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Site de Palmyre

République arabe syrienne
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Activités illégales
  • Effets liés à l’utilisation des Infrastructures de transport
  • Grandes installations linéaires
  • Guerre
  • Habitat
  • Humidité relative
  • Infrastructures de transport de surface
  • Installations localisées
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Vastes infrastructures et/ou installations touristiques / de loisirs
  • Autres menaces :

    altération très prononcée sur de nombreux blocs de pierre

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Avant le conflit :

  • Altération très prononcée sur de nombreux blocs de pierre due aux remontées capillaires et variations d'humidité et de température
  • Croissance urbaine de l'agglomération voisine
  • Route internationale goudronnée traversant le site
  • Trafic intense de voitures et de camions (vibrations, pollution, risques d'accidents...)
  • Oléoduc traversant la nécropole sud
  • Antenne de couleur voyante sur une colline
  • Construction d'un hôtel à proximité des sources thermales
  • Absence de plan de gestion

Depuis mars 2011 :

  • Destruction et dommages, fouilles illégales et pillage dus au conflit armé depuis mars 2011
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Destruction et menaces avérées et potentielles à la suite du conflit armé en Syrie qui a démarré en mars 2011.

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Pas encore rédigé

Mesures correctives pour le bien

Pas encore identifiées

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives
Pas encore identifié
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2015

Montant total fourni aux six biens syriens du patrimoine mondial :

  • 2,46 millions d’euros de l’Union européenne (pour le patrimoine mondial, le patrimoine mobilier et le patrimoine immatériel)
  • 200 000 dollars EUdu Centre régional arabe pour le patrimoine mondial à Bahreïn
  • 170 000 dollars EU du gouvernement flamand (pour le patrimoine mondial, le patrimoine mobilier et le patrimoine immatériel)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 5 (de 1989-2005)
Montant total approuvé : 81 250 dollars E.U.
2005 The Citadel of Palmyra-Repair works (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
2001 Photo exhibition on Syrian cultural heritage (Approuvé)   1 250 dollars E.U.
1999 Establishing an overall management plan of Palmyra (1st ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1998 Management plan for Palmyra (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1994 Palmyra: topographical and architectural studies to be ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
1989 Contribution to a computer aided design conservation ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2015**

Depuis le début du conflit en mars 2011, la situation sécuritaire n’a pas permis d’entreprendre de missions sur les biens syriens du patrimoine mondial.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 14 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation pour les six biens du patrimoine mondial en Syrie, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/23/documents. Ce rapport indique qu’en plus des dommages signalés en 2014, les colonnes de la zone du hammam et de la petite arche nord-est de l’Arc de triomphe ont été endommagées en raison d’affrontements armés. Il indique également que trois des cinq statues anciennes ont été volées à l’hôtel Zanoubia et que les services de la Direction des antiquités et des musées (DGAM) de Palmyre ont déplacé les deux statues restantes en lieu sûr. L’État partie signale également qu’en novembre 2014, les services de la DGAM de Palmyre ont pu accéder à la nécropole sud-est et évaluer les dégâts dans cette zone. Ils ont signalé le vol de 22 bustes funéraires et d’une tête d’enfant en pierre dans le tombeau d’Artaban, le vol de 15 portraits sculptés dans le tombeau de Taibul, où un portrait brisé a également été découvert, et le pillage de 25 sculptures funéraires dans les tombeaux de Bolha.

Le rapport souligne le fait que, depuis le début de la crise, la DGAM a pris des mesures de protection contre le vandalisme et le vol des tombeaux en renforçant les barrières et en dissimulant les tombeaux sous du sable. Toutefois, ces mesures n’ont pas empêché les fouilles illégales menées à l’aide d’engins lourds. L’État partie souligne également le fait que les mesures ont également consisté à verrouiller toutes les entrées du musée de Palmyre, à évacuer tous les artefacts du musée pour les entreposer en lieu sûr, ainsi qu’à assurer la protection in situ de la statue du Lion – celle-ci ne pouvant être déplacée – située à l’entrée du musée.

