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Falaises de Bandiagara (pays dogon)

Mali
Facteurs affectant le bien en 2014*
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Guerre
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Ressources financières
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Insuffisance de moyens pour la gestion du site
  • Trafic illicite de biens culturels
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2014
Demandes approuvées : 7 (de 1988-2011)
Montant total approuvé : 98 640 dollars E.U.
2011 Restauration de Gin'na a Banani Ammou (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
2001 Evaluation of the Cliff of Bandiagara's Natural ... (Approuvé)   14 740 dollars E.U.
1998 Exhibition on Dogon architecture (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
1997 Mission for the inventory of architecture in the Land ... (Approuvé)   19 700 dollars E.U.
1993 Pilot inventory project in 3 villages in the site of ... (Approuvé)   42 000 dollars E.U.
1990 Preparation of a technical cooperation project for the ... (Approuvé)   7 200 dollars E.U.
1988 Mission for the preparation of a nomination file and a ... (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2014**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

L’État partie a soumis le 24 mars 2014 un rapport sur l’état de conservation du bien qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/516/documents/. Il a également soumis le rapport d’activités annuel pour 2013 et un rapport de la mission effectuée par la Mission culturelle de Bandiagara. Parmi les points essentiels signalés :

  • Les dispositions de gestion et de conservation du bien – en particulier le financement limité pour le fonctionnement et la mise en œuvre des actions de la Mission culturelle – ont été extrêmement affectées par le conflit au Mali ces deux dernières années. D’autre part, comme cela a déjà été noté en 2013, le tourisme culturel a aussi sensiblement diminué ; cette activité essentielle permettait de générer durablement des retombées économiques et des moyens de subsistance pour les communautés locales vivant dans le bien. Qui plus est, il n’a pas été possible de trouver de nouveaux fonds pour assurer durablement l’entretien du bien.
  • Des actes de vandalisme ont été commis dans les sites préhistoriques de Toloy (région de Sangha). La courte mission effectuée dans ce secteur a constaté des impacts sur deux autels ainsi que l’effondrement de l’une des constructions sous abri rocheux et elle a proposé des mesures potentielles pour traiter ces dommages. Elle signale aussi avoir constaté des activités incontrôlées susceptibles d’impact potentiel sur la cohésion architecturale et l’intégrité du site classé. On ne dispose pas d’informations détaillées sur ces actes de vandalisme permettant de s’assurer à ce stade de l’importance des impacts sur la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien.
  • Plusieurs actions ont été mises en œuvre en 2013 et centrées surtout sur le soutien à des activités économiques locales, en particulier l’organisation et la structuration des artisans de Koundou et l’appui aux femmes engagées dans des activités d’artisanat. Des actions ont aussi été entreprises pour renforcer les capacités de plusieurs comités du patrimoine.
  • Les priorités d’action pour le bien incluent le renforcement du rôle du patrimoine dans les programmes de développement local et l’étude de la gestion et de la conservation du bien pour les adapter au nouveau contexte socio-politique et économique. Cette dernière action doit être potentiellement menée grâce à un financement du World Monuments Fund. Un projet de réhabilitation d’un ensemble de trois villages du massif des Youga et de la mosquée de Nando a été élaboré et sera mis en œuvre en 2014.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2014

Malgré le peu de ressources disponibles, l’État partie a maintenu ses efforts pour gérer le bien. Il faudrait obtenir des fonds pour effectuer des actions d’entretien en collaboration avec les communautés locales avant une nouvelle aggravation de la détérioration des lieux classés au patrimoine. Les efforts d’entretien peuvent partiellement contribuer à améliorer la situation. L’importance accordée par l’État partie au renforcement du rôle du patrimoine dans les projets de développement est considéré comme une évolution positive. L’examen du plan de gestion va constituer une mesure fondamentale pour faire en sorte que les dispositions concernant le patrimoine s’harmonisent avec la planification du développement et donnent l’occasion de renforcer l’identité et le sens d’appartenance de la communauté.

