyée à l’État partie pour commenter ces informations en avril 2013. Au moment de la rédaction de ce rapport, aucune réponse n’avait été reçue.

Le centre du patrimoine mondial et l’UICN notent que non seulement le projet de barrage inonderait une très grande partie du nord-ouest de la réserve mais qu’il altérerait radicalement l’écologie de la rivière Rufiji et de la plaine fluviale dans le secteur touristique. Cela aurait des conséquences négatives sur les éléments écologiques les plus importants de la réserve et aurait une grave incidence sur la VUE du bien. Ils rappellent que le Comité du patrimoine mondial, dans ses décisions 35 COM 7B.6 et 36 COM 7B.5, exige que toute décision de relancer la construction d’un barrage sur le territoire du bien constituerait un motif clair d’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le centre du patrimoine mondial et l’UICN notent qu’un nouveau barrage avec une centrale hydroélectrique de 700 MW prévue aux chutes de Mnyera (à l’ouest de la réserve) pourrait être une bonne alternative au barrage de la Gorge de Stiegler. Ils recommandent que le Comité du patrimoine mondial demande à l’État partie de mener une analyse comparative sur les solutions de rechange au barrage de la Gorge de Stiegler, dans le contexte d’une Évaluation stratégique de l’environnement (SEA), afin d’évaluer de manière globale des possibilités de construction de barrage moins dommageables pour l’environnement.

Le centre du patrimoine mondial et l’UICN rappellent aussi l’engagement de l’État partie de ne pas entreprendre d’activités de développement dans la réserve de gibier de Selous et sa zone tampon sans avoir obtenu l’approbation du Comité du patrimoine mondial.

L’État partie a confirmé que la nouvelle version du projet de barrage de Kidunda à l’extrémité nord-est de la réserve n’inondera aucune partie du bien. Le centre du patrimoine mondial et l’UICN notent toutefois qu’il n’est pas confirmé que l’inondation de zones clés pour la faune et la flore bordant le bien au nord sera évitée, comme le demandait le Comité (Décision 36 COM 7B.5, paragraphe 7b). Sans ces plaines et terres humides, qui servent de réservoir indispensable pour le pâturage de saison sèche, et qui constituent une zone de village enregistré de gestion de la faune et la flore, les populations de la faune du secteur nord de la réserve ne pourront être maintenues. 

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2013

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent que l’État partie a engagé des mesures de lutte contre la crise du braconnage, en particulier celui des éléphants. Ils notent aussi que la réintroduction du programme de retenue des recettes est une étape majeure dans la bonne direction, en particulier dans la mesure où le calendrier de la mise en service de l’autorité de contrôle de la faune (TAWA) reste encore incertain. Le centre du patrimoine mondial et l’UICN rappellent que la modification exceptionnelle des limites de la zone de la mine d’uranium de Mkuju a été accordée par le Comité sur la base d’un engagement majeur de l’État partie en faveur de la conservation. Toutefois, l’État partie n’a pas fourni de rapport d’avancement de la mise en œuvre de ces engagements (comme le demandait le Comité dans sa décision 36 COM 8B.43). Le centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandaient que le Comité accueille les actions positives entreprise, mais exprime son profond regret que l’État partie n’ait pas soumis le rapport d’avancement requis et demande sa soumission aussitôt que possible.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN notent que la planification et le financement du projet de construction du barrage de la Gorge de Stiegler, qui affecterait gravement la VUE du bien semblent se poursuivre et rappellent que le Comité considérait (Décision 36 COM 7B.5) que tout agrément de construction d’un barrage sur le territoire du bien représenterait un danger évident et certain pour la VUE du bien, conformément au Paragraphe 180 des Orientations, et constituerait un motif clair d’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Ils recommandent que le Comité du patrimoine mondial exige un engagement clair de la part de l’État partie de ne pas poursuivre le projet de barrage de la Gorge de Stiegler étant donné son incompatibilité avec le classement du bien au patrimoine mondial.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN recommandent aussi que, étant donné les multiples problèmes de conservation qui affectent le bien, le Comité engage vivement l’État partie à entreprendre une évaluation stratégique de l’environnement (SEA) afin d’identifier globalement les effets cumulatifs des développements prévus sur le territoire du bien, ainsi que dans les corridors de déplacement et les zones de dispersion de la faune qui sont essentiels au maintien des valeurs et de l’intégrité du bien. Une SEA devrait agir comme un outil de gestion prospectif permettant à l’État partie d’identifier et d’évaluer des solutions de développement moins dommageables pour l’environnement et prévoir des mesures d’atténuation des effets adverses afin de maintenir la VUE de Selous pour les générations futures. 

Décisions adoptées par le Comité en 2013
37 COM 7B.7
Réserve de gibier de Selous (République-Unie de Tanzanie) (N 199bis)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B,

2.  Rappelant les décisions 36 COM 7B.5 et 36 COM 8B.43 adoptées à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Accueille favorablement les mesures de lutte contre le braconnage initiées par l’État partie ainsi que la réinstauration du programme de retenue des recettes et demande à l’État partie de soumettre aussitôt que possible un rapport sur l’efficacité des mesures;

4.  Prend note du fait qu’aucun avis official n’a été remis au ministère des ressources naturelles et du tourisme concernant des projets d’hydroélectricité sur le territoire du bien et note avec inquiétude que, selon les informations, la planification du projet de construction du barrage de la Gorge de Stiegler se poursuit et qu’une proposition pour le développement du projet a été présentée au gouvernement ;