Le rapport note également que les efforts de sensibilisation de la communauté locale ont eu des résultats positifs en ce qu’ils ont permis la restitution de nombreux artefacts archéologiques.

Les images satellite fournies dans le rapport UNITAR/UNOSAT de décembre 2014 révèlent l’existence de bermes militaires, d’une route de 2,4 km descendant directement de la citadelle et de son embranchement de 576 m, ainsi que d’une route de terre de 274 m créée le long – et partiellement par-dessus – les vestiges du mur de briques en terre à l’extrémité occidentale de la nécropole. Ces images confirment que le site est toujours utilisé à des fins militaires, comme le signalaient d’autres sources en 2014, ce qui n’a pas encore été confirmé par l’État partie. Les images satellite confirment également que les accès à la plupart des tombeaux souterrains de la nécropole sud-est ont été enfouis afin de les protéger, comme le signale la DGAM, et montrent des dommages importants infligés à des parties de l’hôtel Zenobia, où des sections du toit des zones centrales semblent effondrées.

En plus de ces dommages et de ceux signalés en 2014, d’autres sources ont posté des vidéos datant de septembre et décembre 2014, qui montrent des fouilles effectuées à l’aide de bulldozers et des mouvements et positionnements d’armes lourdes au sein du bien.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

Voir le point 36 de ce document (Décision générale sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne).


36. Décision générale sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne

Problèmes de conservation actuels

Le conflit armé syrien a commencé en mars 2011 est s’est constamment intensifié, conduisant à des violences importantes et à une dégradation des conditions humanitaires. Depuis la 38e session du Comité du patrimoine mondial en 2014, on peut déplorer le niveau élevé de destruction du patrimoine archéologique, urbain et architectural exceptionnel de Syrie qui a continué à gravement affecter les six biens inscrits, les douze sites inscrits sur la Liste indicative, et un large nombre de sites du patrimoine culturel très importants dans toute la Syrie. Le patrimoine culturel syrien continue d’être endommagé par les bombardements, les combats de rue, les explosions ciblées, les fouilles illégales de grande ampleur, par son utilisation à des fins militaires et en tant que zone militaire d’entraînement, les violations d’édifices, les carrières, ainsi que les destructions intentionnelles et l’occupation inappropriée des sites archéologiques par des populations déplacées. 

Le 14 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation avec des informations précises sur les destructions et dommages qui concernent les six biens du patrimoine mondial, disponible à https://whc.unesco.org/fr/sessions/39COM/documents. Le 12 février 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation des sites de la Liste indicative et un rapport sur les destructions intentionnelles du patrimoine bâti. Ces rapports constituent une déclaration officielle des autorités syriennes et rassemblent des informations recueillies auprès des services de la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM) et des médias sociaux. Néanmoins, l’État partie note que l’accès au terrain est extrêmement limité en Syrie pour les experts du patrimoine, et que la pleine mesure des dommages infligés aux biens du patrimoine ne peut être prise actuellement. Par conséquent, les rapports ne fournissent pas d’informations directes sur plusieurs sites, en particulier sur l’Ancienne ville d’Alep et l’Ancienne ville de Bosra, et ne permettent donc pas de saisir pleinement l’étendue des dommages des biens. S’agissant de la préparation des rapports sur l’état de conservation pour le Comité du patrimoine mondial, d’autres informations ont été recueillies auprès d’organisations de la société civile, d’organisations internationales, d’experts locaux et des médias pour compléter les données officielles.

L’État partie évoque les travaux menés par la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM), en dépit des conditions de travail difficiles, pour surveiller les biens du patrimoine mondial et le patrimoine culturel en général, évaluer les dommages, entreprendre quand cela est possible des actions de conservation d’urgence et d’atténuation des risques, et inventorier le patrimoine mobilier et immobilier. Le rapport met aussi l’accent sur les efforts de la DGAM pour mener des actions locales de sensibilisation et souligne le rôle positif des communautés locales pour sauvegarder le patrimoine et limiter les fouilles illégales dans certains cas.

