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Falaises de Bandiagara (pays dogon)

Mali
Facteurs affectant le bien en 2021*
  • Activités illégales
  • Ressources financières
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Troubles civils
  • Autres menaces :

    Conflits intercommunautaires entre Dogons et Peuls

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Insuffisance de moyens pour la gestion du site
  • Trafic illicite de biens culturels
  • Situation d’instabilité sécuritaire
  • Conflits intercommunautaires entre Dogons et Peuls
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2021

Montant total accordé : en 2020, 984 818 dollars EU par l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH) pour la « Reconstruction et la réhabilitation du patrimoine bâti de Bandiagara »

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2021
Demandes approuvées : 9 (de 1988-2018)
Montant total approuvé : 124 444 dollars E.U.
2018 Restauration et mise en valeur post-crise de la Falaise ... (Approuvé)   24 765 dollars E.U.
2018 RÉUNION DE VALIDATION DES PLANS DE GESTION ET DE ... (Approuvé)   1 039 dollars E.U.
2011 Restauration de Gin'na a Banani Ammou (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
2001 Evaluation of the Cliff of Bandiagara's Natural ... (Approuvé)   14 740 dollars E.U.
1998 Exhibition on Dogon architecture (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
1997 Mission for the inventory of architecture in the Land ... (Approuvé)   19 700 dollars E.U.
1993 Pilot inventory project in 3 villages in the site of ... (Approuvé)   42 000 dollars E.U.
1990 Preparation of a technical cooperation project for the ... (Approuvé)   7 200 dollars E.U.
1988 Mission for the preparation of a nomination file and a ... (Approuvé)   5 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2021**
Juillet 2019: Mission d’évaluation des besoins relatifs au patrimoine culturel bâti et immatériel ainsi qu’aux objets et pratiques associés aux Falaises de Bandiagara (mission conjointe du Mali et de l’UNESCO), conduite dans le cadre du Fonds d'urgence pour le patrimoine de l'UNESCO
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 29 novembre 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/516/documents/, suivi d'informations complémentaires et d'annexes le 28 janvier 2020, fournissant les informations suivantes :

  • Le bien et sa population sont depuis 2012 fortement affectés par des tensions et des conflits armés intercommunautaires entre les Dogons et les Peuls. Les tensions sont exacerbées depuis 2019, menant à de nombreuses exactions : attaques meurtrières, destructions de villages entiers et de Toguna (case à palabre), des greniers à mil et biens immobiliers incendiés, bétail emporté, biens mobiliers détruits ou saisis comme butins de guerre, obligeant ainsi des communautés à abandonner leurs villages. L'État partie présente un tableau résumant les incidents constatés dans les communes et villages au sein et autour du bien ;
  • Face à cette crise, une « Mission d’évaluation des besoins relatifs au patrimoine culturel bâti et immatériel, ainsi qu’aux objets et pratiques associés aux Falaises de Bandiagara », composée d’experts maliens, a été dépêchée en juillet 2019 avec l'appui financier du Fonds d'urgence pour le patrimoine de l'UNESCO. Le rapport de la mission, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/516/documents/, présente des conclusions et recommandations en matière de sauvegarde du patrimoine immobilier, mobilier, et immatériel ainsi qu’un Plan d’actions urgentes ;
  • Concernant le patrimoine immatériel, le rapport constate l’arrêt ou la rareté d’événements culturels, affectant notamment les cérémonies rituelles cycliques aussi bien pastorales (transhumance) qu’agraires (rites agraires, funéraires, traditions sociales et religieuses, etc.) ainsi que des pratiques culturelles associées à la régulation de la société. A titre d'exemple, le « Yaaral @Degal», élément inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, ne serait plus célébré depuis au moins cinq ans ;
  • Les activités réalisées avec l’assistance internationale accordée en 2018, ont permis la restauration du site de Sessé et de la gin'na (grande maison familiale) de Pélou, l'inventaire des biens mobiliers et immobiliers du bien et des gin'na restaurées, la sensibilisation du public à la protection du patrimoine par le théâtre et l'animation culturelle ainsi que des sessions d'éducation au patrimoine dans des écoles dans trois localités ;
  • Les efforts pour impliquer étroitement les communautés locales se sont poursuivis. L'appui de l’Association Dogon Initiative (ADI) a permis la restauration et l'entretien de gin'na et d'habitats dans plusieurs villages, et d’effectuer des actions d'éducation au patrimoine, notamment à travers un projet de formation des jeunes en technique de construction avec des matériaux locaux. La Mission culturelle est engagée avec des partenaires au Burkina Faso pour la préservation des masques ;
  • Face aux ressources financières limitées et à l'insécurité grandissante, l’Etat partie fait appel à la communauté internationale pour réaliser des actions visant à rétablir la confiance entre les communautés, la sauvegarde du patrimoine et la diversité culturelle, la réhabilitation des biens culturels endommagés ou détruits, ou encore le relèvement économique en vue d’améliorer les conditions de vie des communautés locales.

