Faites une recherche à travers les informations du Centre du patrimoine mondial.

Monts Rwenzori

Ouganda
Facteurs affectant le bien en 2014*
  • Autres modifications du climat
  • Exploitation minière
  • Impacts des activités touristiques / de loisirs des visiteurs
  • Ressources financières
  • Ressources humaines
  • Système de gestion/plan de gestion
Facteurs* affectant le bien identifiés dans les rapports précédents
  • Exploitation minière au sein du bien
  • Ressources humaines et financières insuffisantes
  • Dégradation de la zone tampon
  • Impact du tourisme et des expéditions d’alpinisme
  • Changement climatique
Assistance internationale : demandes reçues pour le bien jusqu'en 2014
Demandes approuvées : 4 (de 1995-2006)
Montant total approuvé : 116 739 dollars E.U.
2006 Coordinate a fundraising effort for the celebration of ... (Non approuvé)   0 dollars E.U.
2005 Rwenzori Mountains National Park, Implementation of ... (Approuvé)   19 990 dollars E.U.
2001 Emergency Assistance for Rwenzori Mountains National ... (Approuvé)   64 500 dollars E.U.
1996 Organize the Rwenzori Mountains Scientific Conference ... (Approuvé)   12 249 dollars E.U.
1995 Equipment for Rwenzori Mountains National Park (Approuvé)   20 000 dollars E.U.
Missions sur le bien jusqu'en 2014**

Janvier 2003 : mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/UICN

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2014

Le 31 janvier 2014, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation, disponible à l’adresse https://whc.unesco.org/fr/list/684/documents. Des progrès vis-à-vis d’un certain nombre de problèmes de conservation soulevés par le Comité lors de ses précédentes sessions sont présentés dans ce rapport :

  • Nouvelles avancées en termes d’engagement communautaire avec la signature de 4 autres conventions d’utilisation des ressources communautaires ;
  • Collaboration avec des partenaires nationaux et internationaux en faveur du renforcement des capacités, du développement des infrastructures, de la recherche sur le changement climatique, de la conservation des valeurs culturelles et de l’engagement communautaire ;
  • Sensibilisation communautaire incluant une participation dans la gestion, le soutien aux activités rémunératrices, la formation et la participation des populations locales aux services touristiques, l’atténuation des conflits entre les hommes et la faune et le partage des revenus générés par le parc ;
  • Elaboration d’une stratégie nationale pour un financement durable de l’Autorité de la faune sauvage d’Ouganda (Uganda Wildlife Authority) et avancée en faveur de l’élaboration d’un plan d’activité pour le bien ;
  • Coopération transfrontalière continue, notamment le long de la frontière partagée avec le parc national des Virunga en République démocratique du Congo, mais toujours sans protocole formel et sans résolution des principaux défis identifiés pour une coopération efficace ;
  • Recherche et suivi météorologique, recul de la neige, fonte des glaciers et sélection de flore et faune pour suivre les impacts du changement climatique ;
  • Suivi de la qualité de l’eau ;
  • Zones affectées par des incendies naturellement régénérés et plan incendie élaboré et mis en œuvre en coopération avec les collectivités locales ;
  • Mesures prises pour renforcer l’efficacité de la gestion ;
  • Soumission d’informations complémentaires demandées par le Comité, à savoir des informations générales (mais pas de carte détaillée) sur les zones de prélèvement des ressources et un plan de suivi détaillé.

Le rapport note également la réalisation d’une mini-installation hydroélectrique à l’intérieur du bien, projet pour lequel une évaluation d’impact sociale et environnemental détaillée (EISE) a été soumise par l’État partie en réponse à une lettre du Centre du patrimoine mondial ;

Le rapport de l’État partie ne précise pas si le groupe d’experts Montagnes de la Commission mondiale sur les zones protégées (WCPA) a été contacté par l’État partie, comme recommandé par la décision 36 COM 7B.4. Le rapport indique par ailleurs que le gouvernement a signé un contrat de concession de 25 ans avec une société chinoise, Tibet Hima Ltd, en vue de rouvrir la mine de cuivre de Kilembe. Cette concession pourrait impliquer la réouverture de puits au sein du bien ainsi que la poursuite de l’exploration et du développement. L’État partie fait également part de préoccupations quant à une pollution potentielle des cours d’eau au sein de l’écosystème en général.

