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Parc national de la Comoé

Côte d'Ivoire
Facteurs affectant le bien en 2005*
  • Activités illégales
  • Chasse de subsistance
  • Guerre
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Production de semences
  • Troubles civils
  • Autres menaces :

    diminution de la protection

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Conflit et instabilité politique, braconnage et chasse non réglementée, diminution de la protection, activité humaine, pression de l’agriculture

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2005
Demandes approuvées : 3 (de 1988-1999)
Montant total approuvé : 97 000 dollars E.U.
1999 Strengthening the Protection of the Comoe National Park (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
1993 Purchase of an all-terrain vehicle for Comoe National ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1988 Purchase of a vehicle for Comoe National Park (Approuvé)   17 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2005**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

Un rapport a été reçu de l’Etat partie en date du 6 janvier 2005. Ce rapport indique que seul le secteur Sud du parc, soit 20 % de la surface totale, est contrôlé par le gouvernement ; 15 % sont situés dans la « zone de confiance » démilitarisée qui sépare les troupes loyalistes gouvernementales des forces rebelles et les 65 % restants sont placés sous le contrôle des rebelles. Du fait de l’insécurité dans les aires contrôlées par les rebelles, les personnels du parc basés à Bouna, Dabakala, Kong, Nassian et Téhini ont abandonné leurs postes, les bureaux et les ponts ont été endommagés et l’équipement des patrouilles et des surveillants a été pillé.

L’Etat partie précise que le service de gestion du parc, en collaboration avec le WWF, a effectué une mission du 21 au 24 juillet 2004 pour examiner la situation sur le terrain. Cette mission a noté des signes d’évolution encourageants quant à l’état de conservation du bien et a affirmé que la population locale avait négocié avec les rebelles afin d’assurer la protection du parc et de la zone de biodiversité de Geprenaf qui sert de zone tampon. Aucune déforestation n’a été observée dans l’ensemble du bien, hormis quelques exploitations forestières clandestines dans des coins isolés près de trois villages à la lisière sud-ouest du parc et l’exploitation de galeries forestières entre la zone de biodiversité de Geprenaf et la Comoé. L’Etat partie note également un nombre inférieur d’incendies comparé aux années précédentes, grâce aux efforts d’une ONG locale. Le rapport ne donne aucune information sur l’état des populations naturelles du bien et signale qu’en raison de la prolifération des armes qui entrent dans le pays, il risque d’y avoir une résurgence du braconnage.

L’Etat partie indique la création, depuis février 2002, d’une structure de gestion autonome du parc, l’Office des Parcs nationaux et Réserves naturelles (OIPR), et d’une Fondation pour le financement durable des parcs et réserves naturelles. L’OIPR a commencé à recruter du personnel pour l’ensemble du système d’aires protégées, dont les trois biens du patrimoine mondial. Un directeur a été nommé à la tête du Parc national de la Comoé et de nouveaux personnels ont été recrutés pour le secteur Sud sous contrôle gouvernemental. Il est précisé qu’un rapport sur la situation dans le sud du parc et un programme annuel d’activités ont été présentés par la suite au Directeur général de l’OIPR, mais le rapport n’a pas été communiqué au Centre du patrimoine mondial ni à l’UICN. Le remplacement de l’équipement des patrouilles et des surveillants est en cours, de même que la reconstruction des bureaux et des logements. L’Etat partie note que des fonds supplémentaires sont nécessaires pour ces activités.

Le Centre du patrimoine mondial et l’UICN observent que le rapport de l’Etat partie donne des indications utiles sur l’état actuel du bien mais qu’il ne permet pas de mesurer l’impact du conflit sur son intégrité, comme l’a demandé le Comité à sa 28e session (Suzhou, 2004). Il est clair qu’en l’absence de contrôle total du parc et de continuité des opérations régulières de suivi et de patrouille, il est difficile de confirmer l’impact sur la flore et la faune du bien.

Malheureusement le Centre du patrimoine mondial et l’UICN n’ont pas pu effectuer la mission envisagée, comme l’avait demandé le Comité à sa 28e session (Suzhou, 2004), en raison de l’instabilité dans la région. Cette mission se fera en consultation avec l’Etat partie dès que les conditions de sécurité le permettront, afin de mesurer pleinement les impacts de l’état de crise actuel.

Décisions adoptées par le Comité en 2005
29 COM 7A.2
Parc national de la Comoé (Côte d'Ivoire)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant la décision 28 COM 15A.2 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Félicite l’État partie de la Côte d’Ivoire d’avoir présenté un rapport sur la situation qui règne actuellement dans le Parc national de la Comoé;

4. Note avec beaucoup d’inquiétude que seuls 20% du bien sont à l’heure actuelle sous le contrôle direct de l’État partie et demande instamment à toutes les parties engagées dans le conflit d’assurer la conservation du bien ;

5. Reconnaît la mobilisation de la population locale en faveur de la conservation du bien;

6. Regrette que la mission de suivi demandée n’ait pas pu avoir lieu et recommande au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN d’entreprendre cette mission dès que les conditions de sécurité le permettront ;

7. Demande à l’État partie de soumettre, avant le 1er février 2006, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien pour examen par le Comité à sa 30e session (Vilnius, 2006) ;

8. Décide de maintenir le Parc national de la Comoé (Côte d’Ivoire) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Projet de décision : 29 COM 7A.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7A,

2. Rappelant sa décision 28 COM 15A.2 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Félicite l’Etat partie d’avoir fourni un rapport sur la situation qui règne actuellement dans le Parc national de la Comoé ;

4. Note avec beaucoup d’inquiétude que seuls 20 % du bien sont à l’heure actuelle sous le contrôle direct de l’Etat partie et demande instamment à toutes les parties engagées dans le conflit d’assurer la conservation du bien ;

5. Regrette que la mission de suivi demandée n’ait pas pu avoir lieu et recommande au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN d’entreprendre cette mission dès que les conditions de sécurité le permettront ;

6. Demande à l’Etat partie de soumettre avant le 1er février 2006 un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien pour examen par le Comité à sa 30e session en 2006 ;

7. Décide de maintenir le Parc national de la Comoé sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Année du rapport : 2005
Côte d'Ivoire
Date d'inscription : 1983
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Liste en péril (dates) : 2003-2017
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 29COM (2005)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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