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Ksar d'Aït-Ben-Haddou

Maroc
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Erosion et envasement / dépôt
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Infrastructures de transport de surface
  • Inondations
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • État d’abandon partiel du bien 
  • Érosion de ravinement entraînant des éboulements rocheux
  • Multiplication des infractions dans le vieux Ksar et dégradation 
  • Retards dans la création d’une structure technique et administrative responsable du bien 
  • Pression touristique et accueil non contrôlés
  • Inondations fin 2014
  • Impact potentiel de la mise en service du pont reliant les deux rives de l’oued El Maleh sur le bien 
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 3 (de 2001-2007)
Montant total approuvé : 52 333 dollars E.U.
2007 Projet d'aménagement du site d'Aït Ben Haddou (Approuvé)   29 833 dollars E.U.
2007 Projet de mise en place d'une signalétique à Aït ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2005 Assistance for the elaboration of a management plan for ... (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
2001 Installation of Plaques and Publication of Leaflets to ... (Approuvé)   2 500 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

Septembre 2003 : mission de suivi réactif ; novembre 2003 : mission du Centre du patrimoine mondial ; avril 2006 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; février 2007 : mission de suivi réactif conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

Le 22 mars 2017, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, disponible sur https://whc.unesco.org/fr/list/444/documents/ et qui fait part des progrès suivants :

  • Le plan de gestion est en cours de finalisation par le centre de conservation et de réhabilitation du patrimoine architectural des zones atlasiques et sub-atlasiques (CERKAS) en collaboration avec la société civile et d’autres parties prenantes. Ce plan de gestion s’articule autour de la création d’activités culturelles génératrices de revenus, et de la réalisation d’équipements de nature à valoriser le site et à améliorer sa présentation. Il sera soumis aux autorités compétentes pour approbation en octobre 2017 à l’occasion du 30e anniversaire de l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial ;
  • Le compte financier spécial censé faciliter le financement d’interventions de restauration et de réhabilitation du bien a été soumis au ministère de l’intérieur et ne semble pas être opérationnel pour le moment ;
  • Une passerelle piétonne et interdite d’accès à tout véhicule reliant les deux rives de l’oued El Maleh a été construite dans la zone tampon, dans la partie la plus étroite de l’oued, avec pour objectifs de faciliter l’accès à l’ancien Ksar et d’encourager le retour des habitants dans le vieux Ksar. Elle servira en outre aux touristes et aidera au désenclavement du vieux Ksar et à l’installation d’infrastructures nécessaires et à la création d’activités génératrices de revenus ;
  • Au mois de septembre 2016, l’État partie a lancé une première phase de restauration des maisons d’habitations du Ksar pour un montant de 2 millions de dirham (appr. 200 000 dollars EU) pour une durée de huit mois. Cette opération sera suivie par deux prochaines phases pour un montant global de 7 millions de dirham (appr. 700 000 dollars EU) financées par le ministère de l’Habitat et de la Politique de la Ville et par l’Agence Nationale pour le Développement des Zones Oasiennes et de l’Argan. Les cahiers des charges de ces travaux de restauration ont été préparés par le CERKAS qui en suivra la réalisation avec d’autres partenaires ;
  • Toujours en 2016, le rapport indique que des travaux d’élargissement et de renforcement de la route provinciale 1506 qui mène vers le site Aït Benhadou et des travaux d’aménagement de la séguia (canal d’irrigation) qui traverse le Ksar ont été menés par l’État partie.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Les travaux de restauration engagés en collaboration avec le CERKAS depuis septembre 2016, et dont le rapport ne fournit aucun détail, nécessiteraient une consultation pour avis technique préalable aux travaux auprès du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives. De ce fait, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de transmettre au Centre du patrimoine mondial toutes les informations et les détails techniques de ces travaux de restauration ainsi que de ceux envisagés dans le cadre des 2e et 3e phases avant leur mise en œuvre, pour examen par les Organisation consultatives. Il est de même pour les projets portant sur les voiries et le canal d’irrigation réalisés en 2016 au sein du bien ou de sa zone tampon.

Concernant la construction d’une passerelle piétonne reliant les deux rives de l’oued El Maleh et qui correspond à la variante retenue par l’État partie en remplacement du projet de pont, il est recommandé que le Comité demande à l’État partie de confirmer la durabilité de ce choix et son impact réel sur le Ksar en effectuant une étude d’impact sur le bien afin de vérifier qu’il n’affectera pas sa valeur universelle exceptionnelle (VUE). 

Étant donné que le compte financier spécial n’est pas encore opérationnel, il serait important de savoir si l’État partie sera en mesure d’entreprendre les mesures nécessaires à la conservation et à la gestion du bien.  Il est également recommandé que le Comité réitère à l’État partie sa recommandation d’adopter l’approche centrée sur le paysage urbain historique comme outil supplémentaire de gestion durable du bien.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7B.84
Ksar d'Aït-Ben-Haddou (Maroc) (C 444)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.58, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Encourage l’État partie à poursuivre la finalisation du plan de gestion et du calendrier de sa mise en œuvre, et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisation consultatives ;
  4. Notant avec inquiétude que des travaux de restauration ont été menés dans le bien depuis septembre 2016 sans qu’aucun détail à ce sujet n’ait été transmis au préalable au Centre du patrimoine mondial, demande à l’État partie, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de fournir plus de détails sur les travaux de restauration entrepris depuis 2016 et de transmettre les détails techniques des travaux prévus pour les 2e et 3e phases de ce projet avant leur mise en œuvre, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Réitère sa demande à l’État partie de fournir des informations supplémentaires au sujet du compte financier spécial pour la conservation du bien ;
  6. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial des informations relatives à la mise en service de la passerelle reliant les deux rives de l’oued El Maleh au sein du bien, accompagnées d’une étude d’impact patrimonial, pour examen par les Organisations consultatives;
  7. Réitère sa recommandation à l’État partie d’adopter une approche intégrée centrée sur le paysage urbain historique, comme outil supplémentaire de gestion durable du bien ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Projet de décision : 41 COM 7B.84

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B.Add,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.58, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Encourage l’État partie à poursuivre la finalisation du plan de gestion et du calendrier de sa mise en œuvre, et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial pour examen par les Organisation consultatives ;
  4. Notant avec inquiétude que des travaux de restauration ont été menés dans le bien depuis septembre 2016 sans qu’aucun détail à ce sujet n’ait été transmis au préalable au Centre du patrimoine mondial, demande à l’État partie, conformément au paragraphe 172 des Orientations, de fournir plus de détails sur les travaux de restauration entrepris depuis 2016 et de transmettre les détails techniques des travaux prévus pour les 2e et 3e phases de ce projet avant leur mise en œuvre, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Réitère sa demande à l’État partie de fournir des informations supplémentaires au sujet du compte financier spécial pour la conservation du bien ;
  6. Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial des informations relatives à la mise en service de la passerelle reliant les deux rives de l’oued El Maleh au sein du bien, accompagnées d’une étude d’impact patrimonial, pour examen par les Organisations consultatives;
  7. Réitère sa recommandation à l’État partie d’adopter une approche intégrée centrée sur le paysage urbain historique, comme outil supplémentaire de gestion durable du bien ;
  8. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1erdécembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Année du rapport : 2017
Maroc
Date d'inscription : 1987
Catégorie : Culturel
Critères : (iv)(v)
Documents examinés par le Comité
arrow_circle_right 41COM (2017)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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