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Paysage minier des Cornouailles et de l’ouest du Devon

Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord
Facteurs affectant le bien en 2013*
  • Développement commercial
  • Exploitation minière
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Reprise des activités minières ;
  • Aménagement du port
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2013
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2013**
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

Le 30 janvier 2013, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, incluant de nouveaux détails sur la reprise des activités minières à South Crofty et sur la proposition d’aménagement du port de Hayle.

a)  Reprise des activités minières à South Crofty

L’État partie a réaffirmé que la reprise de l’exploitation minière sur le site de South Crofty, qui allait transférer des activités minières de l’extérieur du bien juste à l’intérieur de ses limites, n’aurait pas d’impact négatif sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, rappelant que la VUE du bien est associée à la longue tradition minière du bien. Il ajoute que quoique la mine de South Crofty ait cessé de fonctionner en 1998, elle a conservé sa classification de mine active et le projet actuel ne doit donc, à son avis, pas être considéré comme un nouveau projet mais comme la reprise d’une activité déjà existante. Il fait aussi remarquer que le plan de gestion soumis lors de l’inscription reconnaît la possibilité de reprendre les activités minières dans la mesure où elles n’ont pas d’effet préjudiciable sur la VUE du bien.

L’État partie déclare qu’une évaluation d’impact environnemental complète (EIE) a été menée pour le projet de reprise de l’activité minière, ainsi qu’une évaluation d’impact de cet aménagement sur la VUE du bien. Il fait également état de discussions entre l’aménageur – le Conseil de Cornouailles – et English Heritage, ce qui a amené à une très importante modification du projet du nouveau bâtiment de la mine, qui est maintenant considéré par English Heritage comme n’ayant pas d’impact négatif sur la VUE du bien. L’État partie déclare en outre qu’il n’y aurait pas de nouveau dépôts en surface (terrils). Les stériles seraient utilisés comme agrégats secondaires ou stockés dans des espaces souterrains de la mine et les résidus fins seraient traités et transportés ou pompés pour réenfouissement dans des espaces souterrains de la mine.

Concernant la recommandation du Comité selon laquelle l’État partie devrait envisager une modification importante des limites pour exclure de l’intérieur du bien les activités minières proposées, l’État partie estime qu’une telle modification ne protégerait pas la VUE en matière d’impact sur les perspectives visuelles ou autres. Il considère également qu’une modification importante des limites correspondrait à une nouvelle proposition d'inscription dont la préparation serait excessivement coûteuse.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives souhaitent faire remarquer que le bien a été inscrit pour sa contribution exceptionnelle à l’industrie minière pendant la période de 1700 à 1914 et que ses attributs ont été définis en conséquence. Il est donc inscrit en tant que paysage culturel relique, malgré le classement de l’élément de South Crofty comme site minier « actif » au niveau national. L’évolution permanente du paysage culturel et des traditions minières ne fait donc pas partie de la justification des critères. Toute activité minière doit être considérée du point de vue de ses impacts sur les attributs datant de la période de 1700 à 1914, identifiés comme contribuant à la VUE, à l’authenticité et à l’intégrité du bien et de son cadre. Ils ajoutent que les limites du bien ont été soigneusement tracées pour exclure la mine de South Crofty qui n’avait été que récemment fermée et qui restait techniquement une mine active.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives observent en outre que le Comité, lors de l’inscription, avait reconnu la vulnérabilité du bien vis-à-vis de toutes futures activités minières et avait donc précisément demandé que toutes les propositions éventuelles de réouverture des mines dans le bien, soient transmises pour examen et débat au Comité du patrimoine mondial (30 COM 8B.50, paragraphe 4). Ils font aussi remarquer que cette vulnérabilité a également été reconnue dans la Déclaration de valeur universelle exceptionnelle adoptée rétrospectivement en 2010 (34 COM 8E). Selon les conditions d’authenticité,  les caractéristiques exprimant la VUE du bien et concernant les régions de Redruth et Camborne sont particulièrement vulnérables aux aménagements.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent qu’une EIE a été menée et qu’elle fait état d’impact sur une composante du bien située à proximité de la mine mais que cette EIE n’a pas évalué l’impact sur la VUE de l’ensemble du bien en série. L’EIE, bien qu’elle ait étudié le statut de patrimoine mondial, n’étudie pas en détail les raisons de l’inscription ni les attributs de la VUE du bien en série. L’attention est plutôt centrée sur l’étude d’impact visuel du nouveau bâtiment mais aucun détail n’est fourni sur la manière dont la zone autour de la mine contribue à la VUE du bien en série. L’EIE mentionne également que les effets des activités minières passées n’ont pas été entièrement atténués et continuent à porter préjudice au caractère de la région. Elle considère que « l’on peut dire que le site minier de South Crofty est un mauvais exemple des zones paysagères caractéristiques des Cornouailles que constituent Killas et Redruth, Camborne et Gwennap ». Ces conditions actuelles pourraient être encore aggravées par la reprise d’activités minières. L’EIE a donc été techniquement effectuée mais il lui manque une évaluation complète d’impact sur le patrimoine culturel.