La mission conjointe UNESCO/ICOMOS de suivi réactif sur le bien pour examiner la gestion globale du bien, demandée par le Comité du patrimoine mondial en 2016 n'a pas été possible en raison de problèmes d'insécurité.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2021

Le rapport de l'Etat partie ainsi que celui de la mission d'évaluation urgente de juillet 2019 apportent des informations substantielles pour apprécier à la fois l'évolution de la situation sécuritaire particulièrement préoccupante, tel que souligné par le Comité lors de sa 43e session (Bakou, 2019), et les actions menées pour assurer la sauvegarde du patrimoine culturel. Il est regrettable que la mission de suivi réactif, demandée à plusieurs reprises par le Comité depuis 2016 n'a pas pu se faire pour ces raisons d’insecurité. Le rapport de la mission nationale de juillet 2019 constitue donc à ce stade le constat le plus complet fait in situ sur l'état de conservation des valeurs culturelles du bien, tout en notant que le mandat de la mission était distinct de celui d'une mission de suivi réactif UNESCO/ICOMOS à entreprendre une évaluation complète de l'état de conservation des valeurs culturelles qui constituent la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Il convient de louer les actions menées par l'Etat partie, à travers la Mission culturelle à Bandiagara, les communautés locales et l’ADI pour assurer la conservation du bien et la sauvegarde de l'ensemble du patrimoine riche et vivant face aux multiples adversités actuelles, notamment à travers la mise en œuvre de l'Assistance internationale.

Cependant, la situation sécuritaire résultant des conflits intercommunautaires menace non seulement le patrimoine culturel sous toutes ses formes, mais met en grande souffrance tous les domaines de la vie quotidienne des communautés meurtries et souvent obligées d'abandonner leurs villages. Il est à souligner que le patrimoine culturel ne paraît pas être ciblé délibérément, mais plutôt impacté résultant d'une situation incontrôlable. En effet, la mission de juillet 2019 reconnaît dans sa conclusion que le site des Falaises de Bandiagara est en passe de devenir une zone de non-droit à cause de l’aggravation de la situation d’insécurité, et souligne que suite à  l'évaluation sommaire et au diagnostic rapide de l’état de conservation du patrimoine culturel, il convient, sans rien exagérer, d’attirer l’attention pour la mise en œuvre urgente et efficiente d’actions de soutien au site et à ses habitants.

Tout en reconnaissant la mobilisation et les actions menées par l'Etat partie et l'engagement de tous les acteurs et de la résilience des communautés Dogons et Peuls, force est de constater la gravité des menaces auxquelles le bien est confronté. Face à cette situation alarmante, il est important d'accompagner l'État partie dans la mise en œuvre du Plan d'actions urgentes proposé par la mission de juillet 2019, pour assurer non seulement la conservation du patrimoine matériel et immatériel, mais aussi pour orienter les actions pour la sécurisation de la zone pour que le patrimoine puisse servir de vecteur à la valorisation des identités et pratiques culturelles de toutes les communautés qui y vivent, et plus particulièrement dans les mesures de réconciliation entre ces dernières. A cet égard, l'approbation, en juillet 2020, par ALIPH d'un financement substantiel à hauteur de 984 818 dollars EU pour la reconstruction et la réhabilitation du patrimoine bâti et matériel (comprenant aussi les objets culturels) est à saluer tout particulièrement. Ceci dit, rappelant qu'il s'agit d'un bien mixte, il est important que l'État partie considère les impacts de l'insécurité dans le contexte des valeurs non seulement du patrimoine culturel mais également naturel, y compris pour toutes les décisions de gestion et d'intervention. À cet égard, toute action d'urgence entreprise pour protéger le patrimoine culturel (soutien à l'agriculture, constructions en pierre, etc.) devrait garantir la protection des valeurs du patrimoine naturel. 

Il est recommandé que le Comité demande à l'État partie d’établir un groupe de travail multidisciplinaire pour une période limitée et qui aurait la capacité d’agir et de superviser la mise en œuvre des recommandations de la mission de 2019 ainsi que du Plan d'actions urgentes dont les objectifs comprennent, entre autres, la réhabilitation du patrimoine bâti et de l'habitat traditionnel ayant fait l'objet d'attaques, et la promotion du dialogue interculturel pour la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. En ce qui concerne les formes de patrimoine, tels que le patrimoine culturel immatériel ou la protection des objets culturels, il est recommandé que l'Etat partie consulte également les Secrétariats des autres Conventions culturelles de l'UNESCO.

