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Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré

Niger
Facteurs affectant le bien en 2019*
  • Activités de gestion
  • Activités illégales
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Espèces envahissantes/exotiques terrestres
  • Exploitation forestière/production de bois
  • Exploitation minière
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Troubles civils
  • Élevage de bétail / pacage d’animaux domestiques
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Instabilité politique et troubles civils
  • Pauvreté
  • Contraintes de gestion (manque de moyens humains et logistiques)
  • Braconnage des autruches et d’autres espèces
  • Erosion du sol
  • Pression démographique
  • Pression du bétail
  • Pression sur les ressources forestières
  • Orpaillage
  • Activités illégales (menaces de braconnage et de coupe de bois)
  • Prolifération de l’espèce exotique envahissante (Prosopis juliflora)
Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

Conflit militaire et des troubles civils, ayant conduit le gouvernement nigérien à demander au Directeur général de l'UNESCO de lancer un appel en faveur de la protection du site

Etat de conservation souhaité pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

En cours de rédaction 

Mesures correctives pour le bien
Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

En cours d'identification

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2019
Demandes approuvées : 8 (de 1999-2019)
Montant total approuvé : 202 316 dollars E.U.
2019 Elaboration d’un Plan d’aménagement et gestion ... (Approuvé)   29 994 dollars E.U.
2013 Mission d'évaluation de la réserve naturelle nationale ... (Approuvé)   29 872 dollars E.U.
2002 Confection des plaques de commémoration de 2 sites ... (Approuvé)   450 dollars E.U.
2000 Préparation d’un dossier d'inscription du site de l’Aïr ... (Approuvé)   15 000 dollars E.U.
1999 Financial support for the implementation of the ... (Approuvé)   75 000 dollars E.U.
1999 Action plan for the implementation of Urgent ... (Approuvé)   12 000 dollars E.U.
1999 Action plan for the implementation of Urgent ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
1999 National Sensitising Seminar for the Personnel Charged ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2019

Le 3 février 2019, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible à https://whc.unesco.org/fr/list/573/documents/, qui communique les informations suivantes :

  • Dans le cadre de l’implication des communautés riveraines dans la gestion du bien, certains leaders d’opinions locaux ont été choisis comme chefs de vallées pour accompagner les activités de surveillance et de sensibilisation en collaboration avec l’Unité de Gestion de l'Aire Protégée (UGAP);
  • Une stratégie de conservation et de réintroduction d’autruche à cou rouge et un plan de financement ont été élaborés. Le programme d’élevage en captivité, se poursuit dans trois sites, y compris à Iférouane, et des possibilités de financement sont à l’étude. Trois sites de relâcher dans le bien ont été identifiés dans le cadre de cette stratégie ;
  • Des permis de recherche et d’exploitation de l’uranium, du pétrole et de l’or ont été octroyés à la lisière de la réserve sur une distance comprise entre 100 et 400 km. Ces permis ont fait l’objet d’études d’impact environnemental (EIE) et des missions sont régulièrement organisées dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Gestion Environnementale et Sociale (PGES) ;
  • L’ampleur des activités illégales (braconnage, coupe de bois et orpaillage) dans le bien a diminué de moitié passant de 0.14 indice/km en 2017 à 0,07 indice/km en 2018. Cela est essentiellement dû à la présence régulière des équipes de surveillance dans les zones névralgiques concernées par l’orpaillage, le développement d’initiatives communautaires (implication des chefs de vallées dans la stratégie de surveillance du bien) et l’organisation de plusieurs séances de sensibilisation à l’intention des communautés riveraines ;
  • Deux missions de suivi écologique localisées dans la zone du Mont Takoulkouzat combinant l’observation directe et indirecte ont été réalisées en 2018. À l’exception de l’autruche à cou rouge, du guépard et de l’addax, toutes les autres espèces caractéristiques de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien, notamment la gazelle dama, la gazelle dorcas, le mouflon à manchette et le chacal, ont été observées ;
  • Une proposition de projet pour financement a été soumise au Fonds pour le patrimoine mondial africain (FPMA) pour élaborer un plan de gestion des espèces exotiques envahissantes (EEE) pour l’espèce Prosopis juliflora. En 2018, 40 ha colonisés par l’espèce juliflora et 524,2 ha de terres dégradées ont été traités grâce à la participation de divers acteurs, y compris les communautés locales ;
  • Une demande d’assistance internationale révisée a été soumise par l’État partie en vue d’actualiser le plan de gestion du bien, élaborer un plan d’action pour la mise en œuvre des mesures correctives et élaborer d’un État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR).
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2019

L’État partie a déployé des efforts importants pour l’opérationnalisation de l’organe de gestion du bien. La bonne collaboration avec les autorités locales marquée par l’implication effective des chefs de vallées dans la stratégie de surveillance du bien doit être poursuivie.

