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Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade

Espagne
Facteurs affectant le bien en 1999*
  • Cadre juridique
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Etat de désolation du quartier de la Puerta Elvira

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Travaux de construction de la salle des fêtes du Rey Chico
  • Nécesité d'un comité scientifique conjoint Espagne-ICOMOS
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 1999
Demandes approuvées : 2 (de 1998-1999)
Montant total approuvé : 25 000 dollars E.U.
1999 Preparing a request technical cooperation in Albayzín, ... (Approuvé)   10 000 dollars E.U.
1998 Rehabilitation project for The Albayzin (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 1999**

novembre 1997: mission UNESCO/ICOMOS 

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : Les travaux entrepris sur le centre de loisirs du Rey Chico situé entre l'Alhambra et l'Albaicin, sur la rive gauche du Rio Darro, ont été arrêté et une mission UNESCO-ICOMOS a été effectuée sur le site en novembre 1997.

En 1998, le Bureau a remercié les autorités nationales, régionales et locales de leurs efforts et des résultats obtenus pour trouver une solution à la question de la construction du Rey Chico. Toutefois, le Bureau a rappelé aux autorités la nécessité d'appliquer la Convention et les Orientations en ce qui concerne le plan de gestion et l'unité du site. En conséquence, le Bureau a demandé aux autorités nationales espagnoles de créer rapidement le Comité scientifique Espagne-UNESCO et de le réunir dès que possible afin d'identifier et de programmer les mesures nécessaires à prendre pour une gestion appropriée du site.

Nouvelles informations : A ce jour, le Secrétariat n'a reçu aucune information positive concernant la création du Comité scientifique Espagne-UNESCO.

Par lettre en date du 18 mai 1999, le "Patronato de la Alhambra et Generalife" de la Junte d'Andalousie a attiré l'attention sur le fait que plusieurs projets proposés dans la révision envisagée du Plan général d'urbanisation de Grenade auraient un impact négatif sur le site. Une mention particulière était faite au projet de la municipalité de Grenade d'agrandir considérablement le cimetière proche de l'Alhambra.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter étudier les informations qui pourraient être fournies/disponibles lors de sa session et prendre les décisions appropriées à cet égard.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

A sa vingt-troisièmesession, le Bureau a bien noté que la révision du Plan spécial avait commencé et il a recommandé que l’extension du cimetière respecte la protection du site.

 

Nouvelles informations :En septembre 1999, l’Université de Grenade a organisé un séminaire international sur la gestion des sites et y a convié le Centre du patrimoine mondial. Ce séminaire était l’occasion pour le Patronat de l’Alhambra de présenter au public les travaux préliminaires à l’actualisation du Plan spécial de protection de la partie monumentale du site (Alhambra et Généralife). Cette mise à jour intègre la nécessaire liaison du plan avec le schéma directeur du centre ville de Grenade et du plan spécial de l’Albaicin. Les trois équipes responsables de ces trois plans coopèrent et il faut s’attendre à ce que la coordination des trois plans devienne enfin effective.

Le site monumental continue toutefois à être soumis au risque d’extension du cimetière situé à la lisière de l’oliveraie de Los Alijares et ce, malgré la recommandation formulée par le Bureau à sa vingt-troisièmesession.

Dans l’Albaicin, la Fondation de l’Albaicin commence la mise en œuvre du projet pilote urbain financé par le FEDER. Les interventions lourdes prévues ont été abandonnées au profit d’actions plus adaptées au lieu. Seuls la construction de la Mosquée près du Mirador de San Nicolas et l’état de désolation du quartier de la Puerta Elvira restent préoccupants. Les travaux de restauration du retable du Monastère Santa Isabel la Real et les travaux d’achèvement de la réhabilitation du Monastère se poursuivent, ce qui permettra bientôt son ouverture au public.

 

Décisions adoptées par le Comité en 1999
23 BUR IV.B.77
Grenade (Espagne)

Le Bureau a pris note des informations nouvelles transmises par le Secrétariat. Il a remercié les autorités pour la préparation de la révision du plan de protection. Le Bureau a recommandé que l’extension du cimetière municipal respecte le besoin de protection du site et que le plan de protection révisé soit soumis à la vingt-troisième session du Comité du patrimoine mondial.

23 COM X.B.46
Rapports sur l’état de conservation de biens culturels dont le Comité a pris note

X.46 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants :

Missions jésuites des Guaranis (Argentine et Brésil)

Mission jésuite de Santa Ana (Argentine)

Palais du Potala, Lhasa (Chine)

Ville de Quito (Equateur)

Le Délégué de l'Equateur a informé le Comité que le volcan La Pichincha avait eu des éruptions le 5 octobre et le 26 novembre 1999 et que l'Institut national pour le patrimoine culturel (INPC) et la Municipalité de Quito avaient pris des mesures préventives pour protéger la population et les monuments.

