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Site archéologique de Cyrène

Libye
Facteurs affectant le bien en 2016*
  • Activités de gestion
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Gouvernance
  • Habitat
  • Installations d’interprétation pour les visiteurs
  • Pollution des eaux de surface
  • Production de semences
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Nécessité d’achever le plan de gestion et de conservation afin de coordonner l’ensemble des actions à court et moyen termes 
  • Nécessité de fournir une carte détaillée, à la bonne échelle, pour montrer les limites du bien et de la zone tampon, ainsi que les mesures réglementaires prévues pour garantir la protection du bien 
  • Protection inadéquate entraînant des menaces sur les tombes monumentales creusées dans la roche, vandalisme et développement des activités agricoles dans la zone rurale 
  • Empiètement urbain et construction incontrôlée entraînant la destruction de zones archéologiques 
  • Travaux de restauration antérieurs inadaptés
  • Menace de pollution du Wadi Bel Ghadir par le déversement des eaux usées de la ville moderne 
  • Inadéquation des systèmes de sécurité et de surveillance du site
  • Nécessité d’un système de présentation et d’interprétation du bien pour les visiteurs et les populations locales
  • Cultures sur le site
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Gouvernance
  • Logements
  • Installations d’interprétation et d’accueil
  • Élevage de bétail/pacage d’animaux domestiques
  • Activités de gestion
  • Systèmes de gestion/plan de gestion
  • Pollution des eaux de surface
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2016
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2016**

Janvier 2007 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; août 2008 : mission du Centre du patrimoine mondial.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2016

L’État partie n’a pas fourni de rapport sur l’avancement de la mise en œuvre des recommandations adoptées dans la décision 39 COM 7B.56, rapport demandé par le Comité à sa 39e session (Bonn, 2015).

Du 9 au 11 mai 2016, une Réunion internationale d’experts sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen – organisée par l’UNESCO et l’ICCROM avec un financement de l’Ambassade des États-Unis d’Amérique en Libye – s’est tenue à Tunis (Tunisie). Cette réunion a permis au Centre du patrimoine mondial de réunir certaines informations sur l’état de conservation du site lors d’échanges avec les participants libyens, notamment pendant la séance du groupe de travail sur les sites archéologiques et lors d’une réunion parallèle bilatérale consacrée spécialement à ce bien. Les professionnels du patrimoine libyen ont informé les représentants du Centre du patrimoine mondial d’une augmentation de l’empiètement urbain à la périphérie du site, mais en direction opposée. Ils ont également souligné l’accroissement du vandalisme et le fait que de nombreuses tombes du côté sud-ouest avaient été détruites par des bulldozers. Ils ont expliqué que l’armée avait répondu à la demande de sécurisation de la zone formulée par le Département des Antiquités en ne laissant pas pénétrer les bulldozers dans toute la zone du Djebel Akhdar, où est situé le bien. Cette mesure n’est cependant pas encore entrée en vigueur. Il a été d’autre part souligné que les municipalités ont un rôle essentiel à jouer pour obliger les organismes de sécurité à assurer la protection du bien et que le Département des Antiquités travaille avec les autorités responsables à l’établissement d’un accord permettant l’allocation de fonds pour indemniser les propriétaires fonciers dans le périmètre du site. Les débats sur ce projet sont en cours et soulèvent différents problèmes juridiques.

Le groupe de travail sur les sites archéologiques a confirmé que l’empiètement urbain et les logements illégaux, ainsi que la destruction intentionnelle, constituent, avec l’incendie, les principales menaces pour le bien. Le groupe a défini un train de mesures, à savoir :

  • En termes de suivi : contrôler les constructions illégales et l’empiètement urbain dans les biens du patrimoine mondial grâce à l’imagerie satellite et à l’enregistrement de données sur le terrain dans la mesure du possible ;
  • En termes de sécurité et de protection : définir les limites des biens du patrimoine mondial avec l’aide de missions archéologiques et les faire adopter officiellement par le Comité du patrimoine mondial ; faire absolument respecter la législation sur les antiquités, tout en renonçant au processus de compensation qui ne peut s’inscrire dans la durée ; assurer un financement pour l’application de mesures de sécurité et l’achat d’équipement – notamment des clôtures et des caméras de surveillance, des fonds pour les gardiens et de l’équipement de lutte contre l’incendie ;
  • En termes de conservation : s’abstenir de travaux de restauration pendant le conflit (uniquement des mesures d’urgence exigeant de l’équipement et des matériaux pour la conservation).
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2016

Les informations fournies par les professionnels du patrimoine libyen lors de la Réunion internationale d’experts sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen concernant la situation sur le site sont très préoccupantes.

Les mesures préventives, de suivi et palliatives définies lors de la Réunion internationale d’experts sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen (mai 2016) devront être mises en œuvre d’urgence. Il est essentiel que la mission conjointe de suivi réactif UNESCO/ICOMOS demandée par le Comité à sa 39e session (Bonn, 2015) soit envoyée dans le bien dès que les conditions de sécurité le permettront, afin de réaliser une évaluation de son état de conservation et de définir les besoins les plus urgents.

D’ici là, les autorités responsables devraient tenir régulièrement le Centre du patrimoine mondial au courant de la situation sur le terrain et mettre en œuvre, dans la mesure du possible, les recommandations de la Réunion internationale d’experts sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen, ainsi que les demandes du Comité figurant dans ses précédentes décisions.

