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Site archéologique de Carthage

Tunisie
Facteurs affectant le bien en 2014*
  • Cadre juridique
  • Habitat
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Développement foncier et d’infrastructures au sein du bien

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2014

Montant total accordé au bien : Campagne internationale de sauvegarde de 1973 à 1989

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2014
Demandes approuvées : 7 (de 1980-2001)
Montant total approuvé : 213 315 dollars E.U.
2001 Management Plan of the the cultural site of Carthage (Approuvé)   8 186 dollars E.U.
1999 International symposium on the World Heritage site of ... (Approuvé)   40 000 dollars E.U.
1999 Establishing a management plan for the Site of Carthage (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1995 2 high level experts missions for the rehabilitation of ... (Approuvé)   12 129 dollars E.U.
1993 Financial contribution for the valorization of the city ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1989 Mission to advise the Tunisian authorities on the ... (Approuvé)   6 000 dollars E.U.
1980 Preservation of the Baths of Antonius (Carthage): ... (Approuvé)   118 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2014**

Janvier 2012 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial-ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Suite aux recommandations de la mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de 2012, l’État partie a soumis un rapport daté du 25 décembre 2013 faisant état de l’historique des procédures de protection du bien, des décrets le concernant, et de son évolution urbaine et , d’autre part, le 6 février 2014, un Règlement de protection et de mise en valeur (PPMV). L’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations du Comité du patrimoine mondial est comme suit:

  • Révision et application du PPMV : sa mise en œuvre a commencé et devrait assurer une meilleure gestion du développement foncier et d’infrastructures au sein du bien.
  • Elaboration d’un plan de présentation et d’un plan de gestion touristique : aucune information à ce sujet n’a été transmise au Centre du patrimoine mondial.
  • Mise en place d’une stratégie archéologique et de conservation : la stratégie archéologique et de conservation reste à établir. La mission avait recommandé de procéder à des aménagements prioritaires sur les zones du cirque, du Borj Boukhris, du parc des villas romaines et des citernes de la Maalga. Or, les maisons occupant la partie est du cirque sont déclarées «non autorisées mais tolérées » par le PPMV et aucun aménagement prioritaire n’a été prévu dans les zones du Borj Boukhris, du parc des villas romaines et des citernes de la Maalga.
  • Coordination des outils et des acteurs de la gestion et de la préservation du bien : aucune information sur la coordination des outils et des acteurs de la préservation et de la gestion du bien n’a été fournie par l’Etat partie.
  • Modification du périmètre du bien inscrit et établissement d’une zone tampon : la recommandation de la mission de réviser le périmètre du bien inscrit et d’établir une zone tampon reste toujours d’actualité, car aucune proposition révisée de modification des limites n’a été transmise au Centre du patrimoine mondial depuis la décision du Comité en 2012, qui avait demandé à l’Etat partie de fournir de plus amples informations sur les critères utilisés pour définir cette zone tampon, sur les réglementations et mesures existantes qui la régissent et qui permettront d’assurer la protection du bien et sur les dispositions prises pour sa gestion.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2014

L’Etat partie a mis en œuvre de nombreux efforts afin de répondre aux recommandations du Comité du patrimoine mondial. Il convient que l’Etat partie persévère dans sa politique de maîtrise foncière privilégiant le patrimoine face aux intérêts privés, afin de préserver l’intégrité du bien.

L’adoption du PPMV doit se concrétiser par une mise en œuvre effective, basée sur l’implication de tous les acteurs concernés et des communautés locales, ainsi que par l'application du plan de zones et des dispositions réglementaires proposées pour maintenir l'intégrité du bien. Compte tenu de la complexité du cadre institutionnel du bien, de la multiplicité des instruments de gestion et de la variété des acteurs impliqués dans sa conservation et sa gestion, l’établissement de mécanismes de coordination et la définition claire des rôles et responsabilités revêtent un caractère important.  

Une stratégie archéologique et de conservation doit être conçue et mise en œuvre afin d’assurer le maintien de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) pour laquelle le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, et l’élaboration d’un plan de présentation et d’un plan de gestion touristique est nécessaire pour la mise en valeur du bien et pour sa gestion durable.

