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Byblos

Liban
Facteurs affectant le bien en 2002*
  • Habitat
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Projet d'expansion du port (problème résolu)
  • Nécessité d'un Plan de gestion et d'un Plan directeur
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2002
Demandes approuvées : 1 (de 1999-1999)
Montant total approuvé : 10 000 dollars E.U.
1999 Seminar on Byblos at Delft University of Technology ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2002
Précédents débats :
Vingt-cinquième session ordinaire du Bureau (Paris, juin 2001) – WHC-2001/CONF.205/5, pages 22 et 23.

Questions essentielles :

Détérioration des vestiges archéologiques ; projet de la Banque mondiale ; impact du développement urbain incontrôlé ; manque de personnel.

Nouvelles informations :

Byblos est l’un des cinq sites libanais concernés par un vaste projet d’aménagement du patrimoine culturel et de développement urbain, financé par la Banque mondiale. En juin 2001, le Bureau avait demandé à l’Etat partie que les résultats et recommandations des deux séminaires – organisés par le Centre du patrimoine mondial en 1998 et 1999 en collaboration avec l’Université de Delft – soient pris en compte pour définir le domaine d’activités du projet de la Banque mondiale.

Les recommandations essentielles insistaient sur deux points nécessaires : 1) un plan directeur pour Byblos au niveau urbain et régional, accompagné de dispositions juridiques et administratives précises de mise en œuvre ; 2) la redéfinition des limites du site du patrimoine mondial et de la zone tampon, en tenant compte des résultats des recherches en cours sur les zones marines et côtières.

Une étude d’urbanisme a été commandée en 2001 par la Banque mondiale à une société libanaise de conseil pour préparer le projet. Un projet de rapport préliminaire sur cette Etude a été présenté en novembre 2001 à la Banque mondiale lors de sa mission de pré-évaluation, en présence d’un membre du Centre du patrimoine mondial. Ce projet a ensuite été débattu avec un expert de l’ICOMOS, à l’occasion d’une mission de suivi réactif sur place. L’expert de l’ICOMOS a également étudié d’autres projets de développement sur le site dont il a évalué l’état de conservation général.

Zone archéologique

La mission de l’ICOMOS a constaté que malgré les remarquables efforts du personnel restreint travaillant sur le site, et du nettoyage et de la mise en valeur effectués lors du Sommet de la Francophonie, l’état de conservation de la plupart des monuments et des vestiges est très précaire et dangereux. Les problèmes essentiels concernent les structures exposées et fragiles qui menacent de s’effondrer, les fouilles non protégées et les mosaïques soulevées ou in situ, détériorées par les effets combinés des intempéries, de la négligence et du ciment. Le rapport de l’ICOMOS a souligné l’urgente nécessité d’un étayage des murs pour empêcher l’érosion, d’un comblement de la plupart des fouilles à ciel ouvert, de la conservation et de la protection des mosaïques et de leur mise en valeur appropriée dans un espace d’exposition à déterminer.

Etude d’urbanisme menée par le consultant de la Banque mondiale

Les propositions rédigées par le consultant de la Banque mondiale pour la réhabilitation de la vieille ville sont centrées sur trois zones principales : accès et parking ; centre historique ; port. Les relations avec le site archéologique n’ont pas été prises en compte et la Banque mondiale n’a pas commandé d’étude archéologique, contrairement à ce qui avait été fait pour Tyr et Baalbek. La mission de la Banque mondiale, tout en approuvant l’approche générale de l’étude, a demandé au consultant de ne pas tenir compte de certaines options et de se concentrer sur un choix de priorités afin de terminer l’étude et de permettre la finalisation du projet.

Un exemplaire de cette étude n’a cependant toujours pas été présentée au Centre du patrimoine mondial qui n’a donc pas pu étudier les propositions en détail. Les entretiens avec le consultant montrent cependant que l’étude ne semble pas fondée sur une analyse détaillée de la topographie ancienne du site, y compris la zone archéologique actuelle ; elle apparaît conçue sur un concept discutable d’aménagement touristique. Par conséquent, plusieurs propositions préoccupent l’expert de l’ICOMOS. Ainsi, notamment, l’installation d’un pont en bois sur la côte autour de la zone archéologique, avec extension au-dessus de la mer ; le recouvrement de la plage de galets en contrebas du site avec du sable et la construction de « services et installations adaptés à une plage touristique » ; un réaménagement de la place publique en face de l’entrée des fouilles avec installation d’une nouvelle fontaine sans aucune relation avec les vestiges archéologiques se trouvant dans cette zone ; la construction d’un nouveau restaurant et d’une promenade au-dessus du souk actuel ; le réaménagement de la Municipalité et de l’Ancien Sérail – deux des bâtiments les plus significatifs de la Vieille ville en contact direct avec la zone archéologique –, en hôtel du type « Relais et châteaux » ; la construction d’une passerelle autour de la totalité de l’enceinte médiévale ; etc.