b)  Projet d’aménagement du port de Hayle

Dans son rapport, l’État partie rappelle que le 14 mars 2012, le Secrétaire d’État a décidé de ne pas examiner la demande. La décision de délivrance du permis de construire est donc restée sous la responsabilité du Conseil de Cornouailles qui peut maintenant confirmer l’autorisation.

English Heritage a maintenu son objection. Le Conseil de Cornouailles considérerait la construction du supermarché comme seule solution viable pour un développement et une utilisation durables de South Quay dans le port de Hayle. Il apparaît que les fonds disponibles à la suite du projet vont permettre de ré-instituer l’ancien système traditionnel de dragage régulier du port, ce qui permettrait d’utiliser le port en permanence, d’éviter les effets les plus sérieux des inondations, et d’éviter également de construire une digue qui aurait aussi un impact sur la VUE du bien. L’État partie fait en outre remarquer que le projet de construction du supermarché couvrirait environ 24 % du terrain correspondant à peu près au bâti historique dans cette partie du port de Hayle. L’État partie a conclu que les constructions prévues dans le port de Hayle aideraient à préserver le bien dans son ensemble, au nom de quoi il faudrait peut-être accepter un léger impact négatif.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent que l’État partie lui-même a reconnu qu’il y aurait un impact négatif en cas de construction du supermarché comme cela est prévu. Le problème du lotissement, tel qu’actuellement présenté, réside dans l’intensité des constructions et en particulier l’effet de masse, l’échelle et l’esthétique du supermarché, plutôt que le pourcentage d’emprise au sol. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives considèrent que le supermarché aura un fort impact négatif sur la capacité du port de Hayle à jouer son rôle en tant que port d’exportation d’une grande partie du cuivre et de l’étain, raison essentielle de son inclusion dans le bien en série. Les projets d’aménagements auraient donc un impact préjudiciable sur l’intégrité et l’authenticité de cette composante du bien. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives considèrent qu’il pourrait y avoir des solutions de conception architecturale moins marquée qui pourraient être compatibles avec la VUE du bien.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives sont totalement d’accord avec l’État partie sur le fait que le système traditionnel de dragage du port serait le meilleur moyen de garantir le maintien de son bon fonctionnement et de réduire les risques d’inondation. Ils ne voient cependant pas un lien indissociable entre le système traditionnel de dragage et l’actuel projet de supermarché. Il est sans doute possible, par différentes solutions de projet architectural, ou d’autres sources de financement, de permettre le maintien du système traditionnel de dragage.

Enfin, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent que l’accord pour la construction du complexe a été donné et que, selon l’État partie, aucun autre obstacle réglementaire ou administratif ne peut empêcher la poursuite de la construction. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives considèrent néanmoins que pour maintenir la pertinence de cette composante au sein de la série, d’autres solutions doivent être envisagées.

c)  Questions diverses

Centre de gestion des déchets dans le district minier de Gwennap

L’État partie mentionne que cette installation n’est pas située à l’intérieur du bien du patrimoine mondial, mais dans son cadre. Il ajoute que la proximité du bien du patrimoine mondial a été prise en compte lors de l’étude du projet et que, selon l’avis compétent des conseillers statutaires de l’État partie, il n’y a pas d’impacts négatifs sur le bien du patrimoine mondial.

Site du puits de mine Robinson à Pool et mines consolidées près de Crofthandy

L’État partie indique qu’il a obtenu des fonds de diverses sources pour mener des travaux de conservation et d’interprétation sur les deux composantes du bien susmentionnées.

