Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Tiwanaku : centre spirituel et politique de la culture tiwanaku

Bolivie (État plurinational de)
Facteurs affectant le bien en 2014*
  • Cadre juridique
  • Gouvernance
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Absence de plan de gestion ;
  • Absence de politique de conservation commune et d’interventions coordonnées entre le Gouvernement national et la Municipalité de Tiwanaku ;
  • Nécessité de nomination d’un homologue national pour le projet du JFIT, et d’un gestionnaire de site au niveau local ;
  • Absence de gouvernance.
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2014

Montant total accordé: 870.000 dollars EU pour le projet « Préservation et conservation de Tiwanaku et de la pyramide d’Akapana » (UNESCO/Fonds-en-dépôt japonais pour la préservation du patrimoine mondial). Moratoire de mars 2010 à mai 2012  

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2014
Demandes approuvées : 1 (de 1995-1995)
Montant total approuvé : 4 000 dollars E.U.
1995 Assistance for the preparation of the Tentative List ... (Approuvé)   4 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2014**

Novembre 2007 : mission préparatoire du Centre du patrimoine mondial ; février – mars 2009 : mission du Centre du patrimoine mondial pour la mise en œuvre du projet du JFIT ; novembre 2009 : mission de suivi Centre du patrimoine mondial/Bureau de l’UNESCO Quito ; novembre 2010 : mission conjointe de suivi reactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; août 2012 : mission du Centre du patrimoine mondial

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

L’État partie a soumis un rapport d’état de conservation le 31 janvier 2014, qui est disponible sur https://whc.unesco.org/fr/list/567/documents/. L’État partie rapporte les progrès comme suit :

  • Plan de gestion et de conservation : un directeur exécutif a été nommé au Centre de recherche archéologique, anthropologique et de gestion de Tiwanaku (CIAAAT), qui a pour mission de procéder au développement de ces plans. Des négociations sont en cours pour allouer des ressources humaines et financières nécessaire au développement des plans de conservation et de gestion, avec l’aide d’un expert international. Un projet préliminaire a été soumis pour examen des critères généraux de préparation des deux plans et l’ICOMOS a proposé son évaluation technique pour soutenir le processus. Le processus d’élaboration du plan devrait être achevé en 2014 avec d’autres outils de planification.
  • Dispositifs de gestion : le directeur du CIAAAT a été nommé et le conseil d’administration a approuvé la structure de gestion. Aucune information n’est fournie sur la question de savoir si des ressources ont été allouées au CIAAAT et si le personnel approuvé est devenu pleinement opérationnel.
  •  Zone tampon : l’État partie rapporte que le processus de planification de la gestion devrait établir des critères supplémentaires pour la création de la zone tampon, élargissant le polygone de protection actuel d’une centaine de mètres (100 yards) par rapport aux zones protégées. Des dispositions devraient être également prises dans le cadre du plan de gestion urbaine et du plan d’utilisation des sols de la Municipalité en vue de protéger les vestiges archéologique dans la ville moderne et de contrôler l’extension de cette dernière.
  • Projets et interventions prévus : les propositions de projets seront soumises pour examen après approbation du Conseil d’administration du CIAAAT. Toutefois, les informations incluses dans les Annexes du rapport montrent que le Gouvernement autonome municipal de Tiwanaku a réalisé d’importantes interventions dans le secteur sud de Puma Punku. Celles-ci vont de l’amélioration des systèmes de drainage à l’enlèvement de la végétation, la reconstruction de murs et l’application d’enduits en terre et de revêtements du haut des murets. Un nouveau système de signalisation pour les visiteurs a été mis en place. La Municipalité a également mis en œuvre un projet de conservation de la pyramide d’Akapana en 2013 qui incluait des travaux d’étanchéité, de revêtements de terre du haut des murets et d’application d’enduits sur les murs, ainsi que des interventions sur les systèmes de drainage. Des travaux ont aussi été signalés pour la conservation des gisements de matériels archéologiques.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2014

Les mesures mises en œuvre pour améliorer la coordination du travail entre les gouvernements central et local, en particulier la nomination du directeur du CIAAAT, sont notées. Toutefois, compte tenu de la récente approbation de la structure de gestion, les progrès concernant l’établissement d’un système pleinement opérationnel ont été limités. D’importantes interventions ont continué d’être mises en œuvre dans le bien alors qu’il n’y a pas de plan de conservation global. On ne voit pas clairement comment les actions mises en œuvre répondent à des évaluations et des priorités de conservation. Un travail considérable a été accompli pour la reconstruction et l’application de nouveaux enduits, et ces interventions ne répondent pas à la valeur universelle exceptionnelle du bien.

