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Villes anciennes de Djenné

Mali
Facteurs affectant le bien en 2012*
  • Déchets solides
  • Guerre
  • Habitat
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Déterioration de l'habitat

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Absence de plan de gestion et de conservation ;

b) Pression du développement urbain ;

c) Détérioration des maisons d’habitation ;

d) Problèmes de gestion des déchets ;

e) Empiètement sur les sites archéologiques.

Le 22 mars 2012, un coup d’état militaire a renversé le Président de la République du Mali en raison des difficultés liées à la gestion du conflit dans le nord du pays qui opposait depuis mi janvier 2012 l’armée malienne au Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) appuyé principalement par les groupes islamistes Ansar Dine et Al Qu’aida au Maghreb Islamique (AQMI). La revendication principale des rebelles du MNLA porte sur le territoire appelé, qui couvre les trois régions nord du Mali : Tombouctou, Gao et Kidal. Ces régions ont fini par tomber entre les mains des rebelles du MNLA et des groupes islamistes le 01 avril 2012. Les populations les ont quittés massivement pour se refugier dans d’autres villes du Mali ou des pays frontaliers.

Ces régions abritent deux des quatre biens du patrimoine mondial: Tombouctou – 1988 (C ii, iv,v), bien en série comprenant trois mosquées et 16 mausolées, et le Tombeau des Askia – 2004 (C ii, iii, iv) à Gao. Les deux autres biens du patrimoine mondial, les Villes anciennes de Djenné – 1988 (C iii, iv) et les Falaises de Bandiagara (Pays dogon) – 1989 (C v, vii) sont localisés dans la région de Mopti. Face à cette situation, l’Etat partie a adressé une lettre à la Directrice générale de l’UNESCO, le 06 mai 2012, pour exprimer l’inquiétude des autorités maliennes et solliciter l’aide de l’UNESCO pour que des dispositions soient prises pour anticiper sur une éventuelle aggravation de la situation dans le futur. Ainsi, la Directrice générale a immédiatement dépêché une mission à Bamako du 18 au 20 mai, dans l’objectif de recueillir des informations détaillées sur l’état actuel de conservation des biens du patrimoine mondial et sur les dispositions que le Gouvernement du Mali entend prendre face à la situation actuelle dans le nord du pays.

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2012

Montant total accordé au bien : 110 000 dollars EU (Fonds-en-dépôt italien) ; 23 100 dollars EU (Croisi Europe) ; 86 900 dollars EU (Commission européenne)

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2012
Demandes approuvées : 3 (de 1981-2012)
Montant total approuvé : 59 577 dollars E.U.
2012 Assistance internationale d’urgence pour la protection ... (Approuvé)   21 600 dollars E.U.
2007 Plan de gestion et de conservation des villes anciennes ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1981 Provision of one expert and financial assistance for ... (Approuvé)   7 977 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2012**

2002, 2005 : missions du Centre du patrimoine mondial ; 2006 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

Un rapport sur l’état de conservation du bien a été soumis par l’État partie le 8 février 2012. Il comprend une description des conditions actuelles de conservation et des défis auxquels est confronté le bien. Le rapport indique que l’on assiste à des changements progressifs du tissu urbain et des bâtiments, susceptibles de modifier le caractère du lieu, si des dispositions ne sont pas prises pour atténuer les pressions du développement et d’autres facteurs comme l’appauvrissement de la population locale qui ne peut répondre aux besoins d’entretien, ce qui entraîne un sérieux état de délabrement de certains bâtiments. Qui plus est, de nouvelles constructions, l’introduction de nouveaux équipements pour le développement urbain, une tendance à couvrir les façades en terre avec de la brique cuite ou des matériaux modernes, l’occupation illégale et la spéculation foncière constituent un défi pour maintenir les conditions d’intégrité et d’authenticité du bien inscrit.