Informations fournies conformément au paragraphe 172 des Orientations, concernant d’autres projets de développement

L’État partie indique qu’il a connaissance d’un projet de forage d’exploration à la mine de Redmoor (fermée vers 1908) dans la vallée de la Tamar qui fait partie du bien, ainsi que d’un projet de lotissement mixte sur des terrains adjacents à Callington Road, Tavistock, Devon, incluant des logements, des bâtiments commerciaux, un espace public, des installations éducatives et des établissements de santé, et le rétablissement d’une ligne de chemin de fer. Ce dernier projet serait en grande partie à l’extérieur du bien du patrimoine mondial mais pourrait avoir un impact sur son cadre.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2013

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives soulignent l’importance de la demande du Comité, lors de l’inscription, que toutes les propositions éventuelles de réouverture des mines dans le bien, soient transmises pour examen et débat au Comité du patrimoine mondial. Reconnaissant que selon le rapport de l’État partie, une EIE a été menée (bien que limitée aux impacts sur le cadre de la mine), et que des modifications ont été faites au projet architectural du bâtiment principal (bien qu’aucun nouveau plan n’ait été soumis), et que le problème de la gestion des résidus miniers ait été traitée, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives préconisent de demander que les dernières informations complètes soient transmises au Centre du patrimoine mondial pour pouvoir être évaluées par les Organisations consultatives. Ils n’estiment pas, à l’heure actuelle, que l’État partie a fourni suffisamment d’informations pour prouver que la reprise de l’activité minière à South Crofty n’aurait pas d’impact négatif sur la VUE du bien en série, et considèrent donc que la reprise de l’exploitation minière ne peut être justifiée par les arguments avancés par l’État partie. Le complément d’information demandé est nécessaire pour évaluer les impacts potentiels de l’exploitation minière sur le cadre du bien. Bien qu’appréciant les informations fournies par l’État partie, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment qu’il faut une évaluation plus approfondie du projet, incluant une documentation visuelle (plans, élévations, vues paysagères et autres photos et dessins montrant le projet et ses relations avec le bien et ses environs), pour pouvoir établir son impact sur les attributs – y compris souterrains – justifiant la VUE du bien. Il serait important de pouvoir évaluer le statut le plus actuel du projet d’aménagement. Ils considèrent également que le problème de savoir si l’activité minière peut avoir un impact négatif sur la VUE du bien doit être traité dans le contexte des précédentes décisions du Comité sur l’exploitation minière, et de l’Exposé de la position du CIMM consistant à ne pas pratiquer d’activités d’exploration ou d’exploitation minière dans les biens du patrimoine mondial. Enfin, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives font remarquer que l’étude du plan de gestion lors de l’inscription, et son approbation en tant que système adapté, ne signifient pas l’approbation de toutes les parties du document. Il s’agit d’un outil de planification, et les dispositions prises lors de l’inscription doivent être révisées pour répondre à l’évolution de la situation, et cela toujours dans l’exigence de maintenir la VUE.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives notent également qu’un forage d’exploration est entrepris à la mine de Redmoor, à l’intérieur du bien, dans la vallée de la Tamar, et que cela pourrait conduire à d’autres demandes de rétablissement des activités minières. Ils considèrent qu’il est essentiel que les demandes de nouvelles activités minières ne viennent pas empiéter sur le bien et n’aient pas d’impact négatif sur la VUE.

Concernant le projet de construction d’un supermarché dans le port de Hayle, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives considèrent que ce projet aurait un impact négatif potentiel sur l’authenticité et l’intégrité de Hayle en tant que port commercial et bassin portuaire, et donc sur la VUE du bien en série. Ils rappellent la demande du Comité à l’État partie à sa 36e session d’étudier la possibilité d’une régénération à plus petite échelle qui soit axée sur le patrimoine. Comme le projet de construction d’un supermarché n’a pas été modifié et qu’il ne reste apparemment plus de mécanismes réglementaires ou administratifs pour arrêter ou modifier le projet, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives conseillent au Comité d’envisager de placer le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril en 2014 si le projet de construction est mis en œuvre comme il est prévu actuellement.

Compte tenu de ce qui précède, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives proposent que le Comité du patrimoine mondial demande à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM dans le bien pour évaluer son état général de conservation et les stratégies en place pour traiter l’exploration minière et le développement durable à l’intérieur de l’ensemble de ce bien en série.

Décisions adoptées par le Comité en 2013
37 COM 7B.89
Paysage minier des Cornouailles et de l’ouest du Devon (Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord) (C 1215)

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B.Add,

2.  Rappelant les décisions 30 COM 8B.50, 34 COM 8E et 36 COM 7B.94 , adoptées respectivement à ses 30e session (Vilnius, 2006), 34e session (Brasilia, 2010) et 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012) ;

3.  Rappelant également les précédentes décisions concernant l’activité minière dans les biens du patrimoine mondial, ainsi que l’Énoncé de position du Conseil international des mines et métaux (CIMM) qui s’engage à « ne pas pratiquer d’activités d’exploration ou d’exploitation minière dans les biens du patrimoine mondial »,

4.  Prend note des informations fournies par l’État partie sur la reprise d’activités minières à South Crofty et sur différents projets de construction ;