La modification des limites du bien inscrit et l’établissement d’une zone tampon ne pourront que contribuer significativement au renforcement de la VUE du bien ainsi qu’au maintien de son intégrité. En outre, l’alignement des limites du bien du patrimoine mondial aux limites nationales facilitera la compréhension du périmètre protégé aux habitants de la ville et aux opérateurs du secteur privé et pourra contribuer à améliorer la protection et la gestion du bien.

Décisions adoptées par le Comité en 2014
38 COM 7B.6
Site archéologique de Carthage (Tunisie) (C 37)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 36 COM 7B.59 et 36 COM 8B.47, adoptées lors de sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),
  3. Félicite l’État partie pour l’adoption du Plan de protection et de mise en valeur (PPMV) du bien présenté ;
  4. Encourage l’État partie à poursuivre sa politique de maîtrise foncière des terrains dans la zone archéologique afin d’éviter les atteintes à l’intégrité du bien ;
  5. Réitère son invitation à l’État partie de fournir de plus amples informations sur les critères utilisés pour définir la zone tampon soumise à l’examen du Comité du patrimoine mondial lors de sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012), sur les réglementations et mesures existantes qui la régissent et qui permettront d’assurer la protection et l’intégrité du bien, et sur les dispositions prises pour sa gestion ;
  6. Invite l’État partie à soumettre au Centre du patrimoine mondial une proposition de modification de limites selon la procédure indiquée aux paragraphes 163-165 des Orientations et recommande que ladite proposition concerne l’établissement d’une zone tampon, ainsi qu’une modification des limites du bien inscrit visant à les aligner aux limites nationales, comme demandé par la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de 2012 ;  
  7. Réitère sa demande à l’État partie de mettre en œuvre les recommandations de la mission de 2012, notamment :
    1. la mise en œuvre du PPMV du bien,
    2. l’élaboration d’un plan de présentation et d’un plan de gestion touristique,
    3. la conception et mise en œuvre d’une stratégie archéologique et de conservation,
    4. la coordination des outils de gestion et de préservation du bien et la coordination des rôles des différents acteurs concernés ;
  8. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport d’avancement sur l’application des recommandations ci-dessus et, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé sur l'état de conservation du bien (les deux rapports incluant un résumé exécutif d’une page), pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.
Projet de décision :   38 COM 7B.6

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,

2.  Rappelant les décisions 36 COM 7B.59 et 36 COM 8B.47, adoptées lors de sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Félicite l’Etat partie pour l’adoption du Plan de protection et de mise en valeur (PPMV) du bien présenté ;

4.  Encourage l’Etat partie à poursuivre sa politique de maîtrise foncière des terrains dans la zone archéologique afin d’éviter les atteintes à l’intégrité du bien ;

5.  Réitère son invitation à l’Etat partie de fournir de plus amples informations sur les critères utilisés pour définir la zone tampon soumise à l’examen du Comité du patrimoine mondial lors de sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012), sur les réglementations et mesures existantes qui la régissent et qui permettront d’assurer la protection et l’intégrité du bien, et sur les dispositions prises pour sa gestion ; 

6.  Invite l’Etat partie à soumettre au Centre du patrimoine mondial une proposition de modification de limites selon la procédure indiquée aux paragraphes 163-165 des Orientations et recommande que ladite proposition concerne l’établissement d’une zone tampon, ainsi qu’une modification des limites du bien inscrit visant à les aligner aux limites nationales, comme demandé par la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de 2012 ; 

7.  Réitère sa demande à l’Etat partie de mettre en œuvre les recommandations de la mission de 2012, notamment :

a)  la mise en œuvre du PPMV du bien,

b)  l’élaboration d’un plan de présentation et d’un plan de gestion touristique,

c)  la conception et mise en œuvre d’une stratégie archéologique et de conservation,

d)  la coordination des outils de gestion et de préservation du bien et la coordination des rôles des différents acteurs concernés ;

8.  Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport d’avancement sur l’application des recommandations ci-dessus et, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé sur l'état de conservation du bien (les deux rapports incluant un résumé exécutif d’une page), pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.

Année du rapport : 2014
Tunisie
Date d'inscription : 1979
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(vi)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 38COM (2014)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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