Le rapport sur l’état de conservation des sites inscrits sur la Liste indicative de la Syrie indique que :

  • Le 8 août 2014, dans le site des « noréas de Hama », la noréa-Gaabariyya, située près de la mosquée al-Nori, a été incendiée ; l’incendie a atteint la partie supérieure de la nouvelle roue en bois, tandis que la base en pierre est restée intacte ; la municipalité d’Hama a immédiatement entrepris des travaux de conservation.
  • Le 20 juillet 2014, dans le site d’« Ugrarit (tell Shamra) », un incendie d’origine non criminelle a atteint des parties non fouillées et quelques aires fouillées sans causer de dégâts importants aux vestiges archéologiques.
  • Le site d’« Ebla (tell Mardikh) » a été affecté par des fouilles et excavations illégales ainsi que par des dégradations naturelles. Des destructions mineures ont été signalées à l’acropole. Récemment, la présence d’une nouvelle raffinerie de pétrole située à 400 m environ du site a été indiquée.
  • Le site de « Mari (tell Hariri) », en particulier le palais royal et la zone du temple, a été affecté par des fouilles illégales de grande ampleur menées à l’aide d’engins lourds par des groupes armés installés dans le centre d’accueil des visiteurs du site qui a été dévalisé, tout comme la résidence de la mission.
  • Le site de « Dura Europos » a subi d’amples dégradations causées par les pillages, le vandalisme et des fouilles illégales à grande échelle menées au moyen d’engins lourds ; les pillages mettent en jeu la participation de centaines d’habitants locaux économiquement défavorisés dont on indique qu’ils sont payés par les groupes armés qui contrôlent le site et un tiers de la valeur estimée des découvertes. On indique qu’en octobre 2014, les groupes armés utilisaient le site archéologique comme abri militaire.
  • Le site de « Un Château du désert : Qasr al-Hayr ach-Charqi » est occupé par des groupes armés depuis 2013. Le château et la zone environnante ont été endommagés par des fouilles, des pillages et du vandalisme. La maison des fouilles a été cambriolée.
  • Le site de « Maaloula » a connu des dommages, des pillages et du vandalisme dans la plupart des monastères, églises et sanctuaires, et dans la vieille ville, y compris dans le cimetière et les cavernes.
  • Des fouilles illégales dans le site de « Raqqa-Ràfiqa : la cité abbasside » ont été effectuées au moyen d’engins lourds à la mosquée al-Atiq et ont détruit le sanctuaire soufi situé au sein de la mosquée. Un iwan du Qasr al-Banat du bimarstan a été incendié ; des dégradations d’origine naturelle ont été observées sur la porte de Bagdad et sur les remparts de la ville.
  • Le site d’« Apamée (Afamia) » et ses abords a été grandement affecté par des fouilles illégales menées par des groupes armés qui s’en sont pris aux mosaïques en utilisant des engins lourds et des détecteurs de métaux, et ce, depuis 2014.
  • Aucun dommage n’est signalé s’agissant des sites de « Tartus : la cité-citadelle des Croisés » et de « l’île d’Arwad ».

Le rapport sur les destructions intentionnelles du patrimoine bâti syrien repose principalement sur les communautés locales et les photographies publiées dans les médias sociaux ; il indique que :

Dans la région d’Alep :

  • Le sanctuaire du Cheikh Mohamed Nabhan de la mosquée Kiltawiye à Bab al-Hadid, l’une portes historiques du site du patrimoine mondial de l’Ancienne ville d’Alep, a été détruit le 17 janvier 2015.
  • La DGAM a eu accès au cimetière romain de Shash Hamdan, dans la province d’Alep, où des pierres tombales sculptées ont été délibérément prises pour cibles et réduites en fragments par des tirs d’armes à feu.
  • 90 % des sanctuaires et sépultures soufi – qui ne sont pas tous répertoriés par le registre national – ont été détruits dans la campagne d’Alep :
  • Dans la partie nord d’Alep, tous les sanctuaires de Menjib ont été détruits, y compris le Maqam Cheikh Aqil al-Manbiji, les sanctuaires situés autour de l’église byzantine et les six tombes mameloukes Shihab al-Din situées devant le château de Najim. Les sanctuaires d’Ezaz ont été détruits par les bombes, y compris les sépultures soufies des tells archéologiques d’Ezaz, de Sawran, de Shiekh Rieh, de Dabik, et d’Akhtarin, ainsi que la sépulture de Nabi Daoud, dans le village de Dwebek.
  • Selon des informations non vérifiées, toutes les sépultures du district d’al-Bab, de Zerba Nahiyah, d’Hader, d’Atareb, du tell al-Daman, de Maskanh, d’al-Khasfa, et de Deir Hafir ont été détruites.

