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Tipasa

Algérie
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Activités de gestion
  • Activités illégales
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport maritime
  • Ressources humaines
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Dégradation naturelle provoquée par l'érosion littorale, les sels marins et la végétation recouvrant une partie des secteurs inscrits
  • Détérioration des vestiges à cause du vandalisme, de vols et de la fréquentation incontrôlée qui provoque une accumulation de déchets
  • Urbanisation à la lisière du bien où, en l'absence de zone tampon définie, les constructions illégales provoquent des litiges d’ordre foncier
  • Manque de capacités pour la conservation du site, techniques de restauration inappropriées et mauvaises conditions de conservation des vestiges archéologiques
  • Projet de réaménagement portuaire
  • Activités de gestion 
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2017

Montant total accordé : 9 564 dollars EU du fonds-en-dépôt italien.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 6 (de 1989-2001)
Montant total approuvé : 75 900 dollars E.U.
2001 Elaboration d'un plan d'urgence et mise en oeuvre de ... (Approuvé)   35 500 dollars E.U.
1992 Mission to advise on the elaboration of a urban Master ... (Approuvé)   9 000 dollars E.U.
1991 Purchase of topographic equipment for the site of Tipasa (Approuvé)   3 000 dollars E.U.
1990 Expert mission to advise the authorities on the ... (Approuvé)   7 000 dollars E.U.
1990 Consultants and equipment for urgent works on Tipasa ... (Approuvé)   18 900 dollars E.U.
1989 Contribution to a survey on the urban development of ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

2002 : deux missions d’experts et une mission du Centre du patrimoine mondial ; mars 2006 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; avril 2017 : mission conjointe de conseil Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 1 décembre 2016, en réponse à la décision 39 COM 7B.47 (Bonn, 2015), l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, dont un résumé analytique est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/193/documents/, et qui indique les éléments d’informations suivants :

  • Conservation du bien: un programme d’opérations d’entretien et de désherbage régulier du site ainsi que des missions de gardiennage ont été engagés par l’État partie. Un contrôle permanent de l’état de conservation du bien est mis en place, notamment par la documentation du site, le contrôle des structures archéologiques aux abords du bien et du Mausolée Royal de Maurétanie, et des objets exposés au musée ou maintenus en réserve. En outre, une étude de signalisation et une opération de bornage du Mausolée Royal de Maurétanie ont été réalisées ;
  • Promotion du site archéologique: des activités de promotion et de sensibilisation du grand public, en particulier les jeunes, à travers des programmes culturels ont été menées. En vue de la prévention des risques naturels pesant sur le bien, des programmes de coopération et d’échanges avec les universités pour la documentation et scan 3D du site archéologique ont été mis en place. Cependant, aucune information supplémentaire à ce sujet n’est mentionnée ;
  • Plan de Protection et de Mise en Valeur des Sites archéologiques de Tipasa (PPMVSA):  des actions de protection et de mise en valeur ont été menées en concertation avec les différentes directions de la Wilaya concernées. Ces actions comprennent l’examen régulier par la Direction de la Culture des demandes de permis de construire et d’extension afin de garantir l’intégrité visuelle du site archéologique, la mise en place d’un système d’éclairage du Mausolée Royal de Maurétanie, ré-ouvert au public, et la récupération d’un espace d’accueil au niveau du Mausolée. Néanmoins, la totalité des projets inscrits dans le cadre du PPMVSA sont concernés par des restrictions budgétaires. Le rapport soulève en outre le problème des eaux pluviales dont l’évacuation se fait par ruissellement naturel en passant par des vestiges archéologiques, et fait état des mesures prises afin d’en réduire les effets ;
  • Renforcement de la falaise de Tipasa: les travaux sont en cours de réalisation selon l’étude qui a été effectuée dans le cadre de l’évaluation de l’impact sur le patrimoine (EIP) du projet de mise en valeur du port de Tipasa, transmise au Centre du patrimoine mondial au mois de mars 2016.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Il convient de prendre note du suivi régulier de l’état de conservation du bien et de sa mise en valeur ainsi que de sa promotion auprès du grand public par l’État partie.

