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Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré

Niger
Facteurs affectant le bien en 2021*
  • Activités de gestion
  • Activités illégales
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Exploitation forestière/production de bois
  • Exploitation minière
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Troubles civils
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Instabilité politique et troubles civils (problème résolu)
  • Pauvreté
  • Contraintes de gestion (manque de moyens humains et logistiques)
  • Braconnage des autruches et d’autres espèces
  • Erosion du sol
  • Pression démographique
  • Pression du bétail
  • Pression sur les ressources forestières
  • Orpaillage
  • Activités illégales (menaces de braconnage et de coupe de bois)
  • Prolifération de l’espèce exotique envahissante (Prosopis juliflora)
  • Insécurité
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Conflit militaire et des troubles civils, ayant conduit le gouvernement nigérien à demander au Directeur général de l'UNESCO de lancer un appel en faveur de la protection du site

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

En cours de rédaction 

Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours d'identification

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2021
Demandes approuvées : 8 (de 1999-2019)
Montant total approuvé : 202 316 dollars E.U.
2019 Elaboration d’un Plan d’aménagement et gestion ... (Approuvé)   29 994 dollars E.U.
2013 Mission d'évaluation de la réserve naturelle nationale ... (Approuvé)   29 872 dollars E.U.
2002 Confection des plaques de commémoration de 2 sites ... (Approuvé)   450 dollars E.U.
2000 Préparation d’un dossier d'inscription du site de l’Aïr ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1999 Financial support for the implementation of the ... (Approuvé)   75 000 dollars E.U.
1999 Action plan for the implementation of Urgent ... (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
1999 Action plan for the implementation of Urgent ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1999 National Sensitising Seminar for the Personnel Charged ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2021

Le 6 avril 2020, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/573/documents/, et qui fait état des éléments suivants :

  • La mise en œuvre des mesures correctives s’est poursuivie, surtout en ce qui concerne le rétablissement de la présence physique des autorités de gestion, la protection et le suivi écologique des espèces caractéristiques de la valeur universelle exceptionnelle (VUE), la lutte contre le braconnage et l’extraction illégale des ressources naturelles à des fins commerciales ;
  • Le renforcement de la collaboration avec les communautés locales grâce au soutien des chefs de vallées s’est traduit par l’organisation d’un atelier regroupant les parties prenantes pertinentes afin de favoriser leur implication dans la gestion du bien ;
  • Les valeurs esthétiques du bien ont gardé leur caractère quasi intact. Les missions régulières de suivi écologique ont confirmé la présence de la gazelle dama, de la gazelle dorcas et du mouflon à manchettes. Par contre, l’addax n’a plus été observé dans le bien depuis plus de 20 ans et il n’est plus exclu que cette espèce soit éteinte localement dans le bien ;
  • Les patrouilles ont permis de contrôler l’orpaillage au sein du bien. Par contre, des indices de braconnage de la gazelle dorcas, de mouflons à manchettes et des outardes de Nubie ont été recensés ainsi que l'abattage illégal du bois. Aucun délinquant n’a été appréhendé ;
  • La demande d’assistance internationale (AI 2019-3083) pour l’élaboration d’un Plan d’Aménagement et de Gestion (PAG), d’un plan d’urgence de surveillance et d’un État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) sera mise en œuvre en 2020. En outre, une stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes (EEE), en particulier Prosopis juliflora, sera élaborée avec la Commission de la sauvegarde des espèces (SSC) de l’UICN ;
  • L’État partie n’a octroyé aucun permis d'exploration ou d'exploitation minière à l'intérieur ou aux abords immédiats du bien. Par contre, des permis de recherche et d’exploitation de l’uranium, du pétrole et de l’or ont été octroyés à la lisière du bien sur une distance comprise entre 100 et 400 km. Ces permis ont fait l’objet des procédures réglementaires et d’un suivi régulier des opérations par les autorités compétentes dans le cadre de la mise en œuvre des Plans de gestion environnementale et social (PGES).

Le 6 avril 2020, l’État partie a transmis au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN les Études d’impact environnemental et social (EIES) pour les projets pétroliers d’exploration du bloc Kafra (2017), de China National Petroleum Corporation (CNPC) Internationale (Niger) Limited (2015) et GoviEx Niger Holdings Limited (2015).

