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Églises de Chiloé

Chili
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Activités de gestion
  • Développement commercial
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Démarcation insuffisante des limites
  • Construction d’un centre commercial à proximité de l’église de Castro
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 1 (de 2002-2002)
Montant total approuvé : 50 000 dollars E.U.
2002 Emergency assistance for the Churches of Chiloé (Approuvé)   50 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2015**

Décembre 2013 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 9 février 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation dont un résumé est disponible à l’adresse suivante : https://whc.unesco.org/fr/list/971/documents/. La mise en œuvre des actions est présentée comme suit :

  • Le texte officiel portant création du nouveau Ministère de la culture est en cours de préparation et sera soumis à l’adoption du Congrès national au cours de l’année 2015. Ce ministère regroupera le Conseil national de la culture et des arts (CNCA), la Direction des bibliothèques, archives et musées (DIBAM) et le Conseil national des monuments (CMN).
  • Le décret d’application de la Politique nationale pour le développement urbain, votée en mai 2013, est toujours en attente d’approbation. Aucun calendrier relatif à l’adoption de ce décret n’a été communiqué.
  • L’élaboration d’un Programme national pour les biens du patrimoine mondial, à laquelle participent les ministères concernés et toutes les parties prenantes, est en cours. Une deuxième réunion des gestionnaires des sites chiliens du patrimoine mondial s’est déroulée en décembre 2014 et a permis d’avancer sur le sujet.
  • Dans le cadre du Programme de mise en valeur du patrimoine, l’investissement public pour le bien a été garanti afin de poursuivre le financement des travaux de restauration menés par la Fondation des amis des églises de Chiloé (FUNDAICH).
  • Le Plan général de protection du cadre des églises en tant que zone typique est en cours de déploiement et, à ce jour, 6 églises bénéficient d’une protection juridique au titre de la loi No 17288 qui leur accorde des zones tampons officielles et clairement définies et les mesures réglementaires correspondantes. 3 autres églises seront inscrites en 2015 et on annonce que les 7 églises restantes bénéficieront du plan avant décembre 2016. Il est prévu que le cadre de l’église San Francisco à Castro soit protégé par la révision du Plan local de réglementation qui doit être achevée en 2015-2016. Une demande de modification mineure des limites sera soumise pour 9 églises avant le 1er février 2016. La demande concernant les autres églises sera soumise ultérieurement.
  • 6 municipalités envisagent d’adopter le statut de Zones de protection préliminaire (APP), conçu à l’origine pour définir des cadres élargis. La mise à jour et l’élaboration des Plans locaux de réglementation dans les zones urbaines et rurales est conduite par le Ministère du logement et du développement urbain (MINVU). Leur finalisation est prévue pour 2017.
  • Les lignes directrices et les outils pour le Plan global de gestion sont actuellement définis par la FUNDAICH et le CMN. Ce travail comprend, entre autres, la mise à jour des critères et des procédures d’intervention sur les églises, le plan de restauration, un modèle de gestion touristique pour la Route des églises, une école de charpentiers et la relance du programme « Restaurer l’identité ». Une attention toute particulière est accordée aux actions impliquant les communautés locales dans les travaux de suivi et de conservation.
  • En ce qui concerne les mesures d’atténuation des impacts du centre commercial de Castro construit en 2013, l’État partie s’efforce d’empêcher la construction de nouveaux bâtiments similaires en révisant le Plan local de réglementation avec la volonté de diviser ou de fragmenter le volume du bâtiment et de réduire sa hauteur. En janvier 2015, la Municipalité de Castro a donné son accord au lancement d’une étude destinée à réviser les règles actuelles d’urbanisme.
  • Une liste de mesures visant à améliorer la gestion des déplacements et l’accessibilité et à réduire la pression exercée par la circulation routière est évoquée dans le rapport. Parmi celles-ci, on mentionnera la mise en œuvre d’un plan de transports élaboré par le Département des transports de Castro et la construction d’une rocade de déviation de la route 5 au sud de la ville. En outre, le Ministère des transports et des télécommunications a demandé au centre commercial de Castro de soumettre et d’analyser des mesures volontaires d’atténuation.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

Les efforts conséquents entrepris par l’État partie afin de renforcer la coordination entre les différents niveaux administratifs sont accueillis avec satisfaction. Tout comme l’élaboration du Programme national pour les biens du patrimoine mondial, la création du Ministère de la culture constituera une étape significative sur cette voie.

Il est également pris note des progrès accomplis dans la délimitation des zones tampons dans le cadre du Plan général de protection du cadre des églises en tant que zone typique qui vise à renforcer la protection des caractéristiques du cadre général de toutes les composantes du bien. Toutefois, à ce jour, seules 6 églises sur 16 disposent d’une zone protégée. Comme précisé dans les recommandations de la mission de suivi réactif de 2013, l’absence de réglementations claires, destinées à juguler de possibles menaces, constitue un risque pour la protection de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et ce problème doit être résolu rapidement. Le calendrier proposé par l’État partie, qui court jusqu’à la fin 2016, doit être respecté dans son intégralité. Il est urgent que l’État partie soumette des propositions de zones tampons pour toutes les composantes du bien, ces propositions devant être conformes aux procédures de modifications mineures de limites telles que définies dans les Orientations.

En ce qui concerne le plan de gestion intégrée des 16 églises, les progrès accomplis dans la révision des critères d’intervention, le plan de restauration et d’autres programmes relatifs à la stratégie de tourisme durable et à la participation effective des communautés locales, sont très encourageants. Il est cependant essentiel que les procédures qui garantissent pleinement la protection de la VUE du bien soient finalisées.