Centre historique (vieille ville) de Tallin (Estonie)

Mont-Saint-Michel et sa Baie (France)

Trèves - Monuments romains, cathédrale et église Notre- Dame (Allemagne)

Bâtiments traditionnels Asante (Ghana)

Eglises et couvents de Goa (Inde)

Luang Prabang (Laos)

Ile de Mozambique (Mozambique)

Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal)

L'observateur du gouvernement népalais de Sa Majesté a assuré le Comité que la conservation du Temple de Maya Devi serait entreprise conformément aux normes internationales de conservation prescrites par la Convention du patrimoine mondial. Il a informé le Comité que le gouvernement népalais de Sa Majesté serait heureux de recevoir les suggestions d'experts de l'UNESCO concernant l'avant-projet conceptuel des travaux de conservation du Temple de Maya Devi, car ces avis fourniraient des orientations pour élaborer les détails du projet en préparation. L'observateur a assuré le Comité que les projets des travaux du Temple de Maya Devi, une fois achevés, seraient transmis à l'UNESCO, comme l'a assuré le Gouvernement népalais de Sa Majesté. L'observateur a informé le Comité qu'une demande de coopération technique en vue de l'organisation d'une réunion technique internationale pour débattre de l'avant-projet de conservation, restauration et présentation du Temple de Maya Devi serait présentée, conformément à la demande du Bureau à sa vingt-troisième session.

Site archéologique de Chavin (Pérou)

Ville de Cuzco (Pérou)

Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines)

L'observateur des Philippines a assuré le Comité que le plan de développement intégré à long terme du site, comprenant un plan de développement touristique du site, serait soumis en temps voulu à l'UNESCO, de préférence avant le 15 septembre 2000. Afin de s'assurer du maintien de l'authenticité et de la conservation durable de ce site fragile, l'observateur a déclaré que son gouvernement accepterait l'offre généreuse du Comité de fournir une expertise technique au titre du Fonds du patrimoine mondial.

Camp de concentration d'Auschwitz (Pologne)

Grotte de Sokkuram et temple de Pulgulksa (République de Corée)

Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)

Zones historiques d'Istanbul (Turquie)

L'observatrice de la Turquie a remercié le Comité de la sympathie exprimée aux victimes du tremblement de terre de cette année et elle a déclaré qu'Istanbul est le seul des neuf sites turcs du patrimoine mondial situé dans la région touchée par le tremblement de terre d'août 1999. Bien qu'il faille un certain temps pour évaluer les dommages, les premières estimations ont révélé des fissures mineures dans plusieurs monuments historiques, dont Sainte-Sophie et quatre musées. On a cependant constaté plusieurs grosses fissures au Musée archéologique d'Istanbul, au laboratoire de conservation installé dans un monument historique, dans deux bâtiments historiques abritant des bibliothèques, dans plus de dix tombes, ainsi que dans les remparts de la ville. Le Comité a été informé que les bureaux régionaux du ministère turc de la Culture ne lui ont pas encore communiqué l'importance de l'impact du second tremblement de terre (novembre 1999) sur les sites du patrimoine mondial. L'observatrice a déclaré qu'un rapport détaillé serait présenté au Comité dès son achèvement.

S'agissant du plan de conservation urbaine de la péninsule historique d'Istanbul, l'observatrice a informé le Comité que le plan au 1/5000e venait d'être achevé et présenté au Conseil du Grand Istanbul et après approbation sera transmis pour adoption au Conseil régional de conservation. Après avoir été officiellement approuvé, un plan au 1/1000e sera préparé pour les municipalité de Fatih et d'Eminonu. De plus, le plan de conservation détaillé au 1/500e du district de Zeyrek, établi par l'Université technique d'Istanbul et cofinancé par le Fonds du patrimoine mondial est presque achevé et sera présenté à la municipalité de Fatih pour approbation. L'observatrice a remercié le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO d'avoir mobilisé l'appui international pour la conservation du patrimoine urbain d'Istanbul et, à cet égard, s'est déclarée particulièrement satisfaite de l'aide financière octroyée par la Commission européenne et le gouvernement français.

L'observatrice a conclu son exposé en déclarant que les activités de réhabilitation dues au tremblement de terre avaient entraîné de sévères coupures dans le budget de l'Etat, et notamment celui du ministère de la Culture. Bien que l'on poursuive les projets de conservation avec les municipalités d'Istanbul, aucun développement du travail ou des activités complémentaires ne sera possible en l'an 2000.

La Déléguée de la Grèce a demandé au Comité de fournir un soutien à la Turquie pour la réhabilitation des zones touchées par le tremblement de terre et, à cet égard, a rappelé sa déclaration à la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau concernant la nécessité d'établir des priorités dans l'octroi du soutien international, étant donné l'étendue des besoins en matière de conservation de l'aire de patrimoine mondial d'Istanbul. Le Président, à titre personnel, a déclaré que l'esprit de collaboration et de solidarité témoigné par la Grèce en faveur de la Turquie rejoignait celui de la Convention du patrimoine mondial.

Le Bureau pourrait adopter le texte suivant et le transmettre au Comité du patrimoine mondial pour qu’il en prenne note :

« Le Bureau félicite les responsables espagnols pour les progrès entrepris dans la révision du plan spécial du site monumental et pour la coordination des différents plans de protection et de gestion. Il félicite aussi les responsables pour les travaux en cours dans l’Albaicin et les encourage à traiter les problèmes qui restent dans le respect de la Convention et de la nature du lieu.

Le Bureau reste toutefois préoccupé du maintien de la menace d’extension du cimetière qui pèse sur le site monumental et il espère que cette menace sera levée rapidement. Il demande à l’Etat partie de lui faire rapport sur la suite qui aura été donnée avant le 15 avril 2000. »

Année du rapport : 1999
Espagne
Date d'inscription : 1984
Catégorie : Culturel
Critères : (i)(iii)(iv)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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