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Centre historique de Boukhara

Ouzbékistan
Facteurs affectant le bien en 2010*
  • Activités de gestion
  • Déchets solides
  • Effets liés à l’utilisation des Infrastructures de transport
  • Pollution atmosphérique
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2010
Demandes approuvées : 2 (de 1995-2002)
Montant total approuvé : 71 960 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2010

En 2009, dans le cadre d’une mission de suivi réactif sur le site du patrimoine mondial de Samarkand, le Directeur du Centre du patrimoine mondial a eu la possibilité de visiter la ville de Boukhara et de parler de son état de conservation avec les autorités locales. Le 4 janvier 2010, le Centre du patrimoine mondial a reçu un rapport technique commandé par le Bureau de l’UNESCO de Tachkent, intitulé « Création du plan de gestion pour la Ville historique de Boukhara » et concernant principalement le quartier Khodja Zaynuddin, dans le Centre historique de Boukhara. Bien qu’il ne couvre qu’un quartier du Centre historique de la ville, ce rapport détaillé contient plusieurs informations et observations d’un grand intérêt pour la conservation de l’ensemble du bien du patrimoine mondial et a été préparé en coopération et consultation étroites avec le Comité des monuments de l’Ouzbékistan. Le rapport met le doigt sur plusieurs problèmes qui ont des répercussions négatives sur le bien du patrimoine mondial, à savoir :

a) l’absence d'un plan de conservation et de gestion digne de ce nom ;

b) récente construction d’un hôtel, qui risque de nuire à l’intégrité du bien ;

c) l’intensité du trafic, la pollution et la mauvaise qualité du réseau d’égout ;

d) l’emploi de matériaux et méthodes de construction modernes (principalement de la brique cuite et du ciment à la place de l’architecture traditionnelle en terre et à colombage) ;

e) l’état de conservation variable des monuments.

Sur la base de ce rapport et parce que Boukhara n’a pas fait l’objet, depuis son inscription en 1993, d’un rapport sur l’état de conservation à soumettre au Comité, le Centre du patrimoine mondial a demandé en février 2010 à l’État partie ses commentaires et des informations complémentaires.

Le 12 mars 2010, un rapport détaillé sur la conservation et la préservation de la Ville historique de Boukhara a été soumis par l’Etat partie, accompagné de plusieurs autres documents, notamment : « Rapport : situation des objets du patrimoine mondial en termes de sécurité », « Suggestion de projet pour la conservation et la restauration des remparts de la ville de Boukhara », « Programme national de conservation, restauration et utilisation du patrimoine culturel de la ville de Boukhara à l’horizon 2020 (en russe) » et « Amendement de la loi relative à la protection du patrimoine culturel d’Ouzbékistan (en russe) ».

Le rapport de l’Etat partie contient un résumé des projets et activités – passés et en cours - liés à la conservation de Boukhara. Il met en particulier l’accent sur le « Programme national » susmentionné qui, selon l’Etat partie, en est actuellement au stade de l’approbation par le Conseil des ministres. Ce programme, dont certaines activités ont apparemment déjà commencé, se déroulera en deux étapes pour un montant total d’environ 20 millions de dollars EU et prévoit la mise en place d’un SIG. Il a pour but de développer le tourisme culturel et de permettre un développement durable par la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel, notamment la poursuite d’un vaste projet de réhabilitation des remparts de la ville. Il devrait assurer des emplois à environ 4 000 personnes et augmenter de 50 % les recettes du tourisme.

Le rapport de l’Etat partie ne fait pas de commentaires sur les points spécifiques soulevés dans le rapport technique commandé par le Bureau de l’UNESCO à Tachkent. En revanche, il reconnaît la nécessité de finaliser l’élaboration du plan de gestion du centre historique de Boukhara ainsi que l’importance des échanges d’expérience avec d’autres pays du monde.

Tout en se félicitant des efforts entrepris par l’Etat partie, le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS considèrent que les points soulevés dans le rapport technique commandé par le Bureau de l’UNESCO à Tachkent nécessitent un examen plus poussé et justifierait une mission de suivi réactif pour aider les autorités à trouver une réponse intégrée aux nombreux problèmes de conservation technique et de développement du tourisme soulevés par le rapport. Cette mission pourrait aussi examiner l’ampleur et l’avancement du Programme national de conservation, restauration et utilisation du patrimoine culturel de Boukhara annoncé, en accordant une attention spéciale à la proposition de projet de conservation des remparts de la ville. En même temps, la mission pourrait conseiller les autorités ouzbek sur la forme et le contenu appropriés à donner au plan de gestion et de conservation du bien pour qu’il soit efficace, plan qui pourrait couvrir les questions de renforcement des capacités.

Décisions adoptées par le Comité en 2010
34 COM 7B.74
Centre Historique de Boukhara (Ouzbékistan) (C 602rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B,

2. Prenant note des informations rapidement rédigées et détaillées sur l'État de conservation du bien fournies par l'État partie à la demande du Centre du patrimoine mondial,

3. Considérant la nécessité d'évaluer dans leur totalité les problèmes de conservation mentionnés dans un rapport technique soumis par l'Etat partie,

4. Demande à l'État partie d'inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS afin évaluer l'État de conservation du bien, d'étudier les recommandations du rapport technique, la portée et le contenu du «Programme national de conservation, restauration et utilisation du patrimoine culturel de la ville de Boukhara» en cours d'application, et de conseiller l'État partie sur la forme et le contenu appropriés à donner au plan de conservation et de gestion du bien pour qu'il soit efficace;

5. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2011, un rapport sur l'État de conservation du bien pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011.

Projet de décision : 34 COM 7B.74

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-10/34.COM/7B,

2. Prenant note des informations rapidement rédigées et détaillées sur l’état de conservation du bien fournies par l’État partie à la demande du Centre du patrimoine mondial,

3. Considérant la nécessité d’évaluer dans leur totalité les problèmes de conservation mentionnés dans un rapport technique commandé par le Bureau de l’UNESCO à Tachkent et préparé en consultation étroite avec l’État partie,

4. Demande à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS afin d’évaluer l’état de conservation du bien, d’étudier les recommandations du rapport technique commandé par le Bureau de l’UNESCO à Tachkent, de même que l’ampleur et le contenu du « Programme national de conservation, restauration et utilisation du patrimoine culturel de la ville de Boukhara » en cours de mise en œuvre, et de conseiller l’État partie sur la forme et le contenu appropriés à donner au plan de conservation et de gestion du bien pour qu’il soit efficace ;

5. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2011, un rapport sur l’état de conservation du bien pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session en 2011. 

Année du rapport : 2010
Ouzbékistan
Date d'inscription : 1993
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)(vi)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 34COM (2010)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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