Analyse et Conclusion du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives en 2014

L’État partie a réalisé de considérables progrès dans l’implication des collectivités locales grâce à leur participation dans la gestion, des conventions d’utilisation des ressources formelles, le financement d’activités de développement communautaires à travers un partage des revenus, la reconnaissance des valeurs culturelles traditionnelles et des droits d’accès, une formation aux services touristiques, et une approche constructive de la résolution du conflit entre l’homme et la faune.

Le fort engagement des autorités à travailler de manière collaborative avec les parties prenantes pour atteindre les objectifs de conservation et maintenir la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien est également reconnu. Cela s’est traduit en un investissement significatif dans l’élaboration d’un plan d’activités ; une infrastructure d’accueil ; une nouvelle mise en valeur de l’engagement communautaire ; un suivi et une recherche améliorés (notamment vis-à-vis des impacts du changement climatique) ; et une série de patrouilles communes le long de la frontière avec le parc national des Virunga en République démocratique du Congo. Cette collaboration transfrontalière devrait à nouveau être valorisée avec la mise en place d’un protocole plus formel entre les États parties d’Ouganda et de la République démocratique du Congo, comme recommandé par la décision 36 COM 7B.4, ainsi qu’une approche plus ciblée de défis identifiés, notamment communication, restrictions des mouvements de personnel aux frontières et compréhension mutuelle des cadres juridiques respectifs.

La réalisation d’un plan de suivi écologique détaillé, de nouveaux progrès dans l’élaboration d’un plan d’activités/financement durable pour le bien et les mesures prises pour renforcer l’efficacité de la gestion sont reconnues. Il est également noté que le plan de gestion du le bien doit être revu en 2015. Les zones affectées par les incendies d’altitude de 2011 ont été signalées comme récupérant le bien. Les procédures de prévention des incendies ont été améliorées et un plan de lutte contre les incendies a été rédigé en coopération avec les collectivités locales.

L’EISE pour le projet de petite installation hydroélectrique inclut une évaluation spécifique des impacts sur la VUE, et est actuellement examinée par l’UICN. Il est noté que le rapport de l’EIES pour ce projet doit avoir été soumis au Centre du patrimoine mondial avant la décision finale, conformément au paragraphe 172 des Orientations.

Il est recommandé au Comité d’exprimer sa plus vive inquiétude quant à la décision d’accorder un contrat de concession de 25 ans pour rouvrir la mine de cuivre de Kilembe dans les environs et potentiellement au sein du bien. L’exploitation minière au sein du bien serait incompatible avec son statut de patrimoine mondial. La zone potentiellement affectée (la vallée de la Nyamwamba) est un des rares secteurs de faible altitude du bien, un dernier bastion pour des espèces menacées et endémiques. Avant que l’activité minière ne soit reprise à l’extérieur du bien, une étude d’impact environnemental détaillée devrait être réalisée pour évaluer les impacts potentiels sur la VUE du bien conformément à la Note consultative de l’UICN sur le patrimoine mondial : l’évaluation environnementale.

Décisions adoptées par le Comité en 2014
38 COM 7B.93
Monts Rwenzori (Ouganda) (N 684)

Le Comité du patrimoine mondial,

  1. Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,
  2. Rappelant la décision 36 COM 7B.4, adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),
  3. Accueille favorablement les progrès accomplis pour impliquer les collectivités locales dans la gestion, les activités de protection contre les incendies, l’utilisation durable des ressources, le partage des bénéfices et la reconnaissance des valeurs culturelles du bien ainsi que l’élaboration d’une stratégie de financement durable pour le bien ;
  4. Accueille également favorablement la collaboration transfrontalière en cours avec les autorités de gestion en charge du bien du patrimoine mondial limitrophe des Virunga (République démocratique du Congo) et encourage également les États parties à poursuivre leurs efforts en vue de l’élaboration d’un protocole formel pour renforcer davantage cette collaboration ;
  5. Reconnaît la réalisation d’un plan de suivi écologique pour le bien, les mesures prises pour renforcer l’efficacité de la gestion et le travail effectué pour suivre les effets du changement climatique sur le recul de la neige, la fonte des glaciers et la dynamique des espèces, et réitère sa recommandation à l’État partie de travailler avec le groupe d’experts Montagnes de la Commission mondiale sur les zones protégées pour sauvegarder la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien dans le long terme ;
  6. Exprime sa plus vive inquiétude à propos de la décision de l’État partie d’accorder un contrat de concession de 25 ans pour rouvrir la mine de cuivre de Kilembe autour et potentiellement au sein du bien et prie instamment l’État partie de veiller à ce qu’aucune exploration ni exploitation minérales ne soient autorisées au sein du bien, conformément à la position arrêtée du Comité selon laquelle l’exploitation minière est incompatible avec le statut de patrimoine mondial ;
  7. Demande à l’État partie de soumettre de toute urgence au Centre du patrimoine mondial les détails de la concession accordée à Tibet Hima Ltd et rappelle qu’avant toute reprise de l’activité minière à l’extérieur du bien, une étude d’impact environnemental détaillée doit être réalisée pour évaluer les impacts potentiels sur la VUE du bien conformément à la Note consultative de l’UICN pour les évaluations d’impact environnemental appliquées au patrimoine mondial ;
  8. Demande également à l’État partie de remettre trois exemplaires imprimés et une version électronique du plan de gestion révisé, incluant le plan de financement durable, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ;
  9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2015, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points qui précèdent, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.
Projet de décision : 38 COM 7B.93