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2021

L’État partie continue ses importants efforts pour rendre opérationnel l’organe de gestion du bien et renforcer la collaboration avec les autorités locales à travers l’implication des chefs de vallées dans le but d’améliorer la surveillance et de sensibiliser les communautés à la protection du bien.

Cependant, il est préoccupant que le braconnage, l’orpaillage et la coupe illégale de bois continuent de menacer le bien. Bien que des patrouilles régulières aient été entreprises, aucune information détaillée relative aux efforts de patrouille, la surface couverte, l’ampleur et la localisation de ces pressions n'a été fournie en dépit de la demande du Comité.

De plus, la prolifération de l’espèce Prosopis juliflora demeure une préoccupation majeure et l’élaboration de la stratégie pour les EEE en consultation avec l’UICN devrait être initiée urgemment pour s’assurer qu’elle soit intégrée au Plan d’aménagement et gestion (PAG) du site en cours d’élaboration. 

Le processus d’élaboration par l’État partie du PAG, du plan d’urgence de surveillance et la finalisation du DSOCR sont notés et il est recommandé que le Comité demande à l'État partie de finaliser en priorité les différents documents de gestion et le DSOCR en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et l'UICN. A cet effet, le Centre du patrimoine mondial grâce au financement du gouvernement de la Norvège contribuera aux efforts de l’Etat partie en vue de l’opérationnalisation du PAG et la finalisation du DSOCR.

La re-confirmation de la présence de certaines espèces emblématiques d'antilopes est notée, cependant leur état de conservation demeure inconnu. L’absence d’observation de plusieurs espèces emblématiques caractéristiques de la VUE, en particulier l'addax qui semble être localement éteint dans le bien, reste très préoccupante. Notant que certaines espèces restent en danger critique d'extinction, par exemple la gazelle dama pour laquelle le bien contient l'une des quatre populations restantes, l'État partie devrait être encouragé à élaborer un plan de surveillance et de reconstitution pour les espèces d’antilopes emblématiques, en consultation avec le Groupe de spécialistes des antilopes de la SSC de l'UICN.

La confirmation qu'aucun permis d'exploration ou d'exploitation minière n'est situé à l'intérieur ou aux abords immédiats du bien, et que les permis de recherche et d’exploitation d'uranium, de pétrole et d'or octroyés sont distants d’environ 100 et 400 km du bien est notée. Cependant, bien que des EIE aient été soumises pour trois projets proposés, le statut actuel de ces projets n’est pas clair, et aucune information n'a été fournie concernant les permis d’exploration et d'exploitation existants, conformément aux précédentes demandes du Comité. Il est recommandé que le Comité demande à l'État partie de fournir une vue d'ensemble claire de tous les permis d'exploration et d'exploitation situés à proximité du bien y compris des cartes de localisation; d'entreprendre une évaluation des impacts individuels et cumulatifs de ces projets sur la VUE du bien; et de veiller à ce que les EIE des projets d’exploitation soient réalisées conformément à la Note consultative de l'UICN et soumises au Centre du patrimoine mondial pour examen, avant toute approbation. Il convient de prendre en considération les impacts potentiels indirects et cumulatifs plus larges sur la VUE du bien, par exemple la fragmentation de l'habitat due au lien écologique entre le bien et les territoires des permis, le risque d'augmentation du braconnage avec l'afflux de personnel et la création de routes d'accès.

