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Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l’avenue Andrássy

Hongrie
Facteurs affectant le bien en 2015*
  • Cadre juridique
  • Destruction délibérée du patrimoine
  • Effets liés à l’utilisation des Infrastructures de transport
  • Habitat
  • Identité, cohésion sociale, modifications de la population locale / des communautés
  • Système de gestion/plan de gestion
  • Autres menaces :

    Conservation insuffisante des habitations résidentielles dans la zone inscrite au patrimoine mondial

Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Démolitions et développements inopportuns dans le « Quartier juif » situé dans la zone tampon
  • Usage inapproprié des espaces publics et des infrastructures des rues
  • Conservation insuffisante des habitations résidentielles dans la zone inscrite au patrimoine mondial
  • Augmentation de la circulation routière
Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO jusqu'en 2015

Le montant total accordé à ce bien s’élève à 800 millions de HUF (env. 2,7 millions d’euros) au titre du soutien de l’UE au projet « Rue de culture ». 

Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2015
Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2015**

Mars 2005 : mission de conseil Centre du patrimoine mondial / ICOMOS ; novembre 2007 : mission de conseil de l’ICOMOS ; février 2013 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial / ICOMOS. 

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2015

Le 30 janvier 2015, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation qui est disponible à l'adresse suivante : https://whc.unesco.org/fr/list/400/documents/. Les progrès accomplis sur un certain nombre de problèmes de conservation soulevés par le Comité à sa précédente session sont présentés dans le rapport comme suit :

  • Un programme de subventions a été mis en place en 2013 afin de soutenir la rénovation des bâtiments historiques de Budapest, ce qui a eu pour conséquence la mise en œuvre d’un certain nombre de projets, y compris la rénovation de l’Académie de musique et des travaux de rénovation de l’ancien quartier juif et de ses alentours ;
  • Préparation d’une « carte des menaces pesant sur le bien historique » qui contribuera au suivi du bien. La carte examinera et évaluera les facteurs de risques (liés aux spécificités techniques et aux conditions d’utilisation) affectant le bien. Le suivi du bien bénéficiera également du programme « Observatoire des monuments » (Műemlékőr) qui débutera au printemps 2015 avec l’étude préventive d’entretien des bâtiments du 6 Avenue Andrássy ;
  • Amendements à la Loi LXIV de 2001 sur la sauvegarde du patrimoine culturel afin de mieux évaluer les impacts du développement sur le bien et d’harmoniser les intérêts des propriétaires et la sauvegarde du caractère du bien ;
  • Le plan de gestion du bien est en cours d’élaboration, son achèvement est prévu pour juin 2016. Il évaluera également une possible extension de la zone tampon avec l’ajout de l’Île Marguerite et d’autres secteurs ;
  • Informations sur plusieurs projets, achevés, en cours et prévus, tels que la réhabilitation et la reconstruction partielle du bazar du jardin royal, avec notamment une salle polyvalente, des espaces d’exposition, un jardin de ville et un parking souterrain, le projet de rénovation du quartier du château de Buda et le projet d’aménagement de la Place Kossuth avec un parking souterrain sur trois niveaux et un centre d’accueil des visiteurs ;
  • L’évaluation d’impact sur le patrimoine (EIP) pour le projet Liget Budapest, qui prévoit un nouveau parc pour le musée et qui inclut un plan-carte de réglementation pour les bâtiments du parc de la ville, a été soumise à l’évaluation du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en février 2015. L’État partie envisage de lancer les travaux de construction du projet Liget Budapest en 2016.
Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2015

L’État partie a répondu à toutes les questions soulevées par le Comité du patrimoine mondial et a communiqué des informations sur la protection du bien.

Il a bien été noté que le parlement a amendé, sur recommandation du gouvernement, la Loi LXIV de 2001 ainsi que les dispositions règlementaires afférentes, et que le Centre Gyula de sauvegarde du patrimoine national et de gestion du bien, qui est un organe gouvernemental de niveau intermédiaire en charge de la sauvegarde du patrimoine, donne des avis d’experts sur certains types de procédures relatives à la zone du patrimoine mondial. Toutefois, on ne saurait encore dire si des règles et règlements restrictifs adaptés, nécessaires à la conclusion d’accords entre la Municipalité et ses partenaires (un Plan de partenariat) avant toute mise en œuvre de développement urbain ou de plan d’urbanisme réglementaire, ont été rédigés afin de prévenir toute détérioration de la cohérence architecturale et urbaine.

