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Centre historique de Boukhara

Ouzbékistan
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Activités de gestion
  • Habitat
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    dégradation des maisons traditionnelles

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Récente construction d’un hôtel, qui risque de nuire à l’intégrité du bien (problème résolu)
  • Intensité du trafic, la pollution et la mauvaise qualité du réseau d’égout (problème résolu)
  • Système de gestion/plan de gestion (absence d'un véritable plan de conservation et de gestion)
  • Activités de gestion (absence de coordination concernant les activités de conservation et de restauration menées dans le cadre du programme d’État) ; activités de gestion (absence d’entretien continu et état de conservation variable des monuments)
  • Système de gestion/plan de gestion (absence de directives dans la réhabilitation de l’habitat)
  • Habitat et développement (emploi de matériaux et de méthodes de construction modernes)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 3 (de 1995-2016)
Montant total approuvé : 100 960 dollars E.U.
2016 Development of a Management Plan for the Historic ... (Approuvé)   29 000 dollars E.U.
2002 Restoration of the medersa “Rachid” at Bukhara World ... (Approuvé)   21 960 dollars E.U.
1995 Emergency assistance for Chor Minor Madrassa in Bukhara. (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

Octobre 2010 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; mars 2016 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS a visité le bien du 24 au 29 mars 2016. Le 27 décembre 2016, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien. Les deux rapports sont disponibles sur https://whc.unesco.org/fr/list/602/documents. Le rapport de l’État partie présente les avancées concernant un certain nombre de questions de conservation abordées par le Comité lors de ses précédentes sessions, dont :

  • Le plan de gestion et les systèmes de gouvernance : des ateliers de formation ont été organisés au cours des trois dernières années, dans le cadre du développement du plan de gestion qui devait s’achever au début de 2017 ;
  • Le contrôle du développement et les directives sur les maisons traditionnelles : Des directives illustrées en matière de conservation seront formulées sur la protection des caractéristiques architecturales distinctes de Boukhara.

Une série de recommandations a également été formulée lors d’un atelier sur le paysage urbain historique (PUH) organisé en octobre 2016, en association avec le fonds-en-dépôt UNESCO/Pays-Bas. Ces dernières portent sur la nécessité de renforcer la protection juridique et les codes de la planification du patrimoine culturel, les subventions aux propriétaires privés, ainsi que la restauration et l’entretien des systèmes d’irrigation traditionnels et de la végétation urbaine.

Il est également indiqué qu’entre décembre 2015 et mai 2016, plus de 100 sites ont été inventoriés par les spécialistes locaux et qu’en 2016, quatre sites situés dans le centre historique ont été restaurés à l’aide de fonds nationaux et locaux, et 10 sites grâce au parrainage et aux dons de bienfaisance.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Même si la date d’achèvement du plan de gestion du bien au début de 2017 est une avancée positive, le plan achevé n’a pas été soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, comme suggéré par la mission de suivi réactif de mars 2016.

Tant que le plan n’aura pas été examiné, il sera impossible de déterminer dans quelle mesure il répond aux préoccupations exprimées par la mission quant à l’efficacité globale du mode de gestion. La mission a suggéré une nouvelle contribution de l’ICOMOS sur la finalisation du plan de gestion, mais l’État partie n’en a aucunement fait la demande à ce jour.

Comment sera appliqué le plan de gestion, quel genre de système de gouvernance a été établi pour coordonner les contributions des diverses agences et quels seront leurs rôles respectifs dans la mise en œuvre du plan de gestion demeurent autant de points essentiels à déterminer. Il est recommandé que l’achèvement du plan de gestion soit réalisé concomitamment avec le nouveau plan directeur du centre historique de Boukhara et qu’une étroite consultation avec les communautés locales soit la base du développement de ce plan de gestion. Il est donc recommandé que le Comité demande à l’État partie de soumettre dès que possible le plan de gestion achevé pour examen par les Organisations consultatives.