Des actes de vandalisme ont été constatés et l’État partie a fait part de sa préoccupation concernant les actions incontrôlées susceptibles d’affecter l’intégrité du bien. Il faudrait disposer d’un rapport détaillé pour savoir exactement si cela a eu des conséquences négatives sur la VUE du bien. Il faudrait aussi mettre en place un suivi durable de plusieurs éléments constitutifs de ce vaste bien pour les protéger efficacement, avec l’aide des communautés locales. Le processus de révision du plan de gestion devra inclure la large participation des différentes parties prenantes de façon à définir des mesures réglementaires pour mieux contrôler de nouvelles constructions potentielles et le développement, et parvenir ainsi à maintenir le délicat équilibre entre occupation humaine et préservation du paysage.

Décisions adoptées par le Comité en 2014
38 COM 7B.60
Falaises de Bandiagara (Pays dogon) (Mali) (C/N 516)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.34, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Constate avec satisfaction les efforts déployés par l’État partie pour la gestion du bien ;
  4. Note qu’il convient d’effectuer des actions de conservation et de gestion dans différents éléments constitutifs du bien et qu’il faudra se procurer des fonds pour leur totale mise en œuvre, et lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle y contribue et qu’elle soutienne l’État partie dans ses efforts ;
  5. Note avec préoccupation les actes de vandalisme commis sur les sites préhistoriques de Toloy, demande à l’État partie de fournir un rapport détaillé sur leurs conséquences et sur l’impact potentiel sur la Valeur universelle exceptionnelle du bien, et prie instamment l’État partie de renforcer les mesures de suivi et de protection dans les secteurs vulnérables ;
  6. Encourage l’État partie à engager un processus participatif de planification pour l’examen du plan de gestion et de conservation afin de définir une ligne d’action pour les interventions, d’actualiser et d’harmoniser des mesures réglementaires ainsi que des dispositions visant à assurer un bon équilibre entre la conservation du patrimoine et le développement, et prie aussi instamment à l’État partie de développer une stratégie financière durable pour la mise en œuvre des plans révisés ;
  7. Demande également à l’État partie de fournir un exemplaire électronique et trois exemplaires imprimés du projet de plan de gestion et de conservation, pour étude par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er décembre 2015, un rapport actualisé incluant un résumé analytique d’une page sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session, en 2016.

Projet de décision :   38 COM 7B.60

Le Comité du patrimoine mondial,

  1.   Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B.Add,
  2.   Rappelant la décision 37 COM 7B.34, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3.   Constate avec satisfaction les efforts déployés par l’État partie pour la gestion du bien ;
  4.   Note qu’il convient d’effectuer des actions de conservation et de gestion dans différents éléments constitutifs du bien et qu’il faudra se procurer des fonds pour leur totale mise en œuvre, et lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle y contribue et qu’elle soutienne l’État partie dans ses efforts ;
  5.   Note avec préoccupation les actes de vandalisme commis sur les sites préhistoriques de Toloy, demande à l’État partie de fournir un rapport détaillé sur leurs conséquences et sur l’impact potentiel sur la Valeur universelle exceptionnelle du bien, et prie instamment l’État partie de renforcer les mesures de suivi et de protection dans les secteurs vulnérables ;
  6.   Encouragel’État partie à engager un processus participatif de planification pour l’examen du plan de gestion et de conservation afin de définir une ligne d’action pour les interventions, d’actualiser et d’harmoniser des mesures réglementaires ainsi que des dispositions visant à assurer un bon équilibre entre la conservation du patrimoine et le développement, et prie aussi instamment à l’État partie de développer une stratégie financière durable pour la mise en œuvre des plans révisés ;
  7.   Demande également à l’État partie de fournir un exemplaire électronique et trois exemplaires imprimés du projet de plan de gestion et de conservation, pour étude par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  8.   Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er février 2016, un rapport actualisé incluant un résumé analytique d’une page sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session, en 2016.
Année du rapport : 2014
Mali
Date d'inscription : 1989
Catégorie : Mixte
Critères : (v)(vii)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2014) .pdf
arrow_circle_right 38COM (2014)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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