Il est pris bonne note des avancements en matière de l’élaboration du plan de gestion et il est noté que lors de ce processus la proposition d’extension de la zone tampon sera examinée.

Il est recommandé au Comité de féliciter l’État partie pour la création de la « carte des menaces pesant sur le bien historique » et pour l’élaboration du programme Műemlékőr (Observatoire des monuments). Aucun détail n’est cependant donné quant à la date d’achèvement de la carte. Il est également recommandé d’achever la carte dans le cadre de l’élaboration du plan de gestion du bien afin de pouvoir ainsi établir un programme de travaux et un cadre d’actions classés par priorité.

Il est également pris note des progrès accomplis par les autorités, en particulier ceux relatifs à la rénovation des bâtiments historiques destinée à prévenir toute détérioration supplémentaire du quartier juif et de la rue Becsi.

L’État partie a communiqué des informations complémentaires sur la réhabilitation et la reconstruction partielle des pavillons du jardin du château royal, dans le quartier du château de Buda, notamment une salle polyvalente, des espaces d’exposition, un jardin de ville et un parking souterrain, et sur le projet d’aménagement de la Place Kossuth avec des projets de parking souterrain sur trois niveaux et de centre d’accueil des visiteurs. 

Il est pris note des fouilles archéologiques préventives entreprises et de toutes les mesures de protection adéquates, notamment l’installation d’une porte mobile en acier et d’une barrière mobile, en aluminium, de protection contre les inondations, mises en place dans le cadre du projet d’aménagement de la Place Kossuth.

L’État partie n’a cependant pas soumis d’EIP pour ces projets comme l’avait demandé le Comité. La mission de suivi réactif de 2013 avait émis des réserves sur les différents moyens de transport et d’accès prévus pour les pavillons du jardin du château royal, destinés à résoudre les difficultés liées à la dénivellation entre les berges du fleuve et l’ensemble architectural du palais royal, et a recommandé de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen, une solution alternative. En ce qui concerne le projet de la Place Kossuth, la mission a recommandé que l’État partie soumette des rapports détaillés sur les sols, la géologie et l’hydrologie. Le Comité est invité à exprimer sa préoccupation quant à l’achèvement des ces projets sans consultation du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives et sans prendre en considération la décision du Comité.

L’ICOMOS a réalisé une évaluation initiale de l’EIP du projet Liget Budapest qui en est actuellement à l’étape du concours de projets. Avant qu’une évaluation finale des impacts de ce projet sur le patrimoine ne puisse être réalisée, il est recommandé à l’État partie de soumettre les plans et projets définitifs afin qu’une évaluation globale des impacts puisse être entreprise. Enfin, il est recommandé au Comité de prendre note des mesures prises par l’État partie afin d’améliorer la protection de toutes les composantes du bien et de sa zone tampon, et de demander à l’État partie de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires et pertinentes destinées à définir des degrés d’intervention adaptés pour chaque composante du bien, afin de soutenir la mise en œuvre de ses décisions et de prévenir toute menace sur sa valeur universelle exceptionnelle (VUE).

Décisions adoptées par le Comité en 2015
39 COM 7B.79
Budapest, avec les rives du Danube, le quartier du château de Buda et l’avenue Andrássy (Hongrie) (C 400bis)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.76, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Accueille avec satisfaction les efforts entrepris par l’État partie afin d’améliorer la protection de toutes les composantes du bien et de sa zone tampon et l’encourage à poursuivre ses efforts et à garantir les ressources nécessaires afin qu’aucune démolition, aménagement inadapté ou détérioration de bâtiments historiques, qui constituerait une menace pour le bien, n’ait lieu sur le territoire du bien et de sa zone tampon ;
  4. Demande à l’État partie de finaliser, dès que possible, le plan de gestion du bien, y compris les détails relatifs aux mesures de protection et la référence au cadre de prise de décision prévus dans les régimes réglementaires, et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Encourage également l’État partie à poursuivre le travail entamé sur la proposition d’extension de la zone tampon ;
  6. Note que l’État partie a achevé le projet du bazar du jardin royal et le projet d’aménagement de la Place Kossuth, à l’intérieur des limites du bien, et demande à l’Etat Partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial un rapport détaillé sur la mise en œuvre de ces projets ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre les plans définitifs du projet Liget Budapest pour évaluation par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant le lancement de la phase de construction du projet ;
  8. Demande en outre à l’État partie de poursuivre ses efforts pour mettre en œuvre les recommandations restantes de la mission de suivi réactif de 2013 ;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Projet de décision : 39 COM 7B.79

