Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Um er-Rasas (Kastrom Mefa’a)

Jordanie
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
  • Autres menaces :

    Structures instables et manque de sécurité

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Structures instables et manque de sécurité 
  • Absence de plan de conservation global 
  • Absence de structure et de plan de gestion 
  • Vaste projet d'aménagement touristique avec de nouvelles constructions
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2015

Montant total accordé : 6 000 dollars EU du fonds-en-dépôt italien

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 2 (de 2007-2009)
Montant total approuvé : 34 750 dollars E.U.
2009 Investigations and emergency measures for the ... (Approuvé)   18 750 dollars E.U.
2007 Restoration of the "Stylite" tower of Um Er Rasas (NOT ... (Approuvé)   16 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2015**

Mars-avril 2005 : mission de suivi réactif de l’ICOMOS ; novembre 2006 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; mars 2008 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; juillet 2008 : mission d’experts du Centre du patrimoine mondial pour la tour du stylite.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 3 février 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/1093/documents. Le rapport traite de la décision 37 COM 7B.51 du Comité du patrimoine mondial comme suit :

  • Tour du stylite : les recherches géotechniques, géophysiques et géo-structurelles comprenaient des tests sismiques, mécaniques et visuels ainsi qu’une modélisation structurelle. Le rapport définit clairement les méthodologies et les résultats détaillés. Les tests indiquaient que bien que les blocs de grès soit généralement de moyenne à haute résistance, un angle de la tour est faible et la structure est réparée en de multiples endroits. Les tests sismiques confirment les vulnérabilités de la tour. Il n’est fait aucune mention des travaux de réparation ou de suivi antérieurs. Quatre options de conservation de la tour sont identifiées, toutes impliquant des travaux d’excavation aux fondations, avec reprises en béton sur une base plus large que celle de la structure existante, ainsi que l’installation de chaînages en acier. Une des options implique le démantèlement de la tour.
  • Plan de gestion : une carte routière intégrée au plan de gestion a été établie en janvier 2014, qui utilise des parties du plan existant et le complète. Cette carte routière comprend des conseils sur les zones ayant besoin de travaux supplémentaires et identifie des problèmes de conservation actuels : problèmes environnementaux, développements de zones résidentielles, commerciales et industrielles et d’activités non autorisées.
  • Accès et utilisation publics : l’Annexe 3 est une ‘Base pour un plan d’utilisation publique’, elle résume les nombreux problèmes clés et définit un ensemble de priorités à court (un an), moyen (trois ans) et long (cinq ans) termes. Le point de vue des communautés locales fait ressortir des inquiétudes concernant la communication, l’implication et l’infrastructure, mais démontre des faiblesses locales quant à la sensibilisation aux valeurs du site.
  • Plan masse du Kastrum : ce plan à trois ans prévoit une étude du site photométrique, par balayage laser 3D et géophysique, et vise à développer une technologie innovante et des activités de formation pour la conservation du site. Ainsi sera développée une école de formation professionnelle permanente consacrée aux ‘Hautes technologies appliquées au patrimoine culturel’ et au ‘Renforcement des capacités dans le domaine de l’éducation et de la communication en matière de patrimoine culturel’. Une courte étude pilote réalisée en 2013 a fourni des informations sur l’état des mosaïques de l’église Saint-Etienne, sur l’érosion et le délabrement des mosaïques et sur l’interprétation et la présentation. Il n’est pas établi clairement si cela constitue la totalité de la stratégie de recherche archéologique.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

Les informations fournies par l’État partie dans son rapport et les annexes sont bien notées ainsi que les progrès considérables accomplis pour traiter la conservation et la gestion du bien. Les résultats de l’évaluation de l’état physique de toutes les composantes du bien, qui étaient attendus pour juin 2013, n’ont pas été fournis dans le rapport de l’État partie, mais le plan du Kastrum pourrait remplacer ces relevés. Toutefois, plusieurs problèmes n’ont pas été traités en totalité.

La tour du stylite : les recherches géotechniques, géophysiques et géo-structurelles sont détaillées et établissent clairement des méthodologies et des résultats, bien qu’il eut été utile d’inclure les résultats du suivi sur site des analyses. Le rapport de 2014 définit quatre options pour stabiliser et réparer la tour, toutes impliquant des travaux d’excavation autour de la base de la tour avec reprises des fondations en béton armé, micropieux et chaînages. Une des options implique aussi le démantèlement de la tour avant la construction d’une structure en acier intérieure. Le rapport suggère que des excavations pour la réalisation de nouvelles fondations soient couplées avec des recherches archéologiques, mais ne fait aucune mention d’un relevé archéologique de la structure effecuté avant tous travaux. Il est recommandé que cette recherche structurelle soit envisagée en rapport avec une analyse plus vaste des facteurs archéologiques, historiques et autres avant la planification de toute intervention. Le démantèlement de la tour n’est pas envisagé comme option et il est suggéré que le dialogue se poursuive au sujet des options de conservation avant toute planification de travaux.

Plan de gestion : le plan de gestion semble être encore en cours d’élaboration ; l’ébauche du projet est très succincte et la date de finalisation du plan n’apparaît pas clairement. L’Annexe ‘Base pour un plan d’utilisation publique’ est un ajout bienvenu à la documentation du site et résume de nombreux problèmes clés, et un ensemble de priorités à court, moyen et long termes qui devrait être intégré dans le plan de gestion. Mais il n’est fait aucune mention d’un plan de conservation et la politique de recherche archéologique, telle qu’elle est définie, se concentre sur la protection des mosaïques par un enfouissement temporaire et sur la documentation et le relevé systématique des principales structures de l’ensemble de Saint-Etienne. Tout en étant importants, ces éléments pourraient être plus utilement envisagés dans un cadre plus large de manière que, par exemple, les implications archéologiques des travaux de réfection effectués sur la tour du stylite soient prises en compte.

Le plan de gestion doit être considéré comme une priorité. Cela offrirait un cadre clair et une vision pour l’avenir et soutiendrait la conservation du site dans son ensemble et la sauvegarde de sa valeur universelle exceptionnelle.

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7B.53
Um er-Rasas (Kastrom Mefa’a) (Jordanie) (C 1093)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.51 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Félicite l’État partie pour les progrès réalisés dans la gestion et la conservation du bien ;
  4. Prend note des progrès accomplis du point de vue de l’étude technique des mesures de conservation prises à la tour du stylite ; invite l’État partie à engager un dialogue avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant de planifier des travaux détaillés ;
  5. Prie instamment l’État partie d’achever le plan de gestion qui doit inclure un plan de conservation détaillé ainsi qu’une politique de recherche archéologique et un plan d’utilisation publique intégré ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Projet de décision : 39 COM 7B.53

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.51 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Félicite l’État partie pour les progrès réalisés dans la gestion et la conservation du bien ;
  4. Prend note des progrès accomplis du point de vue de l’étude technique des mesures de conservation prises à la tour du stylite ; invite l’État partie à engager un dialogue avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant de planifier des travaux détaillés ;
  5. Prie instamment l’État partie d’achever le plan de gestion qui doit inclure un plan de conservation détaillé ainsi qu’une politique de recherche archéologique et un plan d’utilisation publique intégré ;
  6. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Année du rapport : 2015
Jordanie
Date d'inscription : 2004
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iv)(vi)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top