1.         Falaises de Bandiagara (pays dogon) (Mali) (C/N 516)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1989

Critères  (v)(vii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/516/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1988-2011)
Montant total approuvé : 98 640 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/516/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/516/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

L’État partie a soumis le 24 mars 2014 un rapport sur l’état de conservation du bien qui est disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/516/documents/. Il a également soumis le rapport d’activités annuel pour 2013 et un rapport de la mission effectuée par la Mission culturelle de Bandiagara. Parmi les points essentiels signalés :

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Malgré le peu de ressources disponibles, l’État partie a maintenu ses efforts pour gérer le bien. Il faudrait obtenir des fonds pour effectuer des actions d’entretien en collaboration avec les communautés locales avant une nouvelle aggravation de la détérioration des lieux classés au patrimoine. Les efforts d’entretien peuvent partiellement contribuer à améliorer la situation. L’importance accordée par l’État partie au renforcement du rôle du patrimoine dans les projets de développement est considéré comme une évolution positive. L’examen du plan de gestion va constituer une mesure fondamentale pour faire en sorte que les dispositions concernant le patrimoine s’harmonisent avec la planification du développement et donnent l’occasion de renforcer l’identité et le sens d’appartenance de la communauté.

Des actes de vandalisme ont été constatés et l’État partie a fait part de sa préoccupation concernant les actions incontrôlées susceptibles d’affecter l’intégrité du bien. Il faudrait disposer d’un rapport détaillé pour savoir exactement si cela a eu des conséquences négatives sur la VUE du bien. Il faudrait aussi mettre en place un suivi durable de plusieurs éléments constitutifs de ce vaste bien pour les protéger efficacement, avec l’aide des communautés locales. Le processus de révision du plan de gestion devra inclure la large participation des différentes parties prenantes de façon à définir des mesures réglementaires pour mieux contrôler de nouvelles constructions potentielles et le développement, et parvenir ainsi à maintenir le délicat équilibre entre occupation humaine et préservation du paysage.

Décision adoptée: 38 COM 7B.60

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.34, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Constate avec satisfaction les efforts déployés par l’État partie pour la gestion du bien ;
  4. Note qu’il convient d’effectuer des actions de conservation et de gestion dans différents éléments constitutifs du bien et qu’il faudra se procurer des fonds pour leur totale mise en œuvre, et lance un appel à la communauté internationale pour qu’elle y contribue et qu’elle soutienne l’État partie dans ses efforts ;
  5. Note avec préoccupation les actes de vandalisme commis sur les sites préhistoriques de Toloy, demande à l’État partie de fournir un rapport détaillé sur leurs conséquences et sur l’impact potentiel sur la Valeur universelle exceptionnelle du bien, et prie instamment l’État partie de renforcer les mesures de suivi et de protection dans les secteurs vulnérables ;
  6. Encourage l’État partie à engager un processus participatif de planification pour l’examen du plan de gestion et de conservation afin de définir une ligne d’action pour les interventions, d’actualiser et d’harmoniser des mesures réglementaires ainsi que des dispositions visant à assurer un bon équilibre entre la conservation du patrimoine et le développement, et prie aussi instamment à l’État partie de développer une stratégie financière durable pour la mise en œuvre des plans révisés ;
  7. Demande également à l’État partie de fournir un exemplaire électronique et trois exemplaires imprimés du projet de plan de gestion et de conservation, pour étude par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, avant le 1er décembre 2015, un rapport actualisé incluant un résumé analytique d’une page sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session, en 2016.