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Ensemble de Borobudur

Indonésie
Facteurs affectant le bien en 2009*
  • Activités de gestion
  • Cadre juridique
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Cadre juridique et institutionnel pour la gestion et la protection du bien inefficace.

b) Impacts de l’utilisation de résine d’époxy, du nettoyage au jet de vapeur et de l’application d’hydrofuges sur les pierres du temple de Borobudur.

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2009

Montant total accordé au bien : 7 000 000 dollars EU entre 1972 et 1983.

Fonds-en-dépôt néerlandais : 35 000 dollars EU en 2008 et 2009.

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2009
Demandes approuvées : 2 (de 1998-1999)
Montant total approuvé : 5 000 dollars E.U.
1999 On-site promotion at Borobudur and Prambanang (NOT ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
1998 Project Proposal for On-site Promotional Meeting (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2009**

Missions de suivi réactif en avril 2003 et février 2006 ; missions d’experts de l’UNESCO en septembre 2007 et octobre 2008.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2009

L’ensemble de Borobudur a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1991. À sa 31e session (Christchurch, 2007), le Comité du patrimoine mondial a prié l’État partie de poursuivre ses efforts en faveur de la révision du cadre juridique et institutionnel pour la protection et la gestion du bien ; de cesser les pratiques qui semblaient avoir un impact négatif sur les pierres de l’Ensemble de Borobudur ; et de poursuivre les activités de suivi et de recherche (décision 31 COM 7B.84).

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien au Centre du patrimoine mondial le 29 janvier 2009, faisant état des progrès suivants vis-à-vis des demandes du Comité :

a) Révision du cadre juridique et institutionnel

L’État partie a initié un programme de consultation avec les parties prenantes et les représentants inter-institutionnels afin de réviser le cadre juridique et institutionnel pour la protection et la gestion du bien et ses alentours. Des réunions de consultation ont eu lieu en juin 2007, octobre 2008 et février 2009 à Borobudur et Jakarta, financées par l’intermédiaire du fonds-en-dépôts néerlandais. Au terme de ces réunions, toutes les parties ont convenu de poursuivre les efforts de révision du cadre juridique existant (décret présidentiel n°1 de 1992) afin de garantir une meilleure protection et gestion de Borobudur et ses alentours.

Dans un second temps, l’État partie a fait de Borobudur une zone stratégique nationale, au sein de laquelle le bien sera directement sous le contrôle du gouvernement central. L’État partie doit encore finaliser le mécanisme de zonage qui définira clairement les limites de la zone protégée et les conditions de gestion afférentes. La gestion du bien sera coordonnée par l’intermédiaire d’une institution nationale et sous-entend une consultation constante de toutes les parties prenantes. L’État partie estime que le projet de décret présidentiel révisé sera finalisé en 2010.

Le rapport de l’État partie incluait également un concept de schéma directeur, préparé par le ministère indonésien de la Culture et du Tourisme, passant en revue les propositions de mises à jour du schéma directeur pour le bien de 1979. Le nouveau schéma directeur traitera, entre autres points, du système juridique, de la gestion des visiteurs, du développement de la communauté, du développement du tourisme et des structures administratives.

b) Arrêt des pratiques de conservation qui ont de potentiels effets dommageables

L’État partie signale qu’il a désormais limité l’utilisation de la résine d’époxy mais ne l’a pas totalement éliminée, une substance de substitution n’ayant pas encore été trouvée. Il envisage de la remplacer progressivement jusqu’à ce qu’un produit de remplacement ait été identifié. Le rapport indique que la résine d’époxy a principalement été utilisée comme revêtement hydrofuge, colle pour les pierres cassées, injection de comblement et camouflage dans les fissures. Afin de minimiser les effets dommageables de l’époxy sur le bien, l’État partie a mené une étude sur les impacts de l’époxy et des produits de substitution potentiels, et a cessé d’utiliser les résines dont les effets dommageables ont été vérifiés. L’État partie signale également que l’utilisation du nettoyage au jet de vapeur est désormais très limitée et uniquement réservée au sol. De plus, l’État partie a signalé que les hydrofuges ne sont plus utilisés sur l’Ensemble de Borobudur.

