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Parc national de la Salonga

République démocratique du Congo
Facteurs affectant le bien en 1999*
  • Activités illégales
  • Habitat
  • Modification du régime des sols
  • Système de gestion/plan de gestion
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1999
Demandes approuvées : 8 (de 1985-1999)
Montant total approuvé : 144 500 dollars E.U.
1999 Emergency support for Parc National de la Salonga (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1992 Review of the state of conservation of World Heritage ... (Approuvé)   3 750 dollars E.U.
1990 Reinforcement of protection for Salonga National Park: ... (Approuvé)   60 000 dollars E.U.
1990 Training of 2 specialists each from Salonga and Virunga ... (Approuvé)   4 750 dollars E.U.
1987 Financial contribution for the preparation of a ... (Approuvé)   6 000 dollars E.U.
1987 Additional costs of equipment for Salonga National Park (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
1985 Equipment and financial contribution towards the ... (Approuvé)   28 000 dollars E.U.
1985 18-month training for a specialist from Salonga ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1999**
Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : C'est le seul des cinq sites de ce pays qui n'ait pas été inclus sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il est situé au centre du pays et il est donc moins affecté par les conflits armés en cours dans l'est du pays. (On se référera au document WHC99/CONF.204/4 pour des rapports sur l’état de conservation des quatre sites du patrimoine mondial en péril situés dans l'est de la RDC).

Nouvelles informations : L'UICN a reçu en février 1999 un rapport sur ce site adressé par l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). La situation des habitants et l'abondance des éléphants et des chimpanzés du Bonobo semble satisfaisante. Les activités humaines dans le périmètre du Parc sont toutefois préoccupantes car le braconnage et les installations d'habitations portent atteinte à l'intégrité du site. Les gardes sont trop peu nombreux et mal équipés pour lutter efficacement contre les braconniers. Le besoin urgent de bateaux pour mieux contrôler les cours d'eau – principaux moyens de transport des armes et du gibier braconné – a été souligné ainsi que la nécessité de mesures sévères pour lutter contre le trafic d'armes à l'intérieur du Parc. L'UICN a félicité l'ICCN de son rapport détaillé et appuie les recommandations suivantes de l'ICCN :

  • nécessité de favoriser la participation active et l'éducation des populations locales ;
  • amélioration de l'infrastructure et des communications ;
  • développement du tourisme durable autour du Bonobo ; et
  • meilleure gestion de la recherche scientifique.

Le manque de véhicules, de fonds, d'équipement pour le suivi et le peu de facilités de communications posent des problèmes qui exigent une attention urgente.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter recommander que l’Etat partie présente au Centre une liste détaillée d'équipement et autre assistance nécessaires pour renforcer la gestion du site, avant le 1er septembre 1999. Le Bureau pourrait demander au Centre et à l'UICN de définir les coûts que représente la gestion du site et de proposer, à la vingt-troisième session du Comité, un plan de financement de ces coûts et une liste des activités prioritaires qui pourraient recevoir l'appui de contributions du Fonds du patrimoine mondial.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.30. 

Nouvelles informations : Le Président a approuvé en septembre 1999 l’octroi d’une subvention de coopération technique de 20.000 dollars pour : (a) lancer des programmes spéciaux de lutte contre le braconnage comprenant le versement d’indemnités de subsistance et de motivation au personnel ; (b) augmenter le nombre d’unités du Parc de deux à six pour accroître l’efficacité des activités de patrouille et de surveillance ; (c) organiser un programme de sensibilisation parmi les partenaires concernés et concevoir et mettre en œuvre des projets à petite échelle au profit de la population locale ; et (d) acheter des uniformes, des tentes et des équipements de communication essentiels pour les opérations de patrouille, de routine et de surveillance. Les menaces accrues dues au braconnage et aux empiétements illégaux persistent et les conditions qui ont amené le Bureau à recommander au Comité d’inscrire ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril demeurent inchangées.

Décisions adoptées par le Comité en 1999
23 BUR IV.B.30
Parc national de la Salonga (République démocratique du Congo (RDC))

Le Centre a informé le Bureau que le Parc national de la Salonga est le seul des cinq sites de la République démocratique du Congo qui n'ait pas été inclus sur la Liste du patrimoine mondial en péril et, qu'étant situé au centre du pays, il est donc moins affecté par les conflits armés en cours dans l'est du pays. Le Centre a toutefois proposé au Bureau d'inclure le Parc national de la Salonga, avec les quatre autres sites de la RDC sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Ainsi, la Salonga profiterait de tous les efforts que va entreprendre l'équipe spéciale créée lors du séminaire de Nairasha, Kenya pour épauler la conservation des sites du patrimoine mondial en République démocratique du Congo.

