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Site archéologique de Leptis Magna

Libye
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Activités illégales
  • Désertification
  • Guerre
  • Autres menaces :

    Détérioration de la maçonnerie de pierre; Déversement d’eaux usées domestiques à l’ouest du bien

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Inondations (problème résolu)
  • Situation de conflit
  • Détérioration de la maçonnerie de pierre
  • Sable recouvrant certaines zones du bien
  • Graffiti et incendies
  • Déversement d’eaux usées domestiques à l’ouest du bien
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril
Situation de conflit régnant dans le pays
Mesures correctives pour le bien

Pas encore identifiées

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

Pas encore établi

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2019

Montant total accordé : 24 543 dollars EU pour le projet européen « Protection du patrimoine et de la diversité culturels dans les situations d'urgence complexes au service de la stabilité et de la paix »

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 3 (de 1988-1990)
Montant total approuvé : 45 500 dollars E.U.
1990 Mission to find solutions for the protection of Leptis ... (Approuvé)   17 500 dollars E.U.
1989 Purchase of equipment to clear Leptis Magna site (Approuvé)   8 000 dollars E.U.
1988 Purchase of equipment to clear Leptis Magna site after ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2019**

1988: mission de l'UNESCO; mars 2003: mission du Centre du patrimoine mondial; mai 2006: mission du Centre du patrimoine mondial ; janvier 2007 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation le 8 février 2019. Un résumé de ce rapport est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/183/documents/. Les progrès accomplis à l’égard de plusieurs points de conservation soulevés par le Comité lors de ses précédentes sessions sont présentés dans ce rapport, comme suit :

  • Le vandalisme continue de diminuer, tout comme les surfaces de croissance excessive de la végétation et de pâturage, notamment grâce à un désherbage régulier, étant entendu que cela n’endommage pas les vestiges archéologiques enfouis près de la surface ni ne perturbe la faune. Les arbres qui étaient dangereux pour le public ou les vestiges et édifices archéologiques ont également été enlevés. Les efforts se poursuivent avec les autorités locales pour apporter une réponse au déversement non autorisé d’eaux usées domestiques et à l’ensablement ;
  • Une amélioration générale est constatée dans la prise en compte de l’impact des menaces humaines et environnementales sur le bien, grâce à une augmentation des effectifs formés. Le bien demeure ouvert au public. Néanmoins, les musées du site sont sécurisés et restent fermés, les collections étant entreposées dans des endroits plus sûrs ;
  • La clarification des limites adoptée en 2018 a été partagée avec la municipalité d’Al-Khoms et l’autorité en charge du développement urbain, à des fins de protection et de conservation ;
  • Des mesures ont été identifiées et sont mises en œuvre pour prévenir toutes atteintes et violations susceptibles d’affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, en collaboration avec la police touristique et la population locale. Un nettoyage régulier du Wadi Lebda est réalisé pour éviter que ne se reproduise l’inondation de 1978 et le débroussaillage est continu pour protéger les édifices archéologiques et la ville des incendies en été. Il a été demandé aux autorités locales de construire une barrière pour prévenir l’envahissement par le sable. Des efforts sont également déployés pour mettre en place des équipements de laboratoire permanents à des fins de recherche et de conservation de base, ainsi que pour la formation des conservateurs, en vue de contribuer à la restauration des édifices et des objets archéologiques ;
  • Le manque de financement demeure préoccupant dans la mesure où cela empêche l’entretien régulier du bien, ce qui en est la principale cause de détérioration. L’État partie entend lancer un appel à la communauté internationale pour un soutien financier et technique renforcé.

L’État partie demande au Comité du patrimoine mondial de retirer le bien de la Liste du patrimoine mondial en péril et, à cette fin, a formellement invité une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS pour évaluer l’état de conservation du bien.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

Les informations fournies par l’État partie montrent son engagement envers la conservation du bien, malgré le conflit actuel. Néanmoins, l'escalade récente de la violence ainsi que le manque de fonds empêchent l’État partie de réaliser d’importants travaux de conservation. Il est recommandé que le Comité appelle la communauté internationale à soutenir l’État partie dans ses efforts de conservation.

