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Zones archéologiques de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata

Archaeological Areas of Pompei, Herculaneum and Torre Annunziata

When Vesuvius erupted on 24 August AD 79, it engulfed the two flourishing Roman towns of Pompei and Herculaneum, as well as the many wealthy villas in the area. These have been progressively excavated and made accessible to the public since the mid-18th century. The vast expanse of the commercial town of Pompei contrasts with the smaller but better-preserved remains of the holiday resort of Herculaneum, while the superb wall paintings of the Villa Oplontis at Torre Annunziata give a vivid impression of the opulent lifestyle enjoyed by the wealthier citizens of the Early Roman Empire.

La description est disponible sous licence CC-BY-SA IGO 3.0

Zones archéologiques de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata

L’éruption du Vésuve, le 24 août de l’an 79, a enseveli les deux villes romaines florissantes de Pompéi et d’Herculanum ainsi que nombre de riches maisons de la région. Depuis le milieu du XVIIIe siècle, elles sont progressivement mises au jour et rendues accessibles au public. La vaste étendue de la ville commerciale de Pompéi contraste avec les vestiges plus restreints mais mieux préservés de la cité résidentielle de détente d’Herculanum, tandis que les superbes peintures murales de la villa Oplontis de Torre Annunziata donnent un témoignage très vivant du mode de vie opulent des citoyens les plus riches des débuts de l’Empire romain.

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المناطق الأثرية في بومبي، هركولانيوم وتورّي أنّونزياتا

أدّى انفجار بركان فيزوفو في 24 آب/أغسطس من العام 79 إلى طمر مدينتي بومبي وهركولانيوم الرومانيتين المزدهرتين وكذلك عدد من المنازل الغنية في المنطقة. ومنذ منتصف القرن الثامن عشر، كُشفت تلك الآثار تدريجًا وأصبح الوصول إليها ممكنًا. كما أن المساحة الواسعة من مدينة بومبي التجارية تشكل تناقضًا مع الآثار الأقل عددًا ولكن المحفوظة أكثر للمدينة السكنية هركولانيوم، بينما تعطي الرسوم الجدارية الرائعة لفِلاّ أُبلونتيس في تورّي أنّونزياتا شهادة حيّة جدًا على نمط الحياة المترف للمواطنين الأكثر غنى في بدايات الامبراطورية الرومانية.

source: UNESCO/ERI
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庞培、赫库兰尼姆和托雷安农齐亚塔考古区

公元79年8月24日维苏威火山的爆发,吞没了两个繁盛的罗马城市:庞培和赫库兰尼姆以及那个地区的许多富家别墅。从18世纪中叶始,被掩埋的一切都逐渐挖掘出来并向公众公开开放。庞培商业城的广阔,与规模不大却保存完好的赫库兰尼姆假日胜地相得益彰,而托雷安农齐亚塔的奥普隆蒂斯别墅的壮丽壁画,呈现给我们一幅早期罗马帝国富裕的市民生活方式的生动画面。

source: UNESCO/ERI
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Археологические зоны - Помпеи, Геркуланум и Торре-Аннунциата

После извержения Везувия 24 августа 79 г. два процветающих древнеримских города Помпеи и Геркуланум, вместе со многими богатыми виллами в окрестностях, были погребены под пеплом. Они были постепенно раскопаны и стали доступны для обозрения с середины XVIII в. Большие размеры торгового города Помпеи контрастируют с меньшими, но лучше сохранившимися руинами курорта Геркуланум, в то время как превосходные настенные росписи виллы Оплонтис в Торре-Аннунциата дают яркое представление о богатом образе жизни, которым наслаждались состоятельные граждане ранней Римской империи.

source: UNESCO/ERI
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Zonas arqueológicas de Pompeya, Herculano y la Torre Annunziate

