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La Grande Barrière

Australie
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Autres modifications du climat
  • Infrastructures de transport maritime
  • Infrastructures liées aux énergies non renouvelables
  • Modification des eaux de l’océan
  • Pollution des eaux de surface
  • Pollution des eaux souterraines
  • Températures extrêmes
  • Tempêtes
  • Autres menaces :

    navires échoués

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Changements des eaux océaniques
  • Pollution des eaux souterraines
  • Infrastructure de transport maritime (développement côtier, y compris développement des ports)
  • Infrastructures liées aux énergies non renouvelables Installations énergétiques non renouvelables (infrastructures d'exportation de gaz naturel liquéfié)
  • Autres modifications du climat
  • Orages
  • Pollution des eaux de surface
  • Changement de température
  • Autres (navires échoués)
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

Mars 2012 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de suivi réactif

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 1er décembre 2016, l’État partie a soumis un rapport actualisé sur les avancées dans la mise en œuvre du Plan de durabilité à long terme Reef 2050 (« Reef 2050 Long-Term Sustainability Plan », ci-après 2050 LTSP) et la Stratégie d’investissement qui y est associée, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l’IUCN. Ce rapport est disponible sur https://whc.unesco.org/fr/list/154/documents/. L’État partie a également soumis un document avec des informations à jour sur le blanchiment du corail dans le bien en 2016. De plus, en mars 2017, le Centre du patrimoine mondial et l’IUCN ont été invités à une réunion de consultation avec l’État partie pour discuter de l’état d’avancement de la Stratégie d’investissement, des objectifs de qualité de l’eau, et du blanchiment du corail qui avait eu lieu au début de l’année 2017. Ils se sont également entretenus directement avec les Présidents indépendants du Comité consultatif Reef 2050 et le panel d’experts indépendants.

L’État partie considère que le lancement du 2050 LTSP a été efficace, que des progrès ont été réalisés, et qu’un cadre d’investissement est en place. Depuis la publication du Plan, une législation a été adoptée pour interdire le déversement en mer, sur le territoire du bien, de matériaux provenant de dragages d’infrastructure, pour cantonner les nouveaux projets de développement portuaire aux les limites actuelles des ports, et pour proscrire tout dragage d’infrastructure majeur pour des installations portuaires à l’extérieur des quatre grandes zones prioritaires. Des progrès sont également en cours pour améliorer le suivi et de la conformité aux normes réglementées en relation avec les ruissellements d’origine agricole, qui sont la principale cause de la mauvaise qualité de l’eau.

La stratégie d’investissement prévoit que 1,28 milliard de dollars australiens (environ 950 millions de dollars EU) soit alloués pour les actions du 2050 LTSP au cours les 5 prochaines années, à l’exclusion d’investissements de caractère général comme ceux du Fonds pour la Barrière de corail (Reef Fund). Les investissements sont soumis à des cycles de gestion réactive quinquennaux, basés sur le suivi des performances. Des insuffisances dans le financement des priorités ont été identifiées et un cadre est en cours de mise en œuvre pour mobiliser des investissements importants venant du secteur privé et d’autres sources philanthropiques, afin de compléter les fonds mis à disposition par le gouvernement. La majorité des investissements est consacrée à la qualité de l’eau, un domaine où des investissements collectifs à hauteur de 573 millions de dollars australiens (environ 434 millions de dollars EU) sont engagés pour les cinq ans à venir.

L’État partie note en outre que, dans le contexte de la mise en œuvre du 2050 LTSP, le bien a été gravement affecté par le phénomène de blanchiment massif des coraux à l’échelle planétaire, résultant du changement climatique et de l’impact particulièrement fort d’El Niño au cours de l’été 2015-2016.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Il convient de rappeler que le Comité du patrimoine mondial a spécifiquement demandé en 2015 (Décision 39 COM 7B.7) ce rapport sur l’état d’avancement, et a demandé que l’état général de conservation du bien soit examiné à sa 44e session en 2020.

Les travaux initiaux concernant le lancement du 2050 LTSP et l’élaboration d’une stratégie d’investissement pluriannuelle exhaustive, qui fixe des objectifs prioritaires et identifie des insuffisances dans le financement, sont accueillis avec grande satisfaction. Grâce au 2050 LTSP et à ses initiatives de soutien, des efforts accrus d’un niveau sans précédent ont été déployés pour réduire des pressions affectant le bien, fournir une vision intégrée de sa future protection et instaurer une coopération concertée pour la gestion à différents niveaux du gouvernement. Ces efforts se démarquent des pratiques passées et méritent d’être pleinement reconnus.