Aucune information n’a été soumise en réponse à la détérioration de la maçonnerie de pierre ni du contrôle des graffiti. Les mesures rapportées par l’État partie concernant le contrôle du sable, la prévention des incendies et le déversement d’eaux usées domestiques à l’ouest du bien sont les bienvenues.

Tandis que débute le troisième cycle de l’exercice de soumission de rapports périodiques, l’État partie a exprimé sa volonté d’initier l’élaboration de plans de gestion pour l’ensemble de ses cinq biens du patrimoine mondial, et va demander l’appui de la communauté internationale pour atteindre cet objectif. Une prise de conscience plus grande de la société civile, des autorités locales et nationales et des décideurs de haut niveau quant à la nécessité de protéger le patrimoine culturel en Libye, y compris les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, est également rapportée.

L’effort accompli pour clarifier les limites du bien est reconnu comme un préalable indispensable à une protection et une gestion efficaces. L’actuelle collaboration étroite avec le Centre du patrimoine mondial et l’ICOMOS concernant la définition d’une zone tampon est grandement appréciée. Il est recommandé au Comité de réitérer son appel à l’État partie de poursuivre cette coopération, conformément au paragraphe 164 des Orientations.

Il est recommandé que les importants efforts de l’État partie pour conserver le bien soient orientés conformément au plan d’action élaboré lors de la Réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen, qui s’est tenue à Tunis en mai 2016 (rapport disponible à http://whc.unesco.org/fr/actualites/1496), s’appuyant sur les mesures à court et moyen termes identifiées lors de cette réunion.

L’escalade récente de la violence suscite beaucoup d’inquiétude quant à la poursuite des efforts déployés par l’État partie pour la conservation du bien, dans la mesure où la situation empêche l’État partie d’entreprendre les actions indispensables pour en garantir la protection et la conservation. Il demeure essentiel que la mission conjointe invitée par l’État partie et demandée par le Comité à ses 40e (Istanbul/UNESCO, 2016) et 41e (Cracovie, 2017) sessions, ait lieu dès que les conditions de sécurité le permettront. En attendant, il est important que l’État partie poursuive ses efforts pour tenir le Comité, via le Centre du patrimoine mondial, informé de la situation sur le terrain, ainsi que de toute nouvelle mise en œuvre des mesures qu’il a prises, tout en répondant, dans la mesure du possible, aux observations et demandes formulées par le Comité.