L’étude comprenait également des propositions concernant la zone à l’extérieur de l’enceinte médiévale, et spécialement la conservation et la mise en valeur du Decumanus Maximus, et sa liaison avec un emplacement de parking le long de l’autoroute actuelle à la partie est de la ville. Ces interventions – qui allégeraient la circulation excessive de la vieille ville et permettraient de restaurer l’accès initial à Byblos – ont été hautement recommandés par l’expert de l’ICOMOS. De toutes façons, une évaluation détaillée de ces propositions ne sera pas possible avant que le Secrétariat et l’ICOMOS ne reçoivent un exemplaire final et complet de l’étude d’urbanisme.

Finalement, les zones juste au nord et à l’est du bien n’ont pas été prises en compte par le consultant de la Banque mondiale. La mission ICOMOS a cependant été informée de plans d’aménagements touristiques et a fermement mis en garde contre cette idée, de crainte que l’empiétement de constructions modernes n’ait encore plus d’impact sur le site et sur sa zone tampon.

Le port

La proposition du Ministère des Travaux publics et des Transports constitue une question distincte. Elle concerne l’extension de la nouvelle jetée en face du port antique de Byblos, pour protéger le port et abriter un petit port de plaisance touristique. Comme l’ont déjà fait remarquer les participants des deux séminaires organisés par le Centre, et comme l’a confirmé l’expert de l’ICOMOS, cette extension aurait un impact négatif considérable sur le port antique et ne fournirait aucune garantie contre les forts courants d’hiver. Le projet de réalisation d’une route à travers la zone archéologique pour construire l’extension de la jetée serait, en plus, une catastrophe pour le site. L’ICOMOS recommande fortement qu’au lieu de s’engager dans ces nouveaux projets, on achève d’urgence un levé détaillé des zones sous-marines autour du site et à l’intérieur du port.

Personnel

L’un des principaux problèmes concernant le site archéologique de Byblos, comme d’ailleurs tous les autres sites archéologiques du pays, est le manque chronique de personnel ; cela gêne beaucoup la Direction générale des Antiquités (DGA) pour conserver et gérer ce bien très important. Reconnaissant ce problème au niveau national, la Banque mondiale a décidé d’inclure une évaluation institutionnelle de la DGA comme condition préliminaire à la négociation de son projet avec le Gouvernement libanais. Le WHC, qui soutient fermement cette initiative, a participé à l’établissement du cahier des charges de cette évaluation et à la sélection des experts.

Action requise

Le Comité félicite l’Etat partie de ses efforts conjugués avec ceux de la Banque mondiale pour la réhabilitation de la Vieille ville de Byblos et sa revitalisation sociale et économique. Le Comité exprime cependant sa préoccupation devant certaines des interventions proposées, qui seraient incompatibles avec le respect des valeurs universelles exceptionnelles justifiant l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial. Le Comité invite de plus l’Etat partie à s’assurer que les ressources nécessaires sont mises à disposition pour financer les travaux nécessaires de conservation et de mise en valeur dans la zone archéologique, et spécialement le renforcement des capacités et des effectifs du personnel local de la DGA.

Le Comité demande donc à l’Etat partie de fournir d’urgence au Secrétariat un jeu complet d’études préparatoires sur Byblos réalisées à l’occasion du Projet de la Banque mondiale, pour étude par le Comité, avant la conclusion d’un accord entre le Gouvernement libanais et la Banque mondiale sur le domaine d’activités prévu dans ce projet.

Le Comité invite également l’Etat partie à abandonner les plans d’extension de la jetée et à engager une recherche approfondie sur les zones sous-marines entourant le site et le port. Enfin, le Comité encourage les autorités libanaises à établir un plan d'ensemble de conservation urbaine incluant des dispositions concernant les zones adjacentes au site archéologique, l’enceinte médiévale, les zones à potentiel archéologique des deux côtés du Decumanus Maximus, et les zones au nord et au sud de Byblos, pour protéger le site et ses zones tampons de nouveaux empiétements.

Le Comité encourage fermement l’Etat partie à présenter des demandes d’assistance internationale au titre du Fonds du patrimoine mondial, sous forme d’intégration au financement de la Banque mondiale, pour appliquer les recommandations susmentionnées. Le Comité demande aux autorités libanaises de présenter au Centre du patrimoine mondial un rapport sur l’avancement de la situation avant le 1er février 2003.