La mission de 2016 a aussi attiré l’attention sur d’autres questions telles que la dégradation des maisons traditionnelles, l’absence de directives concernant la réhabilitation de l’habitat et les projets de restauration structurelle, l’usage de matériaux et de techniques modernes, ainsi que la documentation inappropriée sur les principaux bâtiments historiques et le tissu urbain. Pour régler ces problèmes, la mission a recommandé d’envisager des mesures visant à renforcer la capacité institutionnelle, la protection des instruments de planification, l’aide financière pour la documentation et la restauration des maisons traditionnelles, ainsi que les procédures d’évaluation. La mission a réaffirmé que la création du Comité directeur et/ou de l’Unité du patrimoine mondial de Boukhara (BWHU) ayant l’autorité légale nécessaire pour la mise en œuvre du plan de gestion serait indispensable pour assurer une meilleure protection et gestion du bien. Elle a également recommandé que l’État partie élabore et consolide un plan de conservation coordonné, ainsi que des directives sur la conservation, la restauration et la réhabilitation du centre historique de Boukhara, de façon à regrouper les activités de conservation les plus importantes pour une meilleure protection du bien. Elle a aussi recommandé de renforcer la législation relative au patrimoine en prenant des arrêtés/règlements/directives pour l’aménagement urbain, la réhabilitation de l’habitat et des zones urbaines historiques, la conception de nouvelles constructions, les services touristiques, la présentation du patrimoine, et autres, afin de garantir le cadre de protection juridique.

Il est regrettable que ni le rapport de mission de 2016, ni ses recommandations n’aient été mentionnés dans le rapport de l’État partie. De ce fait, aucune de ces questions n’a été traitée de manière spécifique dans ce rapport. Bien que quelques-unes d’entre elles se reflètent dans les conclusions de l’atelier de 2016 sur le PUH, on ne voit pas clairement quel est le niveau de réussite, ni par quel moyen y remédier.

De façon générale, la grande vulnérabilité du bien demeure préoccupante, en particulier l’impact des modifications progressives apportées à l’ensemble des bâtiments traditionnels, dont beaucoup manquent de protection formelle. Il demeure tout aussi préoccupant de voir que les recommandations de la mission de 2016 n’ont pas été prises en compte, ni mises en application.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7B.99
Centre historique de Boukhara (Ouzbékistan) (C 602bis)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.72, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Prend acte des conclusions et des recommandations de la mission conjointe de suivi réactif Centre patrimoine mondial /ICOMOS de mars 2016 sur le bien ;
  4. Salue les progrès accomplis dans l’élaboration du plan de gestion et demande à l’État partie de soumettre dès que possible au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, le texte final du plan de gestion, réalisé conformément au nouveau plan directeur du centre historique de Boukhara et en étroite consultation avec les communautés locales, comme suggéré par la mission de 2016 ;
  5. Note avec satisfaction qu’un atelier du Paysage urbain historique (PUH) s’est tenu en 2016, avec le soutien du fonds-en-dépôt UNESCO/Pays-Bas ;
  6. Exprime sa vive préoccupation que ni le rapport de la mission de suivi réactif de 2016, ni aucun suivi de ses recommandations n’ait été mentionné dans le rapport de l’État partie ; et qu’aucun détail n’ait été fourni sur la manière de régler les problèmes soulevés par la mission concernant la dégradation des maisons traditionnelles. L’absence de directives sur la réhabilitation de l’habitat et les projets de restauration structurelle, l’usage de matériaux et de techniques modernes, la documentation inappropriée des principaux bâtiments historiques et du tissu urbain et la nécessité de renforcer la protection, les instruments de planification, la documentation et l’établissement d’un plan de conservation, dont la plupart avaient déjà été signalés dans le rapport de mission de 2010 ;
  7. Prie instamment l’État partie d’appliquer les recommandations de la mission de suivi réactif de 2016 sur le renforcement de la protection, la planification, les directives de conservation, la documentation, les systèmes de gestion le renforcement des capacités, afin de remédier aux faiblesses de gouvernance identifiées par la mission en accordant une attention particulière à ce qui suit :
    1. Établir le Comité directeur et/ou l’Unité du patrimoine mondial de Boukhara (BWHU) doté(e) de l’autorité juridique pour la mise en œuvre du plan de gestion permettant d’assurer une meilleure protection et gestion du bien,
    2. Développer et consolider un plan de conservation coordonné, ainsi que des directives sur la conservation, la restauration et la réhabilitation du centre historique de Boukhara, de façon à regrouper les activités de conservation les plus importantes pour une meilleure protection du bien,
    3. Renforcer la législation nationale sur le patrimoine par des arrêtés/règlementations/directives pour l’aménagement urbain, la réhabilitation de l’habitat et des zones urbaines historiques, la conception de nouvelles constructions, de services touristiques, la présentation du patrimoine, entre autres, afin de garantir le cadre de protection juridique du bien ;
  8. Réitère sa préoccupation face à la grande vulnérabilité du bien, en particulier l’impact des modifications progressives apportées à l’ensemble des bâtiments traditionnels, ce qui constitue une menace potentielle pour les attributs clés de la valeur universelle exceptionnelle ;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Projet de décision : 41 COM 7B.99