Décisions adoptées par le Comité en 2021
44 COM 7B.72
Falaises de Bandiagara (pays dogon) (Mali) (C/N 516)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 42 COM 7B.65 et 43 COM 7.2, adoptées respectivement à ses 42e (Manama, 2018) et 43e (Baku, 2019) sessions,
  3. Félicite l'État partie pour les actions menées, à travers la Mission culturelle à Bandiagara, en faveur de la conservation du bien et de la sauvegarde de certains aspects de l'ensemble du patrimoine riche et vivant grâce l'Assistance internationale accordée en 2018 et l'engagement des communautés locales, notamment l'Association Dogon Initiative (ADI), ayant permis la restauration et l'entretien de quelques gin'na et d'habitats divers, le début d’un inventaire des biens mobiliers et immobiliers, des programmes d'éducation pour les jeunes ou encore la sensibilisation de la population à la sauvegarde du patrimoine et à la lutte contre le trafic illicite de biens culturels ;
  4. Exprime sa plus vive préoccupation face aux conflits intercommunautaires observés à l'intérieur et à l'extérieur du bien entre les communautés dogon et peul qui sont à l'origine de destructions d'habitats et de villages entiers, de greniers et de biens matériels, d'animaux et de récoltes, qui constituent une menace grandissante pour la valeur universelle exceptionnelle du bien, et déplore plus particulièrement les pertes considérables en vies humaines, ainsi que les nombreux enlèvements ;
  5. Notant avec préoccupation que la mission conjointe UNESCO/ICOMOS de suivi réactif sur le bien pour examiner la gestion globale du bien, et particulièrement les voies et moyens de renforcement des pratiques traditionnelles et de diversification des possibilités de développement durable pour les communautés locales, n'a pas été possible en raison de problèmes d'insécurité, demande à l’État partie d’inviter, dès que les circonstances le permettront, une mission conjointe UNESCO/ICOMOS/UICN de suivi réactif sur le bien pour examiner l'état de conservation du patrimoine culturel et naturel et la gestion globale du bien dans le contexte de la crise sécuritaire actuelle ;
  6. Exprime sa satisfaction qu'une « Mission d’évaluation des besoins relatifs au patrimoine culturel bâti et immatériel, ainsi qu’aux objets et pratiques associés aux Falaises de Bandiagara », composée d’experts maliens du patrimoine culturel, ait été dépêchée en juillet 2019, avec l'appui financier du Fonds d'urgence pour le patrimoine de l'UNESCO, et soutient les conclusions et recommandations de cette mission, ainsi que du Plan d'actions urgentes, et appelle l'État partie et la communauté internationale à mobiliser tous les moyens nécessaires à leur mise en œuvre ;
  7. Se réjouit de l’appui financier par l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH) pour la reconstruction et la réhabilitation du patrimoine bâti, y compris des objets culturels, et demande également à l'État partie de le tenir informé de l'avancement de la mise en œuvre des activités ;
  8. Demande en outre que l'État partie considère les impacts de l'insécurité dans le contexte des valeurs du patrimoine culturel et naturel de ce bien mixte, y compris pour toutes les décisions de gestion et d'intervention en assurant que les actions d'urgence entreprises puissent protéger le patrimoine culturel et garantir la protection des valeurs du patrimoine naturel;
  9. Tenant compte de l’état actuel du bien, qui justifie la mise en place d'un mécanisme et d’actions spécifiques pour sa préservation, demande par ailleurs à l'État partie d’établir un groupe de travail multidisciplinaire pour une période de cinq ans, qui aurait la capacité d’agir et de superviser la mise en œuvre des recommandations et du Plan d'actions urgentes de la mission de 2019, notamment pour la réhabilitation du patrimoine bâti et de l'habitat traditionnel ayant fait l'objet d'attaques, pour orienter toutes les actions de sorte que le patrimoine puisse servir de vecteur pour la valorisation des identités et pratiques culturelles de toutes les communautés qui y vivent, et plus particulièrement dans les mesures de réconciliations entre elles ;
  10. Appelle également la communauté internationale à soutenir les efforts de l’État partie pour la sauvegarde du patrimoine culturel et naturel de ce bien, et afin d'aborder le patrimoine sous toutes ses formes comme soulevé par la mission urgente, recommande à l'État partie de consulter également les Secrétariats des autres Conventions culturelles de l'UNESCO à cet effet ;
  11. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e
Projet de décision : 44 COM 7B.72