Au sujet du centre commercial situé à Castro, aucun progrès conséquent n’est à noter, tant sur les mesures d’atténuation demandées par le Comité dans sa dernière décision que sur l’étude d’impact du trafic sur le tissu urbain de Castro, également demandée par le Comité. L’importance capitale de toutes les églises en tant qu’éléments dominants du paysage de Castro a été identifiée par la mission de 2013 comme faisant partie des attributs de la VUE du bien. Il a été estimé que le centre commercial a un impact négatif et met en danger le cadre général de l’église de Castro. Il est donc urgent que la révision du Plan local de réglementation permette une réduction effective du volume et de la hauteur des bâtiments afin d’éviter que de semblables situations ne se reproduisent à l’avenir. La mise en place d’un plan de transports pour la ville et le projet de rocade pour la route 5 qui passe près de l’église San Francisco de Castro, qui réduiront la pression exercée par la circulation routière, ainsi que l’engagement financier pris, qui garantit la finalisation des projets en 2018, constituent des progrès notables et doivent être mis en œuvre dans leur intégralité.

Les efforts très importants entrepris par l’État partie et la FUNDAICH pour restaurer les églises de Dalcahue et de Chelín sont reconnus. Par ailleurs, il est essentiel que l’État partie continue à accorder des ressources et son expertise au moyen du Programme de mise en valeur du patrimoine qu’il a initié et mis en place.

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7B.89
Églises de Chiloé (Chili) (C 971)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.40, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Prend acte des efforts entrepris par l’État partie dans la mise en œuvre d’un mécanisme global destiné à améliorer la coordination et la gestion du bien à tous les niveaux administratifs et accueille avec satisfaction les progrès accomplis dans la démarche de création du futur Ministère de la culture ;
  4. Réaffirme les recommandations de la mission de suivi réactif de 2013 et prie instamment l’État partie de mettre en œuvre ces recommandations ;
  5. Regrette que l’État partie n’ait pas soumis, en tant que modification mineure de limites, la proposition finale pour les zones tampons de chaque composante du bien ;
  6. Prend note avec inquiétude de l’absence de soumission d’un plan d’atténuation destiné à réduire l’impact visuel du centre commercial de Castro sur l’église de Castro et son cadre général, comme demandé dans les précédentes décisions ;
  7. Prie également instamment l’État partie de finaliser la définition juridique des zones tampons et des zones visuellement sensibles autour de chaque composante et de mettre en place les mesures législatives nécessaires à la garantie de la protection générale du bien ;
  8. Demande à l’État partie de finaliser la révision de tous les schémas directeurs urbains actuellement en vigueur à la lumière des caractéristiques définies dans la proposition finale de zones tampons et des nouvelles mesures réglementaires élaborées afin de protéger les cadres des églises de Chiloé, et de définir des paramètres et des restrictions de construction clairs pour toutes les municipalités qui n’intègrent pas ces outils de planification dans leur cadre de gestion afin de garantir la protection de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  9. Demande également à l’État partie de finaliser la procédure d’élaboration d’un plan de gestion intégrée pour la totalité des seize églises inscrites dans le bien en série ;
  10. Réitère sa demande à l’État partie de concevoir et mettre en place des mesures visant à atténuer l’impact du centre commercial de Castro sur les caractéristiques visuelles de l’église de Castro et à mieux intégrer le centre dans le cadre existant ;
  11. Réitère également sa demande à l’État partie de soumettre une étude d’impact du trafic pour le centre commercial de Castro sur le tissu urbain de la ville de Castro ;
  12. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport d’avancement et, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Projet de décision : 39 COM 7B.89

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.40, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Prend acte des efforts entrepris par l’État partie dans la mise en œuvre d’un mécanisme global destiné à améliorer la coordination et la gestion du bien à tous les niveaux administratifs et accueille avec satisfaction les progrès accomplis dans la démarche de création du futur Ministère de la culture ;
  4. Réaffirme les recommandations de la mission de suivi réactif de 2013 et prie instamment l’État partie de mettre en œuvre ces recommandations ;
  5. Regrette que l’État partie n’ait pas soumis, en tant que modification mineure de limites, la proposition finale pour les zones tampons de chaque composante du bien ;
  6. Prend note avec inquiétude de l’absence de soumission d’un plan d’atténuation destiné à réduire l’impact visuel du centre commercial de Castro sur l’église de Castro et son cadre général, comme demandé dans les précédentes décisions ;
  7. Prie également instamment l’État partie de finaliser la définition juridique des zones tampons et des zones visuellement sensibles autour de chaque composante et de mettre en place les mesures législatives nécessaires à la garantie de la protection générale du bien ;
  8. Demande à l’État partie de finaliser la révision de tous les schémas directeurs urbains actuellement en vigueur à la lumière des caractéristiques définies dans la proposition finale de zones tampons et des nouvelles mesures réglementaires élaborées afin de protéger les cadres des églises de Chiloé, et de définir des paramètres et des restrictions de construction clairs pour toutes les municipalités qui n’intègrent pas ces outils de planification dans leur cadre de gestion afin de garantir la protection de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  9. Demande également à l’État partie de finaliser la procédure d’élaboration d’un plan de gestion intégrée pour la totalité des seize églises inscrites dans le bien en série ;
  10. Réitère sa demande à l’État partie de concevoir et mettre en place des mesures visant à atténuer l’impact du centre commercial de Castro sur les caractéristiques visuelles de l’église de Castro et à mieux intégrer le centre dans le cadre existant ;
  11. Réitère également sa demande à l’État partie de soumettre une étude d’impact du trafic pour le centre commercial de Castro sur le tissu urbain de la ville de Castro ;
  12. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport d’avancement et, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Année du rapport : 2015
Chili
Date d'inscription : 2000
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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