La erupción del Vesubio ocurrida el 24 de agosto del año 79 sepultó las dos florecientes ciudades romanas de Pompeya y Herculano, así como numerosas mansiones de las comarcas circundantes. Desde mediados del siglo XVIII se empezaron a desenterrar sus ruinas paulatinamente y se hicieron accesibles al público. La vasta extensión ocupada por los restos de ciudad mercantil de Pompeya contrasta con el espacio más reducido de los vestigios, mejor conservados, de la ciudad residencial de Herculano. Las soberbias pinturas murales de la Villa Oplontis, situada en Torre Annunziata, son un vívido testimonio de la vida opulenta de los ciudadanos romanos más pudientes en los primeros años de la Roma imperial.

source: UNESCO/ERI
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ポンペイ、エルコラーノ及びトッレ・アヌンツィアータの遺跡地域
紀元79年8月24日のヴェスヴィオ山噴火によって、繁栄していたポンペイやヘルクラーヌム(現エルコラーノ)、周辺の多くの豊かな都市が廃虚と化した。18世紀中頃以来発掘が進み、残るは現在約2割程度。トッレ・アヌンツィアータのヴィラ・オプロンティスの華麗な壁画は、初期ローマ帝国市民の富欲な生活様式を鮮明に伝えている。

source: NFUAJ

Archeologische gebieden van Pompeii, Herculaneum en Torre Annunziata

Toen de vulkaan Vesuvius uitbarstte op 24 augustus in het jaar 79, overspoelde het de twee bloeiende Romeinse steden Pompeii en Herculaneum met lava, evenals de vele rijke villa's in het gebied. De laatste zijn geleidelijk opgegraven en toegankelijk gemaakt voor het publiek vanaf het midden van de 18e eeuw. De enorme uitgestrektheid van de commerciële stad Pompeii staat in schril contrast met de kleinere maar beter bewaard gebleven resten van het vakantieoord Herculaneum. De prachtige muurschilderingen van Villa Oplontis in Torre Annunziata geven een levendige indruk van de overvloedige levensstijl van de rijkere burgers van het vroege Romeinse Rijk.

Source : unesco.nl

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Pompéi © Juan Frias-Velatti
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

Le bien du patrimoine mondial comprend trois zones archéologiques : les villes anciennes de Pompéi et d’Herculanum, ainsi que la Villa des Mystères (à l’ouest de Pompéi), la Villa des Papyrus (à l’ouest d’Herculanum), la Villa A (Villa de Poppæa) et la Villa B (Villa de Lucius Crassius Tertius) à Torre Annunziata. La vaste étendue de la ville commerciale de Pompéi contraste avec les vestiges plus restreints mais mieux préservés de la plus petite cité d’Herculanum, tandis que la Villa A de Torre Annunziata apporte un témoignage très vivant du mode de vie opulent des citoyens les plus fortunés au début de l’Empire romain.

Lorsque le Vésuve entra en éruption en 79 après J.-C., il ensevelit les deux villes romaines florissantes de Pompéi et Herculanum, ainsi que les nombreuses villas cossues de la campagne environnante. Pompéi se trouva quasiment engloutie sous une épaisse couche de cendres volcaniques et de lapilli, tandis qu’Herculanum disparut sous des coulées pyroclastiques et nuées ardentes. Ces sites ont été progressivement fouillés et rendus accessibles au public depuis le milieu du XVIIIe siècle. Toutefois, dans le cas d’Herculanum, de nombreuses parties de l’ancienne cité sont encore ensevelies sous la ville actuelle et ont uniquement été explorées et étudiées grâce au réseau de tunnels du XVIIIe siècle qui retenait l’attention des voyageurs du Grand Tour et qui permet encore aujourd’hui d’accéder à l’ancien théâtre souterrain d’Herculanum. La plupart de ces zones ne sont pas incluses actuellement dans le bien du patrimoine mondial.

Avec ses bâtiments bien conservés dans un secteur fouillé de 44 ha, Pompéi est le seul site archéologique au monde qui offre la vision complète d’une ancienne cité romaine. Le forum principal est flanqué de plusieurs édifices publics imposants, tels que le Capitole, la basilique et les temples ;  il y a aussi beaucoup de thermes publics, deux théâtres et un amphithéâtre à l’intérieur même de la ville.

