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Site archéologique de Carthage

Tunisie
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Cadre juridique
  • Habitat
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Développement foncier et d’infrastructures au sein du bien
  • Cadre juridique
  • Habitat
  • Système de gestion/plan de gestion
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2019

Montant total accordé au bien : Campagne internationale de sauvegarde de 1973 à 1989

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 7 (de 1980-2001)
Montant total approuvé : 213 315 dollars E.U.
2001 Management Plan of the the cultural site of Carthage (Approuvé)   8 186 dollars E.U.
1999 International symposium on the World Heritage site of ... (Approuvé)   40 000 dollars E.U.
1999 Establishing a management plan for the Site of Carthage (Approuvé)   14 000 dollars E.U.
1995 2 high level experts missions for the rehabilitation of ... (Approuvé)   12 129 dollars E.U.
1993 Financial contribution for the valorization of the city ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1989 Mission to advise the Tunisian authorities on the ... (Approuvé)   6 000 dollars E.U.
1980 Preservation of the Baths of Antonius (Carthage): ... (Approuvé)   118 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2019**
1980 à 2011 : 15 missions techniques ; janvier 2012 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; avril 2019 : mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 24 janvier 2019, le centre du patrimoine mondial a informé l'État partie que le bien serait soumis à un rapport sur son état de conservation destiné à être présenté à la 43e session du Comité en raison d’inquiétudes concernant des travaux de construction illicites, récents et persistants dans et à proximité du bien. L'État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 14 mars 2019, disponible à  http://whc.unesco.org/fr/list/37/documents/, apportant les informations suivantes :

  • Certaines parties du bien en série ont été l’objet d’une expansion récente sans précèdent de constructions illégales, notamment dans l’est du cirque romain dans l’élément « zone des collines » ainsi que dans l’École Nationale de Formation des Cadres de police de Salambo ;
  • Sur les 42 permis de démolir accordés, 11 n’ont pas été exécutés ;
  • Une note officielle envoyée par le Ministère des Affaires Culturelles, le 28 février 2019, au Chef du gouvernement l’informant de la possibilité que le bien soit inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril et lui demandant de demander aux autorités concernées de procéder à l’exécution des permis de démolir ;
  • Une réunion organisée pour parler de ces questions le 16 mars 2019 s’est tenue à l’École de formation. Parmi les participants se trouvaient le Directeur général de la Formation de la Sureté Nationale, le Directeur de l’École, le Directeur général de l’Institut National du Patrimoine et l’expert du patrimoine mondial culturel auprès du Ministère des Affaires Culturelles.

Les représentants du Ministère de l’Intérieur et l’École de Formation ont exprimé leur volonté de respecter et appliquer toute décision qui sera prise et de se conformer aux recommandations de la mission de conseil conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS qui s’est déroulée du 22 au 26 avril 2019. D’autres questions rapportées par l’État partie comprennent :

  • Des bateaux de pêche ont occupé illégalement le port circulaire de l’ancien ensemble portuaire punique ;
  • Des modifications de limites du bien n’ont pas encore été formellement approuvées par les autorités compétentes ;
  • Le Plan de protection et de mise en œuvre (PPMV) n’a pas encore été approuvé ou mis en œuvre : des plans de préparation pour la présentation du site et la gestion du tourisme débuteront bientôt ;
  • Un projet de plan d’action pour la mise en œuvre de la Décision 42 COM 7B.60 et un Comité directeur et d’orientation de haut niveau pour superviser cette mise en œuvre ont été créés. Une Commission ad hoc pour la protection et la mise en valeur du patrimoine a aussi été créée au sein du Conseil municipal.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

L’État partie a répondu rapidement à une demande urgente du Centre du patrimoine mondial de soumettre un rapport sur l’état de conservation. Une mission de conseil a visité le bien du 22 au 26 avril 2019.  Le rapport de mission est en cours de finalisation au moment de la rédaction de ce rapport sur l’état de conservation, et sera disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/37/documents/.

Le développement des construction incontrôlées et non planifiées dans certaines parties du bien en série cause des inquiétudes concernant l’impact négatif que ces constructions peuvent avoir sur les attributs qui traduisent la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, incluant son authenticité et son intégrité. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie d’utiliser sans délai les instruments et mécanismes nécessaires pour mettre un terme à ces constructions, pour faire exécuter les permis de démolir et, au besoin, en accorder d’autres, et de traiter dans la mesure du possible les questions socioéconomiques susceptibles de soutenir l’extension des constructions incontrôlées dans certaines parties du bien.

Concernant toute nouvelle construction planifiée, il est recommandé que le Comité invite l’État partie à l’informer, via le centre du patrimoine mondial, de tout projet de nouvelle construction ou de restauration majeure susceptible d’affecter la VUE du bien, conformément au paragraphe 172 des Orientations, avant de prendre des décisions difficilement réversibles.