Décisions adoptées par le Comité en 2016
40 COM 7B.106
Biens du patrimoine mondial de Libye

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les documents WHC/16/40.COM/7B et WHC/16/40.COM/7,
  2. Déplore la situation de conflit régnant dans le pays et la perte de vies humaines ;
  3. Félicite l’État partie pour son engagement ferme en faveur de la conservation de ses biens mais exprime sa plus vive préoccupation en ce qui concerne les dégâts survenus et les menaces pesant sur les cinq biens du patrimoine mondial de la Libye ;
  4. Considère que les conditions optimales requises pour assurer la conservation et la protection de la valeur universelle exceptionnelle de ces biens n’existent plus et que ces derniers sont, par conséquent, à la fois en péril prouvé et potentiel, conformément aux paragraphes 177 à 179 des Orientations ;
  5. Décide, conformément à l’Article 11.4 de la Convention et aux paragraphes 177 et 179 des Orientations, d’inscrire le Site archéologique de Cyrène, le Site archéologique de Leptis Magna, le Site archéologique de Sabratha, les Sites rupestres du Tadrart Acacus et l’Ancienne ville de Ghadamès (Libye) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  6. Demande à l’État partie de rassembler de façon systématique, dans la mesure du possible, les informations relatives à tous les dommages causés aux biens du patrimoine mondial afin de documenter l’état de conservation de ces biens ;
  7. Demande également à l’État partie d’inviter le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives à entreprendre une mission en Libye, dès que les conditions de sécurité le permettront, afin d’évaluer l’état de conservation des biens et d’élaborer, en consultation avec l’État partie, un plan d’action pour leur restauration ;
  8. Demande en outre à l’État partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, de préparer, dès que la situation le permettra, les mesures correctives ainsi qu’un état de conservation souhaité pour le retrait des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril, une fois qu’un retour à la stabilité sera effectif dans le pays ;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport détaillé sur l’état de conservation de chacun des cinq biens du patrimoine mondial de la Libye, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
40 COM 7B.24
Site archéologique de Cyrène (Libye) (C 190)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.56, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Se déclare préoccupé que l’État partie ne puisse soumettre de rapport sur l’état de conservation du bien, comme demandé par le Comité à sa 39e session en 2015 ;
  4. Se déclare extrêmement préoccupé des informations fournies par les professionnels du patrimoine libyen, lors de la Réunion internationale d’experts sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen, concernant l’état de conservation du bien et les menaces qu’il subit compte tenu de la situation actuelle ;
  5. Demande à l’État partie de soumettre des informations complémentaires sur l’état de conservation du bien dès que les conditions de sécurité le permettront, et notamment sur les mesures prises pour protéger matériellement le bien contre l’empiètement urbain et le vandalisme ;
  6. Prie instamment à l’État partie de mettre en œuvre les mesures à court terme demandées en matière de suivi, de protection du site contre le vandalisme potentiel et de prévention de l’incendie ;
  7. Demande également à l’État partie d’étendre la mise en œuvre de ces mesures à court terme au Site archéologique de Leptis Magna et au Site archéologique de Sabratha ;
  8. Appelle la communauté internationale à fournir un soutien financier et technique à la Libye pour mettre en œuvre les mesures à court et moyen termes, définies lors de la Réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen ;
  9. Décide, conformément à l’Article 11.4 de la Convention et aux paragraphes 177 et 179 des Orientations, d’inscrire le Site archéologique de Cyrène (Libye), sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;
  10. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
40 COM 8C.1
Mise a jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens inscrits)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial (WHC/16/40.COM/7B, WHC/16/40.COM/7B.Add et WHC/16/40.COM/7B.Add.2) et les propositions d'inscription sur la Liste du patrimoine mondial (WHC/16/40.COM/8B et WHC/16/40.COM/8B.Add),
  2. Décide d’inscrire les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 40 COM 7B.106)
  • Libye, Site archéologique de Cyrène (décisions 40 COM 7B.24 et 40 COM 7B.106)
  • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 40 COM 7B.106)
  • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 40 COM 7B.106)
  • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décisions 40 COM 7B.25 et 40 COM 7B.106)
  • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 40 COM 7B.13)
  • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 40 COM 8B.22)
  • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 40 COM 7B.48).
Projet de décision : 40 COM 7B.24

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/16/40.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.56, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Se déclare préoccupé que l’État partie ne puisse soumettre de rapport sur l’état de conservation du bien, comme demandé par le Comité à sa 39e session en 2015 ;
  4. Se déclare extrêmement préoccupé des informations fournies par les professionnels du patrimoine libyen, lors de la Réunion internationale d’experts sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen, concernant l’état de conservation du bien et les menaces qu’il subit compte tenu de la situation actuelle ;
  5. Demande à l’État partie de soumettre des informations complémentaires sur l’état de conservation du bien dès que les conditions de sécurité le permettront, et notamment sur les mesures prises pour protéger matériellement le bien contre l’empiètement urbain et le vandalisme ;
  6. Prie instamment à l’État partie de mettre en œuvre les mesures à court terme demandées en matière de suivi, de protection du site contre le vandalisme potentiel et de prévention de l’incendie ;
  7. Demande également à l’État partie d’étendre la mise en œuvre de ces mesures à court terme au Site archéologique de Leptis Magna et au Site archéologique de Sabratha ;
  8. Appelle la communauté internationale à fournir un soutien financier et technique à la Libye pour mettre en œuvre les mesures à court et moyen termes, définies lors de la Réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen ;
  9. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2017, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Année du rapport : 2016
Libye
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(vi)
Liste en péril (dates) : 2016-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 40COM (2016)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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