Dans la région de Deir ez-Zor :

  • L’église et l’ensemble du mémorial du génocide arménien récemment édifié à Deir ez-Zor ont été détruits le 17 janvier 2015.
  • À Raqqa, la mosquée Uwais al-Quarani et le sanctuaire Ammar bin Yasser, musulmans soufis, ont été détruits en mars 2014.
  • Le sanctuaire de Wabsa Ibn Mabad al-Assadi situé au sein de la grande mosquée, dans la vieille ville de Raqqa-Ràfiqa, a été détruit.
  • Un groupe armé a fait exploser et a détruit une mosaïque byzantine du VIe siècle qui avait été découverte dans le tell Saeed, près de la ville de Raqqa.
    • Actions mises en œuvre par l’UNESCO et les Organisations consultatives

Les 26 et 27 mai 2014, dans le cadre du projet de « sauvegarde d’urgence du patrimoine culturel syrien » financé par l’Union européenne et cofinancé par le Gouvernement flamand (170 000 dollars EU), l’UNESCO a organisé une réunion d’experts internationaux visant à inciter la communauté internationale à rallier la cause de la sauvegarde du patrimoine culturel syrien. 120 experts internationaux et syriens issus de 22 pays et des partenaires de l’UNESCO ont participé à cette réunion et ont élaboré un plan d’action précis qui donne les actions à court, moyen et long termes pour sauvegarder le patrimoine mobilier, immobilier et immatériel.

Depuis la 38e session du Comité du patrimoine mondial (Doha, 2014), l’UNESCO a poursuivi ses actions en vue d’assister l’État partie dans ses efforts continus et soutenus pour sauvegarder le patrimoine culturel. Au niveau international, l’UNESCO a sensibilisé la communauté internationale à la destruction du patrimoine culturel en Syrie ; ces efforts soutenus ont conduit à l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 2139 le 22 février 2014, qui appelle « toutes les parties à mettre immédiatement fin à toutes formes de violence qui ont infligé des souffrances aux habitants de la Syrie, à préserver la diversité de la société syrienne qui fait sa richesse et le patrimoine culturel du pays, et à prendre les mesures nécessaires pour protéger les sites du patrimoine mondial qui se trouvent en Syrie ».

Le 3 décembre 2014, l’UNESCO a organisé à son siège une conférence internationale sur la « Protection du patrimoine et de la diversité culturelle en péril en Irak et en Syrie » avec le soutien financier du gouvernement du Koweït, et a appelé à la création de « zones culturelles protégées » autour des sites du patrimoine culturel, suggérant que l’on pourrait commencer par les monuments emblématiques situés dans l’Ancienne  ville d’Alep.

Le 12 février 2015, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2199, qui condamne la destruction du patrimoine culturel et adopte des mesures juridiquement contraignantes pour lutter contre le trafic illicite d’antiquités et d’objets culturels d’Irak et de Syrie et a demandé à l’UNESCO et aux autres entités concernées de mettre en œuvre cette interdiction.

Au niveau national, l’UNESCO a poursuivi ses activités consistant à suivre la situation du patrimoine culturel syrien, à sensibiliser à sa protection, à entreprendre des actions à court, moyen et long termes pour le sauvegarder, et à coordonner les travaux des entités nationales et internationales en ce sens. Dans le cadre du projet de « sauvegarde d’urgence du patrimoine culturel syrien » financé à hauteur de 2,46 millions d’euros par l’Union européenne qui fut lancé en mars 2014 et qui est mis en œuvre en partenariat avec l’ICOMOS et l’ICCROM, les activités suivantes ont été entreprises :