Enfin, il est recommandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2021
44 COM 7A.48
Réserves naturelles de l’Aïr et du Ténéré (Niger) (N 573)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 43 COM 7A.14, adoptée à sa 43esession (Bakou, 2019),
  3. Prend note des efforts consentis par l'État partie pour mettre en œuvre les mesures correctives, mais considère que des progrès supplémentaires sont nécessaires au vu de l'ampleur des menaces qui pèsent sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Note avec satisfaction l’initiation du processus d’élaboration du Plan d’aménagement et de gestion (PAG), du plan d’urgence de surveillance ainsi que d’une stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes (EEE) en consultation avec l’UICN et demande à l'État partie de finaliser les différents documents de gestion et de les mettre en œuvre d’urgence ;
  5. Réitère à nouveau sa demande à l’État partie d’élaborer une proposition d’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et l’encourage à nouveau à solliciter les conseils du Centre du patrimoine mondial et de l'UICN à cet effet ;
  6. Remercie les bailleurs de fonds qui continuent à appuyer la conservation du bien, notamment le gouvernement de la Norvège à travers sa contribution au Fonds du patrimoine mondial ;
  7. Réitère sa plus vive préoccupation sur le fait que certaines espèces caractéristiques de la VUE seraient menacées, en danger, ou éteintes localement en particulier l’addax, et prie instamment l'État partie d’élaborer un plan de surveillance et de reconstitution pour les espèces d’antilopes emblématiques en consultation avec le Groupe de spécialistes des antilopes de la Commission de la sauvegarde des espèces (SSC) de l'UICN ;
  8. Note la confirmation qu'aucun permis d'exploration ou d'exploitation minière est situé à l'intérieur ou aux abords immédiats du bien, et que les permis octroyés pour l’uranium, le pétrole et d’or soient situés entre 100 et 400 km du bien et sont soumis à des procédures réglementaires, cependant rappelant également son inquiètude de la multiplication des permis d'exploration et d'exploitation d'uranium, de pétrole et d'or aux abords du bien, ainsi que la poursuite de l'orpaillage illégal, demande également à l'État partie :
    1. De fournir une vue d'ensemble claire de toutes les concessions aux abords du bien (cartes de localisation, concessions, détails du permis),
    2. D'assurer que les impacts des projets d’exploitation sur la VUE du bien sont évalués dans le cadre d'Études d'impact environnemental et social (EIES), conformément à la Note consultative de l'UICN sur le patrimoine mondial : l'évaluation environnementale,
    3. De soumettre ces EIES au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN avant toute décision d’approbation,
    4. De n'accorder aucun nouveau permis d'exploration ou d'exploitation minière ou pétroliére à proximité du bien sans qu'une Étude environnementale stratégique (EES) ne soit réalisée afin d'évaluer les impacts sur la VUE du bien, y compris les effets cumulatifs de ces projets, conformément à la Note consultative de l'UICN ;
  9. Regrette à nouveau que le rapport soumis par l'État partie ne fournisse pas d'informations détaillées sur le braconnage, l’orpaillage et la coupe de bois dans le bien et aux alentours, ainsi que sur les actions mises en œuvre pour combattre ces menaces, et lui réitère sa demande de fournir des cartographies montrant la localisation des principales menaces identifiées, ainsi que des indications quant à leur sévérité et leur étendue;
  10. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session ;
  11. Décide de maintenir Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
44 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/21/44.COM/7A, WHC/21/44.COM/7A.Add, WHC/21/44.COM/7A.Add.2, WHC/21/44.COM/7A.Add.2.Add),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 44 COM 7A.28)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 44 COM 7A.29)
  • Autriche, Centre historique de Vienne, (décision 44 COM 7A.32)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 44 COM 7A.35)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 44 COM 7A.40)
  • Égypte, Abou Mena (décision 44 COM 7A.5)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 44 COM 7A.54)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 44 COM 7A.55)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 44 COM 7A.53)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 44 COM 7A.52)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 44 COM 7A.6)
  • Iraq, Hatra (décision 44 COM 7A.7)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 44 COM 7A.8)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 44 COM 7A.10)
  • Kenya, Parcs nationaux du Lac Turkana (décision 44 COM 7A.47)
  • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 44 COM 7A.14)
  • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 44 COM 7A.11)
  • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 44 COM 7A.12)
  • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 44 COM 7A.13)
  • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 44 COM 7A.15)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 44 COM 7A.48)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 44 COM 7A.3)
  • Mali, Tombouctou (décision 44 COM 7A.2)
  • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 44 COM 7A.1)
  • Mexique, Îles et aires protégées du Golfe de Californie (décision 44 COM 7B.56)
  • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 44 COM 7A.30)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 44 COM 7A.49)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 44 COM 7A.4)
  • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 44 COM 7A.31)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 44 COM 7A.17)
  • Palestine, Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (décision 44 COM 7A.16)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 44 COM 7A.36)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 44 COM 7A.37)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 44 COM 7A.18)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 44 COM 7A.19)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 44 COM 7A.20)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 44 COM 7A.21)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 44 COM 7A.22)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 44 COM 7A.23)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 44 COM 7A.39)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 44 COM 7A.41)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 44 COM 7A.42)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 44 COM 7A.43)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 44 COM 7A.45)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 44 COM 7A.51)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 44 COM 7A.50)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 44 COM 7A.33)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 44 COM 7A.38)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 44 COM 7A.25)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 44 COM 7A.26)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 44 COM 7A.27)
Projet de décision : 44 COM 7A.49

