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Parc national de Lorentz

Indonésie
Facteurs affectant le bien en 2017*
  • Activités illégales
  • Autres modifications du climat
  • Exploitation minière
  • Infrastructures de transport de surface
  • Pêche/collecte de ressources aquatiques
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    dépérissement des Nothofagus

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Exploitation minière
  • Ressources humaines (problèmes de sécurité)
  • Infrastructures de transport de surface (menaces de développement)
  • Pêche/collecte de ressources aquatiques (exploitation des ressources marines)
  • Systèmes/plans de gestion (absence d’agence de coordination ; absence de plan de gestion stratégique finalisé ; absence de bornage du périmètre du parc)
  • Ressources financières (financement insuffisant)
  • Autres effets du changement climatique (dépérissement de Nothofagus)
  • Activités illégales
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2017
Demandes approuvées : 2 (de 1996-2001)
Montant total approuvé : 41 400 dollars E.U.
2001 Strategic Planning for the Conservation and Effective ... (Approuvé)   30 000 dollars E.U.
1996 Nomination file for Lorentz National Reserve (Approuvé)   11 400 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2017**

Janvier 2004 : mission de l'UICN ; mars-avril 2008 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN de suivi réactif ; janvier-février 2011 : mission conjointe Centre du patrimoine mondial/UICN  de suivi réactif; mars 2014 : mission UICN de suivi réactif

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2017

L’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien le 23 novembre 2016, dont un résumé est disponible à l’adresse suivante : https://whc.unesco.org/fr/list/955/documents. Le rapport fait le point sur les questions précédemment soulevées par le Comité, comme suit :

  • L’évaluation d’impact environnemental (EIE) pour la route Habbema-Kenyam a été revue afin de tenir compte de la Note de conseil de l'UICN sur le patrimoine mondial : l'évaluation environnementale et a été soumise avec le rapport. Elle a été approuvée par le Gouverneur de Papouasie en 2015 ;
  • Un réexamen du zonage du bien est en cours et va impliquer un large éventail de parties prenantes, notamment les communautés locales. Le nouveau système de zonage sera soumis au Centre du patrimoine mondial dès qu’il sera approuvé ;
  • La recherche sur les causes du dépérissement de Nothofagus se poursuit. Les résultats obtenus jusqu’à présent indiquent que la construction de la route n’en est probablement pas le principal facteur contributif. Le changement climatique et des champignons parasites en seraient les causes premières ;
  • Il n’a, pour l’heure, pas été constaté de braconnage à grande échelle sur le bien. La population locale pratique une chasse limitée répondant à ses besoins, pour un usage traditionnel et des cérémonies culturelles. Néanmoins, les mesures préventives ont été intensifiées, notamment des patrouilles de routine et des campagnes de sensibilisation.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2017

Le réexamen en cours du zonage du bien est favorablement accueilli, tout comme la participation d’un large éventail de parties prenantes, incluant les communautés locales. Le système de zonage actuel est très complexe et il est recommandé que le nouveau système de zonage soit plus simple à gérer et tienne compte non seulement des valeurs et usages traditionnels des populations locales, mais aussi de la conservation de la Valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien.

Il est noté qu’aucun braconnage à grande échelle n’a été enregistré sur le bien. Les efforts de l’État partie pour néanmoins intensifier les mesures préventives sont notés avec satisfaction, et il est recommandé que le Comité encourage l’État partie à adopter SMART (« Spatial Monitoring and Reporting Tool », Outil spatial de suivi et d’établissement de rapports) dans ses patrouilles, pour une utilisation efficace des ressources limitées, et à veiller à ce que les données collectées lors des patrouilles soient cohérentes et aisément interprétées par la gestion du parc. Il est également recommandé que le Comité demande à l’État partie de donner de plus amples informations sur les activités des patrouilles, notamment le pourcentage de couverture du bien et les espèces suivies, rappelant que le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ont précédemment fait part d’inquiétudes quant à la menace potentielle que fait peser sur le bien le commerce d’espèces sauvages originaires de Papouasie.

La poursuite des recherches sur les causes du dépérissement de Nothofagus est également accueillie favorablement, et il est noté que la construction de la route, bien qu’elle puisse être un facteur contributif, n’en est pas considérée comme une cause première, dans la mesure où le dépérissement se produit de façon aléatoire et parfois très loin de toute route. L’étude soumise avec le rapport de l’État partie suggère que le dépérissement peut être un facteur naturel dans la dynamique de population de Nothofagus, qui néanmoins semble être exacerbé par les impacts du changement climatique. Étant donné que les forêts de haute altitude du bien sont dominées par Nothofagus, il est recommandé au Comité de prier l’État partie de poursuivre la surveillance non seulement du dépérissement, mais également de la régénération naturelle de Nothofagus, afin de mieux en comprendre la dynamique de population et sa réponse aux impacts du changement climatique.

