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Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade

Espagne
Facteurs affectant le bien en 1997*
  • Cadre juridique
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Système de gestion/plan de gestion
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1997
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1997**

novembre 1997: mission UNESCO/ICOMOS 

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1997

A la demande des autorités de la ville, une mission du Centre du patrimoine mondial s’était rendue à Grenade en janvier 1997 pour étudier les besoins de réhabilitation du quartier de l’Albaicin. Un rapport a été préparé, recommandant aux autorités d’adopter une approche plus adaptée à l’environnement du quartier, n’entraînant pas d’interventions lourdes et à laquelle seraient associés tous les niveaux concernés du secteur public ainsi que les divers composants du secteur privé. Une réunion de mise au point d’un programme de revitalisation du quartier associant toutes les parties intéressées est en préparation. Elle se tiendra à Grenade en automne 1997.

Par ailleurs, le Centre du patrimoine mondial a été alerté en mars 1997 par un membre du conseil scientifique de l’ICOMOS-Espagne qu’un bâtiment moderne devant servir de salle des fêtes était en cours de construction au pied de la colline de l’Alhambra, place del Rey Chico, située entre l’Alhambra et l’Albaicin.

Cette information a été confirmée en avril par le Centre UNESCO d’Andalousie, basé à Grenade. Le Centre du patrimoine mondial a aussitôt alerté les autorités nationales et la Junte d’Andalousie et a demandé un avis technique à l’ICOMOS-Espagne. Un des problèmes qui se pose est la redéfinition du périmètre global de la zone inscrite et de sa zone de protection après l’inscription de l’Albaicin.

Action requise

Après avoir pris connaissance du rapport du Secrétariat sur la situation de l’Albaicin et de la construction d’un restaurant place del Rey Chico, le Bureau :

 1) prie les autorités compétentes de tout mettre en oeuvre pour que la revitalisation du quartier de l’Albaicin se fasse dans le respect de la Convention du patrimoine mondial et des autres conventions et recommandations internationales qui s’y appliquent ;

 2) se félicite de voir qu’un programme global de revitalisation du quartier de l’Albaicin est en cours d’élaboration et qu’il associera tous les secteurs concernés ;

 3) demande avec insistance aux autorités compétentes de tout mettre en oeuvre pour éviter la dégradation du site par la construction en cours et les prie de présenter un rapport au Secrétariat sur les mesures qu’ils auront prises à cet effet afin que le Comité du patrimoine mondial en soit informé à sa vingt et unième session en décembre 1997.


21e session extraordinaire du Bureau en 1997:
A la suite de la session du Bureau de juin 1997, les travaux de construction de la salle des fêtes du Rey Chico, située entre l'Alhambra et l'Albaicin sur la rive gauche du Rio Darro, ont été interrompus et une mission UNESCO-ICOMOS a été entreprise en novembre 1997.
Les conclusions de la mission ont été les suivantes :
1. Le bâtiment en lui-même ne pose pas de problèmes majeurs ;
2. Toutefois, l'utilisation du bâtiment comme salle des fêtes pour 1.000 personnes est incompatible avec le site (route d'accès, circulation, bruit, etc.). Il est donc recommandé de revoir l'utilisation du bâtiment ;
3. Les zones adjacentes au bâtiment doivent être déclarées "non constructibles" pour permettre l'aménagement du paysage de la vallée du Rio Darro ;
4. Le plan de gestion de l'Alhambra, du Generalife et de l'Albaicin doit être revu et intégré dans le plan de la ville de Grenade. Cela pourrait être supervisé par un comité scientifique auquel participerait l'UNESCO comme l'a recommandé le Bureau à sa dernière session en juin dernier.

Après étude des informations ci-dessus, le Bureau recommande au Comité d'adopter le texte suivant :
"Le Comité souscrit aux recommandations faites par la mission UNESCO-ICOMOS et engage vivement les autorités espagnoles à les mettre en oeuvre. Le Comité demande aux autorités espagnoles de présenter un rapport sur l'avancement de leur mise en oeuvre d'ici le 15 avril 1998 pour examen par la vingt-deuxième session du Bureau."

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1997

Depuis la dernière session du Bureau (21e session, juin 1997) et conformément aux demandes et recommandations du Bureau adressées aux autorités nationales par le Secrétariat, les préparations pour l'organisation d'un séminaire sur la revitalisation du quartier de l'Albaicin se sont poursuivies et renforcées. De même, des actions de revitalisation sociale ont déjà commencé à être mises en œuvre. D'autre part, et grâce à l'intervention du Directeur général, les travaux de construction de la salle des fêtes du Rey Chico, située entre l'Alhambra et l'Albaicin sur la rive gauche du Rio Darro, ont été interrompus.