Considérant les informations susmentionnées, il est recommandé au Comité de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7A.24
Site archéologique de Leptis Magna (Libye) (C 183)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7A.23, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Félicite l’État partie pour les importants efforts accomplis pour la conservation du bien et sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) en étroite coordination avec les communautés locales et la société civile, malgré la situation instable qui prévaut et les difficiles conditions de travail sur le terrain, et le prie instamment de poursuivre ses efforts en ce sens dans la mesure du possible ;
  4. Demande également à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial régulièrement informé de l’évolution de la situation sur le bien et de toute nouvelle mesure engagée pour garantir sa protection et conservation, ainsi que de tout futur programme de restauration majeure ou projet de construction nouvelle susceptibles d’affecter la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations, avant de prendre des décisions qu’il serait difficile d’inverser ;
  5. Encourage l’État partie à poursuivre la finalisation de la modification mineure des limites en étroite consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, conformément au paragraphe 164 des Orientations;
  6. Prend acte de l’invitation de l’État partie pour une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien, devant avoir lieu dès que les conditions de sécurité le permettront ;
  7. Appelle à une mobilisation accrue de la communauté internationale afin qu’elle accorde un soutien financier et technique renforcé à l’État partie, notamment par l’intermédiaire du Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine, afin de mettre en œuvre les mesures à court et moyen termes identifiées lors de la Réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen (Tunis, mai 2016) ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  9. Décide de maintenir le Site archéologique de Leptis Magna (Libye) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
43 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/19/43.COM/7A, WHC/19/43.COM/7A.Add, WHC/19/43.COM/7A.Add.2, WHC/19/43.COM/7A.Add.3 et WHC/19/43.COM/7A.Add.3.Corr),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 43 COM 7A.41)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 43 COM 7A.42)
  • Autriche, Centre historique de Vienne, (décision 43 COM 7A.45)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 43 COM 7A.48)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 43 COM 7A.6)
  • Égypte, Abou Mena (décision 43 COM 7A.17)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 43 COM 7A.3)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 43 COM 7A.4)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 43 COM 7A.2)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 43 COM 7A.1)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 43 COM 7A.18)
  • Iraq, Hatra (décision 43 COM 7A.19)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 43 COM 7A.20)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 43 COM 7A.22)
  • Kenya, Parcs nationaux du Lac Turkana (décision 43 COM 7A.12)
  • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 43 COM 7A.26)
  • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 43 COM 7A.23)
  • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 43 COM 7A.24)
  • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 43 COM 7A.25)
  • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 43 COM 7A.27)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 43 COM 7A.13)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 43 COM 7A.55)
  • Mali, Tombouctou (décision 43 COM 7A.54)
  • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 43 COM 7A.53)
  • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 43 COM 7A.43)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 43 COM 7A.14)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 43 COM 7A.56)
  • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 43 COM 7A.44)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 43 COM 7A.30)
  • Palestine, Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (décision 43 COM 7A.29)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 43 COM 7A.50)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 43 COM 7A.51)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 43 COM 7A.31)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 43 COM 7A.32)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 43 COM 7A.33)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 43 COM 7A.34)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 43 COM 7A.35)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 43 COM 7A.36)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 43 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 43 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 43 COM 7A.8)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 43 COM 7A.9)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 43 COM 7A.10)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 43 COM 7A.11)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 43 COM 7A.16)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 43 COM 7A.15)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 43 COM 7A.46)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 43 COM 7A.47)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 43 COM 7A.52)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 43 COM 7A.38)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 43 COM 7A.39)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 43 COM 7A.40)
Projet de décision : 43 COM 7A.24

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A.Add,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7A.23, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Félicite l’État partie pour les importants efforts accomplis pour la conservation du bien et sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) en étroite coordination avec les communautés locales et la société civile, malgré la situation instable qui prévaut et les difficiles conditions de travail sur le terrain, et le prie de poursuivre ses efforts en ce sens dans la mesure du possible ;
  4. Demande également à l’État partie de tenir le Centre du patrimoine mondial régulièrement informé de l’évolution de la situation sur le bien et de toute nouvelle mesure engagée pour garantir sa protection et conservation, ainsi que de tout futur programme de restauration majeure ou projet de construction nouvelle susceptibles d’affecter la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations, avant de prendre des décisions qu’il serait difficile d’inverser ;
  5. Encourage l’État partie à poursuivre la finalisation de la modification mineure des limites en étroite consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, conformément au paragraphe 164 des Orientations ;
  6. Prend acte de l’invitation de l’État partie pour une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS sur le bien, devant avoir lieu dès que les conditions de sécurité le permettront ;
  7. Appelle à une mobilisation accrue de la communauté internationale afin qu’elle accorde un soutien financier et technique renforcé à l’État partie, notamment par l’intermédiaire du Fonds d’urgence de l’UNESCO pour le patrimoine, afin de mettre en œuvre les mesures à court et moyen termes identifiées lors de la Réunion internationale sur la sauvegarde du patrimoine culturel libyen (Tunis, mai 2016) ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  9. Décide de maintenir le Site archéologique de Leptis Magna (Libye) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2019
Libye
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(iii)
Liste en péril (dates) : 2016-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2019) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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