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Réserve de faune du Dja

Cameroun
Facteurs affectant le bien en 1997*
  • Activités illégales
  • Exploitation forestière/production de bois
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1997
Demandes approuvées : 4 (de 1987-1997)
Montant total approuvé : 84 700 dollars E.U.
1997 Sub-Regional workshop on Strengthening Biodiversity ... (Approuvé)   29 900 dollars E.U.
1992 Financial contribution for a training workshop on the ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1989 Contribution to field training in Dja National Park (Approuvé)   4 800 dollars E.U.
1987 Contribution to the adoption and implementation of the ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1997**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1997
Le Bureau s’est déclaré préoccupé par les activités d'abattage effectuées dans un but commercial et dans le cadre de programmes de sylviculture durable. Elles contribuent en effet à développer l'isolement biologique de la Réserve et ne sont pas bien accueillies par la population locale. Un projet de l'UICN vise à réduire le degré d'isolement de la Réserve par l'établissement d'une zone tampon et d'un corridor de protection reliant Dja à des forêts voisines. De nouvelles
routes d'abattage facilitent l'accès aux chasseurs et des détenteurs de concessions ont abattu des forêts jusqu'aux limites de la Réserve. Des employés de certaines entreprises étrangères ont violemment menacé le personnel de la Réserve lorsqu'ils ont été appréhendés en train de transporter du gibier braconné. Des spécialistes de la conservation de la nature au Cameroun ont demandé un moratoire sur l'abattage dans la région et sur la construction de nouvelles routes d'accès. La demande d'assistance financière au Fonds du patrimoine mondial, présentée par l'administration du Parc afin d'organiser un Atelier régional de formation à Dja, a été appuyée par l'UICN, à condition que le projet soit révisé, afin de trouver des solutions possibles aux problèmes évoqués.

Action requise
Le Bureau a recommandé au Comité d'adopter le texte suivant :
"Le Comité invite l'Etat partie à étudier dans quelle mesure les programmes de sylviculture durable et commerciale autour du Dja entraînent l'isolement biologique de la Réserve et le développement du braconnage de sa faune sauvage. Le Comité appuie la demande d'assistance financière présentée par le Cameroun pour organiser un atelier sur place et encourage l'Etat partie à utiliser l'atelier comme forum de discussion avec des
représentants de donateurs qui parrainent les activités de sylviculture commerciale et durable, ainsi que l'UICN et d’autres partenaires concernés, afin d’envisager différents moyens de réduire ces activités qui isolent le Dja des forêts voisines. Le Comité invite le Centre et l'UICN à présenter un rapport sur les recommandations de l'atelier et à proposer à la prochaine session du Bureau, à la mi-1998, si le Dja doit être déclaré site du patrimoine mondial en péril."
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1997

L'UICN a signalé que l'abattage commercial du bois dans les forêts naturelles attenantes menace de plus en plus le site d'isolement biologique. De nouvelles routes d'abattage facilitent l'accès aux chasseurs et des détenteurs de concessions ont abattu des forêts jusqu'aux limites de la Réserve. Des rapports de plus en plus nombreux font état de braconnage dans la Réserve. Les employés d'une entreprise française d'abattage, la Société Forestière R. Pallisco, appréhendés pour braconnage d'animaux sauvages de la Réserve, ont menacé le personnel avec violence. L'Agence canadienne de développement international (CIDA) aide à la mise en place de concessions forestières le long de la limite sud de Dja. Ces concessions ne sont pas bien accueillies par la population locale et pourraient être écologiquement non durables. Un projet de l'UICN dans la région tente de limiter les effets de l'isolement biologique par l'établissement d'une zone tampon et d'un corridor de protection reliant Dja à des forêts naturelles voisines. Des spécialistes de la conservation au Cameroun ont demandé un moratoire sur l'abattage dans la région et sur la construction de nouvelles routes d'accès. L'administration du Parc a proposé l'organisation d'un séminaire régional de formation à Dja et a demandé une assistance financière du Fonds ; l'UICN a appuyé la demande, sous réserve de révision du projet, afin de traiter de quelques-uns des problèmes, questions et solutions potentielles susmentionnés. On trouvera dans le document WHC-97/CONF.208/12 des détails sur la demande d'organisation du séminaire de formation.

Décisions adoptées par le Comité en 1997
21 EXT.BUR V.3
21 COM VII.C.36
SOC : Réserve de faune du Dja (Cameroun)

VII.36 Réserve de faune du Dja (Cameroun)

Le Comité a noté avec préoccupation que les activités d'abattage effectuées dans un but commercial et dans le cadre de programmes de sylviculture durable contribuaient à développer l'isolement biologique de la Réserve et n'étaient pas bien accueillies par la population locale. Un projet de l'UICN vise à réduire le degré d'isolement de la Réserve par l'établissement d'une zone tampon et d'un corridor de protection reliant Dja à des forêts voisines. De nouvelles routes d'abattage facilitent l'accès aux chasseurs et des détenteurs de concessions ont abattu des forêts jusqu'aux limites de la Réserve. Des employés de certaines entreprises étrangères appréhendés alors qu'ils transportaient du gibier braconné, ont menacé violemment le personnel de la Réserve. Des spécialistes de la conservation de la nature au Cameroun ont demandé un moratoire sur l'abattage dans la région et sur l'ouverture de nouvelles routes d'accès.

Le Comité a invité l'État partie à étudier dans quelle mesure les programmes de sylviculture durable et commerciale autour du Dja entraînent l'isolement biologique de la Réserve et le développement du braconnage de sa faune sauvage. Le Comité a appuyé la demande d'assistance financière présentée par le Cameroun pour organiser un atelier sur place. Il a encouragé l'État partie à utiliser l'atelier comme forum de discussion avec des représentants de donateurs qui parrainent les activités de sylviculture commerciale et durable, ainsi qu'avec l'UICN et d'autres partenaires concernés, afin d'envisager différents moyens de réduire les possibilités que ces activités isolent le Dja des forêts voisines. Le Comité a invité le Centre et l'UICN à présenter un rapport sur les recommandations de l'atelier et à indiquer à la prochaine session du Bureau, au second semestre de 1998, si le Dja doit ou non être inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Bureau pourrait souhaiter transmettre le rapport ci-dessus au Comité pour examen et recommander le texte suivant pour adoption :

"Le Comité se déclare préoccupé de l'intensification sensible de l'abattage dans les environs de Dja et des problèmes de braconnage associés et a encouragé l'application des concepts de zone tampon et de corridors. Le Comité prie la France de vérifier les allégations signalées selon lesquelles des employés de la Société Forestière R. Pallisco auraient participé au transport d'animaux sauvages chassés illégalement, et le Canada de veiller à ce que l'assistance fournie par la CIDA aux concessions d'abattage ne soit pas contraire aux intérêts de la population locale. Le Comité prie l'UICN de présenter un rapport de situation à la prochaine session du Bureau afin d'évaluer si Dja doit ou non être inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en péril."

Année du rapport : 1997
Cameroun
Date d'inscription : 1987
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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