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Tiwanaku : centre spirituel et politique de la culture tiwanaku

Bolivie (État plurinational de)
Facteurs affectant le bien en 2018*
  • Cadre juridique
  • Gouvernance
  • Habitat
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Absence de plan de gestion (problème résolu)
  • Gouvernance
  • Absence de politique de conservation commune et d’interventions coordonnées entre le Gouvernement national et les acteurs locaux
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Cadre juridique
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Urbain de grande hauteur/expansion urbaine
  • Carence d'une politique de conservation
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2018

Montant total accordé : 870 000 dollars EU pour le projet « Préservation et conservation de Tiwanaku et de la pyramide d’Akapana » (UNESCO/Fonds en dépôt japonais pour la préservation du patrimoine mondial)

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2018
Demandes approuvées : 1 (de 1995-1995)
Montant total approuvé : 4 000 dollars E.U.
1995 Assistance for the preparation of the Tentative List ... (Approuvé)   4 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2018**

Août 2002 : mission d’experts ; novembre 2007 : mission préparatoire du Centre du patrimoine mondial ; février – mars 2009 : mission technique du Centre du patrimoine mondial pour la mise en œuvre du projet du Fonds en dépôt japonais; novembre 2009 : mission de suivi Centre du patrimoine mondial/Bureau de l’UNESCO Quito ; novembre 2010 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; août 2012 : mission du Centre du patrimoine mondial ; avril 2014 : mission de conseil ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2018

Le 19 décembre 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à http://whc.unesco.org/fr/list/567/documents/. En outre, la version intégrale du plan de gestion, en espagnol, a été reçue le 13 février 2018. Dans le rapport, l’État partie aborde les points suivants :

  • le plan de gestion est le fruit d’efforts coordonnés déployés par le Centre de recherche archéologique et anthropologique et d’administration de Tiwanaku (CIAAAT) et le ministère des Cultures et du Tourisme dans le cadre du projet du Fonds-en-dépôt japonais auprès de l’UNESCO pour la préservation du patrimoine culturel mondial (JFiT) « Préservation et conservation de Tiwanaku et de la pyramide d’Akapana ». Le plan comprend huit chapitres : gestion et administration ; conservation ; études et recherche ; tourisme ; éducation et action culturelle ; muséologie et muséographie ; risques et prévision de catastrophes ; et communication ;
  • en raison de sa complexité, le Plan intégral de conservation (PIC) est encore en cours d’élaboration. Sa finalisation est prévue d’ici la fin de l’année 2018 ;
  • le bien tel qu’inscrit sur la Liste du patrimoine mondial est constitué de trois composantes entourées d’une zone tampon de 100 mètres de large. Le plan de gestion propose de définir désormais cinq zones de protection : la zone intensive (la zone centrale de la ville de Tiwanaku avec l’église et les deux ensembles qui l’entourent) ; la zone extensive (la partie restante de la zone urbaine de la ville de Tiwanaku) ; la zone de protection (les zones méritant un traitement de conservation particulier telles que le lagon vert), la zone archéologique (le bien du patrimoine mondial) ; et la zone tampon dite zone des 100 mètres. Il est précisé que la zone tampon est gérée par le CIAAAT et la Municipalité de Tiwanaku en ce qui concerne les zones urbaines, tandis que les zones rurales sont placées sous la responsabilité du Conseil d’Ayllus et des communautés originaires de Tiwanaku (CACOT), une entité sociale représentant les résidents qui œuvre en collaboration avec la Municipalité. Cela implique une extension de la zone tampon afin d’inclure les zones urbaines de la ville. L’État partie souligne qu’afin de répondre à la croissance urbaine autour du bien, la protection générale de celui-ci requiert l’adoption de réglementations spécifiques pour les zones urbaines et la zone tampon par la Municipalité de Tiwanaku. Une petite zone adjacente à Puma Punku fait partie de la zone urbaine mais elle est sous la responsabilité des communautés locales et ne peut être utilisée à des fins agricoles ou résidentielles ;
  • enfin, l’État partie signale que le CIAAAT a établi sur le site un laboratoire de conservation plus particulièrement consacré aux objets présents dans la collection et les réserves du musée. Des interventions préventives et de conservation dans les zones archéologiques sont en cours de préparation en collaboration avec d’autres institutions.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2018