En outre, la Mairie de Grenade a demandé au Secrétariat de lui indiquer les noms de spécialistes pouvant étudier la simulation informatique de la construction et mener à bien les études d'impact. Il a été recommandé à la Mairie de contacter le Comité national de l'ICOMOS.

Quant à la constitution d'un comité scientifique conjoint Espagne-ICOMOS, suggérée aux autorités par l'UNESCO, le Secrétariat a été informé par la Délégation permanente d'Espagne auprès de l'UNESCO que la Direction générale des Beaux-Arts a accueilli favorablement cette idée et qu'une réponse officielle définitive devrait parvenir rapidement au Centre.

Décisions adoptées par le Comité en 1997
21 BUR IV.B.54
Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)

Après avoir pris connaissance du rapport du Secrétariat sur la situation de l’Albaicin et de la construction d’un restaurant/salle des fêtes, place del Rey Chico, le Bureau :

1) s'est félicité de voir qu’un programme global de revitalisation du quartier de l’Albaicin est en cours d’élaboration et qu’il associera tous les secteurs concernés ;

2) a demandé avec insistance aux autorités compétentes de tout mettre en oeuvre pour que la revitalisation du quartier de l’Albaicin se fasse dans le respect de la Convention du patrimoine mondial et des autres conventions et recommandations internationales qui s'y appliquent ;

 3) a demandé avec insistance aux autorités compétentes de tout mettre en oeuvre pour éviter la dégradation du site par la construction en cours qui devra être          interrompue en attendant les études d'impact à mener et les a priées de présenter un rapport au Secrétariat sur les mesures qu’elles auront prises à cet effet afin que le Comité du patrimoine mondial en soit informé à sa vingt et unième session en décembre 1997;

 4) a demandé que l'application de la Convention soit renforcée sur ce site du patrimoine mondial et  qu'un plan de gestion global pour l'ensemble du site soit élaboré rapidement dans le cadre d'un comité mixte Espagne-UNESCO qui devra être crée d'urgence pour suivre la mise en oeuvre de ces mesures.

21 COM VII.C.53/49
SOC : Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)

VII.49 Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)

A la suite de la session du Bureau de juin 1997, les travaux de construction de la salle des fêtes du Rey Chico, située entre l'Alhambra et l'Albaicin sur la rive gauche du Rio Darro, ont été interrompus et une mission UNESCO-ICOMOS a été entreprise en novembre 1997.

Les conclusions de la mission ont été les suivantes :

1. Le bâtiment en lui-même ne pose pas de problèmes majeurs ;

2. Toutefois, l'utilisation du bâtiment comme salle des fêtes pour 1 000 personnes est incompatible avec le site (route d'accès, circulation, bruit, etc.). Il est donc recommandé de revoir l'utilisation du bâtiment ;

3. Les zones adjacentes au bâtiment doivent être déclarées "non constructibles" pour permettre un aménagement approprié du paysage de la vallée du Rio Darro ;

4. Le plan de gestion de l'Alhambra, du Generalife et de l'Albaicin doit être revu et intégré dans un plan de gestion détaillé de l'ensemble du site. Cela pourrait être supervisé par un comité scientifique auquel participerait l'UNESCO comme l'a recommandé le Bureau à sa dernière session du mois de juin 1997.

Après étude des informations ci-dessus, le Comité a souscrit aux recommandations faites par la mission UNESCO-ICOMOS et a prié instamment les autorités espagnoles de les mettre en oeuvre. Il leur a demandé de présenter un rapport sur l'avancement de leur mise en oeuvre d'ici le 15 avril 1998 pour examen par la vingtdeuxième session du Bureau.

Le Bureau pourrait souhaiter adopter le texte suivant et le transmettre au Comité pour qu'il en prenne note :

"Le Bureau félicite les autorités espagnoles nationales pour la coopération très positive établie avec le Centre du patrimoine mondial, particulièrement pour la préparation du séminaire sur la revitalisation de l'Albaicin, ainsi que pour l'arrêt des travaux de construction de la salle des fêtes du Rey Chico. Le Bureau insiste sur l'importance de préserver l'authenticité de ce site emblématique. Enfin, le Bureau rappelle aux autorités espagnoles l'importance qu'il attache à une approche de gestion intégrée et, dans ce cadre-ci à la mise sur pied rapide d'un comité scientifique conjoint Espagne-UNESCO.

Année du rapport : 1997
Espagne
Date d'inscription : 1984
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iii)(iv)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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