Dans le cadre du projet de « sauvegarde d’urgence du patrimoine culturel syrien » financé par l’Union européenne (UE)

  • Une réunion avec la DGAM et des partenaires du projet s’est déroulée à Paris les 28 et 29 octobre 2014 pour planifier et coordonner les actions visant à sauvegarder le patrimoine culturel et les musées d’Alep. La réunion a débouché sur des recommandations techniques et des mesures d’atténuation des risques pour l’Ancienne ville d’Alep. Un cours de formation intitulé « Secours d’urgence pour le patrimoine culturel bâti en Syrie » a été coorganisé par l’équipe projet de l’UNESCO basée à Beyrouth, mené par l’ICCROM-ATHAR et cofinancé par le Centre régional arabe pour le patrimoine mondial ; l’atelier s’est déroulé dans les bureaux de l’UNESCO à Beyrouth du 24 novembre au 6 décembre 2014 et a permis la formation intensive de 22 employés techniques de la DGAM et représentants d’ONG syriennes. 22 professionnels venant d’Alep, de Damas, de Daraa et d’Homs ont participé à ce cours intensif. Les participants ont bénéficié de l’expertise de divers professionnels expérimentés dans plusieurs aspects relevant des domaines suivants : évaluation des risques, évaluations des dommages, gestion des décombres, secours d’urgence pour le patrimoine culturel, et consolidation d’urgence des monuments et sites endommagés.
  • Un atelier sur l’amélioration des inventaires du patrimoine culturel bâti, mobilier et immatériel, qui a réuni tous les partenaires concernés par ce domaine, s’est déroulé à Beyrouth du 16 au 18 février 2014 et a permis d’envisager une collecte des données et des inventaires harmonisés afin de définir les futures actions de conservation, de restauration, de reconstruction et d’organiser la lutte contre le trafic illicite.

En mai 2015, le Centre du patrimoine mondial organisera une réunion technique sur la reconstruction post-conflit dans le contexte du Moyen-Orient, qui se concentrera sur l’étude de cas de l’Ancienne ville d’Alep. La réunion permettra d’énoncer des recommandations fondamentales en matière de reconstruction d’un point de vue théorique et pratique.

L’ICOMOS a soutenu nombre de ces initiatives, et en a soutenu d’autres.

En vertu du partenariat dans le cadre du projet de sauvegarde d’urgence du patrimoine culturel syrien de l’UNESCO et de l’UE (mentionné ci-dessus), les responsabilités suivantes incombent à l’ICOMOS :

L’ICOMOS, ainsi que ses différents comités scientifiques internationaux, s’engage à :

  • Assister l’UNESCO dans la mise en œuvre du projet de l’UE en tant qu’institution partenaire et à proposer à l’UNESCO, si nécessaire, la participation d’experts spécialisés ;
  • Informer l’UNESCO de toutes les activités mises en œuvre en dehors du cadre du projet de l’UE pour la protection du patrimoine culturel syrien afin de permettre une meilleure coordination et l’échange d’informations ;
  • Fournir des conseils, des capacités et des informations techniques afin de permettre la mise en œuvre des activités décrites aux articles I, II et III du présent accord.

Lors de sa 18e assemblée générale (Florence, novembre 2014), le comité exécutif de l’ICOMOS a chargé un groupe de travail de l’ICOMOS sur la sauvegarde du patrimoine culturel en Syrie et en Irak de coopérer avec l’UNESCO et d’autres partenaires internationaux et nationaux et, avec le soutien de l’ICORP, de coordonner les activités de l’ICOMOS favorisant la coopération et les échanges, le suivi, la sensibilisation, la communication, la formation, l’assistance et la planification de la sauvegarde du patrimoine culturel en Syrie et en Irak tant que le présent conflit et ses conséquences perdurent.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

La situation de conflit armé en Syrie et son intensification continue ont affecté les six biens du patrimoine mondial et ont grandement diminué les capacités permettant de maintenir et de protéger correctement leur Valeur universelle exceptionnelle (VUE). Les biens sont de plus en plus menacés par un péril imminent spécifique et établi, en particulier l’Ancienne ville d’Alep, qui a été en grande partie détruite et qui court le risque d’autres destructions irréversibles, y compris celle de la citadelle. Les fouilles illégales qui ont cours dans les sites et tells archéologiques de Syrie sont la source principale du trafic illicite d’objets culturels et de dommages de grande ampleur et irréversibles pour ces sites, et permettent la vente des artefacts pillés sur les marchés noirs régionaux et internationaux.