L’élaboration et la soumission d’un plan de gestion exhaustif pour le bien devraient être saluées. Les commentaires de l’ICOMOS sur ce plan sont les suivants :

  • pour la première fois, la procédure de planification s’est basée sur la participation de 23 communautés et trois villages appartenant à la municipalité de Tiwanaku. Cela contribue grandement à la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du site. En outre, les autorités municipales, les groupes d’artisans, les directeurs d’hôtels, les guides touristiques et les conseils de quartiers, entre autres instances, ont participé à la procédure ;
  • le document compile tous les diagnostics et recherches archéologiques passés. Plusieurs « ateliers de la mémoire » ont été organisés avec les communautés qui ont travaillé aux premières fouilles ;
  • le plan de gestion s’étend au delà des limites du bien pour inclure la zone urbaine de Tiwanaku, ce qui signifie un progrès considérable pour la réglementation des projets d’aménagement et de développement adjacents à la zone archéologique ;
  • les résultats d’études spécifiques menées sur, entre autres, la conservation, l’éducation, les musées et les collections, le tourisme, et la gestion des risques et la prévention des catastrophes sont intégrés sous forme de programmes dans le plan de gestion ;
  • pour chaque programme, le document présente des chartes de projet qui précisent les échéances et les entités

Afin de compléter et d’achever le plan de gestion, il est recommandé de :

  • achever le programme de conservation ;
  • établir des comités en charge du tourisme et de la gestion des risques ;
  • développer un programme consacré aux musées et aux collections qui prenne en considération le projet du ministère des Cultures et du Tourisme de construire un nouveau musée sur le site, projet qui n’est pas suffisamment abordé dans le document ;
  • recruter à titre permanent un spécialiste de la conservation au sein de la structure du CIAAAT.

Compte tenu des autres facteurs qui influent sur la gestion et la conservation adéquates du bien, il est également recommander à l’État partie de :

