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Parc national/Forêt naturelle du mont Kenya

Kenya
Facteurs affectant le bien en 2008*
  • Activités illégales
  • Modification du régime des sols
  • Autres menaces :

    Conflit entre les communautés et la faune

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Extraction illégale de ressources forestières;

b) Conflit entre les communautés et la faune ;

c) Braconnage;

d) Prélèvements sur le bien. 

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2008
Demandes approuvées : 1 (de 2000-2000)
Montant total approuvé : 25 000 dollars E.U.
2000 Management Planning Proposal for " Mount Kenya National ... (Approuvé)   25 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2008**

Janvier 2003 : mission de suivi réactif conjointe UNESCO / UICN

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2008

L'UICN a reçu en octobre 2007, par l'intermédiaire de sa Commission mondiale sur les zones protégées (UICN WCPA), des rapports sur l'empiètement d'une clôture sur le bien du patrimoine mondial. Des investigations ultérieures signalent que cette clôture créerait une barrière à travers une partie du bien, dont la surface estimée serait de 3 000 à 20 000 hectares. Il apparaît que cette clôture serait non officielle et probablement illégale, et qu'elle menace l'intégrité du bien par la réduction de l'habitat et l'obstruction opposée aux migrations de la faune sauvage. La clôture sépare également la forêt naturelle mature du bien, et menace les services actuels de protection du bassin versant par un changement de l'utilisation des terres, l'agriculture devenant possible. L'hydrologie de ce bien fait partie intégrante de son paysage et des processus d'écosystème pour lesquels il a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. La nouvelle clôture réduirait également l'accès des éléphants aux « pierres à lécher » (dépôt minéraux), ce qui pourrait avoir un impact sur la santé et la croissance de la population d'éléphants, car ces zones qui leur fournissent des minéraux essentiels seraient alors en dehors du bien.

Depuis les rapports initiaux d'octobre 2007, l'UICN a reçu d'autres informations suggérant que la construction de la clôture s'est arrêtée et qu'elle reste incomplète. L'étendue actuelle de cette clôture et les raisons de l'arrêt des travaux sont inconnues. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN reconnaissent qu'une clôture peut jouer un rôle important dans la réduction des conflits entre la population et la faune sauvage, mais qu'elle doit être planifiée avec soin par une étude d'impact environnemental indépendante (EIA). L'EIA doit être effectuée afin d'évaluer les risques de la clôture pour la valeur universelle exceptionnelle du bien, et les recommandations de l'EIA doivent soutenir les objectifs du plan de gestion du bien. L'Etat partie doit également vérifier la position de la clôture par rapport aux limites officielles du bien, et récupérer toute partie du bien qui aurait été perdue en raison d'un positionnement incorrect de la clôture.

Des rapports ont également été reçus, indiquant que la forêt de Hombe fait partie d'une zone prélevée sur le bien en 2001 pour des établissements humains. Toutefois, on a appris que la forêt de Hombe n'a jamais été habitée et pourrait à présent être à nouveau intégrée au bien en vertu de la nouvelle Loi sur les forêts de 2005.

Dans sa Décision 28 COM 15B.4, le Comité du patrimoine mondial a demandé à l'Etat partie de finaliser le plan de gestion du parc national du Mont Kenya et a indiqué un calendrier pour l'achèvement, l'adoption et l'application du plan. Dans son rapport soumis en 2006 au Centre du patrimoine mondial, l'Etat partie a déclaré que le plan de gestion intégré était dans sa phase finale. Le Centre du patrimoine mondial n'a pas reçu de plan finalisé et les rapports reçus par l'UICN indiquent que le plan n'a pas encore été finalisé, adopté ou mis en oeuvre. L'Etat partie est encouragé à compléter ce document et à mettre le plan en oeuvre dès que possible. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN encouragent l'Etat partie à revoir les recommandations de la mission conjointe UNESCO / UICN de 2003 pour aider à finaliser le plan de gestion. L'Etat partie doit également garantir que les parties prenantes pertinentes, y compris les agences gouvernementales et les groupes communautaires, aient la possibilité de participer à ce processus.

Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN notent également que dans son rapport de 2006 sur l'état de conservation, l'Etat partie a indiqué qu'il disposait d'un équipement de lutte contre le feu insuffisant, et encouragent par conséquent l'Etat partie à effectuer une revue de réduction du risque pour ce bien, conformément à la stratégie du patrimoine mondial pour la réduction des risques dus aux désastres. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN notent également que la recherche indique un recul des glaciers du Mont Kenya et encouragent l'Etat partie à inclure l'adaptation à cette évolution dans sa gestion du bien.

