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Parc national des oiseaux du Djoudj

Sénégal
Facteurs affectant le bien en 2003*
  • Espèces envahissantes / exotiques d’eau douce
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Construction d'un barrage (problème résolu)
  • Prolifération de la fougère aquatique Salvinia molesta 
  • Manque de ressources humaines
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2003
Demandes approuvées : 6 (de 1980-2001)
Montant total approuvé : 229 607 dollars E.U.
2001 Support to African countries to attend Regional ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
2000 Lutte contre le Salvinia molesta dans le delta du ... (Approuvé)   130 475 dollars E.U.
1992 Purchase of redwood and other materials for repairing ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1988 Financial contribution to repair sluices in Djoudj ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1982 Equipment for biological research and surveillance at ... (Approuvé)   29 132 dollars E.U.
1980 Joint mission to draw up a plan of protection for ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2003**

septembre 2000: mission conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN / Ramsar; mars-avril 2001: mission d'experts

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

La construction du barrage de Diama sur le Sénégal a entraîné la prolifération d’espèces envahissantes dans le Delta du Sénégal, notamment de Salvinia molesta, accidentellement introduite en 1999, et de Typha australis. A la demande de l’Etat partie, le Comité à sa 24e session a inscrit le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il a approuvé une assistance d’urgence de 130.000 dollars E.U. pour traiter le problème des espèces envahissantes dans le Delta et a lancé un appel à d’autres bailleurs de fonds pour soutenir son action. En novembre 2002, l’UICN-Sénégal a rendu compte de la mise en place du projet établi en 2000 entre le Comité scientifique du Parc et l’Institut tropical royal des Pays-Bas. Ce projet incluait la mise en œuvre d’un contrôle mécanique et biologique de Salvinia molesta. Des mesures mécaniques de protection (barrages flottants, filets à mailles serrées) ont été mis en place à la fin de 2000. Le contrôle biologique a consisté à introduire un insecte, Cyrtobagus salviniae, prédateur naturel de Salvinia molesta. Dans un rapport sur l’exécution des phases 1 et 2 du programme d’assistance d’urgence daté de février 2003, l’Etat partie confirme que le problème de l’envahissement par Salvinia molesta peut être considéré comme résolu ; il reste cependant à effectuer un suivi par un service spécial de façon à ce qu’à l’avenir, on puisse mettre en œuvre des mesures d’intervention rapide si nécessaire. L’Etat partie indique aussi que le développement incontrôlé de la végétation, la disparition des eaux libres par comblement et la salinisation des sols modifient l’écosystème et pourraient menacer à l’avenir la conservation des sites.

 

L’UICN confirme qu’après la dissémination de Cyrtobagus salviniae dans des zones riveraines du Parc et dans l’ensemble du Delta, Salvinia molesta a été réduite à un niveau peu élevé jugé acceptable ; elle ne menace donc plus le Parc ni le Delta en général. L’UICN signale cependant que Typha australis et Eichhornia crassipes posent de sérieux problèmes au site et exigent d’urgence attention et action. L’UICN indique par conséquent qu’il faudrait disposer d’informations complémentaires sur la surface concernée par ces espèces et sur la clarification du problème actuel (précisément lié à Typha australis). Elle remarque que pour lutter contre Typha australis, des mesures de lutte biologique ne conviennent peut-être pas car le potentiel de ces mesures exige des études et des recherches supplémentaires.

 

Le problème posé par Salvinia étant contrôlé, le Centre, en consultation avec l’Etat partie, a accepté d’utiliser le solde du budget comme subvention d’assistance d’urgence. Objectif : aider la direction du site et la Direction nationale des Parcs nationaux à acheter des véhicules et du matériel administratif pour mieux permettre à l’Etat partie de réagir plus rapidement aux situations d’urgence. Une partie de la subvention sert aussi à l’application de certaines mesures de gestion relatives aux oiseaux d’eau.

 

L’UICN :

Les nouvelles informations fournies ci-dessus ont été fournies après accord entre l’UICN et le Centre du patrimoine mondial.

 

Décisions adoptées par le Comité en 2003
27 COM 7A.6
Parc national des oiseaux du Djoudj (Sénégal)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Félicite l'État partie et ses partenaires associés de leurs efforts pour lutter contre Salvinia molesta d'une manière alliant coût et efficacité;

2. Note que les fonds économisés sur le budget du projet sont utilisés pour renforcer la capacité de l'État partie à protéger le bien et à appliquer des mesures de protection des oiseaux d'eau;

