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Site archéologique de Leptis Magna

Libye
Facteurs affectant le bien en 1990*
  • Inondations
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1990
Demandes approuvées : 3 (de 1988-1990)
Montant total approuvé : 45 500 dollars E.U.
1990 Mission to find solutions for the protection of Leptis ... (Approuvé)   17 500 dollars E.U.
1989 Purchase of equipment to clear Leptis Magna site (Approuvé)   8 000 dollars E.U.
1988 Purchase of equipment to clear Leptis Magna site after ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1990**

1988: mission de l'UNESCO

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1990

Ce site, inscrit en décembre 1982 sur la Liste du patrimoine mondial au titre des critères (i), (ii), (iii), fait l'objet d'une attention constante de la part des autorités libyennes. Il se trouve depuis 1987 sérieusement menacé par les conditions climatiques entraînant des crues de l'oued Lebda.

En 1988, une mission du Secrétariat a permis de constater que les eaux qui avaient débordé de l'oued avaient affecté la plupart des monuments importants du site et, plus particulièrement, les thermes, le nymphée, le nouveau forum, la basilique, la voie à la colonnade (la partie inférieure s'étant entièrement affaissée), le vieux forum et le port antique. L'équipement de pompage nécessaire à l'époque pour les premiers travaux d'urgence a été fourni grâce à l'aide accordée au titre du Fonds du patrimoine mondial (brouettes mécaniques - dumpers, 18.000 dollars des Etats-Unis).

En novembre 1989, le Secrétariat a été informé que l'évacuation du sable hors des monuments et des rues avait été effectuée. Cependant, l'eau stagnait encore dans les thermes endommageant les mosaïques et attaquant par leur salinité le mortier de jointoiement des pierres. C'est ainsi qu'au titre de l'assistance d'urgence 8.000 dollars des Etats-Unis étaient accordés pour l'achat d'une pompe électrique sur générateur. Toutefois, il est certain que si des mesures préventives n'étaient pas prises, les crues périodiques de l'oued Lebda continueraient de menacer Leptis Magna.

Il est à noter que des équipes d'archéologues de plusieurs pays ont manifesté leur intérêt et leur volonté de participer à la mise en valeur du site dès qu'il aura été protégé définitivement des crues de l'oued Lebda.

De concert avec les autorités libyennes et en liaison avec la Division des sciences écologiques, il a été décidé d'élaborer un projet de protection du site. Le financement serait couvert, soit par les autorités libyennes, soit par des sources de financement extrabudgétaires, tant pour la remise en état du site que pour les travaux de protection proprement dits.

Un financement récent du Fonds du patrimoine mondial (17.500 dollars des Etats-Unis) permettra l'envoi d'une mission pluridisciplinaire (archéologue, hydrologue et ingénieur hydraulicien) prévue pour le mois d'octobre 1990. Cette mission sera chargée d'établir l'étude technique des ouvrages hydrauliques et des aménagements de l'oued Lebda, ainsi que de deux autres ouadi voisins, nécessaires à parer aux crues. Cette mission aura également pour tache de proposer d'éventuelles améliorations des ouvrages de protection existants.

Décisions adoptées par le Comité en 1990
14 COM VIII.19-24
Suivi de l’état de conservation des biens culturels du patrimoine mondial et problèmes techniques s’y rapportant

19. Le Comité a félicité le Secrétariat pour la qualité de son rapport relatif au suivi de l'état de conservation des biens culturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Il a pris connaissance des différentes situations portées à son attention et s'est en particulier félicité de voir que les inquiétudes exprimées par le Bureau à sa quatorzième session, en juin 1990, au sujet des travaux de construction projetés dans la Zone des Pyramides de Guizeh à Dahchour (Egypte) avaient été portées à la connaissance des autorités égyptiennes par le Directeur général de l'Unesco. A cet égard, le Comité a confirmé son souhait de prendre connaissance, en temps utile, du plan directeur qui est en cours d'élaboration pour l'ensemble de cette zone protégée.

20. S'agissant du site archéologique de Leptis Magna (Jamahiriya arabe libyenne), un membre du Comité a fait remarquer que les crues de l'oued Lebda qui affectent sporadiquement les monuments de l'antique Leptis étaient un phénomène connu. Il y avait lieu de consulter les rapports établis sur ce phénomène par les spécialistes italiens, en particulier auprès du Centro Naz Tonale per le Ricerche (CNR), à Rome. Il serait tout à fait opportun de prendre contact à cet égard avec le Professeur Antonino Di Vita, Directeur de l'Ecole italienne d'Athènes, éminent spécialiste du site de Leptis et de sa problématique.

21. Le Comité a accepté les propositions du Secrétariat concernant la poursuite du système de suivi. En conséquence, l'envoi d'une troisième série de questionnaires a été reporté, tandis qu'il a été décidé qu'il serait procédé à l'analyse des questionnaires déjà reçus. Un échantillon des fiches qui résulteront de cette analyse sera présenté au Bureau à sa quinzième session. De plus, le Comité a pris note avec satisfaction de l'initiative du Secrétariat d'initier un programme de diagnostic systématique des sites culturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial. Grâce à l'existence d'un projet PNUD en Amérique latine et aux Caraïbes, l'expérience serait tout d'abord tentée dans cette région.

22. S'agissant de cette même région, un membre du Comité a indiqué que le Coordonnateur du Projet PNUD-UNESCO organiserait en 1991 un stage pratique en matière de suivi il s'agissait là d'une excellente initiative à citer en exemple, en particulier auprès de l'ICCROM qui pourrait, pour les prochaines années, prévoir des stages de même nature.

23. Par ailleurs, le Comité a pris connaissance avec attention du document produit par l'ICOMOS comme contribution au suivi des biens culturels du patrimoine mondial. En particulier, le Comité s'est penché sur le cas du Monastère des Hiéronymites et de la Tour de Belem, site du patrimoine mondial où avait été initiée la construction d'un bâtiment dans la zone protégée par la Convention. Le Secrétariat a informé le Comité que, alerté par diverses sources, il avait immédiatement saisi les autorités portugaises de cette question. Très inquiet de la situation qui lui a été décrite, le Comité a adressé un câble aux autorités portugaises, leur faisant part de ses craintes que le projet en question ne cause des dommages irréparables à la valeur du site, et offrant d'organiser une mission d'expert afin d'évaluer l'impact du projet.

24. Particulièrement inquiet de la prolifération de projets de ce type, le Comité a jugé opportun d'inclure dans les Orientations un paragraphe consacré à cette question, afin d'inciter les États parties à plus de vigilance. En conséquence, le texte suivant a été adopté afin d'être inséré dans les Orientations : "Le Comité du patrimoine mondial a invité les États parties à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, à l'informer, par l'intermédiaire du Secrétariat de l'Unesco, de leurs intentions d'entreprendre ou d'autoriser, dans une zone protégée par la Convention, des restaurations importantes ou de nouvelles constructions, qui pourraient modifier la valeur de patrimoine mondial du bien. La notification devrait se faire le plus tôt possible (par exemple, avant la rédaction des documents de base pour des projets précis) et avant que des décisions difficilement réversibles ne soient prises, afin que le Comité puisse participer à la recherche de solutions appropriées pour assurer la conservation intégrale de la valeur du site comme patrimoine mondial."

Pas de projet de décision

Année du rapport : 1990
Libye
Date d'inscription : 1982
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(ii)(iii)
Liste en péril (dates) : 2016-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 14COM (1990)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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