La transmission par l’État partie d’une première version de l’EIP du projet de mise en valeur du port, qui comporte notamment la description de l’état des lieux actuel et l’état du site après la réalisation du projet, est accueillie avec satisfaction.

En avril 2017, une mission conjointe de conseil Centre du patrimoine mondial/ICOMOS a pu aborder la question du contenu de cette EIP. La mission a recommandé la reprise de cette étude sur la base des orientations de l’ICOMOS relatives à la préparation des études d’impact sur le patrimoine des biens culturels.  Concernant les travaux de protection de la falaise contre les vagues qui étaient en cours lors de la mission, cette dernière a recommandé de reconsidérer la conception de la composante du projet qui prévoit la construction d’un mur en remblai constitué d’inclusions géo-synthétiques au pied de la falaise, afin de rechercher une solution plus adaptée d’un point de vue technique et paysager, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisation consultatives. Concernant la pression relative au développement de la ville de Tipasa, la mission a été informée par le Ministère de la Culture qu’une note d'orientation a été envoyée à l'ensemble des acteurs locaux, qu’ils soient directement concernés par la gestion des sites du patrimoine mondial ou impliqués dans l'installation de projets de développement susceptibles de porter atteinte à la VUE de ces sites. Ainsi tout projet susceptible d’avoir un impact, y compris visuel sur un bien donné, devra obtenir l’aval du Ministère de la Culture.

Le problème du déversement naturel des eaux pluviales dans les parcs Est et Ouest et sa stagnation, à l’instar du cas de l’amphithéâtre, risque d’accentuer la détérioration des structures archéologiques et devrait faire l’objet d’une attention particulière par l’État partie. La mission recommande de réaliser des sondages archéologiques en vue d’identifier les anciens systèmes de drainage des eaux et d’explorer la possibilité de les rendre fonctionnels, comme première démarche en vue de remédier à ce problème.

Le projet de valorisation du port et de la zone protégée, dont une maquette a été présentée à la mission, nécessite des améliorations technologiques et une révision du projet paysager notamment au niveau du choix des matériaux afin d’assurer son intégration au sein du bien.  La mission a constaté que la jetée construite en face du port entre 2006 et 2009 pour des contraintes climatiques constitue une vraie rupture visuelle avec la mer depuis le port. Cette jetée devrait être intégrée au projet de valorisation et bénéficier également d’un aménagement adéquat pour atténuer son impact visuel et l’intégrer au paysage. D’autre part, la mission a recommandé l’extension de la zone tampon à l’espace maritime pour prévenir des interventions futures de nature à avoir un impact sur l’intégrité visuelle du bien et sa valeur universelle exceptionnelle.

Afin d’aborder les questions liées à la conservation et la gestion du bien constatées lors de la mission, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie d’entreprendre l’organisation d’une réunion d’experts élargie afin d’examiner des expériences sur d’autres sites du patrimoine mondial où des problématiques similaires à celles de Tipasa ont été traitées et des solutions satisfaisantes envisagées.

Il est également recommandé que le Comité demande à l’État partie de finaliser le plan de gestion mis à jour, dont la structure a été mise à la disposition de la mission de conseil, de le transmettre au Centre du patrimoine mondial pour examen, et de poursuivre la mise en œuvre du PPVMSA. 

