Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Réserve de faune du Dja

Cameroun
Facteurs affectant le bien en 2005*
  • Exploitation minière
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Absence de suivi de la mise en œuvre du plan de gestion

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2005
Demandes approuvées : 4 (de 1987-1997)
Montant total approuvé : 84 700 dollars E.U.
1997 Sub-Regional workshop on Strengthening Biodiversity ... (Approuvé)   29 900 dollars E.U.
1992 Financial contribution for a training workshop on the ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1989 Contribution to field training in Dja National Park (Approuvé)   4 800 dollars E.U.
1987 Contribution to the adoption and implementation of the ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2005**

Mission de l’UNESCO 23-26 mars 1998 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2005

En novembre 2004, la Délégation Européenne et la Coopération française au Cameroun, ont porté à la connaissance de l’UNESCO, de l’existence d’activités industrielles à proximité du bien. D’après les informations communiquées, la société américaine GEOVIC s’est vue attribuée 6950 hectares de terrain à 50 km de la réserve, afin de mener des activités minières industrielles sur un gisement latéritique de cobalt-nickel. D’après l’accord qui aurait été établi, ladite zone devrait être étendue de 40 hectares en moyenne par an et pendant un certain nombre d’années. En outre, un Groupement d’intérêt économique aurait obtenu une superficie importante, dans la zone tampon, pour des exploitations agricoles industrielles.

Au moment de la préparation de ce document, le Centre du patrimoine mondial n’avait toujours pas reçu de transmission officielle du rapport sur l’état de conservation du bien, comme demandé par le Comité lors de sa 28e session (Suzhou, 2004). Néanmoins, la version définitive de ce rapport, soumise aux autorités nationales pour validation, lui a été communiquée. Ce document fait état d’une augmentation de menaces dues à la chasse commerciale et confirme une intensification des activités industrielles sur la périphérie du bien du patrimoine mondial. Ledit document signale également que malgré la validation du plan de gestion de la Réserve de faune du Dja lors du séminaire national de janvier 2004, l’arrêté ministériel devant le rendre effectif n’a toujours pas été signé. Il faut noter également que depuis novembre 2004, l’ancien ministère de l’environnement et des forêts qui avait la responsabilité de la gestion du bien du patrimoine mondial a été scindé en deux ministères : le ministère des forêts et de la faune, et le ministère de la protection de la nature. Le Centre du patrimoine mondial n’a toujours pas été informé officiellement du ministère désormais responsable de la Réserve de faune du Dja. Cette incertitude pourrait à très court-terme avoir des conséquences sérieuses sur la gestion du bien si les clarifications n’étaient pas apportées.

Décisions adoptées par le Comité en 2005
29 COM 7B.2
Réserve de faune du Dja (Cameroun)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev ;

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.2 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Regrette que l’État partie n’ait toujours pas soumis de rapport sur l’état de conservation du bien, comme demandé par la décision 28 COM 15B.2 adopté lors de la 28e session du Comité (Suzhou, 2004) ;

4. Invite l’État partie à signer l’arrêté ministériel nécessaire à la mise en oeuvre du plan de gestion et à communiquer au Centre du patrimoine mondial les coordonnées de l’institution en charge de la protection et de la gestion du bien du patrimoine mondial ;

5. Demande au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN d’organiser une mission conjointe UNESCO/UICN sur le bien, destinée à évaluer l’état de conservation de la Réserve de faune du Dja, les menaces dues à la chasse commerciale et vérifier l’existence d’activités industrielles sur la périphérie du bien du patrimoine mondial ;

6. Demande en outre à l’UICN et au Centre du patrimoine mondial de présenter un rapport sur les résultats de la mission, avant le 1er février 2006 pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session (Vilnius, 2006).

Projet de décision : 29 COM 7B.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-05/29.COM/7B.Rev ;

2.  Rappelant la décision 28 COM 15B.2 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3.  Regrette que l’Etat partie n’ait toujours pas soumis de rapport sur l’état de conservation du bien, comme demandé par la décision 28 COM 15B.2 adopté lors de la 28e session du Comité (Suzhou, 2004) ;

4.  Invite l’Etat partie à signer l’arrêté ministériel nécessaire à la mise en œuvre du plan de gestion et à communiquer au Centre du patrimoine mondial les coordonnées de l’institution en charge de la protection et de la gestion du bien du patrimoine mondial ;

5.  Demande au Centre du patrimoine mondial et à l’UICN d’organiser une mission conjointe UNESCO/UICN sur le bien, destinée à évaluer l’état de conservation de la Réserve de faune du Dja, les menaces dues à la chasse commerciale et vérifier l’existence d’activités industrielles sur la périphérie du bien du patrimoine mondial ;

6.  Demande en outre à l’UICN et au Centre du patrimoine mondial de présenter un rapport sur les résultats de la mission, avant le 1er février 2006 pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 30e session en 2006.

Année du rapport : 2005
Cameroun
Date d'inscription : 1987
Catégorie : Naturel
Critères : (ix)(x)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 29COM (2005)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top