Plusieurs impressionnants édifices publics sont bien conservés à Herculanum, comme la spacieuse palaestra à laquelle on accède par un immense porche, deux ensembles de thermes publics, dont l'un (Thermae Central) est monumental et décoré de façon vivante, le Collège des Prêtres d’Auguste et un théâtre de forme classique. La Villa des Papyrus, à l’extérieur des remparts, est une opulente résidence. La ville se distingue aussi par ses échoppes présentées dans leur intégralité, et contenant encore des objets tels que d’énormes jarres de vin.

Le niveau de préservation des quartiers urbains et du front de mer d’Herculanum est plus élevé au vu de l’excellent état de conservation des étages supérieurs grâce au matériel pyroclastique ayant submergé la ville. Les hautes températures eurent souvent pour effet de carboniser la matière organique, amenant ainsi à découvrir des objets du quotidien (denrées alimentaires, éléments architecturaux, mobilier en bois) exceptionnellement bien conservés.  

Pompéi et Herculanum sont réputées pour leur remarquable série d’habitations et de bâtiments commerciaux alignés le long de rues bien pavées. La configuration la plus ancienne est la maison à atrium, entièrement tournée vers l’intérieur, avec une cour centrale : la Maison du Chirurgien à Pompéi en est un bon exemple. Sous des influences hellénistiques, ce type de maison a été agrandi et décoré de colonnes et d'arcades et équipé de grandes pièces de représentation. Sous sa forme la plus élaborée, ce type de maison romaine répandu dans les villes à travers l’Empire, prit l’allure d’un véritable manoir richement décoré, avec un grand nombre de pièces, dont la Maison du Faune et la Maison des Amants chastes sont des exemples saisissants.

Les villas suburbaines de la région vésuvienne sont peut-être même plus exceptionnelles par l’envergure de leurs bâtiments et de leurs terrains, ainsi que leurs somptueux décors. La Villa des Mystères, énorme résidence juste à l’extérieur des murs de Pompéi, était à l’origine une modeste demeure construite au IIIe siècle avant J.-C., qui doit son nom aux remarquables peintures murales du triclinium décrivant les rites initiatiques (« mystères ») du culte de Dionysos.

Les deux villas de Torre Annunziata sont d’extraordinaires exemples de résidences suburbaines dans la campagne proche de Pompéi. La Villa A, du nom de « Poppaea », est une immense résidence de bord de mer bâtie au milieu du Ier siècle avant J.-C., agrandie sous l’Empire et en restauration au moment de l’éruption. Elle doit surtout sa réputation à la splendeur de ses peintures murales bien conservées, figurant parmi les plus beaux exemples de la peinture romaine, avec ses superbes fresques illusionnistes de portes, colonnades ou vues de jardins peintes en trompe-l’œil. D’autre part, la Villa B offre une parfaite illustration de la « villa rustiqua » où l’agencement des pièces et des espaces se prêtait aux activités de marché telles que l’entreposage d’amphores ou encore le commerce de produits locaux, en particulier du vin.

Ces habitations subirent de nombreuses transformations au fil du temps pour s’adapter aux changements de situation des propriétaires contraints faire des réparations et des aménagements en réponse aux phénomènes sismiques qui conduisirent à l’éruption de 79 après J.-C., reflétant ainsi la vie d’une communauté confrontée à un bouleversement environnemental et économique.

Une caractéristique singulière de Pompéi est la profusion de graffiti sur les murs. Une élection était imminente lors de l’éruption et il y avait d’innombrables slogans politiques griffonnés sur les murs, ainsi que d’autres inscriptions d’ordre plus personnel, souvent diffamatoires. À Herculanum, les dépôts volcaniques ont préservé des centaines de tablettes de cire, dont certaines conservent des documents juridiques. Plus de 1 800 rouleaux de papyrus contenant des textes philosophiques grecs ont également été découverts dans la Villa des Papyrus.

Le large éventail de sources littéraires disponibles à Pompéi et Herculanum donne une image des dernières décennies de ces anciennes villes peuplées de communautés socialement complexes et dynamiques, représentant un témoignage exceptionnel sur les modes de vie typiques de la société romaine au Ier siècle après J.-C. et sur l’importance des textes dans la sphère politique et privée.