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7B.74
Tipasa (Algérie) (C 193)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.47, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Prend note des progrès accomplis par l’État partie dans le suivi régulier de l’état de conservation du bien et de sa promotion auprès du grand public, ainsi que de la transmission au Centre du patrimoine mondial d’une première version de l’étude d’évaluation de l’impact sur le patrimoine (EIP) du projet de mise en valeur du port de Tipasa ;
  4. Encourage l’État partie à poursuivre la mise en œuvre du Plan de Protection et de Mise en Valeur des Sites archéologiques de Tipasa (PPVMSA) et des orientations destinées à contrôler le développement urbain autour du bien, y compris en termes d’impact sur l’intégrité visuelle de ce dernier ;
  5. Réitère sa demande à l’État partie de soumettre le plan de gestion actualisé, lorsqu’il sera finalisé, au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Exprime son inquiétude concernant l’effet négatif que pourrait avoir le déversement des eaux pluviales et leur stagnation sur les structures archéologiques et prie instamment l’État partie d’étudier la solution proposée par la mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS d’avril de 2017 au sujet de la réalisation de sondages archéologiques afin d’identifier et de rendre fonctionnels les anciens systèmes de drainages des eaux pluviales ;
  7. Demande à l’État partie de prendre en compte les recommandations de la mission de conseil de 2017 et notamment :
    1. Reprendre l’EIP du projet d’aménagement du port sur la base des orientations relatives aux études d’impact sur le patrimoine pour les biens du patrimoine mondial culturel réalisée par l’ICOMOS en 2011, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisation consultatives,
    2. Suspendre la mise place au pied de la falaise d’un mur en remblai constitué d’inclusions géo-synthétiques en attendant de mener une réflexion plus approfondie afin de rechercher une solution plus adaptée d’un point de vue technique et paysager, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisation consultatives,
    3. Intégrer au projet de valorisation du port, l’aménagement paysager de la jetée construite entre 2006 et 2009 afin d’atténuer son impact visuel et de l’intégrer au paysage,
    4. Envisager l’extension de la zone tampon à l’espace maritime pour prévenir des interventions futures de nature à avoir un impact sur l’intégrité visuelle du bien et sur sa valeur universelle exceptionnelle,
    5. Organiser une réunion d’experts élargie afin d’examiner des expériences sur d’autres sites du patrimoine mondial où des problématiques similaires à celles de Tipasa ont été traitées et des solutions satisfaisantes envisagées ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Projet de décision : 41 COM 7B.74

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.47, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Prend note des progrès accomplis par l’État partie dans le suivi régulier de l’état de conservation du bien et de sa promotion auprès du grand public, ainsi que de la transmission au Centre du patrimoine mondial d’une première version de l’étude d’évaluation de l’impact sur le patrimoine (EIP) du projet de mise en valeur du port de Tipasa ;
  4. Encourage l’État partie à poursuivre la mise en œuvre du Plan de Protection et de Mise en Valeur des Sites archéologiques de Tipasa (PPVMSA) et des orientations destinées à contrôler le développement urbain autour du bien, y compris en termes d’impact sur l’intégrité visuelle de ce dernier ;
  5. Réitère sa demande à l’État partie de soumettre le plan de gestion actualisé, lorsqu’il sera finalisé, au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  6. Exprime son inquiétude concernant l’effet négatif que pourrait avoir le déversement des eaux pluviales et leur stagnation sur les structures archéologiques et prie instamment l’État partie d’étudier la solution proposée par la mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS d’avril de 2017 au sujet de la réalisation de sondages archéologiques afin d’identifier et de rendre fonctionnels les anciens systèmes de drainages des eaux pluviales ;
  7. Demande à l’État partie de prendre en compte les recommandations de la mission de conseil de 2017 et notamment :
    1. Reprendre l’EIP du projet d’aménagement du port sur la base des orientations relatives aux études d’impact sur le patrimoine pour les biens du patrimoine mondial culturel réalisée par l’ICOMOS en 2011, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisation consultatives,
    2. Suspendre la mise place au pied de la falaise d’un mur en remblai constitué d’inclusions géo-synthétiques en attendant de mener une réflexion plus approfondie afin de rechercher une solution plus adaptée d’un point de vue technique et paysager, et de la soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisation consultatives,
    3. Intégrer au projet de valorisation du port, l’aménagement paysager de la jetée construite entre 2006 et 2009 afin d’atténuer son impact visuel et de l’intégrer au paysage,
    4. Envisager l’extension de la zone tampon à l’espace maritime pour prévenir des interventions futures de nature à avoir un impact sur l’intégrité visuelle du bien et sur sa valeur universelle exceptionnelle,
    5. Organiser une réunion d’experts élargie afin d’examiner des expériences sur d’autres sites du patrimoine mondial où des problématiques similaires à celles de Tipasa ont été traitées et des solutions satisfaisantes envisagées ;
  8. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Année du rapport : 2017
Algérie
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Liste en péril (dates) : 2002-2006
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2016) .pdf
arrow_circle_right 41COM (2017)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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