Il est également recommandé que le Comité demande à l’État partie de préparer une évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) pour tous les biens culturels du patrimoine mondial (ICOMOS, 2011), et de soumettre ces évaluations au centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives.

En outre, il est recommandé que le Comité demande instamment à l’État partie de cesser, ou ne pas commencer, les travaux tant que les évaluations mentionnées ci-dessus n’auront pas été effectuées.

De plus, au vu des menaces potentielles et de l’absence d’un système de gestion et de conservation global du bien, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de compléter et d’adopter un plan de gestion et de l’intégrer à un plan local de développement.

Un compte-rendu actualisé sur la progression de la mise en œuvre des recommandations de la mission consultative de 2019, notamment en ce qui concerne la question des constructions illégales dans ou à proximité du bien, devrait être incluse dans le rapport sur l’état de la conservation qui sera soumis par l’État partie d’ici le 1er février 2020.

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7B.55
Site archéologique de Carthage (Tunisie) (C 37)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.60, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Accueille favorablement l’information fournie par l’État partie et le félicite pour les efforts fournis jusqu’ici par les autorités tant nationales que régionales et locales pour faire face aux difficultés et en vue d’une meilleure protection et mise en valeur du bien ;
  4. Souligne avec satisfaction le prompt accueil et le bon déroulement de la mission conjointe de conseil Centre du patrimoine mondial/ICOMOS organisée à la demande du Centre du patrimoine mondial et qui s’est déroulée du 23 au 25 avril 2019, et dont les travaux ont été grandement facilités par toutes les parties tunisiennes concernées ;
  5. Exprime sa préoccupation concernant les récents travaux de construction illégaux dans et à proximité du bien ;
  6. Demande à l’État partie d’utiliser sans délai des instruments et mécanismes nécessaires pour mettre un terme à toutes ces constructions et appliquer les permis de démolir en souffrance et en accorder de nouveaux, si nécessaire, et de traiter dans la mesure du possible les questions socioéconomiques susceptibles de soutenir l’extension récente des constructions incontrôlées dans certaines parties du bien en série ;
  7. Demande également à l’État partie d’informer le Comité, via le Centre du patrimoine mondial, de son intention d’entreprendre ou d’autoriser des nouvelles constructions ou des restaurations majeures susceptibles d’affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien avant de prendre toute décision difficilement réversible, conformément au paragraphe 172 des Orientations ;
  8. Demande en outre à l’État partie de compléter et adopter le plan de gestion et de l’intégrer à un plan de développement local ;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie de préparer des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) pour tous les travaux envisagés, conformément au Guide de l’ICOMOS concernant les EIP pour les biens culturels du patrimoine mondial, et de les soumettre au centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, et prie instamment à l’État partie de cesser, ou de ne pas commencer, les travaux tant que les évaluations mentionnées ci-dessus n’auront pas été effectuées ;
  10. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44session en 2020.
Projet de décision : 43 COM 7B.55

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7B.60, adoptée à sa 42e session (Manama, 2018),
  3. Accueille favorablement l’information fournie par l’État partie mais notes avec inquiétude les travaux de construction récents illégaux et persistants dans et à proximité du bien ;
  4. Demande à l’État partie d’utiliser sans délai des instruments et mécanismes nécessaires pour mettre un terme à toutes ces constructions et appliquer les permis de démolir en souffrance et en accorder de nouveaux, et de traiter dans la mesure du possible les questions socioéconomiques susceptibles de soutenir l’extension des constructions incontrôlées dans certaines parties du bien en série ;
  5. Demande également à l’État partie d’informer le Comité, via le centre du patrimoine mondial, de son intention d’entreprendre ou d’autoriser des nouvelles constructions ou des restaurations majeures susceptibles d’affecter la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien avant de prendre toute décision difficilement réversible, conformément au paragraphe 172 des Orientations;
  6. Demande en outre à l’État partie de compléter et adopter le plan de gestion et de l’intégrer à un plan de développement local ;
  7. Demande par ailleurs à l’État partie de préparer des évaluations d’impact sur le patrimoine (EIP) pour tous les travaux envisagés, conformément aux recommandations de l’ICOMOS concernant les EIP pour les biens culturels du patrimoine mondial, et de les soumettre au centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives, et demande instamment à l’État partie de cesser, ou ne pas commencer, les travaux tant que les évaluations mentionnées ci-dessus n’auront pas été effectuées ;
  8. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44esession en 2020.
Année du rapport : 2019
Tunisie
Date d'inscription : 1979
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(vi)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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