Les programmes de suivi et de recherche se poursuivent, ainsi que les études entreprises en collaboration avec le Centre du patrimoine mondial en 2006 et 2007, dont le « Projet de collaboration sur les méthodes de suivi du monument », avec le National Research Institute for Cultural Properties de Tokyo. Les programmes de suivi portent notamment sur la conservation des pierres du temple, la géohydrologie, les infiltrations dans les murs du temple, la stabilité de la structure, l’impact environnemental, l’utilisation et la sécurité.

c) Informations complémentaires communiquées par l’État partie

En plus de répondre aux demandes du Comité, l’État partie a signalé que :

  1. l’interprétation et la mise en valeur du bien ont récemment été améliorées par l’installation de panneaux d’information et de signalisation, la préparation d’une ‘carte verte’ du bien, la réalisation d’une formation en gestion et conservation sur le terrain et la production de prospectus et brochures ; et
  2. une Déclaration de valeur universelle exceptionnelle a été préparée, basée sur le format développé par le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives. Le texte propose une brève synthèse des principales caractéristiques de patrimoine du bien ainsi que des justifications pour une inscription sur la Liste du patrimoine mondial.
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    Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives notent les efforts de l’État partie aux fins de répondre aux questions soulevées par le Comité du patrimoine mondial, en particulier ses progrès accomplis dans la révision du cadre juridique et institutionnel pour la gestion du bien, ainsi que dans l’amélioration de l’interprétation et mise en valeur du bien. Ils notent également que, tandis que les politiques pour la conservation des pierres ont été consolidées, la résine d’époxy continue d’être utilisée sur le bien et ils encouragent donc l’État partie à faire avancer la recherche et les essais pour trouver une substance de remplacement, en accordant une attention spéciale à l’utilisation des mortiers locaux conjuguée à un entretien fréquent. Ils recommandent également à l’État partie d’envisager de demander une assistance internationale pour élaborer un projet pilote dans cette zone afin de formuler un protocole pour la conservation à long terme des pierres.

    Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives notent la préparation de la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle par l’État partie mais notent également que cette dernière n'inclut aucune information sur l’authenticité et l’intégrité du bien, ni sur les exigences de protection et gestion nécessaires pour conserver la valeur universelle exceptionnelle. Le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives prêteront assistance à l’État partie pour développer ces points de la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, dans le cadre du prochain exercice de soumission de rapports périodiques pour la région Asie-Pacifique.

Décisions adoptées par le Comité en 2009
33 COM 7B.74
Ensemble de Borobudur (Indonésie) (C 592)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 31 COM 7B.84, adoptée à sa 31e session (Christchurch, 2007),

3. Note les efforts de l'État partie aux fins de réviser le cadre juridique et institutionnel pour la protection et gestion du bien et ses alentours, et l'encourage à poursuivre le développement du nouveau décret présidentiel et schéma directeur actualisé ;

4. Demande à l'État partie de :

a) Mettre à jour le projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, afin d'y inclure les conditions d'intégrité et d'authenticité du bien et les exigences de protection et gestion nécessaires pour conserver la valeur universelle exceptionnelle ,

b) Développer en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives un plan de gestion, basé sur la valeur universelle exceptionnelle du bien et intégrant la gestion des visiteurs et le développement de la communauté ;

5. Demande également à l'État partie de :

a. Cesser les pratiques qui semblent avoir un impact négatif sur les pierres de l'Ensemble de Borobudur,

b. Poursuivre les activités de suivi, recherche et essai, afin de trouver un produit de substitution à la résine d'époxy ;

6. Encourage également l'État partie à faire une demande d'assistance internationale pour élaborer un projet pilote afin de formuler un protocole pour la conservation à long terme des pierres ;

7. Demande en outre à l'État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives informés des progrès accomplis dans la mise en oeuvre des précédents paragraphes 3, 4 et 5.

Projet de décision : 33 COM 7B.74

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-09/33.COM/7B,

2. Rappelant la décision 31 COM 7B.84, adoptée à sa 31e session (Christchurch, 2007),

3. Note les efforts de l’État partie aux fins de réviser le cadre juridique et institutionnel pour la protection et gestion du bien et ses alentours, et l’encourage à poursuivre le développement du nouveau décret présidentiel et schéma directeur actualisé ;

4. Demande à l’État partie de :

a) Mettre à jour le projet de Déclaration de valeur universelle exceptionnelle, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives, afin d’y inclure les conditions d’intégrité et d’authenticité du bien et les exigences de protection et gestion nécessaires pour conserver la valeur universelle exceptionnelle ;

b) Développer en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives un plan de gestion, basé sur la valeur universelle exceptionnelle du bien et intégrant la gestion des visiteurs et le développement de la communauté ;

5. Demande également à l’État partie de :

a) Cesser les pratiques qui semblent avoir un impact négatif sur les pierres de l’Ensemble de Borobudur ;

b) Poursuivre les activités de suivi, recherche et essai, afin de trouver un produit de substitution à la résine d’époxy ;

6. Encourage également l’État partie à faire une demande d’assistance internationale pour élaborer un projet pilote afin de formuler un protocole pour la conservation à long terme des pierres ;

7. Demande en outre à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial et les organisations consultatives informés des progrès accomplis dans la mise en œuvre des précédents paragraphes 3, 4 et 5.

Année du rapport : 2009
Indonésie
Date d'inscription : 1991
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(vi)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 33COM (2009)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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