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Tyr

Liban
Facteurs affectant le bien en 2002*
  • Cadre juridique
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport de surface
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Importants problèmes de conservation

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Nécessité de mettre en place une campagne internationale de sauvegarde  (problème résolu)
  • Construction d'un complexe touristique (remblaiement de la baie) (problème résolu)
  • Projet de construction d'un grand marché aux poissons (problème résolu)
  • Projet de construction d'une autoroute côtière (problème résolu)
  • Constructions incontrôlées 
  • Projet de de construction d'un nouveau port de plaisance touristique (problème résolu)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2002
Demandes approuvées : 4 (de 1986-2001)
Montant total approuvé : 29 000 dollars E.U.
2001 Installation of Plaques and Publication of Leaflets to ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
2001 Geoarchaeological study for the ancient ports of Tyre (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1999 Photo Exhibition on Lebanese (Baalbeck and Tyre) and ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
1986 Consultancy to evaluate damage to Tyre (Approuvé)   4 000 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2002

Projet de la Banque mondiale

Dans le cadre d’une proposition de projet de patrimoine culturel et de développement  urbain, la Banque mondiale a demandé une étude urbaine et une étude archéologique pour le site de Tyr. Au moment de la préparation de ce document, le Centre du patrimoine mondial n’avait reçu copie que de l’étude archéologique finale, mais une version préliminaire de l’étude urbaine avait été communiquée fin 2001.

L’étude archéologique, que le Centre estime de très grande qualité, n’envisage que les zones actuellement placées sous la responsabilité directe de la Direction générale des antiquités (DGA) et clôturées, conformément aux conditions définies par la Banque mondiale. De ce fait, ni la vieille ville ni la zone entière comprise entre la ville de Safarand au nord, Ras Al Ain au sud et les collines à l’est de Tyr (limites du site du patrimoine mondial confirmées par une lettre officielle des autorités libanaises au moment de l’inscription) n’ont été incluses dans cette évaluation, en dépit de leur vaste potentiel archéologique.

L’étude souligne les importants problèmes de conservation qui affectent le site et met l’accent sur le manque de personnel chronique de la DGA. Les consultants estiment qu’une structure de gestion du site doit être mise en place et évaluent à 50.000 dollars par an le budget minimum pour les travaux d’entretien réguliers, sans tenir compte des frais de personnel et de toute intervention particulière. Cette structure de gestion devrait comprendre au moins 15 personnes, professionnels et techniciens, au lieu de l’unique inspecteur actuellement affecté au site.

L’étude recommande diverses interventions de conservation et de présentation dans les zones archéologiques, pour un montant global de 4.595.000 dollars, dont 84.000 dollars pour les activités de formation. L’étude n’établit pas clairement quels seraient les bénéficiaires de cette formation, puisque la DGA n’a pour l’instant qu’une seule personne sur le site, ni comment la DGA serait en mesure d’offrir aux personnes ainsi formées des emplois attrayants dans sa structure, à la fin  du projet. En ce qui concerne la réalisation d’activités pour un montant aussi considérable, étant donné la faiblesse institutionnelle de la DGA, les consultants suggèrent que ces frais soient supportés par une assistance technique externe.

Parmi les activités envisagées, l’étude ne parle pas de la préparation, attendue depuis longtemps, d’une carte archéologique générale de l’ensemble du site du Patrimoine, que l’UNESCO avait recommandée en priorité absolue.

Le Centre attend l’étude urbaine finale pour transmettre ses commentaires aux autorités libanaises.

 

Plan d’urbanisme et décret d’expropriation 

Bien que le Plan urbain général de Tyr ne soit pas achevé, une discussion est en cours au Parlement libanais sur la possibilité de dégeler les permis de construire de certaines zones privées adjacentes à l’hippodrome d’Al-Bass. Ces terrains, qui ont été partiellement fouillés par la DGA et ont révélé d’importants vestiges archéologiques, ont fait l’objet d’un Décret d’expropriation présidentiel qui n’a malheureusement pas pu être exécuté en raison de la guerre. A l’heure actuelle, les propriétaires réclament des compensations substantielles, que la DGA n’est pas en mesure de fournir. Une solution possible serait l’échange de ces terrains privés contre des terrains publics situés au sud de Tyr, mais il n’est pas clairement établi de quels terrains il s’agirait.