Décisions adoptées par le Comité en 2002
26 COM 21B.55
Byblos (Liban)
Le Comité du patrimoine mondial,

1. Félicite l'État partie de ses efforts, en collaboration avec la Banque mondiale, pour la réhabilitation de la vieille ville de Byblos et sa revitalisation économique et sociale ;

2. Exprime son inquiétude devant certaines interventions proposées qui seraient incompatibles avec le respect des valeurs universelles exceptionnelles ayant justifié l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial ;

3. Invite l'État partie à veiller à ce que des moyens appropriés, éventuellement dans le cadre de ce projet, soient mis à disposition pour permettre les travaux de conservation et de présentation nécessaires dans la zone archéologique, notamment pour renforcer les capacités et accroître les effectifs locaux de la Direction générale des Antiquités (DGA) ;

4. Demande au Secrétariat de prendre contact de toute urgence avec la Banque mondiale afin d'obtenir le jeu complet des études préparatoires sur Byblos menées dans le cadre du projet de la Banque mondiale, pour le soumettre à l'examen attentif du Centre du patrimoine mondial, des organes consultatifs et du Comité avant qu'un accord définitif ne soit passé entre le Gouvernement libanais et la Banque mondiale sur la portée des activités menées au titre de ce projet ;

5. Invite l'État partie à éliminer les plans d'extension de la jetée et à entreprendre une exploration poussée des zones sous-marines entourant le site et le port ;

6. Encourage les autorités libanaises à dresser un plan urbain global de conservation, qui englobe les zones voisines du site archéologique, l'enceinte médiévale, les zones à potentiel archéologique situées de part et d'autre du Decumanus Maximus et les zones qui s'étendent au nord et au sud de Byblos, afin de protéger le site et ses zones tampons contre de futurs empiétements ;

7. Encourage fortement l'État partie à présenter des demandes d'assistance internationale au Fonds du patrimoine mondial, en complément du financement de la Banque mondiale, afin d'appliquer les susdites recommandations;

8. Demande à l'État partie de soumettre d'ici le 1er février 2003, un rapport sur l'état de la situation pour examen par le Comité à sa 27e session en juin/juillet 2003.
26 BUR XII.63-77
Byblos (Liban)

XII.63            En rappelant les recommandations des deux séminaires organisés par le Centre du patrimoine mondial en 1998 et 1999 en collaboration avec l’Université de Delft, le Bureau a noté que Byblos est l’un des cinq sites libanais concernés par un vaste projet d’aménagement du patrimoine culturel et d’urbanisme financé par la Banque mondiale, et a examiné le résumé des conclusions d’une mission de l’ICOMOS effectuée sur le site en novembre 2001.

XII.64            Une étude d’urbanisme a été commandée en 2001 par la Banque mondiale à une société libanaise de conseil pour préparer le projet. Un projet de rapport préliminaire sur cette étude a été présenté en novembre 2001 à la Banque mondiale lors de sa mission de pré-évaluation, en présence d’un membre du Centre du patrimoine mondial. Ce projet a ensuite été débattu avec un expert de l’ICOMOS à l’occasion d’une mission de suivi réactif sur place. L’expert de l’ICOMOS a également étudié d’autres projets de développement sur le site dont il a évalué l’état de conservation général.

XII.65            En ce qui concerne la zone archéologique, le Bureau a constaté que, malgré les remarquables efforts du personnel restreint travaillant sur place, et en dépit du nettoyage et de la mise en valeur du site effectués lors du Sommet de la Francophonie, l’état de conservation de la plupart des monuments et des vestiges est très précaire et dangereux. Les problèmes essentiels concernent les structures très exposées et fragiles qui menacent de s’effondrer, les fouilles non protégées et les mosaïques soulevées ou in situ, détériorées par les effets combinés des intempéries, de la négligence et du ciment. Le rapport de l’ICOMOS a souligné l’urgente nécessité d’un étayage des murs pour empêcher l’érosion, d’un comblement de la plupart des fouilles à ciel ouvert, de la conservation et de la protection des mosaïques et de leur mise en valeur appropriée dans un espace d’exposition à déterminer.