a) État de conservation du patrimoine archéologique

Les éléments archéologiques du bien sont également affectés par des facteurs naturels ou anthropiques. À ce sujet, des interventions ont été entreprises pour atténuer le délabrement dû à l’érosion. Cependant, aucune information mise à jour n’a été fournie concernant l’état d’avancement actuel des projets de développement dans les zones adjacentes aux éléments archéologiques.

b) Problèmes de gestion des déchets

La ville historique continue à rencontrer de sérieux problèmes d‘assainissement et environnementaux dus à de mauvaises pratiques de gestion des déchets solides et liquides. Le rapport indique que ces problèmes ont été partiellement abordés dans certains quartiers par les Services locaux d’assainissement et de contrôle de la pollution, mais cela reste néanmoins très préoccupant.

Le projet UNESCO Niger-Loire, financé par l’Union européenne, a réalisé un dépôt de transit, fourni du matériel d’assainissement et formé 100 femmes au recyclage des déchets. Par ailleurs, une étude de faisabilité a été menée pour la construction d’une décharge finale prévue à environ 5 km de Djenné et pour laquelle il faudra encore trouver un financement.

c) Réhabilitation du patrimoine architectural

Le rapport contient des informations sur les interventions achevées en 2011 à la mosquée, avec un soutien financier de la Fondation Aga Khan pour la culture, et au musée de Djenné, financé par l’Union européenne. La troisième phase du projet de réhabilitation et de conservation se déroule actuellement avec la restauration prévue de six maisons de Djenné. De plus, la réhabilitation de la Maison des Jeunes – avec élaboration de directives techniques pour la conservation de la terre – s’est achevée avec succès grâce au soutien de l’UNESCO/Fonds-en-dépôt italien, dans le cadre du Programme du patrimoine mondial pour l’architecture de terre (WHEAP).

d) Démolition de l’ancien palais de justice

Le rapport indique également que le bâtiment de l’ancien palais de justice est tombé en ruines et a été démoli pour faire place à une nouvelle construction plus vaste. Comme cette démolition n’avait pas reçu l’accord de la Mission culturelle, les travaux du nouveau bâtiment ont été stoppés et des débats participatifs ont débuté sur le nouveau projet qui devrait abriter le marché de l’artisanat. Le projet actuel consiste à construire un nouveau bâtiment dans des matériaux modernes qui adopterait le style architectural soudano-sahélien et serait intégré au cadre physique et urbain.

e) Réglementation d’urbanisme et plan de gestion et de conservation

Le rapport comporte une recommandation préconisant de mettre en œuvre la réglementation d’urbanisme dans le cadre du projet WHEAP, ainsi que le plan de gestion et de conservation, mais ne fournit aucune information sur la manière de le faire ni où les ressources nécessaires pourraient être obtenues pour une mise en œuvre systématique et durable.

f) Limites et zone tampon

Aucune information n’a été fournie sur la clarification des limites et de la zone tampon, ni sur la nouvelle réglementation d’urbanisme et de construction.

La proposition de zonage du bien a été mise au point avec l’assistance technique fournie dans le cadre du projet UNESCO Niger-Loire et du projet WHEAP-Conservation pour l’Afrique financé par l’Italie.

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Les villes anciennes de Djenné sont situées à environ 300 km du territoire du nord contrôlé par les rebelles du MNLA et les groupes rebelles Ansardine et AQMI. Elles demeurent relativement épargnées pour le moment, même si une panique générale s’est emparée de la ville suite à l’avancée des rebelles jusqu’à Douenza. Cette situation a provoqué la fuite de l’administration. Une accalmie précaire et le retour progressif de l’administration ont par la suite été observés mais la situation reste encore incertaine.

La Mission Culturelle de Djenné ne dispose plus de moyens pour assurer ses missions de protection et de conservation du bien. Cette situation est d’autant plus préoccupante que le bien est déjà confronté à de sérieux problèmes de conservation qui représentent des menaces pour sa valeur universelle exceptionnelle. En effet, comme l’indique le document WHC-12/36.COM/7B, le plan de gestion et le règlement d’urbanisme souffrent d’une grande insuffisance de mise œuvre. A titre d’exemple, l’ancien palais de justice qui constituait un élément significatif du style architectural exceptionnel de Djenné a été démoli ce qui a produit un impact négatif sur l’intégrité du bien.