Malgré ces efforts consentis, le bien ne dispose toujours pas d’un plan d’aménagement et de gestion assorti d’un plan de surveillance. De plus, le bien est encore exposé au braconnage, à la coupe illégale de bois, à la prolifération des espèces exotiques envahissantes mais également à des menaces liées à l’exploration et l’exploitation de l’uranium, du pétrole et de l’or à proximité du bien. Bien que le rapport mentionne que les activités extractives se déroulent à proximité du bien en toute légalité car bénéficiant d’un certificat de conformité environnementale et faisant l’objet d’un suivi régulier, il est regrettable que l’État partie n’ait pas transmis au Centre du patrimoine mondial les rapports d’EIE de ces différents projets miniers afin d’évaluer leurs impacts potentiels sur la VUE. De plus, le Comité avait précédemment demandé à l’État partie de fournir des cartes indiquant clairement la localisation des sites associés à ces permis par rapport au bien, mais celles-ci n’ont malheureusement pas été soumises. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie qu’aucun nouveau permis d’exploration ou d’exploitation minière située autour du bien ne soit accordée sans qu’une étude d’impact environnemental stratégique (EIES) soit réalisée afin d’évaluer les impacts sur la VUE du bien, y compris les effets cumulatifs de ces projets.

Concernant l’ampleur du braconnage et de la coupe de bois, le rapport de l’État partie indique leur baisse par rapport à l’année 2017, sans préciser la superficie couverte par la surveillance pour une meilleure évaluation de ces deux pressions. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de fournir des cartographies montrant la localisation, la sévérité, l’étendue de ces menaces. L’État partie devrait mettre en place un système de suivi écologique efficace avec l’outil SMART permettant de mieux connaitre l’ampleur des pressions anthropiques, l’état et les tendances d’évolution de la VUE du bien dans son ensemble.

Au sujet de la faune mammalienne, même si quelques efforts de suivi écologique ont permis de confirmer la présence de plusieurs espèces caractéristiques de la VUE, il est à craindre que l’autruche à cou rouge, l’addax et le guépard soient localement éteints car n’ayant pas été signalés depuis de longues années. La situation du guépard et de l’autruche à cou rouge est inquiétante et mérite des investigations poussées pour déterminer le statut réel de ces deux espèces.

L’État partie a déployé également des efforts pour l’élaboration de la stratégie de conservation et de réintroduction de l’autruche à cou rouge, mais ces documents n’ont malheureusement pas été soumis au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN. Il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de les soumettre. Bien qu’il soit positif que l’État partie explore des possibilités de financement, il est inquiétant de noter que cela n’a toujours pas été assuré et il est impératif que l’État partie clarifie la situation de cet accord de financement de Sahara Conservation Fund relatif à l’élaboration de la stratégie de restauration de l’autruche à cou rouge.

Par ailleurs, la prolifération de l’espèce Prosopis juliflora, demeure une préoccupation majeure. Il est donc recommandé que le Comité encourage l’État partie à intégrer dans le plan de gestion, une stratégie de la lutte contre les espèces envahissantes.

L’État partie poursuit ses efforts pour mettre en œuvre les mesures correctives, mais au vu de l’ampleur des menaces qui pèsent sur la VUE, des progrès supplémentaires sont nécessaires. Le développement et la mise en œuvre du plan d’aménagement et de gestion du bien et d’un plan de surveillance, l’intensification des initiatives communautaires à l’endroit des communautés riveraines ainsi que le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’équipe de gestion demeurent des impératifs. Il est également urgent de définir le DSOCR pour ce bien, conformément au paragraphe 183 des Orientations.