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/21/44.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 43 COM 7A.14, adoptée à sa 43esession (Bakou, 2019),
  3. Prend note des efforts consentis par l'État partie pour mettre en œuvre les mesures correctives, mais considère que des progrès supplémentaires sont nécessaires au vu de l'ampleur des menaces qui pèsent sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Note avec satisfaction l’initiation du processus d’élaboration du Plan d’aménagement et de gestion (PAG), du plan d’urgence de surveillance ainsi que d’une stratégie de lutte contre les espèces exotiques envahissantes (EEE) en consultation avec l’UICN et demande à l'État partie de finaliser les différents documents de gestion et de les mettre en œuvre d’urgence ;
  5. Réitère à nouveau sa demande à l’Etat partie d’élaborer une proposition d’État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) et l’encourage à nouveau à solliciter les conseils du Centre du patrimoine mondial et de l'UICN à cet effet ;
  6. Remercie les bailleurs de fonds qui continuent à appuyer la conservation du bien, notamment le gouvernement de la Norvège à travers sa contribution au Fonds du patrimoine mondial ;
  7. Réitère sa plus vive préoccupation sur le fait que certaines espèces caractéristiques de la VUE seraient menacées, en danger, ou éteintes localement en particulier l’addax, et prie instamment l'État partie d’élaborer un plan de surveillance et de reconstitution pour les espèces d’antilopes emblématiques en consultation avec le Groupe de spécialistes des antilopes de la Commission de la sauvegarde des espèces (SSC) de l'UICN ;
  8. Note la confirmation qu'aucun permis d'exploration ou d'exploitation minière est situé à l'intérieur ou aux abords immédiats du bien, et que les permis octroyés pour l’uranium, le pétrole et d’or soient situés entre 100 et 400 km du bien et sont soumis à des procédures réglementaires, cependant rappelant également son inquiètude de la multiplication des permis d'exploration et d'exploitation d'uranium, de pétrole et d'or aux abords du bien, ainsi que la poursuite de l'orpaillage illégal, demande également à l'État partie :
    1. De fournir une vue d'ensemble claire de toutes les concessions aux abords du bien (cartes de localisation, concessions, détails du permis),
    2. D'assurer que les impacts des projets d’exploitation sur la VUE du bien sont évalués dans le cadre d'Études d'impact environnemental et social (EIES), conformément à la Note consultative de l'UICN sur le patrimoine mondial : l'évaluation environnementale,
    3. De soumettre ces EIES au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN avant toute décision d’approbation,
    4. De n'accorder aucun nouveau permis d'exploration ou d'exploitation minière ou pétroliére à proximité du bien sans qu'une Étude environnementale stratégique (EES) ne soit réalisée afin d'évaluer les impacts sur la VUE du bien, y compris les effets cumulatifs de ces projets, conformément à la Note consultative de l'UICN ;
  9. Regrette à nouveau que le rapport soumis par l'État partie ne fournisse pas d'informations détaillées sur le braconnage, l’orpaillage et la coupe de bois dans le bien et aux alentours, ainsi que sur les actions mises en œuvre pour combattre ces menaces, et lui réitère sa demande de fournir des cartographies montrant la localisation des principales menaces identifiées, ainsi que des indications quant à leur sévérité et leur étendue;
  10. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2022, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 45e session en 2022 ;
  11. Décide de maintenir Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2021
Niger
Date d'inscription : 1991
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 1992-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2020) .pdf
Proposé initialement pour examen en 2020
arrow_circle_right 44COM (2021)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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