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.76, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Accueille avec satisfaction les efforts entrepris par l’État partie afin d’améliorer la protection de toutes les composantes du bien et de sa zone tampon et l’encourage à poursuivre ses efforts et à garantir les ressources nécessaires afin qu’aucun aménagement inadapté, qu’aucune démolition ou détérioration de bâtiments historiques, qui constituerait une menace pour le bien, n’ait lieu sur le territoire du bien et de sa zone tampon ;
  4. Demande à l’État partie de finaliser, dès que possible, le plan de gestion du bien, y compris les détails relatifs aux mesures de protection et au cadre de prise de décision prévus dans ses régimes réglementaires, et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Encourage également l’État partie à poursuivre le travail entamé sur la proposition d’extension de la zone tampon ;
  6. Exprime sa préoccupation quant à l’achèvement, par l’Etat partie, du projet du bazar du jardin royal et du projet d’aménagement de la Place Kossuth, sur le territoire du bien, sans consultation du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives et sans avoir pris en considération sa précédente décision ;
  7. Demande également à l’État partie de soumettre les plans définitifs du projet Liget Budapest pour évaluation par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant le lancement de la phase de construction du projet ;
  8. Demande en outre à l’État partie de poursuivre les efforts qu’il a entrepris pour mettre en œuvre les recommandations de la mission de suivi réactif de 2013, ainsi que toutes les mesures nécessaires et pertinentes destinées à définir des degrés d’intervention adaptés pour chaque composante du bien, afin de prévenir toute menace pour sa valeur universelle exceptionnelle (VUE) ;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.


DECISION REVISEE SOUMISE LE 29/06/2015 PAR LE CENTRE DU PATRIMOINE MONDIAL, L’ICOMOS ET L’ICCROM

Projet de décision : 39 COM 7B.79 Rev

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-15/39.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 37 COM 7B.76, adoptée à sa 37e session (Phnom Penh, 2013),
  3. Accueille avec satisfaction les efforts entrepris par l’État partie afin d’améliorer la protection de toutes les composantes du bien et de sa zone tampon et l’encourage à poursuivre ses efforts et à garantir les ressources nécessaires afin qu’aucun aménagement inadapté, qu’aucune démolition ou détérioration de bâtiments historiques, qui constituerait une menace pour le bien, n’ait lieu sur le territoire du bien et de sa zone tampon ;
  4. Demande à l’État partie de finaliser, dès que possible, le plan de gestion du bien, y compris les détails relatifs aux mesures de protection et la référence au cadre de prise de décision prévus dans les régimes réglementaires, et de le soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives ;
  5. Encourage également l’État partie à poursuivre le travail entamé sur la proposition d’extension de la zone tampon ;
  6. Note des informations sommaires concernant  le projet du bazar du jardin royal et du projet d’aménagement de la Place Kossuth, sur le territoire du bien, et demande l’Etat Partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial un rapport détaillé sur la mise en œuvre de ces projets ;  
  7. Demande également à l’État partie de soumettre les plans définitifs du projet Liget Budapest pour évaluation par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives avant le lancement de la phase de construction du projet ;
  8. Demande en outre à l’État partie de poursuivre ses efforts pour mettre en œuvre les recommandations restantes de la mission de suivi réactif de 2013 ;
  9. Demande par ailleurs à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 41e session en 2017.
Année du rapport : 2015
Hongrie
Date d'inscription : 1987
Catégorie : Culturel
Critères : (ii)(iv)
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2015) .pdf
arrow_circle_right 39COM (2015)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


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