 

Projet de nouvelle autoroute 

Une nouvelle autoroute est en projet : elle traverserait la zone de Tyr pour relier Beyrouth au sud du pays. Le Centre, qui n’a pas encore reçu d’information sur la position exacte envisagée pour cette autoroute, a demandé qu’une étude archéologique et une EIA d’ensemble soient effectuées avant la prise de décision finale, étant donné le potentiel archéologique majeur de la zone en question.

 

Réserve naturelle

Des sources indépendantes font été d’un plan de développement, à des fins touristiques, d’une zone située au sud de la vieille ville de Tyr, mais dans les limites du site du patrimoine, où une réserve naturelle a été établie. Cette zone constitue l’un des plus beaux environnements côtiers de tout le Liban, mais présente aussi un potentiel considérable en tant que patrimoine culturel en raison de sa proximité avec le site d’Al -Bass. Le Centre du patrimoine mondial n’a reçu des autorités libanaises aucune information concernant ce projet.

 

Décisions adoptées par le Comité en 2002
26 COM 21B.56
Tyr (Liban)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Félicite l'État partie et la Banque mondiale pour les très importantes actions proposées en faveur du patrimoine culturel de Tyr ; 

2. Demande que l'on prête attention à la nécessité d'assurer la protection de toutes les zones archéologiques à l'intérieur du site du patrimoine, et particulièrement de celles qui ne ont pas fouillées actuellement et qui sont exposées à un risque d'empiétement ;

3. Recommande de trouver les moyens d'intégrer dans le cadre du projet de la Banque mondiale la préparation d'une carte archéologique détaillée de l'ensemble du site de Tyr inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, en faisant appel, le cas échéant, au Fonds du patrimoine mondial pour une assistance internationale complémentaire ;

4. Engage vivement l'État partie à faire tous les efforts possibles pour s'assurer que la structure de la Direction générale des Antiquités (DGA) soit d'urgence renforcée de manière conséquente et permanente, afin de ne pas laisser passer l'occasion extraordinaire qu'offre le projet de la Banque mondiale de développer les capacités de conservation et de gestion du patrimoine culturel ;

5. Demande à l'État partie de donner des assurances sur la protection des zones archéologiques à exproprier et de soumettre d'ici le 1er février 2003 un rapport sur l'état du projet d'autoroute, ainsi que sur le plan présumé de développement de la Réserve naturelle, pour examen par le Comité à sa 27e session en juin/juillet 2003.

Le Comité pourrait souhaiter adopter la décision suivante :

 

« Le Comité, tout en félicitant l’Etat partie et la Banque mondiale pour les très importantes actions proposées en faveur du patrimoine culturel de Tyr, demande que l’on prête attention à la nécessité de garantir la protection de toutes les zones archéologiques à l’intérieur du site du Patrimoine, et particulièrement de celles qui ne sont pas fouillées actuellement et qui sont exposées à des risques d’empiétement.

A cette fin, le Comité recommande l’exploration des voies et moyens d’intégrer dans le cadre du projet de la Banque mondiale la préparation d’une carte archéologique d’ensemble de tout le site de Tyr inscrit sur la liste du Patrimoine mondial, en faisant si nécessaire appel au Centre du Patrimoine mondial pour une assistance internationale complémentaire.  De plus, le Comité encourage fortement l’Etat partie à faire tous les efforts possibles pour s’assurer que la structure de la DGA soit d’urgence renforcée de manière considérable et permanente, afin de ne pas laisser échapper l’opportunité extraordinaire offerte par le projet de la Banque mondiale pour construire une capacité de conservation et de gestion d’un héritage culturel. Le Comité, enfin, demande à l’Etat partie de donner des assurances quant à la protection des zones archéologiques à exproprier, et de soumettre, pour le 1er février 2003, un rapport sur l’état du Projet d’autoroute, ainsi que sur le plan présumé de développement de la Réserve naturelle, pour examen par le Bureau lors de sa vingt-septième session.»

Année du rapport : 2002
Liban
Date d'inscription : 1984
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(vi)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 26COM (2002)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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