1.         Site archéologique de Carthage (Tunisie) (C 37)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (ii)(iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/37/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1980-2001)
Montant total approuvé : 213 315 dollars EU
Pour plus de détails, voir page https://whc.unesco.org/fr/list/37/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : Campagne internationale de sauvegarde de 1973 à 1989

Missions de suivi antérieures

Janvier 2012 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial-ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Développement foncier et d’infrastructures au sein du bien

Matériel d’illustration  voir page https://whc.unesco.org/fr/list/37/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Suite aux recommandations de la mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de 2012, l’État partie a soumis un rapport daté du 25 décembre 2013 faisant état de l’historique des procédures de protection du bien, des décrets le concernant, et de son évolution urbaine et , d’autre part, le 6 février 2014, un Règlement de protection et de mise en valeur (PPMV). L’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations du Comité du patrimoine mondial est comme suit:

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

L’Etat partie a mis en œuvre de nombreux efforts afin de répondre aux recommandations du Comité du patrimoine mondial. Il convient que l’Etat partie persévère dans sa politique de maîtrise foncière privilégiant le patrimoine face aux intérêts privés, afin de préserver l’intégrité du bien.

L’adoption du PPMV doit se concrétiser par une mise en œuvre effective, basée sur l’implication de tous les acteurs concernés et des communautés locales, ainsi que par l'application du plan de zones et des dispositions réglementaires proposées pour maintenir l'intégrité du bien. Compte tenu de la complexité du cadre institutionnel du bien, de la multiplicité des instruments de gestion et de la variété des acteurs impliqués dans sa conservation et sa gestion, l’établissement de mécanismes de coordination et la définition claire des rôles et responsabilités revêtent un caractère important.  

Une stratégie archéologique et de conservation doit être conçue et mise en œuvre afin d’assurer le maintien de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) pour laquelle le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial, et l’élaboration d’un plan de présentation et d’un plan de gestion touristique est nécessaire pour la mise en valeur du bien et pour sa gestion durable.

La modification des limites du bien inscrit et l’établissement d’une zone tampon ne pourront que contribuer significativement au renforcement de la VUE du bien ainsi qu’au maintien de son intégrité. En outre, l’alignement des limites du bien du patrimoine mondial aux limites nationales facilitera la compréhension du périmètre protégé aux habitants de la ville et aux opérateurs du secteur privé et pourra contribuer à améliorer la protection et la gestion du bien.

Décision adoptée: 38 COM 7B.6

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant les décisions 36 COM 7B.59 et 36 COM 8B.47, adoptées lors de sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),
  3. Félicite l’État partie pour l’adoption du Plan de protection et de mise en valeur (PPMV) du bien présenté ;
  4. Encourage l’État partie à poursuivre sa politique de maîtrise foncière des terrains dans la zone archéologique afin d’éviter les atteintes à l’intégrité du bien ;
  5. Réitère son invitation à l’État partie de fournir de plus amples informations sur les critères utilisés pour définir la zone tampon soumise à l’examen du Comité du patrimoine mondial lors de sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012), sur les réglementations et mesures existantes qui la régissent et qui permettront d’assurer la protection et l’intégrité du bien, et sur les dispositions prises pour sa gestion ;
  6. Invite l’État partie à soumettre au Centre du patrimoine mondial une proposition de modification de limites selon la procédure indiquée aux paragraphes 163-165 des Orientations et recommande que ladite proposition concerne l’établissement d’une zone tampon, ainsi qu’une modification des limites du bien inscrit visant à les aligner aux limites nationales, comme demandé par la mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS de 2012 ;  
  7. Réitère sa demande à l’État partie de mettre en œuvre les recommandations de la mission de 2012, notamment :
    1. la mise en œuvre du PPMV du bien,
    2. l’élaboration d’un plan de présentation et d’un plan de gestion touristique,
    3. la conception et mise en œuvre d’une stratégie archéologique et de conservation,
    4. la coordination des outils de gestion et de préservation du bien et la coordination des rôles des différents acteurs concernés ;
  8. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015, un rapport d’avancement sur l’application des recommandations ci-dessus et, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé sur l'état de conservation du bien (les deux rapports incluant un résumé exécutif d’une page), pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.