D’autres sources importantes de preuves archéologiques sont les restes humains de ceux qui ont trouvé la mort dans l’éruption. Pompéi fut témoin d’une première expérimentation archéologique  qui consista à couler du plâtre dans les vides trouvés dans la matière volcanique, permettant ainsi de faire les moulages des formes de victimes humaines et animales et d’autres matières organiques. D’autre part, il y eut la découverte de quelque 300 squelettes le long de l’ancienne côte d’Herculanum. L’étude de ces échantillons représentatifs de victimes retrouvées dans les villes donne des informations sur leur état de santé, leur mode de vie et leur mort,  et la possibilité de comparer les deux ensembles de données. Les moulages sont en eux-mêmes des ressources d’autant plus importantes qu’ils contiennent des ossements et des preuves de la pratique archéologique des XIXe et XXe siècles.

Un autre héritage appréciable du XXe siècle est la présentation d’Herculanum au public comme un « musée de plein air », peut-être le premier du genre en Europe, avec des bâtiments reconstruits d’après les preuves archéologiques, et des expositions d’objets originaux à l’intérieur du site archéologique. Ce concept de musée à ciel ouvert avait déjà été adopté dans certains édifices de Pompéi comme un moyen de communiquer le sens des anciens espaces à la fin du XIXe siècle.

Les vestiges impressionnants des villes de Pompéi et Herculanum et leurs villas associées, détruites et cependant préservées par le mont Vésuve, donnent comme nulle part ailleurs dans le monde une image forte et exhaustive de la société et de la vie quotidienne à un moment précis du passé. La redécouverte et l’histoire de ces lieux en tant que sites archéologiques continuent de captiver l’imagination collective au fil des siècles, en même temps qu’elles façonnent les pratiques de l’archéologie, l’histoire de l’art, la conservation et l’interprétation en Europe et au-delà.

Critère (iii) : Pompéi et Herculanum sont les seules villes romaines dont les ruines sont préservées d’une manière aussi exceptionnelle, et dont l’intégrité et l’étendue n’ont pas leur pareil dans le monde. Les villas de Torre Annunziata abritent les peintures murales les mieux conservées de l’époque romaine.

Critère (iv) : Les sites de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata offrent une illustration complète de la vie romaine du Ier siècle avant J.-C. au Ier siècle après J.-C. à travers les aspects urbains, architecturaux, décoratifs et du quotidien qui ont été préservés. La Villa A située à Torre Annunziata est l’exemple le plus significatif d’une villa suburbaine de l’époque romaine.

Critère (v) : Les sites de Pompéi, Herculanum et Torre Annunziata sont d’éminents exemples d’établissements romains urbains et suburbains. Ils donnent aussi une image complète et éclatante de la vie romaine à un moment précis : l’éruption du Vésuve en 79 après J.-C.

Intégrité 

Le bien inscrit couvre une surface de 98 ha, avec une zone tampon de 24 ha en cours de révision. Du fait des éruptions, l’intégralité et l’étendue des vestiges archéologiques sont sans équivalent dans le monde. Les trois parties du bien sont d’une taille suffisante pour contenir les attributs qui expriment sa valeur universelle exceptionnelle, sauf à Herculanum où l’intégrité du bien se trouverait renforcée, grâce à une modification mineure de limites, par l’inclusion du théâtre et de la majeure partie de l’ancienne ville avec ses plus grands monuments publics toujours enfouis sous l’actuelle Ercolano et seulement connus à travers les tunnels du XVIIIe siècle.

Les éléments individuels et l’ancien tissu urbain sont dans un bon état général et le plan, les structures et l’environnement de la ville par rapport au Vésuve sont encore suffisamment intacts. Certaines structures risquent de s’effondrer ou de perdre des éléments décoratifs compte tenu du niveau de décomposition active dans les sites archéologiques de cette taille et de cette nature où l’infrastructure urbaine d’origine (drainage, couverture, etc.) ne peut être que partiellement réinstallée. Un bien avec autant de ruines exposées exigera toujours un entretien constant et permanent.