On peut s’inquiéter du fait que, sans un cadre d’action défini et une bonne politique de conservation, la poursuite de ces nombreuses mesures risquerait d’éroder les conditions d’authenticité du bien et pourraient potentiellement menacer sa valeur universelle exceptionnelle. La nécessité d’assurer la stabilité du tissu physique est reconnue, à condition de définir des limites et des stratégies claires de conservation et de restauration dans le cadre d’une politique de conservation orientée vers la sauvegarde de la valeur universelle exceptionnelle du bien. Les prises de décision concernant la conservation doivent être fondées sur les résultats fournis par l’évaluation et le suivi des conditions ainsi que sur la considération de l’évaluation des résultats des interventions antérieures, en particulier les enduits et mortiers, comme le recommandait la réunion des experts.

Enfin, une zone tampon adéquate, répondant aux exigences de protection, doit être établie, et des mesures réglementaires devraient être définies par une démarche participative et inclusive afin d’assurer qu’elles seront adoptées par le gouvernement et les communautés locales. Cette mesure est essentielle pour garantir les conditions d’intégrité du bien.

Décisions adoptées par le Comité en 2014
38 COM 7B.39
Tiwanaku : centre spirituel et politique de la culture tiwanaku (Bolivie, Etat plurinational de) (C 567rev)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le Document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la Décision 37 COM 7B.92 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Note la nomination d’un directeur exécutif du Centre de recherche archéologique, anthropologique et de gestion de Tiwanaku (CIAAAT) et l’approbation de la structure de gestion pour le bien, et prie instamment l’État partie de garantir les ressources nécessaires pour la rendre pleinement opérationnelle ;
  4. Note avec satisfaction les progrès effectués par les autorités nationales et locales dans l’élaboration du plan de gestion et de conservation pour le bien ;
  5. Exprime son inquiétude quant à l’ampleur des interventions de restauration entreprises à la pyramide d’Akapana et dans le secteur de Puma Punku qui risquent d’éroder les conditions d’authenticité du bien, et demande à l’État partie de mettre un arrêt à ces interventions jusqu’à ce que les plans de conservation et de gestion aient été développés ;
  6. Demande également à l’État partie de finaliser le processus de planification de la conservation et de la gestion et de fournir trois exemplaires imprimés et un exemplaire électronique du projet du plan de gestion et du plan de conservation révisés d’ici le 1er  octobre 2014 pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;
  7. Réitère sa demande d’établir une zone tampon pour le bien et d’adopter les mesures réglementaires nécessaires pour assurer la protection de sa valeur universelle exceptionnelle et les conditions d’authenticité et d’intégrité ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.
Projet de décision :  38 COM 7B.39

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le Document WHC-14/38.COM/7B,

2.  Rappelant la Décision 37 COM 7B.92 adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),

3.  Note la nomination d’un directeur exécutif du Centre de recherche archéologique, anthropologique et de gestion de Tiwanaku (CIAAAT) et l’approbation de la structure de gestion pour le bien, et prie instamment l’État partie de garantir les ressources nécessaires pour la rendre pleinement opérationnelle ;

4.  Exprime son inquiétude quant à l’ampleur des interventions de restauration entreprises à la pyramide d’Akapana et dans le secteur de Puma Punku qui risquent d’éroder les conditions d’authenticité du bien, et demande à l’État partie de mettre un arrêt à ces interventions jusqu’à ce que les plans de conservation et de gestion aient été développés ;

5.  Demande également à l’État partie de finaliser le processus de planification de la conservation et de la gestion et de fournir trois exemplaires imprimés et un exemplaire électronique du projet du plan de gestion et du plan de conservation révisés d’ici le 1er décembre 2014 pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;

6.  Réitère sa demande d’établir une zone tampon pour le bien et d’adopter les mesures réglementaires nécessaires pour assurer la protection de sa valeur universelle exceptionnelle et les conditions d’authenticité et d’intégrité ;

7.  Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé exécutif d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.

Année du rapport : 2014
Bolivie (État plurinational de)
Date d'inscription : 2000
Catégorie : Culturel
Critères : (iii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2014) .pdf
arrow_circle_right 38COM (2014)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top