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.72, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Prend acte des conclusions et des recommandations de la mission conjointe de suivi réactif Centre patrimoine mondial /ICOMOS de mars 2016 sur le bien ;
  4. Salue les progrès accomplis dans l’élaboration du plan de gestion et demande à l’État partie de soumettre dès que possible au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, le texte final du plan de gestion, réalisé conformément au nouveau plan directeur du centre historique de Boukhara et en étroite consultation avec les communautés locales, comme suggéré par la mission de 2016 ;
  5. Note avec satisfaction qu’un atelier du Paysage urbain historique (PUH) s’est tenu en 2016, avec le soutien du fonds-en-dépôt UNESCO/Pays-Bas ;
  6. Exprime sa vive préoccupation que ni le rapport de la mission de suivi réactif de 2016, ni aucun suivi de ses recommandations n’ait été mentionné dans le rapport de l’État partie ; et qu’aucun détail n’ait été fourni sur la manière de régler les problèmes soulevés par la mission concernant la dégradation des maisons traditionnelles. L’absence de directives sur la réhabilitation de l’habitat et les projets de restauration structurelle, l’usage de matériaux et de techniques modernes, la documentation inappropriée des principaux bâtiments historiques et du tissu urbain et la nécessité de renforcer la protection, les instruments de planification, la documentation et l’établissement d’un plan de conservation, dont la plupart avaient déjà été signalés dans le rapport de mission de 2010 ;
  7. Prie instamment l’État partie d’appliquer les recommandations de la mission de suivi réactif de 2016 sur le renforcement de la protection, la planification, les directives de conservation, la documentation, les systèmes de gestion le renforcement des capacités, afin de remédier aux faiblesses de gouvernance identifiées par la mission en accordant une attention particulière à ce qui suit :
    1. Établir le Comité directeur et/ou l’Unité du patrimoine mondial de Boukhara (BWHU) doté(e) de l’autorité juridique pour la mise en œuvre du plan de gestion permettant d’assurer une meilleure protection et gestion du bien,
    2. Développer et consolider un plan de conservation coordonné, ainsi que des directives sur la conservation, la restauration et la réhabilitation du centre historique de Boukhara, de façon à regrouper les activités de conservation les plus importantes pour une meilleure protection du bien,
    3. Renforcer la législation nationale sur le patrimoine par des arrêtés/règlementations/directives pour l’aménagement urbain, la réhabilitation de l’habitat et des zones urbaines historiques, la conception de nouvelles constructions, de services touristiques, la présentation du patrimoine, entre autres, afin de garantir le cadre de protection juridique du bien ;
  8. Réitère sa préoccupation face à la grande vulnérabilité du bien, en particulier l’impact des modifications progressives apportées à l’ensemble des bâtiments traditionnels, ce qui constitue une menace potentielle pour les attributs clés de la valeur universelle exceptionnelle ;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Année du rapport : 2017
Ouzbékistan
Date d'inscription : 1993
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)(vi)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2016) .pdf
arrow_circle_right 41COM (2017)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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