Il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial félicite la DGAM, tous les professionnels du patrimoine en Syrie et les communautés locales qui ont soutenu leurs efforts pour protéger le patrimoine culturel et le surveiller attentivement.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives continueront de soutenir l’État partie s’agissant de l’identification des mesures correctives nécessaires et de l’élaboration d’un État souhaité de conservation pour les biens dès que la situation permettra l’envoi d’une mission d’évaluation.

Par ailleurs, il est recommandé qu’une documentation systématique de tous les dommages infligés aux biens du patrimoine mondial soit correctement poursuivie quand la situation le permet, et que le Comité du patrimoine mondial réitère son appel à l’État partie pour qu’il sauvegarde les biens endommagés grâce à des interventions minimales de première nécessité visant à empêcher les vols, les éboulements et les dégradations d’origine naturelle, et s’abstienne de prendre toute autre mesure avant que la situation permette l’élaboration d’une stratégie d’ensemble et d’un plan d’action qui répondent aux normes internationales et à des méthodes scientifiques de premier plan. S’agissant de la reconstruction post-conflit, il est recommandé que le Comité du patrimoine mondial appelle l’État partie à planifier l’avenir des biens du patrimoine mondial conformément aux chartes et normes internationales de conservation, en concertation étroite avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives.

Il est également recommandé, en attendant une amélioration des conditions, que le Comité du patrimoine mondial appelle les parties liées au conflit en Syrie à éviter tout acte de dégradation supplémentaire du patrimoine du pays, en particulier les biens du patrimoine mondial et tous les sites inclus dans la Liste indicative, et à s’acquitter de leurs obligations en vertu de la réglementation internationale en prenant toutes les mesures possibles pour protéger le patrimoine, y compris en évacuant les biens du patrimoine mondial utilisés à des fins militaires, et à mettre fin à toute dégradation qui résulterait de la prise pour cible des biens du patrimoine mondial. Il est en outre recommandé que le Comité du patrimoine mondial appelle toutes les parties liées au conflit en Syrie et la communauté internationale, en particulier les pays voisins de la Syrie, à garantir des mesures efficaces en faveur de la lutte contre le trafic illicite des objets culturels, conformément à la résolution 2199 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7A.32
Site de Palmyre (République arabe syrienne) (C 23)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7A,
  2. Rappelant les décisions 35 COM 7B.58, 36 COM 7B.58, 37 COM 7B.57, et 38 COM 7A.12, adoptées à ses 35e (UNESCO, 2011), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013) et 38e (Doha, 2014) sessions, respectivement,
  3. Prenant en compte la décision 39 COM 7A.36 sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  4. Décide de maintenir le Site de Palmyre (République arabe syrienne) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
39 COM 7A.36
Décision générale sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7A,
  2. Rappelant les décisions 35 COM 7B.58, 36 COM 7B.58, 37 COM 7B.57, et 38 COM 7A.12, adoptées à ses 35e (UNESCO, 2011), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013) et 38e (Doha, 2014) sessions, respectivement,
  3. Déplore la situation de conflit qui règne dans le pays, la perte de vies humaines et la dégradation des conditions humanitaires ;
  4. Prend note du rapport fourni par l’État partie sur l’état de conservation des six biens du patrimoine mondial syrien et des douze sites inscrits sur la Liste indicative et du rapport sur les destructions intentionnelles du patrimoine culturel en Syrie et exprime sa plus vive préoccupation quant aux dommages constatés et aux menaces auxquelles font face ces biens et le patrimoine culturel en général ;
  5. Prie instamment toutes les parties liées à la situation en Syrie d’éviter tout acte de dégradation supplémentaire du patrimoine culturel du pays et de s’acquitter de leurs obligations en vertu de la réglementation internationale en prenant toutes les mesures possibles pour protéger ce patrimoine, en particulier la sauvegarde des biens du patrimoine mondial et des sites compris dans la Liste indicative ;
  6. Prie aussi instamment l’État partie d’adopter des mesures pour l’évacuation des biens du patrimoine mondial actuellement utilisés à des fins militaires ;
  7. Prie en outre instamment l’État partie de sauvegarder les biens endommagés grâce à des interventions minimales de première nécessité pour empêcher les vols, les éboulements et les dégradations d’origine naturelle, et s’abstienne d’entreprendre tous travaux de conservation et de reconstruction avant que la situation permette l’élaboration de stratégies de conservation d’ensemble et d’actions qui répondent aux normes internationales, en concertation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  8. Lance un appel à tous les États membres de l’UNESCO pour coopérer dans la lutte contre le trafic illicite d’objets du patrimoine mondial en provenance de Syrie, conformément à la résolution 2199 de février 2015 du Conseil de sécurité des Nations unies ;