Il est enfin recommandé que le Comité maintienne le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décisions adoptées par le Comité en 2019
43 COM 7A.14
Réserves naturelles de l’Aïr et du Ténéré (Niger) (N 573)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7A.54, adoptée à sa 42esession (Manama, 2018),
  3. Prend note des efforts consentis par l’État partie pour mettre en œuvre les mesures correctives, et la bonne collaboration avec les communautés locales à travers l’implication des chefs de vallées dans la sensibilisation et la surveillance du bien, mais considère que des progrès supplémentaires sont nécessaires au vu de l’ampleur des menaces qui pèsent sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Note que le suivi écologique a permis de confirmer la présence de plusieurs espèces caractéristiques de la VUE, mais réitère sa plus vive préoccupation sur le fait que qu’autres espèces semblent être éteintes localement et demande à l’État partie de poursuivre les efforts de suivi écologique ;
  5. Demande également à l’État partie d’élaborer et de mettre en œuvre d’urgence le plan d’aménagement et gestion du bien et le plan de surveillance, ainsi qu’une stratégie de lutte contre la prolifération des espèces envahissantes ;
  6. S’inquiète de la multiplication des permis d’exploration et d’exploitation d’uranium, de pétrole et d’or aux abords immédiats du bien, ainsi que la poursuite de l’orpaillage illégal et demande en outre à l’État partie :
    1. de fournir de plus amples informations (cartes de localisation, concessions, détails du permis) sur ces différents projets miniers,
    2. d’assurer que les impacts de ces projets sur la VUE du bien sont évalués dans le cadre d’études d‘impact environnemental stratégiques (EIES), conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale, avant que de nouveaux permis ne soient octroyés,
    3. de soumettre, dès que disponible, une copie de ces EIES au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN,
    4. de n’accorder aucun nouveau permis d’exploration ou d’exploitation minière située autour du bien sans qu’une EIES ne soit réalisée afin d’évaluer les impacts sur la VUE du bien, y compris les effets cumulatifs de ces projets ;
  7. Regrette que le rapport soumis par l’État partie ne fournisse pas d’informations détaillées sur le braconnage et l’exploitation forestière dans le bien et aux alentours, ainsi que sur les actions mises en œuvre pour combattre ces menaces, et lui demande par ailleurs de fournir des cartographies montrant la localisation, la sévérité, l’étendue des principales menaces identifiées ;
  8. Réitère ses encouragements à l’État partie à solliciter les conseils du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN afin de préparer un État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  10. Décide de maintenir Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
43 COM 8C.2
Mise à jour de la Liste du patrimoine mondial en péril (biens maintenus)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC/19/43.COM/7A, WHC/19/43.COM/7A.Add, WHC/19/43.COM/7A.Add.2, WHC/19/43.COM/7A.Add.3 et WHC/19/43.COM/7A.Add.3.Corr),
  2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :
  • Afghanistan, Paysage culturel et vestiges archéologiques de la vallée de Bamiyan (décision 43 COM 7A.41)
  • Afghanistan, Minaret et vestiges archéologiques de Djam (décision 43 COM 7A.42)
  • Autriche, Centre historique de Vienne, (décision 43 COM 7A.45)
  • Bolivie (État plurinational de), Ville de Potosí (décision 43 COM 7A.48)
  • Côte d'Ivoire / Guinée, Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (décision 43 COM 7A.6)
  • Égypte, Abou Mena (décision 43 COM 7A.17)
  • États-Unis d'Amérique, Parc national des Everglades (décision 43 COM 7A.3)
  • Honduras, Réserve de la Biosphère Río Plátano (décision 43 COM 7A.4)
  • Îles Salomon, Rennell Est (décision 43 COM 7A.2)
  • Indonésie, Patrimoine des forêts tropicales ombrophiles de Sumatra (décision 43 COM 7A.1)
  • Iraq, Assour (Qal'at Cherqat) (décision 43 COM 7A.18)
  • Iraq, Hatra (décision 43 COM 7A.19)
  • Iraq, Ville archéologique de Samarra (décision 43 COM 7A.20)
  • Vieille ville de Jérusalem et ses remparts (site proposé par la Jordanie) (décision 43 COM 7A.22)
  • Kenya, Parcs nationaux du Lac Turkana (décision 43 COM 7A.12)
  • Libye, Ancienne ville de Ghadamès (décision 43 COM 7A.26)
  • Libye, Site archéologique de Cyrène (décision 43 COM 7A.23)
  • Libye, Site archéologique de Leptis Magna (décision 43 COM 7A.24)
  • Libye, Site archéologique de Sabratha (décision 43 COM 7A.25)
  • Libye, Sites rupestres du Tadrart Acacus (décision 43 COM 7A.27)
  • Madagascar, Forêts humides de l’Atsinanana (décision 43 COM 7A.13)
  • Mali, Tombeau des Askia (décision 43 COM 7A.55)
  • Mali, Tombouctou (décision 43 COM 7A.54)
  • Mali, Villes anciennes de Djenné (décision 43 COM 7A.53)
  • Micronésie (États fédérés de), Nan Madol : centre cérémoniel de la Micronésie orientale (décision 43 COM 7A.43)
  • Niger, Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (décision 43 COM 7A.14)
  • Ouganda, Tombes des rois du Buganda à Kasubi (décision 43 COM 7A.56)
  • Ouzbékistan, Centre historique de Shakhrisyabz (décision 43 COM 7A.44)
  • Palestine, Palestine : pays d’olives et de vignes – Paysage culturel du sud de Jérusalem, Battir (décision 43 COM 7A.30)
  • Palestine, Vieille ville d’Hébron/Al-Khalil (décision 43 COM 7A.29)
  • Panama, Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo, San Lorenzo (décision 43 COM 7A.50)
  • Pérou, Zone archéologique de Chan Chan (décision 43 COM 7A.51)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville d'Alep (décision 43 COM 7A.31)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Bosra (décision 43 COM 7A.32)
  • République arabe syrienne, Ancienne ville de Damas (décision 43 COM 7A.33)
  • République arabe syrienne, Villages antiques du Nord de la Syrie (décision 43 COM 7A.34)
  • République arabe syrienne, Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din (décision 43 COM 7A.35)
  • République arabe syrienne, Site de Palmyre (décision 43 COM 7A.36)
  • République centrafricaine, Parc national du Manovo-Gounda St Floris (décision 43 COM 7A.5)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Garamba (décision 43 COM 7A.7)
  • République démocratique du Congo, Parc national de Kahuzi-Biega (décision 43 COM 7A.8)
  • République démocratique du Congo, Réserve de faune à okapis (décision 43 COM 7A.9)
  • République démocratique du Congo, Parc national de la Salonga (décision 43 COM 7A.10)
  • République démocratique du Congo, Parc national des Virunga (décision 43 COM 7A.11)
  • République-Unie de Tanzanie, Réserve de gibier de Selous (décision 43 COM 7A.16)
  • Sénégal, Parc national du Niokolo-Koba (décision 43 COM 7A.15)
  • Serbie, Monuments médiévaux au Kosovo (décision 43 COM 7A.46)
  • Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord, Liverpool – Port marchand (décision 43 COM 7A.47)
  • Venezuela (République bolivarienne du), Coro et son port (décision 43 COM 7A.52)
  • Yémen, Ville historique de Zabid (décision 43 COM 7A.38)
  • Yémen, Vieille ville de Sana’a (décision 43 COM 7A.39)
  • Yémen, Ancienne ville de Shibam et son mur d'enceinte (décision 43 COM 7A.40)
Projet de décision : 43 COM 7A.14