Au regard de la sensibilité des écosystèmes de haute altitude qui caractérisent le bien, notamment les tourbières alpines qui entourent le lac Habbema, la construction de la route Habbema-Kenyam demeure un sujet de préoccupation. L’EIE revue conclut que d’importants impacts environnementaux résultant de la route pourraient potentiellement affecter le bien. Si l’évaluation précise également que la route est « réalisable sur le plan environnemental », les fondements de cette conclusion ne sont pas clairs, dans la mesure où peu de choses sont dites sur la gravité des impacts avant et après la mise en œuvre des mesures envisagées dans le plan de gestion environnementale de l’EIE. Tandis que l’EIE a été approuvée par le gouverneur de Papouasie en 2015, rien n’indique clairement quel est l’état d’avancement de la construction de la route ni comment les éventuels impacts en sont gérés. Sachant que le bien semble déjà voir les effets du changement climatique, il est jugé que la route représente un risque additionnel significatif pour les fragiles écosystèmes alpins du bien. Il est par conséquent recommandé au Comité de demander à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN sur le bien afin d’évaluer l’état actuel de la construction de la route et l’efficacité du plan de gestion environnementale à en éviter les impacts sur la VUE et en atténuer les impacts résiduels.

Décisions adoptées par le Comité en 2017
41 COM 7B.29
Parc national de Lorentz (Indonésie) (N 955)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.12, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Accueille favorablement le réexamen en cours du système de zonage du bien et prie instamment l’État partie de veiller à ce qu’il se traduise par un zonage plus simple et plus gérable du bien, tout en tenant compte des usages traditionnels des populations locales et de la conservation de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Note qu’aucun braconnage à grande échelle n’a été enregistré jusqu’à présent sur le bien, encourage l’État partie à adopter SMART (« Spatial Monitoring and Reporting Tool », ou Outil spatial de suivi et d’établissement de rapports) pour les patrouilles au sein du bien, afin de garantir une utilisation efficace des ressources limitées et une collecte cohérente des données pour informer la gestion du parc ;
  5. Rappelant de précédentes préoccupations concernant la menace potentielle que fait peser sur le bien le commerce d’espèces sauvages originaires de Papouasie, demande à l’État partie de donner de plus amples informations sur les activités de patrouille, notamment le pourcentage de couverture du bien et les espèces suivies ;
  6. Accueille également favorablement la poursuite des recherches sur le dépérissement des espèces de Nothofagus ; note également que, si la construction de la route est considérée comme un facteur contributif potentiel, il est toutefois présumé que les causes majeures du dépérissement sont liées aux impacts du changement climatique ; et encourage également l’État partie à poursuivre la surveillance des espèces de Nothofagus afin de mieux en comprendre leur dynamique de population et leur réponse aux impacts du changement climatique ;
  7. Note avec inquiétude que l’évaluation d’impact environnemental (EIE) pour la route Habbema-Kenyam a identifié d’importants impacts environnementaux susceptibles d’affecter le bien et considère que la construction de la route représente un risque additionnel significatif pour les fragiles environnements alpins du bien, à même d’exacerber les effets du changement climatique ;
  8. Demande également à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN sur le bien afin d’évaluer l’état actuel de la construction de la route et d’examiner la mise en œuvre du plan de gestion environnementale et son efficacité à éviter et atténuer les impacts sur la VUE ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Projet de décision : 41 COM 7B.29

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC/17/41.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 39 COM 7B.12, adoptée à sa 39e session (Bonn, 2015),
  3. Accueille favorablement le réexamen en cours du système de zonage du bien et prie instamment l’État partie de veiller à ce qu’il se traduise par un zonage plus simple et plus gérable du bien, tout en tenant compte des usages traditionnels des populations locales et de la conservation de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien ;
  4. Note qu’aucun braconnage à grande échelle n’a été enregistré jusqu’à présent sur le bien, encourage l’État partie à adopter SMART (« Spatial Monitoring and Reporting Tool », ou Outil spatial de suivi et d’établissement de rapports) pour les patrouilles au sein du bien, afin de garantir une utilisation efficace des ressources limitées et une collecte cohérente des données pour informer la gestion du parc ;
  5. Rappelant de précédentes préoccupations concernant la menace potentielle que fait peser sur le bien le commerce d’espèces sauvages originaires de Papouasie, demande à l’État partie de donner de plus amples informations sur les activités de patrouille, notamment le pourcentage de couverture du bien et les espèces suivies ;
  6. Accueille également favorablement la poursuite des recherches sur le dépérissement des espèces de Nothofagus ; note également que, si la construction de la route est considérée comme un facteur contributif potentiel, il est toutefois présumé que les causes majeures du dépérissement sont liées aux impacts du changement climatique ; et encourage également l’État partie à poursuivre la surveillance des espèces de Nothofagus afin de mieux en comprendre leur dynamique de population et leur réponse aux impacts du changement climatique ;
  7. Note avec inquiétude que l’évaluation d’impact environnemental (EIE) pour la route Habbema-Kenyam a identifié d’importants impacts environnementaux susceptibles d’affecter le bien et considère que la construction de la route représente un risque additionnel significatif pour les fragiles environnements alpins du bien, à même d’exacerber les effets du changement climatique ;
  8. Demande également à l’État partie d’inviter une mission de suivi réactif de l’UICN sur le bien afin d’évaluer l’état actuel de la construction de la route et d’examiner la mise en œuvre du plan de gestion environnementale et son efficacité à éviter et atténuer les impacts sur la VUE ;
  9. Demande enfin à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2018, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 43e session en 2019.
Année du rapport : 2017
Indonésie
Date d'inscription : 1999
Catégorie : Naturel
Critères : (viii)(ix)(x)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2016) .pdf
arrow_circle_right 41COM (2017)
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* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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