XII.66            S’agissant du projet de la Banque mondiale, le Secrétariat a expliqué qu’il était centré sur trois zones principales : l’accès et le stationnement, le centre historique et le port. Les relations avec le site archéologique n’ont pas été prises en compte et la Banque mondiale n’a commandé aucune étude archéologique, contrairement à ce qui avait été fait pour Tyr et Baalbek. Le Bureau a noté, cependant, que des exemplaires des études finales n’ont toujours pas été présentés au Centre du patrimoine mondial qui n’a donc pas pu étudier les propositions en détail. Mais, d’après les entretiens avec le consultant, l’étude ne semble pas fondée sur une analyse détaillée de la topographie ancienne du site, y compris de la zone archéologique actuelle. Sa conception semble reposer sur un concept discutable d’aménagement touristique. De ce fait, plusieurs propositions préoccupent l’expert de l’ICOMOS, à savoir : l’installation d’un pont en bois sur la côte autour de la zone archéologique, avec des extensions au-dessus de la mer ; le recouvrement de la plage de galets en contrebas du site avec du sable et la construction de « services et équipements adaptés à une plage touristique » ; le réaménagement de la place publique en face de l’entrée des fouilles avec l’installation d’une nouvelle fontaine sans aucun rapport avec les vestiges archéologiques qu’abrite cette zone ; la construction d’un nouveau restaurant et d’une promenade au-dessus du souk actuel ; la transformation de la Municipalité et de l’Ancien Sérail – deux des bâtiments les plus significatifs de la Vieille ville en contact direct avec la zone archéologique – en hôtel de type « Relais et châteaux » ; la construction d’une passerelle autour de la totalité de l’enceinte médiévale, etc..

XII.67            L’étude comporte également des propositions concernant la zone à l’extérieur de l’enceinte médiévale, notamment pour la conservation et la mise en valeur du Decumanus Maximus, et sa liaison avec un parc de stationnement situé le long de l’autoroute à la périphérie Est de la ville. Ces interventions – qui permettraient de désengorger la circulation dans la vieille ville et de restaurer l’accès initial à Byblos – ont été hautement recommandées par l’expert de l’ICOMOS.

XII.68            Le Bureau a aussi été informé que les zones attenantes au sud et au nord du bien n’ont pas été prises en compte par le consultant de la Banque mondiale. La mission ICOMOS a cependant été informée de plans d’aménagement touristique et a fermement mis en garde contre cette idée, de crainte que l’empiétement de constructions modernes n’ait encore plus d’impact sur le site et sur sa zone tampon qui reste à définir convenablement.

XII.69            Par ailleurs, le Bureau a noté la proposition du Ministère des Travaux publics et des Transports concernant l’extension de la nouvelle jetée en face du port antique de Byblos, pour protéger le port et abriter un petit port de plaisance touristique. Comme l’ont déjà fait remarquer les participants des deux séminaires organisés par le Centre et comme l’a confirmé l’expert de l’ICOMOS, cette extension aurait un impact négatif considérable sur le port antique et ne fournirait aucune garantie contre les forts courants d’hiver. Le Secrétariat a alors informé le Bureau qu’une lettre du Directeur général de la Direction des Antiquités libanaises a été reçue le 4 avril 2002, suggérant une autre solution au projet d’extension de la jetée, qui consisterait en un brise-lames devant être construit sous la mer à environ deux cents mètres du vieux port. 

XII.70            Le projet de réalisation d’une route à travers la zone archéologique pour construire l’extension de la jetée serait, en plus, une catastrophe pour le site. L’ICOMOS recommande fortement qu’au lieu de s’engager dans ces nouveaux projets, on achève d’urgence un levé détaillé des zones sous-marines autour du site et à l’intérieur du port.

XII.71            Le Bureau a noté, par ailleurs, que l’un des principaux problèmes concernant le site archéologique de Byblos, comme d’ailleurs tous les autres sites archéologiques du pays, est le manque chronique de personnel, ce qui gêne beaucoup la Direction générale des Antiquités (DGA) pour conserver et gérer ce bien très important. Reconnaissant ce problème au niveau national, la Banque mondiale a décidé d’inclure une évaluation institutionnelle de la DGA comme condition préliminaire à la négociation de son projet avec le Gouvernement libanais. Le Centre du patrimoine mondial, qui soutient fermement cette initiative, a participé à l’établissement du cahier des charges de cette évaluation et à la sélection des experts.

XII.72            Enfin, le Bureau a noté en particulier que toutes ces initiatives sont prises en l’absence d’un plan complet de gestion et de conservation, accompagné de dispositions juridiques et administratives précises de mise en œuvre.