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/19/43.COM/7A,
  2. Rappelant la décision 42 COM 7A.54, adoptée à sa 42esession (Manama, 2018),
  3. Prend note des efforts consentis par l’État partie pour mettre en œuvre les mesures correctives, et la bonne collaboration avec les communautés locales à travers l’implication des chefs de vallées dans la sensibilisation et la surveillance du bien, mais considère que des progrès supplémentaires sont nécessaires au vu de l’ampleur des menaces qui pèsent sur la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Note que le suivi écologique a permis de confirmer la présence de plusieurs espèces caractéristiques de la VUE, mais réitère sa plus vive préoccupation sur le fait que qu’autres espèces semblent être éteintes localement et demande à l’État partie de poursuivre les efforts de suivi écologique ;
  5. Demande également à l’État partie d’élaborer et de mettre en œuvre d’urgence le plan d’aménagement et gestion du bien et le plan de surveillance, ainsi qu’une stratégie de lutte contre la prolifération des espèces envahissantes ;
  6. S’inquiète de la multiplication des permis d’exploration et d’exploitation d’uranium, de pétrole et d’or aux abords immédiats du bien, ainsi que la poursuite de l’orpaillage illégal et demande en outre à l’État partie :
    1. de fournir de plus amples informations (cartes de localisation, concessions, détails du permis) sur ces différents projets miniers,
    2. d’assurer que les impacts de ces projets sur la VUE du bien sont évalués dans le cadre d’études d‘impact environnemental stratégiques (EIES), conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale, avant que de nouveaux permis ne soient octroyés,
    3. de soumettre, dès que disponible, une copie de ces EIES au Centre du patrimoine mondial pour examen par l’UICN,
    4. qu’aucun nouveau permis d’exploration ou d’exploitation minière située autour du bien ne soit accordée sans qu’une EIES ne soit réalisée afin d’évaluer les impacts sur la VUE du bien, y compris les effets cumulatifs de ces projets ;
  7. Regrette que le rapport soumis par l’État partie ne fournisse pas d’informations détaillées sur le braconnage et l’exploitation forestière dans le bien et aux alentours, ainsi que sur les actions mises en œuvre pour combattre ces menaces, et lui demande par ailleurs de fournir des cartographies montrant la localisation, la sévérité, l’étendue des principales menaces identifiées;
  8. Réitère ses encouragements à l’État partie à solliciter les conseils du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN afin de préparer un État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril (DSOCR) ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erfévrier 2020, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020 ;
  10. Décide de maintenir Réserves naturelles de l'Aïr et du Ténéré (Niger) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Année du rapport : 2019
Niger
Date d'inscription : 1991
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(ix)(x)
Liste en péril (dates) : 1992-présent
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2019) .pdf
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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