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-14/38.COM/7B,

2.  Rappelant la décision 36 COM 7B.4, adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Accueille favorablement les progrès accomplis pour impliquer les collectivités locales dans la gestion, les activités de protection contre les incendies, l’utilisation durable des ressources, le partage des bénéfices et la reconnaissance des valeurs culturelles du bien ainsi que l’élaboration d’une stratégie de financement durable pour le bien ;

4.  Accueille également favorablement la collaboration transfrontalière en cours avec les autorités de gestion en charge du bien du patrimoine mondial limitrophe des Virunga (République démocratique du Congo) et encourage également les États parties à poursuivre leurs efforts en vue de l’élaboration d’un protocole formel pour renforcer davantage cette collaboration ;

5.  Reconnaît la réalisation d’un plan de suivi écologique pour le bien, les mesures prises pour renforcer l’efficacité de la gestion et le travail effectué pour suivre les effets du changement climatique sur le recul de la neige, la fonte des glaciers et la dynamique des espèces, et réitère sa recommandation à l’État partie de travailler avec le groupe d’experts Montagnes de la Commission mondiale sur les zones protégées pour sauvegarder la valeur universelle exceptionnelle (VUE) du bien dans le long terme ;

6.  Exprime sa plus vive inquiétude à propos de la décision de l’État partie d’accorder un contrat de concession de 25 ans pour rouvrir la mine de cuivre de Kilembe autour et potentiellement au sein du bien et prie instamment l’État partie de veiller à ce qu’aucune exploration ni exploitation minérales ne soient autorisées au sein du bien, conformément à la position arrêtée du Comité selon laquelle l’exploitation minière est incompatible avec le statut de patrimoine mondial ;

7.  Demande à l’État partie de soumettre de toute urgence au Centre du patrimoine mondial les détails de la concession accordée à Tibet Hima Ltd et rappelle qu’avant toute reprise de l’activité minière à l’extérieur du bien, une étude d’impact environnemental détaillée doit être réalisée pour évaluer les impacts potentiels sur la VUE du bien conformément à la Note consultative de l’UICN pour les évaluations d’impact environnemental appliquées au patrimoine mondial ;

8.  Demande également à l’État partie de remettre trois exemplaires imprimés et une version électronique du plan de gestion révisé, incluant le plan de financement durable, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et l’UICN ;

9.  Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2016, un rapport actualisé, incluant un résumé analytique d’une page, sur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre des points qui précèdent, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 40e session en 2016.

Année du rapport : 2014
Ouganda
Date d'inscription : 1994
Catégorie : Naturel
Critères : (vii)(x)
Liste en péril (dates) : 1999-2004
Documents examinés par le Comité
Rapport de lʼÉtat partie sur lʼétat de conservation
Rapport (2014) .pdf
arrow_circle_right 38COM (2014)
Exports

* : Les menaces mentionnées sont présentées par ordre alphabétique ; cet ordre ne constitue nullement un classement selon l’importance de leur impact sur le bien. De plus, elles sont présentées de manière indifférenciée, que le bien soit menacé par un danger prouvé, précis et imminent (« péril prouvé ») ou confronté à des menaces qui pourraient avoir des effets nuisibles sur sa valeur universelle exceptionnelle (« mise en péril »).

** : Tous les rapports de mission ne sont pas toujours disponibles électroniquement.


top