5.  Demande à l’État partie de fournir des informations actualisées sur le projet d’exploitation minière à South Crofty, incluant une documentation graphique complète sur le projet et sur ses relations avec le bien et son cadre, pour étude par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives , et demande également à l’Étatpartie de cesser toute reprise d’exploitation minière dans le bien jusqu’à ce que le Comité du patrimoine mondial ait pu étudier et examiner minutieusement toute la documentation nécessaire ;

6.  Demande en outre à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations , des détails de tous projets d’exploitation minière à la mine de Redmoor dans la vallée de la Tamar, dès que possible et avant toute prise de décision difficile à inverser ;

7.  Regrette que l’État partie ne se soit pas conformé à la demande exprimée par le Comité dans sa décision 36 COM 7B.94 d’arrêter le projet concernant le port de Hayle et, compte tenu du fait que le permis de construire a déjà été accordé, prie instamment l’État partie d’arrêter la construction dans le port de Hayle vu son impact potentiel sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, et d’envisager d’urgence d’autres solutions de régénération à plus petite échelle axée sur le patrimoine pour le site du port de Hayle, qui respectent son rôle de port et de bassin portuaire pour l’industrie minière ;

8.  Décide , au cas où le projet de construction dans le port de Hayle ne serait pas arrêté et réétudié, d’envisager d’inscrire le Paysage minier des Cornouailles et de l’ouest du Devon (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 38e session en 2014 ;

9.  Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre des informations pertinentes complémentaires sur le projet d’aménagement mixte sur des terrains adjacents à Callington Road, Tavistock, Devon, dès qu’elles seront disponibles ;

10.  Demande d’autre part à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM pour évaluer l’état général de conservation du bien et les stratégies en place pour traiter l’exploration minière et le développement durable à l’intérieur de l’ensemble de ce bien en série ;

11.  Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014 , un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.

Projet de décision :  37 COM 7B.89

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B.Add,

2.  Rappelant les décisions 30 COM 8B.50, 34 COM 8E et 36 COM 7B.94, adoptées respectivement à ses 30e session (Vilnius, 2006), 34e session (Brasilia, 2010) et 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012) ;

3.  Rappelant aussi les précédentes décisions concernant l’activité minière dans les biens du patrimoine mondial, ainsi que l’Énoncé de position du Conseil international des mines et métaux (CIMM) qui s’engage à « ne pas pratiquer d’activités d’exploration ou d’exploitation minière dans les biens du patrimoine mondial »,

4.  Prend note des informations fournies par l’État partie sur la reprise d’activités minières à South Crofty et sur différents projets de construction ;

5.  Demande à l’État partie de fournir des informations actualisées sur le projet d’exploitation minière à South Crofty, incluant une documentation graphique complète sur le projet et sur ses relations avec le bien et son cadre, pour étude par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, et demande également à l’Étatpartie de cesser toute reprise d’exploitation minière dans le bien jusqu’à ce que le Comité du patrimoine mondial ait pu étudier et examiner minutieusement toute la documentation nécessaire ;

6.  Demande en outre à l’État partie de fournir au Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 172 des Orientations, des détails de tous projets d’exploitation minière à la mine de Redmoor dans la vallée de la Tamar, dès que possible et avant toute prise de décision difficile à inverser;

7.  Regrette que l’État partie ne se soit pas conformé à la demande exprimée par le Comité dans sa décision 36 COM 7B.94 d’arrêter le projet concernant le port de Hayle et, compte tenu du fait que le permis de construire a déjà été accordé, prie instamment l’État partie d’arrêter la construction dans le port de Hayle vu son impact potentiel sur la valeur universelle exceptionnelle du bien, et d’envisager d’urgence d’autres solutions de régénération à plus petite échelle axée sur le patrimoine pour le site du port de Hayle, qui respectent son rôle de port et de bassin portuaire pour l’industrie minière ;

8.  Décide, au cas où le projet de construction dans le port de Hayle ne serait pas arrêté et réétudié, d’envisager d’inscrire le Paysage minier des Cornouailles et de l’ouest du Devon (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa 38e session en 2014 ;

9.  Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre des informations pertinentes complémentaires sur le projet d’aménagement mixte sur des terrains adjacents à Callington Road, Tavistock, Devon, dès qu’elles seront disponibles ;

10.  Demande d’autre part à l’État partie d’inviter une mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS/ICCROM pour évaluer l’état général de conservation du bien et les stratégies en place pour traiter l’exploration minière et le développement durable à l’intérieur de l’ensemble de ce bien en série ;

11.  Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.

 

Année du rapport : 2013
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord
Date d'inscription : 2006
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iii)(iv)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 37COM (2013)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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