 

Résultats de la mission de l’UNESCO du 18 au 20 mai 2012

Suite à cette mission, l’Etat partie a adressé le 20 mai 2012 une lettre à la Directrice générale de l’UNESCO afin de demander au Comité du patrimoine mondial que les biens « Tombouctou » et « Tombeau des Askia » soient inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril lors de sa 36e session en 2012.

Le Centre du patrimoine mondial a encouragé le Mali à élaborer un rapport détaillé sur l'état de conservation et les priorités d’intervention sur les biens du patrimoine mondial au Mali, en particulier sur les biens de Tombouctou et du Tombeau des Askia et à solliciter une assistance technique et financière auprès de l’UNESCO et de la communauté internationale.

Le Mali s’est engagé à finaliser les documents d’adhésion au Deuxième protocole relatif à la Convention de 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé, afin de faire appliquer l’obligation de protection intégrale de ses biens culturels, en particulier toutes les collections scientifiques qui témoignent de l’âge d’or, spirituel et intellectuel de Tombouctou, ainsi que tous les sites et monuments de cette région.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2012

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent que l’État partie a fait des efforts pour traiter la conservation du bien malgré des ressources limitées. Ils souhaitent cependant attirer particulièrement l’attention du Comité sur l’absence de mise en œuvre d’outils de planification développés pour mieux gérer les situations qui menacent les attributs justifiant la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Ils considèrent que la démolition de l’ancien palais de justice semble symptomatique de l’absence de protection appropriée et de contrôles de planification. Le bâtiment était un exemple important et significatif de l’architecture traditionnelle de Djenné et occupait une place prépondérante sur la place du marché près de la Grande Mosquée. Le bâtiment avait été restauré dans le cadre d’un projet financé par le Fonds-en-dépôt néerlandais qui a rénové 100 bâtiments entre 1996 and 2003. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent que la démolition de l’ancien palais de justice a eu un impact négatif sur l’intégrité du bien. Beaucoup de bâtiments plus petits ont été démolis ou reconstruits depuis l’inscription et le Comité du patrimoine mondial a encouragé la mise au point d’outils de planification pour enrayer cette tendance. L’ancien palais de justice constitue cependant un cas de démolition de l’un des plus importants bâtiments de Djenné, non parce qu’il était en mauvais état, mais parce que son terrain était considéré comme de grande valeur. Le bâtiment de remplacement, proposé dans les dessins qui ont été soumis, ressemble assez peu à ce qu’il y avait avant et, avec son style élaboré pseudo-sahélien, va représenter une intrusion gênante dans le paysage urbain. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives recommandent que le Comité demande à l’État partie de fournir des plans et dessins révisés qui s’harmonisent avec l’environnement urbain, et que la réglementation d’urbanisme inclue une présomption claire contre la démolition.

Une mission de suivi réactif serait bienvenue afin de mieux évaluer la situation actuelle en matière de conservation, de travailler conjointement avec l’État partie à la mise au point d’un plan d’action permettant de traiter les problèmes pressants, et de vérifier si le manque actuel de contrôles de planification et l’absence de protection pour les bâtiments individuels pourraient justifier que le Comité envisage d’inclure le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

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Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent, qu’en raison de la situation de conflit armé dans la région nord du Mali, les conditions ne sont plus réunies pour assurer la gestion, la protection et la conservation des biens du patrimoine mondial de Tombouctou et du Tombeau des Askia. La situation est particulièrement préoccupante à Tombouctou où deux mausolées ont été endommagés ainsi que le plus grand centre de manuscrits d’Afrique de l’ouest, rendant difficile leur conservation déjà jugée fragile. Ils considèrent aussi que les conditions optimales ne sont désormais plus réunies pour assurer la préservation des ces biens et que ceux-ci sont menacés par un danger prouvé, précis et imminent, conformément au paragraphe 179 des Orientations.