Toutefois, malgré les réalisations positives dans le cadre du lancement du plan et la création de la Stratégie d’investissement, les progrès pour atteindre les objectifs de qualité de l’eau ont été lents, et la plupart des objectifs immédiats déterminés dans le LTSP 2050 pour la qualité de l’eau ne devraient pas être réalisés dans les délais prévus. Le Centre du patrimoine et l’IUCN considèrent que la mise en œuvre du plan devra s’accélérer pour garantir que les objectifs à moyen et long terme du 2050 LTSP seront atteints, en particulier en ce qui concerne la qualité de l’eau. Il est également noté qu’une législation importante régissant le déblaiement n’a pas encore été adoptée, et que des efforts accrus sont nécessaires pour assurer que toute la législation importante nécessaire pour parvenir aux résultats du 2050 LTSP soit mise en place.

Le changement climatique demeure la menace générale la plus significative pour l’avenir du bien. Il est recommandé que le Comité exprime sa profonde inquiétude quant au blanchiment et à la mortalité des coraux qui se sont produits en 2016 et lors du deuxième évènement début 2017. Bien que les effets à long terme de ces évènements ne puissent pas encore être entièrement évalués, leur ampleur permet de souligner la gravité de la menace que le changement climatique fait peser sur le bien. Au niveau du bien, il faut considérer comment ces évènements de blanchiment de masse influencent l'efficacité du 2050 LTSP dans sa forme actuelle, notamment en ce qui concerne les mesures et améliorations les plus urgentes qui contribuent à la résilience du bien. Compte tenu de la nature planétaire aussi bien des causes que de l’ampleur des impacts du récent blanchiment massif des coraux dans de nombreux biens du patrimoine mondial, cette question sera abordée dans le document WHC/17/41.COM/7.

Il est recommandé au Comité de demander à l’État partie d’accélérer ses efforts pour atteindre les objectifs de qualité de l’eau fixés dans le 2050 LTSP et d’assurer que toutes les mesures nécessaires à leur réalisation sont prises. Conformément à la décision du Comité formulée à sa 39e session (Bonn, 2015), il demeure essentiel que, au-delà de cette prise en compte provisoire du lancement du plan et du cadre d’investissement, le Comité évalue l’état général de conservation du bien au moment où les premiers objectifs quinquennaux prévus dans le 2050 LTSP devraient être atteints. Cette évaluation devrait comprendre une estimation de l’efficacité des réponses apportées par l’État partie aux récents phénomènes de blanchiment, dans le cadre de la mise en œuvre du 2050 LTSP. Il est en conséquence recommandé au Comité de réitérer sa demande (Décision 39 COM 7B.7) à l’État partie de soumettre un rapport sur l’état de conservation démontrant l’efficacité durable de la protection de la Valeur universelle exceptionnelle du bien, ainsi que des résultats avérés répondant aux objectifs fixés par le 2050 LTSP, en lien avec les conclusions des Rapports sur l’avenir de la Grande barrière de corail de 2014 et 2019, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7B.24
La Grande Barrière (Australie) (N 154)
Le Comité du patrimoine mondial,
  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.7 adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Accueille favorablement les avancées dans le lancement et la mise en œuvre du Plan de durabilité à long terme Reef 2050 (2050 LTSP) et l’élaboration d’un cadre d’investissement, et exprime sa satisfaction pour les importants efforts déployés par tous ceux impliqués dans la mise en œuvre du 2050 LTSP ;
  4. Encourage vivement l’État partie à accélérer les efforts pour s’assurer que les objectifs à moyen et long terme fixés par le Plan soient atteints, ce qui est essentiel pour la résilience globale du bien, en particulier en ce qui concerne la qualité de l’eau ;
  5. Note avec profonde inquiétude le blanchiment et la mortalité du corail qui ont affecté le bien en 2016 et 2017 ;
  6. Réitère sa demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport général sur l’état de conservation du bien, démontrant l’efficacité durable de la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien, ainsi que des résultats avérés répondant aux objectifs fixés par le 2050 LTSP, en lien avec les conclusions des Rapports sur l’avenir de Grande barrière de corail de 2014 et 2019, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Projet de décision : 41 COM 7B.24

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.7 adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Accueille favorablement les avancées dans le lancement et la mise en œuvre du Plan de durabilité à long terme Reef 2050 (2050 LTSP) et l’élaboration d’un cadre d’investissement, et exprime sa satisfaction pour les importants efforts déployés par tous ceux impliqués dans la mise en œuvre du 2050 LTSP ;
  4. Encourage vivement l’État partie à accélérer les efforts pour s’assurer que les objectifs à moyen et long terme fixés par le Plan soient atteints, ce qui est essentiel pour la résilience globale du bien, en particulier en ce qui concerne la qualité de l’eau ;
  5. Note avec profonde inquiétude le blanchiment et la mortalité du corail qui ont affectés le bien en 2016 et 2017 ;
  6. Réitère sa demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport général sur l’état de conservation du bien, démontrant l’efficacité durable de la protection de la valeur universelle exceptionnelle du bien, ainsi que des résultats avérés répondant aux objectifs fixés par le 2050 LTSP, en lien avec les conclusions des Rapports sur l’avenir de Grande barrière de corail de 2014 et 2019, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Année du rapport : 2017
Australie
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(viii)(ix)(x)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 41COM (2017)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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