  • définir ses actions et priorités en matière de recherche et de fouilles archéologiques afin de conserver de façon optimale la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien. Ces éléments devront être clairement définis dans le plan intégral de conservation ;
  • finaliser à titre hautement prioritaire le Plan intégral de conservation et le soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisations consultatives ;
  • assurer l’étroite coordination des actions mises en œuvre au niveau local en impliquant davantage le ministère des Cultures et du Tourisme. Cette coordination devrait permettre au CIAAAT de mettre en œuvre les actions nécessaires à la gestion efficace du bien ;
  • poursuivre et renforcer la participation des communautés locales et la communication entre ces dernières et les autorités, et renforcer les efforts d’amélioration des campagnes de sensibilisation auprès des habitants des zones rurales environnantes afin de garantir que l’utilisation des terrains est conforme à l’objectif de conservation de la VUE du bien ;
  • lancer une procédure de révision des limites du bien et des zones tampons, fondée sur la cartographie détaillée de plus de 400 ha désormais disponible ;
  • en collaboration avec les autorités de Tiwanaku, travailler à l’élaboration des réglementations destinées à la zone tampon urbaine et officialiser la proposition d’extension de la zone tampon conformément aux procédures nationales et locales en vigueur. Suite à l’adoption officielle de cette proposition, celle-ci devra être présentée au Centre du patrimoine mondial, conformément au paragraphe 164 des Orientations sur les modifications mineures de limites, pour adoption par le Comité du patrimoine mondial.
Décisions adoptées par le Comité en 2018
42 COM 7B.34
Tiwanaku : centre spirituel et politique de la culture tiwanaku (Bolivie, État plurinatonal de) (C 567rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.2, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Note avec satisfaction les efforts déployés par l’État partie pour conserver les principaux attributs qui transmettent la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Reconnaît la contribution du Fonds-en-dépôt japonais auprès de l’UNESCO (UNESCO/Japan Funds in Trust - JFiT) au projet « Préservation et conservation de Tiwanaku et de la pyramide Akapana », destiné à améliorer le niveau de conservation et de gestion du bien ;
  5. Prenant acte de la soumission du plan de gestion du bien, demande à l’État partie d’intégrer les commentaires de l’ICOMOS et de soumettre une version électronique du plan de gestion révisé et officiellement approuvé ;
  6. Regrette que l’État partie n’ait pas soumis le Plan intégral de conservation (PIC) demandé dans les précédentes décisions, et le prie instamment de soumettre la version finalisée de ce document d’ici le 1er décembre 2018, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  7. Demande également à l’État partie d’accorder la priorité aux efforts visant à garantir un état optimal de conservation des attributs identifiés comme transmettant la VUE du bien avant de lancer tout nouveau projet archéologique, et de veiller à ce que cette priorité soit clairement établie dans le PIC ;
  8. Réitère sa demande afin que l’extension de la zone tampon et les réglementations pour les zones urbaines et rurales soient officialisées, avec la participation des autorités locales et nationales, afin de permettre la protection intégrale de l’ensemble du bien, et demande en outre à l’État partie, suite à cette adoption, de soumettre une demande officielle de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations;
  9. Recommande à l’État partie de poursuivre et améliorer les campagnes de sensibilisation auprès des communautés locales de la région et sa communication avec celles-ci, en particulier les communautés résidant dans la zone tampon, et de renforcer leur participation à la réussite des objectifs de conservation et de gestion du bien ;
  10. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Projet de décision : 42 COM 7B.34

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/18/42.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 40 COM 7B.2, adoptée à sa 40e session (Istanbul/UNESCO, 2016),
  3. Note avec satisfaction les efforts déployés par l’État partie pour conserver les principaux attributs qui transmettent la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Reconnaît la contribution du Fonds-en-dépôt japonais auprès de l’UNESCO (UNESCO/Japan Funds in Trust - JFiT) au projet « Préservation et conservation de Tiwanaku et de la pyramide Akapana », destiné à améliorer le niveau de conservation et de gestion du bien ;
  5. Prenant acte de la soumission du plan de gestion du bien, demande à l’État partie d’intégrer les commentaires de l’ICOMOS et de soumettre une version électronique du plan de gestion révisé et officiellement approuvé ;
  6. Regrette que l’État partie n’ait pas soumis le Plan intégral de conservation (PIC) demandé dans les précédentes décisions, et le prie instamment de soumettre la version finalisée de ce document d’ici le 1erdécembre 2018, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  7. Demande également à l’État partie d’accorder la priorité aux efforts visant à garantir un état optimal de conservation des attributs identifiés comme transmettant la VUE du bien avant de lancer tout nouveau projet archéologique, et de veiller à ce que cette priorité soit clairement établie dans le PIC ;
  8. Réitère sa demande afin que l’extension de la zone tampon et les réglementations pour les zones urbaines et rurales soient officialisées, avec la participation des autorités locales et nationales, afin de permettre la protection intégrale de l’ensemble du bien, et demande en outre à l’État partie, suite à cette adoption, de soumettre une demande officielle de modification mineure des limites, conformément au paragraphe 164 des Orientations ;
  9. Recommande à l’État partie de poursuivre et améliorer les campagnes de sensibilisation auprès des communautés locales de la région et sa communication avec celles-ci, en particulier les communautés résidant dans la zone tampon, et de renforcer leur participation à la réussite des objectifs de conservation et de gestion du bien ;
  10. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2019, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 44e session en 2020.
Année du rapport : 2018
Bolivie (État plurinational de)
Date d'inscription : 2000
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2017) .pdf
arrow_circle_right 42COM (2018)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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