Ils notent avec satisfaction la décision de l’Etat partie de demander au Comité du patrimoine mondial l’inscription des biens de Tombouctou et du Tombeau des Askia sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Ils recommandent que le Comité encourage également l’Etat partie à solliciter une assistance de l’UNESCO et de la communauté internationale pour assurer la protection renforcée de l’ensemble de ses biens culturels, essentiels à la préservation culture malienne, riche et tolérante, relevant du patrimoine de l’humanité. Ils confirment la nécessité pour le Comité d’inscrire Tombouctou et le Tombeau des Askia sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Ils se tiennent à la disposition de l’Etat partie pour élaborer les mesures correctives et l’état de conservation souhaité nécessaires. Enfin, ils recommandent que le Comité attire l’attention de l’Etat partie sur la nécessité de sauvegarder également tous les sites inscrits sur la Liste indicative du Mali, situés dans la région de conflit.

Décisions adoptées par le Comité en 2012
36 COM 7B.106
Les biens du patrimoine mondial au Mali (Mali)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,

2.   Félicite l’État partie pour avoir immédiatement exprimé son inquiétude face à l’aggravation des menaces sur les biens du patrimoine culturel mondial, en particulier ceux de Tombouctou et du Tombeau des Askia, et pour avoir sollicité l’aide de l’UNESCO pour que des dispositions soient prises pour anticiper sur une aggravation de la situation dans le futur ;

3.   Remercie la Directrice générale de l’UNESCO d’avoir dépêché une mission au Mali pour envisager avec l’État partie les mesures d’urgence à prendre pour assurer la préservation des biens du patrimoine mondial du Mali et prend note du rapport sur l’état de conservation des biens du patrimoine mondial du Mali menacés par le conflit armé dans la région nord du Mali ;

4.   Exprime sa vive préoccupation sur la situation de conflit armé dans la région nord du Mali et sur l’aggravation de menaces sur les biens du patrimoine mondial, suite à la dégradation de mausolées à Tombouctou, et aux menaces qui pèsent sur la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du Tombeau des Askia ;

5.   Considère que les conditions optimales ne sont plus réunies pour assurer la préservation de la valeur universelle exceptionnelle des biens de Tombouctou et du Tombeau des Askia, et qu’ils sont menacés par un danger prouvé, précis et imminent, conformément au paragraphe 179 des Orientations ;

6.   Décide d’inscrire Tombouctou (Mali) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

7.   Décide également d’inscrire le Tombeau des Askia (Mali) sur la Liste du patrimoine mondial en péril;

8.   Demande au Centre du patrimoine mondial et à l’ICOMOS de préparer en consultation avec l’Etat partie, l’ensemble des mesures correctives, ainsi qu’un état de conservation souhaité pour le retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril, une fois que le retour à la stabilité sera effectif dans la région nord du Mali ;

9.   Lance un appel aux États parties frontaliers du Mali (Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, Niger, Sénégal) pour qu’ils coopèrent à l’élaboration d’une stratégie conjointe de préservation des biens du patrimoine mondial du Mali et pour lutter contre le trafic illicite d’objets culturels, en particulier ceux qui sont liés à ces biens ;

10.  Lance également un appel à l’Union Africaine et à la CEDEAO afin de faire en sorte que toutes les mesures nécessaires puissent être prises pour protéger le patrimoine culturel situé dans la région nord du Mali et à la communauté internationale, afin qu’elle apporte son appui technique et financier pour assurer la protection renforcée des biens du patrimoine mondial au Mali ;

11.  Encourage l’État partie à solliciter une assistance financière d’urgence auprès du Fonds du patrimoine mondial, afin de mettre en œuvre les actions prioritaires identifiées lors de la mission de l’UNESCO, et demande  également au Centre du patrimoine mondial, à l’ICOMOS et à l’ICCROM de l’assister dans cette optique ;

12.  Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport détaillé sur l’état de conservation des biens du patrimoine mondial au Mali, et plus particulièrement sur les progrès réalisés en vue de la préservation de leur valeur universelle exceptionnelle, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 37e session en 2013.