Dans le rapport sur l'état de conservation présenté au Comité du patrimoine mondial à sa 28e session (Suzhou, 2004), le Centre du patrimoine mondial et l'UICN ont indiqué les défis posés au maintien des corridors de migration de la faune sauvage et à la gestion des conflits entre la population et la faune sauvage par le système de libre utilisation des terres, défis auxquels l'Etat partie s'est attaqué par l'acquisition des terres et des négociations avec les propriétaires. Le Centre du patrimoine mondial et l'UICN encouragent l'Etat partie à faire rapport sur les progrès accomplis dans la gestion de ces problèmes et sur ses activités de restauration des forêts.

Décisions adoptées par le Comité en 2008
32 COM 7B.1
Parc national/Forêt naturelle du Mont Kenya (Kenya) (N 800)

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.4 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Regrette qu'un plan de gestion n'ait pas encore été finalisé et prie instamment l'État partie de donner la priorité à cette activité ;

4. Demande à l'État partie de passer en revue les menaces affectant le bien, y compris :

a) Clôture:

i) Prendre les mesures nécessaires pour arrêter la construction actuelle de la clôture dans le bien et à proximité ;

ii) Effectuer une Etude d'impact environnemental sur les clôtures existantes et prévues, y compris celles qui sont en construction ;

iii) Garantir que toute construction de clôture respecte les conclusions d'une Etude d'impact environnemental, et ne compromet pas les valeurs du bien du patrimoine mondial, y compris les itinéraires de migration de la faune sauvage ;

iv) Evaluer l'état de protection de la forêt de Hombe et son potentiel de réintégration dans le bien ;

b) Mettre à jour, achever, adopter et mettre en oeuvre le plan de gestion ;

c) Evaluer les menaces sur les valeurs du bien dues à l'empiètement, à la déforestation, au braconnage et aux conflits entre la population et la faune;

5. Demande en outre à l'Etat partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l'UICN de développer un projet de Déclaration de la valeur universelle exceptionnelle comprenant les conditions d'intégrité, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 33e session en 2009 ;

6. Demande également à l'État partie d'inviter une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN sur le bien pendant la longue saison sèche, entre décembre 2008 et février 2009 ;

7. Demande également à l'État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d'ici le 1er février 2009, trois copies papier et électroniques du plan de gestion finalisé et un rapport sur l'état de conservation incluant l'impact de la clôture sur la faune sauvage et toutes autres menaces pour les valeurs du bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session en 2009.

Projet de décision : 32 COM 7B.1

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Ayant examiné le document WHC-08/32.COM/7B,

2. Rappelant la décision 28 COM 15B.4 adoptée à sa 28e session (Suzhou, 2004),

3. Regrette qu'un plan de gestion n'ait pas encore été finalisé et prie instamment l'Etat partie de donner la priorité à cette activité ;

4. Demande à l'Etat partie de passer en revue les menaces affectant le bien, y compris :

a) Clôture:

(i) Prendre les mesures nécessaires pour arrêter la construction actuelle de la clôture dans le bien et à proximité ;

(ii) Effectuer une étude d’impact environnemental sur les clôtures existantes et prévues, y compris celles qui sont en construction ;

(iii) Garantir que toute construction de clôture respecte les conclusions d'une étude d’impact environnemental, et ne compromet pas les valeurs du bien du patrimoine mondial, y compris les itinéraires de migration de la faune sauvage ;

(iv) Evaluer l'état de protection de la forêt de Hombe et son potentiel de réintégration dans le bien ;

b) Mettre à jour, achever, adopter et mettre en œuvre le plan de gestion ;

c) Evaluer les menaces sur les valeurs du bien dues à l'empiètement, à la déforestation, au braconnage et aux conflits entre la population et la faune;

5. Demande également à l'Etat partie d'inviter une mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN sur le bien pendant la longue saison sèche, entre décembre 2008 et février 2009 ;

6. Demande en outre à l’Etat partie, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l’UICN, de préparer, avant l’arrivée de la mission un projet de Déclaration de la valeur universelle exceptionnelle comprenant les conditions d’intégrité, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 33e session en 2009 ;

7. Demande également à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2009, trois copies papier et électroniques du plan de gestion finalisé et un rapport sur l'état de conservation incluant l'impact de la clôture sur la faune sauvage et toutes autres menaces pour les valeurs du bien, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 33e session en 2009.

Année du rapport : 2008
Kenya
Date d'inscription : 1997
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(ix)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 32COM (2008)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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