3. Demande à l'État partie de continuer à coopérer avec l'UICN, le Centre du patrimoine mondial, le Secrétariat de la Convention de Ramsar et autres partenaires appropriés pour réaliser une évaluation urgente de l'ampleur de la menace que constituent Typha australis et Eichhornia crassipes pour le bien, et pour trouver des mesures efficaces de lutte permettant de réduire la prolifération de ces espèces à un niveau acceptable. Le groupe de spécialistes de l'UICN sur les espèces envahissantes, qui a déjà fourni son aide dans le cas de Salvinia molesta, serait prêt à fournir des conseils techniques pour ce travail, à la demande de l'Etat partie;

4. Recommande que l'Etat partie, le Centre du patrimoine mondial, l'UICN et le Secrétariat de la Convention de Ramsar fournissent un avis, avant le 1 février 2004, pour examen par la 28e session du Comité du patrimoine mondial en 2004 concernant des repères et délais susceptibles de faciliter les débats du Comité sur le retrait éventuel du Parc national des oiseaux du Djoudj de la Liste du patrimoine mondial en péril;

5. Décide de maintenir le Parc national des oiseaux du Djoudj sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

27 COM 8B.2
Biens maintenus sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-03/27.COM/7A),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Minaret et vestiges archéologiques de Djam, Afghanistan (27 COM 7A.21)
  • Butrint, Albanie (27 COM 7A.26 )
  • Tipasa, Algérie (27 COM 7A.17)
  • Palais royaux d'Abomey, Bénin (27 COM 7A.15)
  • Angkor, Cambodge (27 COM 7A.22)
  • Parc national du Manovo-Gounda St. Floris, République Centrafricaine (27 COM 7A.1)
  • Réserve naturelle intégrale du mont Nimba, Guinée et Côte d'Ivoire (27 COM 7A.4)
  • Parc national des Virunga, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national de la Garamba, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national de Kahuzi-Biega, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Réserve de faune à Okapis, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national de la Salonga, République démocratique du Congo (27 COM 7A.2)
  • Parc national Sangay, Equateur (27 COM 7A.13)
  • Abou Mena, Egypte (27 COM 7A.18)
  • Parc national du Simien, Ethiopie (27 COM 7A.3)
  • Réserve de la biosphère Rio Platano, Honduras (27 COM 7A.14)
  • Sanctuaire de faune de Manas, Inde (27 COM 7A.9)
  • Ensemble monumental de Hampi, Inde (27 COM 7A.23) 
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (27 COM 7A.29)
  • Tombouctou, Mali (27 COM 7A.16)
  • Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré, Niger (27 COM 7A.5)
  • Fort de Bahla, Oman (27 COM 7A.19)
  • Fort et jardins de Shalimar à Lahore, Pakistan (27 COM 7A.22)
  • Zone archéologique de Chan Chan, Pérou (27 COM 7A.28)
  • Rizières en terrasses des cordillères des Philippines, Philippines (27 COM 7A.25)
  • Parc national des oiseaux du Djoudj, Sénégal (27 COM 7A.6)
  • Parc national de l'Ichkeul, Tunisie (27 COM 7A.8)
  • Monts Rwenzori, Ouganda (27 COM 7A.7)
  • Parc national des Everglades, États-Unis d'Amérique (27 COM 7A.11)
  • Ville de Zabid, Yémen (27 COM 7A.20)

Projet 27COM 7 (a) 6 :

 

 « Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Félicite l’Etat partie et ses partenaires associés de leurs efforts pour lutter efficacement contre Salvinia molesta. Il note que les fonds économisés sur le budget du projet sont utilisés pour renforcer la capacité de l’Etat partie à protéger le site et à appliquer des mesures de protection des oiseaux d’eau ;

2.   Demande à l’Etat partie de continuer à coopérer avec l’UICN, le Centre, le Secrétariat de la Convention de Ramsar et autres partenaires appropriés pour réaliser une évaluation urgente de l’ampleur de la menace que constituent Typha australis et Eichhornia crassipes sur le site, et pour trouver des mesures efficaces de lutte permettant de réduire la prolifération de ces espèces à un niveau acceptable. Le groupe de spécialistes de l’UICN sur les espèces envahissantes – qui a déjà fourni son aide dans le cas de Salvinia molesta – serait prêt à fournir des conseils techniques pour ce travail, à la demande de l’Etat partie ;

3.   Recommande que le Centre, l’UICN, le Secrétariat de la Convention de Ramsar et l’Etat partie formulent des avis à la 28e session du Comité sur des repères et délais précis susceptibles de faciliter les débats du Comité concernant le retrait éventuel du Parc national des oiseaux du Djoudj de la Liste du patrimoine mondial en péril ;

4.   Décide de maintenir le Parc national des oiseaux du Djoudj sur la Liste du patrimoine mondial en péril. »

 

Année du rapport : 2003
Sénégal
Date d'inscription : 1981
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Liste en péril (dates) : 1984-1988, 2000-2006
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 27COM (2003)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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