XII.73            L’Observateur du Liban a informé le Bureau que les études et les documents finaux rédigés par les consultants de la Banque mondiale seront mis d’ici peu à la disposition du Secrétariat. Il a également informé les Délégués de l’intention de la Direction générale des Antiquités de demander l’assistance technique du Centre pour évaluer la faisabilité et l’impact éventuel du brise-lames susmentionné. Enfin, l’Observateur du Liban a convenu du besoin urgent d’un plan d’ensemble de conservation urbaine pour Byblos.

XII.74            Le Bureau a adopté la recommandation suivante pour action à la 26e session du Comité :

« Le Comité félicite l’État partie de ses efforts conjugués avec ceux de la Banque mondiale pour la réhabilitation de la Vieille ville de Byblos et sa revitalisation sociale et économique. Le Comité exprime cependant sa préoccupation devant certaines des interventions proposées qui seraient incompatibles avec le respect des valeurs universelles exceptionnelles justifiant l’inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial. Le Comité invite, de plus, l’État partie à s’assurer que les moyens suffisants sont mis à disposition pour financer les travaux nécessaires de conservation et de mise en valeur dans la zone archéologique, et spécialement le renforcement des capacités et du personnel local de la DGA. »

XII.75            Le Comité demande donc à l’État partie de fournir d’urgence au Secrétariat un jeu complet d’études préparatoires sur Byblos réalisées au titre du projet de la Banque mondiale, pour étude par le Comité, avant la conclusion d’un accord entre le Gouvernement libanais et la Banque mondiale sur le champ d’activités prévu dans le cadre de ce projet.

XII.76            Le Comité invite également l’État partie à abandonner les plans d’extension de la jetée et à engager une recherche approfondie sur les zones sous-marines entourant le site et le port. Enfin, il encourage les autorités libanaises à établir un plan d'ensemble de conservation urbaine incluant des dispositions concernant les zones adjacentes au site archéologique, l’enceinte médiévale, les zones à potentiel archéologique des deux côtés du Decumanus Maximus et les zones au nord et au sud de Byblos, pour protéger le site et ses zones tampons contre de nouveaux empiétements.

XII.77            Le Comité encourage fermement l’État partie à présenter des demandes d’assistance internationale au titre du Fonds du patrimoine mondial, sous forme d’intégration au financement de la Banque mondiale, pour appliquer les recommandations susmentionnées et demande aux autorités libanaises de présenter au Centre du patrimoine mondial un rapport d’avancement avant le 1er février 2003. »

Le Comité pourrait souhaiter adopter la décision suivante, recommandée par le Bureau (pour tout complément d’information, Cf. Doc. WHC-02/CONF.202/2) :

 

« Le Comité félicite d’Etat partie de ses efforts, en collaboration avec la Banque mondiale, pour la réhabilitation du la Vieille ville de Byblos et sa revitalisation économique et sociale. Le Comité, toutefois, exprime son inquiétude devant certaines des interventions proposées, qui seraient incompatibles avec le respect des valeurs universelles remarquables ayant justifié l’inscription du site sur la liste du Patrimoine mondial. De plus, le Comité invite l’Etat partie à garantir que des ressources appropriées, éventuellement dans le cadre de ce projet, soient mises à disposition pour permettre les travaux nécessaires de conservation et de présentation dans la zone archéologique, et en particulier pour renforcer la capacité et l’effectif du personnel local de la Direction générale des antiquités (DGA).

En conséquence, le Comité demande à l’Etat partie de fournir d’urgence au Secrétariat une série complète des études préparatoires sur Byblos effectuées dans le cadre du projet de la Banque mondiale, pour examen par le Comité, avant qu’un accord définitif ne soit passé entre le gouvernement libanais et la Banque mondiale sur la portée des activités dans le cadre de ce projet.

Le Comité invite également l’Etat partie à éliminer les plans d’extension de la jetée, et à entreprendre une exploration poussée des zones sous-marines entourant le site et le port. Enfin, le Comité encourage les autorités libanaises à établir un plan urbain complet de conservation, comprenant aussi les zones voisines du site archéologique, l’enceinte médiévale, les zones à potentiel archéologique des deux côtés du Decumanus Maximus, et les zones au nord et au sud de Byblos, afin de protéger le site et ses zones tampons d’empiétements futurs.

Le Comité encourage fortement l’Etat partie à présenter des demandes d’assistance internationale au Fonds du Patrimoine mondial, en complément du financement de la Banque mondiale, afin d’accomplir les recommandations ci-dessus, et demande qu’un rapport sur les progrès de la situation soit soumis au Centre du Patrimoine mondial par les autorités libanaises  pour le 1er février 2003. »

Année du rapport : 2002
Liban
Date d'inscription : 1984
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)(vi)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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