36 COM 7B.44
Villes anciennes de Djenné (Mali) (C 116 rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,

2.   Rappelant la décision 34 COM 7B.47, adoptée par sa 34e session (Brasilia, 2010),

3.   Prend acte des informations fournies sur l’état de conservation du bien et sur les mesures mises en œuvre pour sa conservation ;

4.   Note avec préoccupation les conditions de conservation du bien et l’absence d’avancée significative dans la mise en œuvre des plans de gestion et de conservation ;

5.   Exprime ses regrets concernant la démolition de l’ancien palais de justice, exemple significatif et important du style architectural de Djenné, qui avait été rénové dans le cadre d’un projet de restauration urbaine, et considère que sa destruction a un impact négatif sur l’intégrité du bien et qu’elle est symptomatique de l’absence d’adoption d’outils de planification développés ;

6.   Prie instamment l’État partie de coopérer avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, ainsi qu’avec tout autre organisme international compétent, pour mettre en place des mesures permettant de traiter les problèmes pressants concernant la mise en œuvre de mesures réglementaires pour contrôler les pressions du développement, les conditions de conservation du patrimoine bâti et l’assainissement ;

7.   Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2012, une clarification sur les limites, dans le cadre du processus d’inventaire rétrospectif ;

8.   Demande également à l’État partie d’inviter une mission commune de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS pour évaluer l’état de conservation du bien, en particulier la vulnérabilité de son architecture caractéristique, l’état des éléments archéologiques du bien, et les propositions de développement pour différents quartiers, et pour établir un plan d’action de mise en œuvre des mesures prioritaires de conservation et de protection ;

9.   Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport sur l’état de conservation du bien et sur les mesures prises pour la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013, afin d’envisager, en cas de confirmation de danger avéré ou potentiel pour la valeur universelle exceptionnelle, l’inscription possible du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

 
Projet de décision : 36 COM 7B.44
 

Le Comité du patrimoine mondial,

 

1. Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,

 

2. Rappelant la décision 34 COM 7B.47, adoptée par sa 34e session (Brasilia, 2010),

 

3. Prend acte des informations fournies sur l’état de conservation du bien et sur les mesures mises en œuvre pour sa conservation ;

 

4. Note avec préoccupation les conditions de conservation du bien et l’absence d’avancée significative dans la mise en œuvre des plans de gestion et de conservation ;

 

5. Exprime ses regrets concernant la démolition de l’ancien palais de justice, exemple significatif et important du style architectural de Djenné, qui avait été rénové dans le cadre d’un projet de restauration urbaine, et considère que sa destruction a un impact négatif sur l’intégrité du bien et qu’elle est symptomatique de l’absence d’adoption d’outils de planification développés ;

 

6. Prie instamment l’État partie de coopérer avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, ainsi qu’avec tout autre organisme international compétent, pour mettre en place des mesures permettant de traiter les problèmes pressants concernant la mise en œuvre de mesures réglementaires pour contrôler les pressions du développement, les conditions de conservation du patrimoine bâti et l’assainissement ;

 

7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2012, une clarification sur les limites, dans le cadre du processus d’inventaire rétrospectif ;

 

8. Demande également à l’État partie d’inviter une mission commune de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS pour évaluer l’état de conservation du bien, en particulier la vulnérabilité de son architecture caractéristique, l’état des éléments archéologiques du bien, et les propositions de développement pour différents quartiers, et pour établir un plan d’action de mise en œuvre des mesures prioritaires de conservation et de protection ;

 

9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport sur l’état de conservation du bien et sur les mesures prises pour la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013, afin d’envisager, en cas de confirmation de danger avéré ou potentiel pour la valeur universelle exceptionnelle, l’inscription possible du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

 
Année du rapport : 2012
Mali
Date d'inscription : 1988
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Liste en péril (dates) : 2016-présent
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 36COM (2012)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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