  9. Réitère ses suggestions à l’État partie d’envisager la ratification du Deuxième protocole (1999) de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé ;
  10. Félicite la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM), tous les professionnels du patrimoine et les communautés locales en Syrie qui œuvrent pour le suivi et la protection du patrimoine mondial pour leurs efforts soutenus, et ce, dans des conditions extrêmement hostiles ;
  11. Demande à l’État partie de poursuivre la documentation systématique de toutes les dégradations infligées aux biens du patrimoine mondial quand les conditions le permettent et de mettre en œuvre toutes les mesures possibles d’atténuation des risques, de fournir des informations sur l’élaboration de l’État souhaité de conservation en vue du retrait des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et l’identification des mesures correctives pour les six biens ;
  12. Appelle la communauté internationale à encore soutenir la sauvegarde du patrimoine culturel syrien grâce à des fonds réservés ;
  13. Demande également à l’État partie d’inviter, dès que les conditions de sécurité le permettront, une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM de suivi réactif en Syrie pour évaluer l’état de conservation des biens et élaborer, en concertation avec l’État partie, un plan d’action priorisé pour leur restauration ;
  14. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.
39 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-15/39.COM/7A et WHC-15/39.COM/7A.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 39 COM 7A.38)
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 39 COM 7A.39)
  • Belize, Réseau de réserves du récif de la barrière du Belize (décision 39 COM 7A.18)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosi (décision 39 COM 7A.44)
  • Chili, Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura (décision 39 COM 7A.45)
  • Côte d'Ivoire, Parc national de la Comoé (décision 39 COM 7A.2)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 39 COM 7A.3)
  • Égypte, Abou Mena (décision 39 COM 7A.24)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 39 COM 7A.17)
  • Éthiopie, Parc national du Simien (décision 39 COM 7A.10)
  • Géorgie, Cathédrale de Bagrati et monastère de Ghélati (décision 39 COM 7A.40)
  • Géorgie, Monuments historiques de Mtskheta (décision 39 COM 7A.41)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 39 COM 7A.20)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 39 COM 7A.16)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 39 COM 7A.15)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 39 COM 7A.2)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 39 COM 7A.25)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 39 COM 7A.27)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 39 COM 7A.11)
  • Mali, Tombouctou (décision 39 COM 7A.21)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 39 COM 7A.22)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 39 COM 7A.12)
  • Palestine, Lieu de naissance de Jésus : l’église de la Nativité et la route de pèlerinage, Bethléem (décision 39 COM 7A.28)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 39 COM 7A.29)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo – San Lorenzo (décision 39 COM 7A.46)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 39 COM 7A.47)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 39 COM 7A.30)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 39 COM 7A.31)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 39 COM 7A.32)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 39 COM 7A.33)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 39 COM 7A.34)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 39 COM 7A.35)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 39 COM 7A.1)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 39 COM 7A.4)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 39 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 39 COM 7A.6)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 39 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 39 COM 7A.8)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 39 COM 7A.95)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 39 COM 7A.13)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 39 COM 7A.42)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 39 COM 7A.23)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 39 COM 7A.43)
  • Venezuela, Coro et son port (décision 39 COM 7A.48)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 39 COM 7A.37)
Projet de décision : 39 COM 7A.32