5.  Réitère sa grande préoccupation selon laquelle le projet de barrage de la Gorge de Stiegler pourrait sérieusement affecter la valeur universelle exceptionnelle du bien et prie l’État partie de respecter son engagement de ne pas entreprendre des activités de développement au sein de la Réserve de gibier de Selous et dans sa zone tampon avant l’accord du Comité du patrimoine mondial, en accord avec le Paragraphe 172 des Orientations  ;

6.  Prie également l’État partie de mettre en œuvre les recommandations de la mission de suivi réactif de 2010 ainsi que son engagement en faveur de la conservation concernant la modification mineure de limite accordée pour la mine d’uranium de Mkuju, comme le demandait la décision 36 COM 8B.43 par l’ajout de zones de forêts de valeur et à finaliser la compensation de territoire conformément aux procédures légales du pays, y compris la publication au journal officiel ;

7.  Demande également à l’État partie d’entreprendre une évaluation stratégique de l’environnement afin d’identifier globalement les effets cumulatifs des développements, évaluer les solutions de rechange les moins dommageables et prévoir des mesures d’atténuation des dommages selon les cas : exploitation minière, énergie, agriculture et infrastructures associées, telles que la construction de routes dans le bien ainsi que dans les corridors de déplacement et les zones de dispersion de la faune qui sont indispensables au maintien de la valeur universelle exceptionnelle et de l’intégrité du bien ;

8.  Demande en outre à l’État partie d’inviter une mission réactive conjointe du Centre du patrimoine mondial / UICN à visiter le bien afin d’évaluer l’état de conservation de la Réserve de gibier de Selous - notamment l’impact du braconnage des éléphants, la gestion de l’impact de la mine d’uranium de Mkuju adjacente au bien, le statut des projets des barrages de Kidunda et de la Gorge de Stiegler - ainsi que mettre en œuvre des recommandations de la mission de suivi de 2010 ;

9.  Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport d’étape sur l’application de ce qui précède, ainsi qu’un rapport d’état sur la mise en œuvre de la décision 36 COM 8B.43 , pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e saison en 2014, en vue de prendre en considération, dans le cas de la confirmation d’un danger potentiel ou certain, l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Projet de décision :  37 COM 7B.7

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B,

2.  Rappelant les décisons 36 COM 7B.5 et 36 COM 8B.43 adoptées à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Regrette vivement que l’État partie n’ait pas fourni de rapport d’étape sur la mise en œuvre de ses engagements en faveur de la conservation concernant la modification mineure de limite accordé pour la mine d’uranium de Mkuju, comme le demandait la décision 36 COM 8B.43, etdemande instamment à l’État partie de mettre en œuvre les engagements pris et de soumettre immédiatement ce rapport ;

4.  Accueille favorablement les mesures de lutte contre le braconnage initiées par l’État partie ainsi que la réinstauration du programme de retenue des recettes et demande à l’État partie de soumettre aussitôt que possible un rapport sur l’efficacité des mesures et de fournir un calendrier clair de la création de la Tanzania Wildlife Authority (TAWA) ;

5.  Prend note du fait qu’aucun avis official n’a été remis au ministère des ressources naturelles et du tourisme concernant des projets d’hydroélectricité sur le territoire du bien et note avec inquiétude que, selon les informations, la planification du projet de construction du barrage de la Gorge de Stiegler se poursuit et qu’une proposition pour le développement du projet a été présentée au gouvernement ;

6.  Réitère sa position selon laquelle l’approbation de la construction d’un barrage sur le territoire du bien constituerait un motif clair d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril, conformément au Paragraphe 180 des Orientations, et prie instamment l’État partie de fournir un engagement clair de ne pas développer le projet de barrage de la Gorge de Stiegler étant donné qu’il est incompatible avec le classement du bien au patrimoine mondial.

7.  Prie aussi instamment l’État partie de mettre en œuvre les recommandations de la mission de suivi réactif de 2010 ainsi que son engagement relatif à l’exclusion de la mine d’uranium de Mkuju compensé par l’ajout de zones de forêts de valeur et à finaliser la compensation de territoire conformément aux procédures légales du pays, y compris la publication au journal officiel ;

8.  Demande également à l’État partie d’entreprendre une évaluation stratégique de l’environnement afin d’identifier globalement les effets cumulatifs des développements, évaluer les solutions de rechange les moins dommageables et prévoir des mesures d’atténuation des dommages selon les cas : exploitation minière, énergie, agriculture et infrastructures associées, telles que la construction de routes dans le bien ainsi que dans les corridors de déplacement et les zones de dispersion de la faune qui sont indispensables au maintien de la valeur universelle exceptionnelle et de l’intégrité du bien ;

9.  Demande en outre à l’État partie d’inviter une mission réactive conjointe du Centre du patrimoine mondial / UICN à visiter le bien afin d’évaluer l’état de conservation de la Réserve de gibier de Selous - notamment l’impact du braconnage des éléphants, la gestion de l’impact de la mine d’uranium de Mkuju adjacente au bien, le statut des projets des barrages de Kidunda et de la Gorge de Stiegler - ainsi que mettre en œuvre des recommandations de la mission de suivi de 2010 ;

10.  Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport d’étape sur l’application de ce qui précède, ainsi qu’un rapport d’état sur la mise en œuvre de la décision36 COM 8B.43, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e saison en 2014, en vue de considérer, dans le cas de la confirmation d’un danger potentiel ou certain, l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Année du rapport : 2013
République-Unie de Tanzanie
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Liste en péril (dates) : 2014-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 37COM (2013)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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