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 42 COM 7B.65 et 43 COM 7.2, adoptées respectivement à ses 42e (Manama, 2018) et 43e (Baku, 2019) sessions,
  3. Félicite l'État partie pour les actions menées, à travers la Mission culturelle à Bandiagara, en faveur de la conservation du bien et de la sauvegarde de certains aspects de l'ensemble du patrimoine riche et vivant grâce l'Assistance internationale accordée en 2018 et l'engagement des communautés locales, notamment l'Association Dogon Initiative (ADI), ayant permis la restauration et l'entretien de quelques gin'na et d'habitats divers, le début d’un inventaire des biens mobiliers et immobiliers, des programmes d'éducation pour les jeunes ou encore la sensibilisation de la population à la sauvegarde du patrimoine et à la lutte contre le trafic illicite de biens culturels ;
  4. Exprime sa plus vive préoccupation face aux conflits intercommunautaires observés à l'intérieur et à l'extérieur du bien entre les communautés dogon et peul qui sont à l'origine de destructions d'habitats et de villages entiers, de greniers et de biens matériels, d'animaux et de récoltes, qui constituent une menace grandissante pour la valeur universelle exceptionnelle du bien, et déplore plus particulièrement les pertes considérables en vies humaines, ainsi que les nombreux enlèvements ;
  5. Notant avec préoccupation que la mission conjointe UNESCO/ICOMOS de suivi réactif sur le bien pour examiner la gestion globale du bien, et particulièrement les voies et moyens de renforcement des pratiques traditionnelles et de diversification des possibilités de développement durable pour les communautés locales, n'a pas été possible en raison de problèmes d'insécurité, demande à l’État partie d’inviter, dès que les circonstances le permettront, une mission conjointe UNESCO/ICOMOS/UICN de suivi réactif sur le bien pour examiner l'état de conservation du patrimoine culturel et naturel et la gestion globale du bien dans le contexte de la crise sécuritaire actuelle ;
  6. Exprime sa satisfaction qu'une « Mission d’évaluation des besoins relatifs au patrimoine culturel bâti et immatériel, ainsi qu’aux objets et pratiques associés aux Falaises de Bandiagara », composée d’experts maliens du patrimoine culturel, ait été dépêchée en juillet 2019, avec l'appui financier du Fonds d'urgence pour le patrimoine de l'UNESCO, et soutient les conclusions et recommandations de cette mission, ainsi que du Plan d'actions urgentes, et appelle l'État partie et la communauté internationale à mobiliser tous les moyens nécessaires à leur mise en œuvre ;
  7. Se réjouit de l’appui financier par l'Alliance internationale pour la protection du patrimoine dans les zones de conflit (ALIPH) pour la reconstruction et la réhabilitation du patrimoine bâti, y compris des objets culturels, et demande également à l'État partie de le tenir informé de l'avancement de la mise en œuvre des activités ;
  8. Demande en outre que l'État partie considère les impacts de l'insécurité dans le contexte des valeurs du patrimoine culturel et naturel de ce bien mixte, y compris pour toutes les décisions de gestion et d'intervention en assurant que les actions d'urgence entreprises puissent protéger le patrimoine culturel et garantir la protection des valeurs du patrimoine naturel;
  9. Tenant compte de l’état actuel du bien, qui justifie la mise en place d'un mécanisme et d’actions spécifiques pour sa préservation, demande par ailleurs à l'État partie d’établir un groupe de travail multidisciplinaire pour une période de cinq ans, qui aurait la capacité d’agir et de superviser la mise en œuvre des recommandations et du Plan d'actions urgentes de la mission de 2019, notamment pour la réhabilitation du patrimoine bâti et de l'habitat traditionnel ayant fait l'objet d'attaques, pour orienter toutes les actions de sorte que le patrimoine puisse servir de vecteur pour la valorisation des identités et pratiques culturelles de toutes les communautés qui y vivent, et plus particulièrement dans les mesures de réconciliations entre elles ;
  10. Appelle également la communauté internationale à soutenir les efforts de l’Etat partie pour la sauvegarde du patrimoine culturel et naturel de ce bien,et afin d'aborder le patrimoine sous toutes ses formes comme soulevé par la mission urgente, recommande à l'Etat partie de consulter également les Secrétariats des autres Conventions culturelles de l'UNESCO à cet effet ;
  11. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2022.
Année du rapport : 2021
Mali
Date d'inscription : 1989
Catégorie : Mixte
Critères : (v)(vii)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2019) .pdf
Proposé initialement pour examen en 2020
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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