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7A,
  2. Rappelant les décisions 35 COM 7B.58, 36 COM 7B.58, 37 COM 7B.57, et 38 COM 7A.12, adoptées à ses 35e (UNESCO, 2011), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013) et 38e (Doha, 2014) sessions, respectivement,
  3. Prenant en compte la décision 39 COM 7A.36 sur les biens du patrimoine mondial de la République arabe syrienne, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  4. Décide de maintenir le Site de Palmyre (République arabe syrienne) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.


Projet de décision : 39 COM 7A.36

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7A,
  2. Rappelant les décisions 35 COM 7B.58, 36 COM 7B.58, 37 COM 7B.57, et 38 COM 7A.12, adoptées à ses 35e (UNESCO, 2011), 36e (Saint-Pétersbourg, 2012), 37e (Phnom Penh, 2013) et 38e (Doha, 2014) sessions, respectivement,
  3. Déplore la situation de conflit qui règne dans le pays, la perte de vies humaines et la dégradation des conditions humanitaires ;
  4. Prend note du rapport fourni par l’État partie sur l’état de conservation des six biens du patrimoine mondial syrien et des douze sites inscrits sur la Liste indicative et du rapport sur les destructions intentionnelles du patrimoine culturel en Syrie et exprime sa plus vive préoccupation quant aux dommages constatés et aux menaces auxquelles font face ces biens et le patrimoine culturel en général ;
  5. Prie instamment toutes les parties liées à la situation en Syrie d’éviter tout acte de dégradation supplémentaire du patrimoine culturel du pays et de s’acquitter de leurs obligations en vertu de la réglementation internationale en prenant toutes les mesures possibles pour protéger ce patrimoine, en particulier la sauvegarde des biens du patrimoine mondial et des sites compris dans la Liste indicative ;
  6. Prie aussi instamment l’État partie d’adopter des mesures pour l’évacuation des biens du patrimoine mondial actuellement utilisés à des fins militaires ;
  7. Prie en outre instamment l’État partie de sauvegarder les biens endommagés grâce à des interventions minimales de première nécessité pour empêcher les vols, les éboulements et les dégradations d’origine naturelle, et s’abstienne d’entreprendre tous travaux de conservation et de reconstruction avant que la situation permette l’élaboration de stratégies de conservation d’ensemble et d’actions qui répondent aux normes internationales, en concertation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  8. Lance un appel aux pays voisins de la Syrie et à la communauté internationale pour coopérer dans la lutte contre le trafic illicite d’objets du patrimoine mondial en provenance de Syrie, conformément à la résolution 2199 de février 2015 du Conseil de sécurité des Nations unies ;
  9. Réitère ses suggestions à l’État partie d’envisager la ratification du Deuxième protocole (1999) de la Convention de La Haye de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé ;
  10. Félicite la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM), tous les professionnels du patrimoine et les communautés locales en Syrie qui œuvrent pour le suivi et la protection du patrimoine mondial pour leurs efforts soutenus, et ce, dans des conditions extrêmement hostiles ;
  11. Demande à l’État partie de poursuivre la documentation systématique de toutes les dégradations infligées aux biens du patrimoine mondial quand les conditions le permettent et de mettre en œuvre toutes les mesures possibles d’atténuation des risques, de fournir des informations sur l’élaboration de l’État souhaité de conservation en vue du retrait des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et l’identification des mesures correctives pour les six biens ;
  12. Appelle la communauté internationale à encore soutenir la sauvegarde du patrimoine culturel syrien grâce à des fonds réservés ;
  13. Demande également à l’État partie d’inviter, dès que les conditions de sécurité le permettront, une mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM de suivi réactif en Syrie pour évaluer l’état de conservation des biens et élaborer, en concertation avec l’État partie, un plan d’action priorisé pour leur restauration ;
  14. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.
Année du rapport : 2015
République arabe syrienne
Date d'inscription : 1980
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(iv)
Liste en péril (dates) : 2013-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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