Le Bureau a été informé que l'UICN a reçu en février 1999 un rapport sur ce site adressé par l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN). La condition des habitants et l'abondance des éléphants et des chimpanzés du Bonobo semblent satisfaisantes. Les activités humaines dans le périmètre du Parc sont toutefois préoccupantes car le braconnage et les installations d'habitations portent atteinte à l'intégrité du site. Les gardes sont trop peu nombreux et mal équipés pour lutter efficacement contre les braconniers. Le besoin urgent de bateaux pour mieux contrôler les cours d'eau – principaux moyens de transport des armes et du gibier braconné – a été souligné ainsi que la nécessité de mesures sévères pour lutter contre le trafic d'armes à l'intérieur du Parc. L'UICN a félicité l'ICCN de son rapport détaillé et a appuyé les recommandations suivantes de l'ICCN :

(i) nécessité de favoriser la participation active et l'éducation des populations locales ;

(ii) amélioration de l'infrastructure et des communications ;

(iii) développement du tourisme durable autour du Bonobo ; et

(iv) meilleure gestion de la recherche scientifique.

Le manque de véhicules, de fonds, d'équipement pour le suivi et le peu de facilités de communications posent des problèmes qui exigent une attention urgente.

Le Bureau a pris note des informations fournies et il a recommandé que l'État partie présente au Centre, avant le 1er septembre 1999, une liste détaillée d'équipements et autres assistances nécessaires au renforcement de la gestion du site. Le Bureau a également demandé au Centre et à l'UICN de définir les coûts que représente la gestion du site et de proposer, à la vingt-troisième session du Comité, un plan de financement de ces coûts et une liste des activités prioritaires qui pourraient recevoir l'appui de contributions du Fonds du patrimoine mondial. Le Bureau a recommandé que le Comité envisage d'inscrire ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

23 COM VIII.1-2
Nouvelles inscriptions sur la Liste du patrimoine mondial en péril

VIII. 1 Après l'examen des rapports sur l'état de conservation et sur recommandation du Bureau, le Comité a décidé d'inscrire les biens naturels et culturels suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

  • Parc national de la Salonga (République démocratique du Congo)
  • Monts Rwenzori (Ouganda)
  • Parc national d'Iguaçu (Brésil)
  • Hampi (Inde) 

VIII.2 Le Comité n'a pas recommandé de retirer des biens de la Liste du patrimoine mondial en péril.

23 COM X.B.21
SOC : Parc national de la Salonga (République démocratique du Congo (RDC))

X.21 Parc national de la Salonga (République démocratique du Congo (RDC))

Le Comité a noté que l'intensification des menaces dues au braconnage et aux empiétements illégaux se poursuit et que les conditions qui ont conduit le Bureau à recommander au Comité d'inscrire ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa session de juillet n'ont pas changé.

Le Comité a demandé au Centre et à l'UICN d'étendre à la Salonga leur coopération avec les ONG de conservation, l'ICCN et d'autres partenaires, afin de la cibler sur un développement de la sensibilisation et de l'appui concernant quatre sites du patrimoine mondial en péril en République démocratique du Congo (les Parcs nationaux de la Garamba, des Virunga et de Kahuzi-Biega et la Réserve de faune à okapis) et de rechercher tous les moyens de renforcer la conservation et la gestion du Parc national de la Salonga. Le Comité a décidé d'inscrire la Parc national de la Salonga sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Bureau pourrait souhaiter transmettre le rapport précité au Comité pour examen et recommander l’adoption du texte suivant :

« Le Bureau renouvelle la recommandation qu’il a faite lors de sa session de juillet 1999 pour demander au Comité d’inscrire ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Par ailleurs, le Bureau pourrait demander au Centre et à l’UICN de développer leur coopération avec les ONG de conservation, l’ICCN et d’autres partenaires, afin de la cibler sur un développement de la sensibilisation et de l’appui concernant quatre sites du patrimoine mondial en péril en République démocratique du Congo : les Parcs nationaux de la Garamba, des Virunga et de Kahuzi-Biega et la Réserve de faune à okapis, pour répondre également aux besoins de ce site et pour étudier tous les moyens de renforcer la conservation et la gestion du Parc national de la Salonga. »

Année du rapport : 1999
République démocratique du Congo
Date d'inscription : 1984
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(ix)
Liste en péril (dates) : 1999-2021
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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