Authenticité

Depuis les premières découvertes, des travaux de fouille, conservation, consolidation, restauration et maintenance ont été exécutés avec une intensité variable sur ces remarquables vestiges. Les sites montrent l’évolution des pratiques archéologiques, des techniques de conservation et des modes de présentation au cours des deux siècles derniers. Le degré de reconstruction et l’usage de matériaux, comme le béton et l’acier, dans les travaux de restauration avant les années 1980 seraient soumis aujourd’hui à une approche différente. Des techniques et des matériaux plus résistants ont été progressivement introduits. On peut cependant avancer le fait que ces premières restaurations sont investies, dans certains cas, d’une histoire qui leur est propre, qu’il convient de sauvegarder lorsqu’elles contribuent à la cohérence globale à l’échelle de la ville, comme dans le cas du musée à ciel ouvert d’Amedeo Maiuri à Herculanum, à son apogée dans les années 1950.

Une évolution générale dans les approches de conservation au XXIe siècle privilégie l’authenticité ; au lieu de se concentrer sur des bâtiments individuels, les campagnes de conservation portent sur des quartiers entiers des villes antiques, consistant en une ou plusieurs insulae, ce qui permet d’obtenir une plus grande homogénéité et une meilleure coordination.

Malgré la nature et la qualité des premiers travaux de restauration et de reconstruction, le degré d’authenticité des éléments individuels et tout l’ancien tissu urbain et suburbain est très élevé. 

Éléments requis en matière de protection et de gestion

Le bien était protégé par les dispositions de la Loi N°1089/1939 et, depuis 2004, par le décret de Loi N° 42/2004 (« Code du patrimoine culturel et du paysage »). Le périmètre du site de Pompéi est protégé par le Décret du 10 juin 1929. La législation environnementale sous forme du Décret N° 42/2004 a étendu cette protection à un plus vaste territoire. Toutes les constructions et les travaux de fouilles entrepris dans les villes modernes autour des sites doivent recevoir l’accord des autorités compétentes en charge du patrimoine.

À Herculanum, où une grande partie de la cité antique s’étend sous la ville moderne, une protection supplémentaire est offerte par des restrictions au développement de la zone à haut risque du mont Vésuve et des plans territoriaux plus larges au niveau régional.

Le parc national du Vésuve garantit également des niveaux de protection supplémentaires pour l’ensemble du secteur, tandis que la désignation MAB Réserve de biosphère fournit un cadre propre à améliorer la coordination.

Les 3 composantes du bien sont propriété de l’État et sont gérées, avec leurs abords immédiats, par le parc archéologique de Pompéi (qui assure également la surveillance des villas de Torre Annunziata) et le parc archéologique d’Herculanum, deux entités autonomes récemment créées dans le cadre d’une plus vaste réforme ministérielle qui cherche à rapprocher la prise de décision des sites proprement dits.

Ces autorités locales chargées du patrimoine emploient du personnel technique/scientifique (archéologues, architectes, restaurateurs), de sécurité et de réception. Le nombre annuel de visiteurs sur les sites dépasse les deux millions et demi (dont la moitié serait des touristes étrangers).

Un grand partenariat public-privé, appelé « Projet de conservation d’Herculanum », définit la conservation, la gestion et la mise en valeur du site d’Herculanum depuis 2001. Le « Grande Progetto Pompei », lancé avec l’Union européenne en 2012 sur une durée d’environ cinq ans, a, entre autres, permis de stabiliser et de conserver les bâtiments dans les zones de Pompéi à très haut risque.

Un nouveau plan de gestion a été soumis au Centre du patrimoine mondial pour révision en 2014. L’élaboration de ce plan de gestion s’est déjà avérée comme un outil important pour l’identification et la mise en œuvre des dispositions qui encadrent et contrôlent le développement dans l’environnement des éléments du bien, ajouté aux mesures existantes. L’accent croissant mis sur une méthode de planification de la gestion, à Herculanum aussi, aidera à intégrer des programmes de gestion, de conservation et d’entretien dans les trois composantes du bien. Cela est primordial pour réduire les causes de dégradation, permettre au public d’utiliser et de profiter au mieux du bien, garantir la gestion des risques et conférer à ces sites un rôle constructif dans le développement durable de l’ensemble de la région du Vésuve.