1.         Églises de Chiloé (Chili) (C 971)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2000

Critères  (ii)(iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/971/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2002-2002)
Montant total approuvé : 50 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/971/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Décembre 2013 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/971/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 9 février 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation dont un résumé est disponible à l’adresse suivante : https://whc.unesco.org/fr/list/971/documents/. La mise en œuvre des actions est présentée comme suit :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Les efforts conséquents entrepris par l’État partie afin de renforcer la coordination entre les différents niveaux administratifs sont accueillis avec satisfaction. Tout comme l’élaboration du Programme national pour les biens du patrimoine mondial, la création du Ministère de la culture constituera une étape significative sur cette voie.

Il est également pris note des progrès accomplis dans la délimitation des zones tampons dans le cadre du Plan général de protection du cadre des églises en tant que zone typique qui vise à renforcer la protection des caractéristiques du cadre général de toutes les composantes du bien. Toutefois, à ce jour, seules 6 églises sur 16 disposent d’une zone protégée. Comme précisé dans les recommandations de la mission de suivi réactif de 2013, l’absence de réglementations claires, destinées à juguler de possibles menaces, constitue un risque pour la protection de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien et ce problème doit être résolu rapidement. Le calendrier proposé par l’État partie, qui court jusqu’à la fin 2016, doit être respecté dans son intégralité. Il est urgent que l’État partie soumette des propositions de zones tampons pour toutes les composantes du bien, ces propositions devant être conformes aux procédures de modifications mineures de limites telles que définies dans les Orientations.

En ce qui concerne le plan de gestion intégrée des 16 églises, les progrès accomplis dans la révision des critères d’intervention, le plan de restauration et d’autres programmes relatifs à la stratégie de tourisme durable et à la participation effective des communautés locales, sont très encourageants. Il est cependant essentiel que les procédures qui garantissent pleinement la protection de la VUE du bien soient finalisées.

Au sujet du centre commercial situé à Castro, aucun progrès conséquent n’est à noter, tant sur les mesures d’atténuation demandées par le Comité dans sa dernière décision que sur l’étude d’impact du trafic sur le tissu urbain de Castro, également demandée par le Comité. L’importance capitale de toutes les églises en tant qu’éléments dominants du paysage de Castro a été identifiée par la mission de 2013 comme faisant partie des attributs de la VUE du bien. Il a été estimé que le centre commercial a un impact négatif et met en danger le cadre général de l’église de Castro. Il est donc urgent que la révision du Plan local de réglementation permette une réduction effective du volume et de la hauteur des bâtiments afin d’éviter que de semblables situations ne se reproduisent à l’avenir. La mise en place d’un plan de transports pour la ville et le projet de rocade pour la route 5 qui passe près de l’église San Francisco de Castro, qui réduiront la pression exercée par la circulation routière, ainsi que l’engagement financier pris, qui garantit la finalisation des projets en 2018, constituent des progrès notables et doivent être mis en œuvre dans leur intégralité.

Les efforts très importants entrepris par l’État partie et la FUNDAICH pour restaurer les églises de Dalcahue et de Chelín sont reconnus. Par ailleurs, il est essentiel que l’État partie continue à accorder des ressources et son expertise au moyen du Programme de mise en valeur du patrimoine qu’il a initié et mis en place.

Décision adoptée: 39 COM 7B.89

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 38 COM 7B.40, adoptée à sa 38e session (Doha, 2014),
  3. Prend acte des efforts entrepris par l’État partie dans la mise en œuvre d’un mécanisme global destiné à améliorer la coordination et la gestion du bien à tous les niveaux administratifs et accueille avec satisfaction les progrès accomplis dans la démarche de création du futur Ministère de la culture ;
  4. Réaffirme les recommandations de la mission de suivi réactif de 2013 et prie instamment l’État partie de mettre en œuvre ces recommandations ;
  5. Regrette que l’État partie n’ait pas soumis, en tant que modification mineure de limites, la proposition finale pour les zones tampons de chaque composante du bien ;
  6. Prend note avec inquiétude de l’absence de soumission d’un plan d’atténuation destiné à réduire l’impact visuel du centre commercial de Castro sur l’église de Castro et son cadre général, comme demandé dans les précédentes décisions ;
  7. Prie également instamment l’État partie de finaliser la définition juridique des zones tampons et des zones visuellement sensibles autour de chaque composante et de mettre en place les mesures législatives nécessaires à la garantie de la protection générale du bien ;
  8. Demande à l’État partie de finaliser la révision de tous les schémas directeurs urbains actuellement en vigueur à la lumière des caractéristiques définies dans la proposition finale de zones tampons et des nouvelles mesures réglementaires élaborées afin de protéger les cadres des églises de Chiloé, et de définir des paramètres et des restrictions de construction clairs pour toutes les municipalités qui n’intègrent pas ces outils de planification dans leur cadre de gestion afin de garantir la protection de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  9. Demande également à l’État partie de finaliser la procédure d’élaboration d’un plan de gestion intégrée pour la totalité des seize églises inscrites dans le bien en série ;
  10. Réitère sa demande à l’État partie de concevoir et mettre en place des mesures visant à atténuer l’impact du centre commercial de Castro sur les caractéristiques visuelles de l’église de Castro et à mieux intégrer le centre dans le cadre existant ;
  11. Réitère également sa demande à l’État partie de soumettre une étude d’impact du trafic pour le centre commercial de Castro sur le tissu urbain de la ville de Castro ;
  12. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport d’avancement et, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.